De Saint-Louis à Tripoli par le Lac Tchad

P.-L. (Parfait-Louis) Monteil · Chapitre 35 sur 35

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De Saint-Louis à Tripoli par le Lac Tchad

Fin des Tables

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16844. — L.-Imprimeries réunies, rue Mignon, 2, Paris.

*

 

[Décoration]

 

NOTES :

 

[Note 1 : Officier très distingué, auquel un brillant avenir semblait destiné, le capitaine Manet vient de périr malheureusement dans les rapides du Cavally. Il faisait partie de la mission du capitaine Marchand.]

[Note 2 : Ce fidèle serviteur, entré après son retour au Sénégal dans le cadre des interprètes de la colonie, a été tué, en juillet 1894, dans un combat sur les confins du Paquéti (Casamanse) au moment où il allait de nouveau me rejoindre.]

[Note 3 : Le docteur Grall, de retour au Soudan, a péri dans le massacre de la mission Bonnier.]

[Note 4 : Diaras et Kourbari étaient les premières familles bambaras par la noblesse, mais elles avaient toujours été ennemies, et dans les dernières années de la dynastie nationale les Diaras avaient arraché la couronne aux Kourbaris.]

[Note 5 : Bière de mil.]

[Note 6 : Voir, chapitre III, une étude sur les Bobos.]

[Note 7 : Arbre à beurre.]

[Note 8 : Champs.]

[Note 9 : Macération de racine d’ipéca.]

[Note 10 : Nom des marchands indigènes, en langue bambara.]

[Note 11 : Faux prophète contre lequel nous avons dû faire colonne dans le bassin de la Falemé en 1885-86 et 1886-87.]

[Note 12 : Bangataka signifie : qui ne tarit jamais.]

[Note 13 : Grandes antilopes.]

[Note 14 : Fusils à pierre que j’avais distribués à quelques porteurs pour diminuer le nombre de mes charges.]

[Note 15 : Mamadou-Lamine, après son départ d’Ouro-Guéladjio, se rendit à Ségou auprès d’Ahmadou-Sheikou. Celui-ci, craignant en lui un rival, le garda en une sorte de captivité jusqu’en 1885, époque à laquelle redevenu libre il vint à Kita où je le vis. Il venait demander au commandant supérieur l’autorisation de rentrer dans son village Goudiourou aux portes de Médine où il prenait l’engagement de se tenir tranquille. Mais, dès l’année suivante, il levait l’étendard de la guerre sainte, se portait sur Bakel, puis, repoussé de ce point après un sérieux combat, gagnait la haute Falémé. Il nous fallut deux rudes campagnes pour venir à bout des bandes de ce fanatique, qui fut enfin tué non loin des rives de la Gambie.]

[Note 16 : Il ne faut pas prendre cette expression manger dans son sens littéral. Les langues noires sont généralement peu riches, elles ne disposent que d’un nombre restreint de mots pour exprimer des idées similaires. Un individu, riche parce qu’il a de nombreux captifs, devient pauvre parce qu’il les vend et en dissipe le produit. Il a mangé ses captifs. Un autre commet adultère avec la femme de son voisin ; il lui a mangé sa femme. Un chef de bande s’empare d’un village, on traduit : un tel a mangé tel village. Ne disons-nous pas nous-mêmes : tel homme a mangé sa fortune, alors que, sous forme d’argent, ce serait un aliment de digestion difficile ?]

[Note 17 : Je dis était, parce que, depuis mon passage, ces régions comprises entre Sokkoto et le Niger sont rentrées sous l’autorité de l’Empereur haoussa, à la suite de la prise d’Argoungou.]

[Note 18 : J’avais quitté le matin mon personnel pour aller à l’avant chercher de l’eau qui manquait ; depuis huit jours déjà nous étions dans le désert. Arrivé à la mare de Gastiatbé, nous la trouvons desséchée ; les guides désespérés proposent d’aller au pays habité, mais il est éloigné de trois ou quatre heures, disentils. On se met en route. Un kilomètre plus loin, une tortue couverte de vase, que l’on poursuit, nous fait découvrir une petite mare. C’était le salut pour tous. Le lendemain, en effet, étant parti de nouveau à la découverte, je suis trois jours pour atteindre le premier village du Ferlo et le cinquième jour seulement je pus rentrer en communication avec mon personnel qui, lui-même, avait quitté la mare épuisée (Mission du Djoloff-Ferlo, 1879).]

