T2 Dark Shadows, Réminescence
Lara Parker
DARK SHADOWS
Tome 2
RÉMINISCENCES
Barnabas Collins est de nouveau humain, libéré de sa condition de vampire grâce aux efforts de Julia, une brillante scientifique. Dans un élan de gratitude, il lui a demandé sa main, mais son cœur ne bat que pour la mystérieuse Antoinette, nouvelle propriétaire des ruines de l'ancienne demeure familiale de Collinwood. Il apprend vite que cette femme étrange s'est installée dans la région pour être au côté de sa fille tourmentée jusqu'à la démence par les réminiscences d'une prétendue vie antérieure, où elle aurait été brûlée vive pour sorcellerie lors des procès de Salem... et condamnée par un des ancêtres de Barnabas ! Pourtant, l'ancien vampire est prêt à tout pour gagner l'amour d'Antoinette, réparer les erreurs du passé et, surtout, protéger son nouvel amour et sa fille. Car, après avoir découvert un corps exsangue dans son ancien tombeau, il en est désormais certain, un nouveau vampire rôde à Collinsport...
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Traduit de l'anglais (États-Unis) par Pascal Loubet
Michel Lafon
Déjà paru du même auteur et chez le même éditeur :
Dark Shadows, tome 1 : La Malédiction d'Angélique
Titre original Dark Shadows: The Salem Branch
©Lara Parker, 2006 © Dan Curtis Production, Inc., 2006
Première publication par Tor Edition : 2006. Tor® est une marque déposée de Tom Doherty
Associates, LLC. Publié par arrangement avec Tom Doherty Associates, LLC.
Tous droits réservés. © Éditions Michel Lafon, 2012, pour la traduction française 7-13, boulevard
Paul-Emile-Victor - Ile de la Jatte 92521 Neuilly-sur-Seine Cedex
www.michel-lafon .com
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Pour ma famille, Jim, Rick, Miranda, Andy, Celia et Coiti.
Avec toute mon affection.
J'ai croisé dans les prés une dame, Belle, très belle, enfant de fée, Les cheveux longs et le pas léger, Mais les yeux égarés.
Je fis de fleurs guirlande à son front, Bracelets, ceinture embaumée ; En son regard crus voir qu'elle aimait, Comme en ses doux soupirs.
Je l'assis sur mon coursier à l'amble, Et ne vis qu'elle au long du jour ; Penchée de côté, elle chantait Une chanson de fée.
En m'offrant racines savoureuses, Miel sauvage et manne en rosée, Elle dit, en son langage étrange : «Je t'aime d'amour vrai. »
M'amenant jusqu'à sa grotte d'elfe Elle y pleura et soupira ; Là, je fermai chaque œil égaré, Y posant deux baisers.
Là, me berçant, elle m'endormit ; Là, j'ai rêvé, malheur à moi ! Un rêve, à jamais mon dernier rêve, Sur la froide colline.
Je les vis tous, rois, princes, guerriers, Pâles, d'une pâleur de mort, Criant : « La belle dame sans merci Te tient sous son empire ! »
Je vis leur bouche affamée dans l'ombre Béante en sinistre présage, Et m'éveillant, ici me trouvai Sur la froide colline.
« La Belle Dame sans merci », John Keats
Si vous prenez ma vie, Dieu ne vous laissera que sang à boire.
Sarah Good, sur l'échafaud Salem, colonie du Massachusetts 19 juillet 1692
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