
Petit éloge de l’excès
Caryl Férey délaisse pour un temps le polar pour "s'offrir" un coup de gueule retentissant, un cri d'urgence face à la morosité ambiante et son acceptation. Il le fait à travers une dizaine de textes courts qui tiennent, pour certains de la nouvelle, pour d'autres de l'article journalistique.Caryl Férey n'a ni sa langue ni ses idées dans sa poche et il clame haut et fort dans son texte d'ouverture tout le bien qu'il pense de notre belle société industrielle, de ceux qui la dirigent, et des "idées" qu'elle trimbale :"Leur histoire de s'enrichir sur le dos des autres ne vaut pas un clou. De la pensée de racaille. Modèle en toc. Garantie tournant du millénaire. Il n'y a bien que les ignorants, les assureurs, les marchands de canon, les journalistes sportifs qui s'étonnent des comportements en corollaire — casseurs, hooligans, racketteurs, bas du front national ou non."Il le fait avec la rage au ventre, de la colère dans la voix, et propose même un remède : l'excès.
