
D’Europe en Amérique par le pôle nord
Un peu de géographie d’abord. La calotte arctique forme une cuvette océanique que d’épaisses banquises remplissent en toutes saisons. Des centaines de navires ont tenté le passage, un seul, le Fram de Nansen, en a parcouru un secteur étendu, et Peary seul a touché le Pôle à pied. Avec le continent qui entoure le Pôle Sud, c’est la dernière grande tache blanche des cartes.
Le dirigeable est commandé par le colonel Umberto Nobile, qui l’a construit. Au Pôle, une planche montre trois taches sur la glace, les pavillons de Norvège, d’Italie et des États-Unis. Une autre, le dégonflement du Norge sur la banquise de la lagune, après l’atterrissage à Teller. Le voyage a confirmé Sverdrup, qui niait l’existence d’une grande terre dans le nord de l’Alaska, et mis à l’ordre du jour la question de la brume polaire.