[Note 19 : Nous croyons le temps venu, pour éviter les équivoques, de donner une définition rationnelle du Soudan. On doit entendre par Soudan toute la région de l’Afrique centrale, qui s’étend de l’Océan au Nil, ayant pour limite au Nord les sables de la zone saharienne, s’arrêtant au Sud à la limite de la forêt dense. Le Soudan est un plateau qui se développe à l’altitude moyenne de 5 à 600 mètres, arrosé par les grands fleuves Sénégal, Niger, Chari et Bahu-el-Gazal, ce dernier affluent de la rive gauche du Nil.

La caractéristique du Soudan est d’être un pays de plaine, favorable à la culture des céréales et à l’élevage. La caractéristique de ses rivières est de prendre leur source à des cotes peu élevées, de n’être alimentées que par les pluies régulières. La caractéristique de sa climatologie est que l’année s’y divise en deux saisons bien distinctes : une saison de pluies de cinq mois, ininterrompue (juin à octobre), une saison sèche de sept mois, également ininterrompue, à de très rares exceptions près. La caractéristique des races qui le peuplent est de présenter, au point de vue physique, l’ensemble des plus beaux types de la race noire, au point de vue intellectuel et moral de renfermer les éléments les plus élevés dans l’échelle de la civilisation noire.

Au Soudan, les mœurs sont généralement douces ; même parmi les peuplades les plus farouches, les coutumes barbares, telles que sacrifices humains ou anthropophagie, n’existent point. L’état social est bien équilibré, on y trouve la gamme complète des diverses formes de l’activité humaine, depuis l’humble pasteur jusqu’à l’homme d’État.

Cette immense contrée peut être divisée en trois régions, qui sont :

1o Le Soudan occidental, de la côte au Niger (branche orientale) ;

2o Le Soudan central, du Niger au Tchad et au Chari ;

3o Le Soudan oriental, du Chari au Nil.

Le Soudan occidental comprend la Sénégambie ; on dénomme plus particulièrement Soudan français la zone qui s’étend du Sénégal (de sa source à Khayes) jusqu’au Niger (branche orientale). Ces régions étaient autrefois improprement connues sous la dénomination de Haut-Fleuve ; on a adopté la dénomination nouvelle sur les indications de ma carte des Établissements français du Sénégal et de la notice qui y était jointe (Challamel, 1886).

Le Soudan central comprend politiquement les grands empires du Sokkoto et du Bornou.

Le Soudan oriental, d’après les actes diplomatiques européens, ressortit à l’influence française sous la dénomination provisoire d’Établissements français du Haut-Oubanghi.]

[Note 20 : Le tombeau d’Othman dan Fodia est à Sokkoto ; il est l’objet d’une grande vénération et de nombreux pèlerins viennent le visiter.]

[Note 21 : Les Torodo (pluriel de Torobé) traitent de très haut les Peuls, pasteurs qu’ils appellent Tarkas, sorte de synonyme de vil peuple. Pour se distinguer des populations asservies sourhaïs, djerma, etc., Torodo et Peuls appellent celles-ci Kado.]

[Note 22 : Lamorde en peul signifie capitale. Lamido, par abréviation Lam, signifie roi.]

[Note 23 : Champs.]

[Note 24 : Extrait du journal de route.]

[Note 25 : Voile à la mode des Touaregs, constitué par un morceau de turban qui, détaché de la nuque, passe au-dessus du nez pour venir se rattacher sur le côté.]

[Note 26 : Le gros d’or ou mitkall pèse 3gr,8.]

[Note 27 : Capitale de l’Aïr.]

[Note 28 : Voir mon étude sur Tombouctou et les Touaregs (Revue de Paris du 1er mars 1894).]

[Note 29 : Dans une notice pour servir à l’étude de la carte des Établissements français du Sénégal, publiée en 1886 chez Challamel, j’ai fait la théorie hydrographique des rivières à débit variable qui prennent leur source à des cotes relativement peu élevées et ne sont alimentées que par les pluies périodiques. Je prie le lecteur que la question intéresserait de vouloir bien s’y reporter.]

[Note 30 : Manga, quoique nom de peuplade et de province, est synonyme de sel dans le Bornou.]

[Note 31 : Cet homme, appelé El-Hadj-Mohammed, je devais le retrouver plus tard à Kouka ; il me servit à la fois de deuxième interprète et d’agent de renseignements. C’était un honnête homme, à l’esprit fin et délié, qui me rendit de très grands services.]

