Le tout sur le tout
Le Tout sur le Tout
Né à Paris en 1904, d’un père parisien et d’une mère flamande, Henri Calet a passé une partie de son adolescence en Belgique occupée.
Après ses études, il exerce divers métiers, voyage, enseigne le français à l’étranger. C’est aux Açores qu’il commence son premier roman : La belle lurette (1935).
À partir de 1944, le romancier se double d’un journaliste. Il collabore au journal Combat avec Albert Camus, et prépare des textes pour la radio et la télévision.
Henri Calet a publié romans et récits, notamment Le Tout sur le tout (Prix de la cote d’amour 1948) – L’Italie à la paresseuse (Prix de l’Humour 1950) – Le Bouquet – Monsieur Paul – De Trente à Quarante.
Atteint d’une maladie de cœur, il meurt le 14 juillet 1956 à cinquante-deux ans, en laissant une suite de notes émouvantes publiées sous le titre : Peau d’Ours.
Il y a des joueurs imprudents prêts à engager sur un pari jusqu’à leur chemise, à miser « le tout sur le tout » sans garder de poire pour la soif – en un mot des flambeurs. Ce n’est pas seulement sur les hippodromes, mais aussi dans la course à la vie que le narrateur a misé follement « le tout sur le tout ». Flambeur flambé, il a tout perdu, pour avoir voulu gagner quoi, exactement ? Parvenu sur l’autre versant de la quarantaine, il s’efforce de répondre à la question, de dresser en quelque sorte son bilan.
C’est un peu celui de quarante ans de vie du Paris populaire qui se dessine à travers l’histoire du narrateur et de ses parents, « picaros » parisiens. On peut, en effet, connaître pas mal d’aventures à la petite et à la grande semaine en ces temps où triomphent les plaisirs modestes et l’ingéniosité. Un humour à reflets d’anthracite anime ce récit évocateur d’un passé proche et pourtant déjà lointain.
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