Alfred de Musset

Arvède Barine · Chapitre 6 sur 13

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Alfred de Musset

Chapitre IV

Nous rend doux et chers les plaisirs passés?

J'ai dit à mon cœur, à mon faible cœur:

N'est-ce point assez de tant de tristesse?

Et ne vois-tu pas que changer sans cesse, C'est à chaque pas trouver la douleur?

Il m'a répondu: Ce n'est point assez,

Ce n'est point assez de tant de tristesse;

Et ne vois-tu pas que changer sans cesse Nous rend doux et chers les chagrins passés?

(1831)

Le temps est passé de l'insouciance heureuse. Nous arrivons à la grande crise de la vie de Musset. Il va aimer vraiment pour la première fois, et il ne trouvera plus que les chagrins d'amour sont «doux et chers».

 

CHAPITRE IV