
Candide, ou l’optimisme
de Voltaire

Jean Vautrin écrit comme on filme : cadrages serrés sur les laissés-pour-compte, dialogues qui claquent, langue de trottoir. Chez lui, la marge, les petites frappes et les cabossés de la vie tiennent le haut de l’affiche. Ce roman prolonge cet univers âpre et gouailleur, où la noirceur sociale se teinte d’une tendresse rageuse pour ceux que la société relègue.