[Note 32 : Armes de jet à plusieurs pointes qui forment l’armement des Tédas ou Toubbous. Le nom sous lequel on désigne cette arme au Sahara est diangar-mangal.]

[Note 33 : La bouter est le thaler autrichien à l’effigie de Marie-Thérèse et la date de 1769. Elle a seule cours au Bornou.]

[Note 34 : J’ai adopté pour Tchad l’orthographe usuelle, mais en kanori la prononciation serait plutôt Tsade, Tsadi. Les gens du Bornou l’appellent aussi Komadougou (amas d’eau).]

[Note 35 : Abba signifie prince.]

[Note 36 : Maïna, en toubbou, veut dire prince, et maï, toi.]

[Note 37 : J’ai omis de dire que ma maison se trouvait dans la partie nouvellement construite entre les deux villes.]

[Note 38 : Cheval que je lui avais donné et qui avait été jusqu’à Kouka la monture de Badaire.]

[Note 39 : Nos chronomètres ont tous deux refusé le service à Kouka après deux ans de marche ; les huiles étaient desséchées.]

[Note 40 : Excellent fourrage pour les chameaux.]

[Note 41 : Sorte de graminée jaune de 20 à 25 centimètres de hauteur et qui est le seul fourrage qu’on trouve dans le Sahara pour les chevaux. Les chameaux aussi l’aiment beaucoup.]

[Note 42 : Viande d’antilope séchée.]

[Note 43 : Kébir veut dire grand en arabe ; kora a la même signification en kanori.]

[Note 44 : Gros tambour porté sur un chameau, qui sert à réveiller la nuit ou à faire rallier la caravane en cas de danger.]

[Note 45 : La Gaie. C’est en effet la plus jolie oasis du Sahara. Je ne sais pourquoi elle n’est pas habitée. Il ne s’y trouve pas de dattiers, mais ils y viendraient très bien.]

[Note 46 : Les Turcs disent « à la turque » par opposition de « à la franca », qui désigne le service à l’européenne.]

[Note 47 : Quand on met les chameaux au pâturage, souvent on leur entrave les pieds de devant pour leur laisser la liberté de marcher sans pouvoir s’éloigner trop.]

[Note 48 : Dieu soit glorifié !]

[Note 49 : Revue de Paris du 1er mars 1894.]

[Note 50 : Sous-préfet turc.]

[Note 51 : Ces positions ont été publiées dans les Comptes rendus de la Société de Géographie (séance du 16 mars 1894).]

[Note 52 : (P) Observation de la Polaire.]

 

Note du transcripteur :

 

Page 14, ” successivement Richard, Toll ” a été remplacé par ” Richard Toll “

Page 44, ” anciens amis de Tickelinso ” a été remplacé par ” Tiekelinso “

Page 44, ” avec des scènes sembables dont ” a été remplacé par ” semblables “

Page 191, ” Géographie physique et polititique ” a été remplacé par ” politique “

Page 235, ” (Liptoko, Yagha, Torodi ” a été remplacé par ” Liptako “

Page 247 (x2), ” Gaudo ” a été remplacé par ” Gando “

Page 248 (x3), ” Gaudo ” et ” N’Gaudo ” ont été remplacés par ” Gando ” et ” N’Gando “

Page 255, ” Stanndinger et Ernst Hartrat ” a été remplacé par ” Staundinger “

Page 255, ” du Sud par Kaoura, B ni N’Goga, Gora ” a été remplacé par ” Birni N’Goga “

Page 260, ” voyage de M. Stanndinger ” a été remplacé par ” Staundinger “

Page 287, ” rapporté par Raffeuel dans ” a été remplacé par ” Raffenel “

Page 290, ” ils peuvent eixger du travail ” a été remplacé par ” exiger “

Page 290, ” Bir-Assion, situé à la frontière ” a été remplacé par ” Bir-Assiou “

Page 307, ” province de Mauga ” a été remplacé par ” Manga “

Page 307, note 30,” Mauga, quoique nom de peuplade ” a été remplacé par ” Manga “

Page 333, ” mois de Morrahem 1308 ” a été remplacé par ” Moharrem “

Page 341 (x2), ” Foulliès ” a été remplacé par ” Foulbès “

Page 341, ” Clapperton et Ouduey ” a été remplacé par ” Oudney “

Page 347 (x2), ” mulsuman ” a été remplacé par ” musulman “

Page 461, ” Groupe de guerriers hobos ” a été remplacé par ” bobos “

De plus, quelques changements mineurs de ponctuation et d’orthographe ont été apportés.

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