
Fierabras
Messire Henry Bolomier, chanoine de Lausanne, avait vu la matière éparse : des récits sur Charles le Grand et ses barons Roland et Olivier, écrits en latin, en langue romane et d’autres façons encore. Bagnyon les mit ensemble à sa requête. Mieux informé, dit-il, il aurait mieux fait. L’ancienne orthographe demeure, à plus de deux cents coquilles du typographe près.
Devant Olivier se dresse Fierabras, païen de quinze pieds à ce qu’on disait : s’il avait voulu le baptême, on n’eût jamais vu son pareil. Il propose à Olivier de s’en retourner et de lui envoyer plutôt Roland, Ogier ou Gérard de Mondidier. Un amiral jure par Mahon, son dieu, de mettre le siège devant une tour et voue Floripes à sa perte. Charles, lui, fait dire au père de Fierabras de renier ses dieux.
