
De l’emploi du temps
L’explication de la gravure remonte à Cardan, dont Madame de Genlis avait lu la devise : « le temps est ma possession, c’est le champ que je travaille ». Elle fit graver un cachet où le Temps s’envole en jetant à terre les attributs des arts et de l’étude. Son épître prévient ses arrière-petits-enfants que ce ne sont pas des leçons qu’elle leur offre : leurs parents s’en chargent.
« C’est par l’orgueil que tous les maux ont commencé », rappelle-t-elle d’après Tobie ; ailleurs elle imagine ce que serait la société si l’on retranchait des coutumes ce qui contredit l’évangile. Quand elle avait du monde, elle exerçait ses doigts au bord d’une table ou contre le bras d’un fauteuil, moins pourtant qu’aux harpes muettes ; en se procurant un piano, il y a six semaines, elle a trouvé que ses doigts n’avaient rien perdu.

