Alfred de Musset
Chapitre IV
Nous rend doux et chers les plaisirs passés?
J'ai dit à mon cœur, à mon faible cœur:
N'est-ce point assez de tant de tristesse?
Et ne vois-tu pas que changer sans cesse, C'est à chaque pas trouver la douleur?
Il m'a répondu: Ce n'est point assez,
Ce n'est point assez de tant de tristesse;
Et ne vois-tu pas que changer sans cesse Nous rend doux et chers les chagrins passés?
(1831)
Le temps est passé de l'insouciance heureuse. Nous arrivons à la grande crise de la vie de Musset. Il va aimer vraiment pour la première fois, et il ne trouvera plus que les chagrins d'amour sont «doux et chers».
CHAPITRE IV