
Le roman de Tristan et Iseut
de Joseph Bédier

Roués et pourtant innocents : le titre joue du paradoxe et donne le la. Gautier s’amuse dans un registre léger, teinté de libertinage de convention, où l’esprit et la joliesse comptent plus que l’intrigue. Le romancier-poète y promène son œil de coloriste, son goût des étoffes et des ironies fines. Une fantaisie de styliste, à savourer pour le plaisir de la langue plus que pour le suspense.