Grippe aviaire, Sras : vivre avec les nouveaux risques infectieux
Maladies Infectieuses en France
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MALADIES INFECTIEUSES EN FRANCE
Nombre de cas par an
Grippe (2004-2005) 2,5 millions
Hépatite C (nombre de porteurs 380 000 chroniques)
Hépatite B (nombre de porteurs 300 000 chroniques
Infection à VIH 100 000
Septicémies à staphylocoque doré2 30 000
Maladie des griffes du chat 20 000 (estimation) 1
Septicémies à champignons 10 000 2
Septicémies à Pseudomonas 10 000
aeruginosa2
Tuberculose 6 322
Légionelloses 1 202
Méningite à méningocoque 803
Listériose 209
1. Extrapolation à partir de données américaines
2. Extrapolation à partir des données de Marseille
MALADIES INFECTIEUSES
LE CORPS HUMAIN POSSEDE PLUS DE MICROBES QUE DE CELLULES HUMAINES. CE MONDE INVISIBLE EN PERPETUEL MOUVEMENT EST PARTICULIEREMENT DANGEREUX ET TUE UN TIERS DES HOMMES DE NOTRE PLANETE.
POUR EVITER LA CONTAGION ET COMBATTRE LA MALADIE :
• LA VACCINATION
• LES NOTIONS D ’HYGIENE
• LES ANTI-INFECTIEUX
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Actualités des maladies infectieuses
Introduction
Les maladies infectieuses humaines ont évolué comme les sociétés
humaines, lentement, en touchant d’abord de petits groupes puis des
populations de plus en plus larges. Les maladies infectieuses humaines sont
ainsi le reflet de la façon de vivre des hommes. Elles sont nées avec les
premières sociétés rurales et nomades, et frappent désormais, à l’heure de la
globalisation et de la mondialisation, un monde fortement urbanisé où
vivent 6 milliards d’habitants.
Il est généralement estimé que certaines affections ont été contractées par
nos ancêtres lorsqu’ils commencèrent à vivre dans la savane. Ce changement
écologique les exposa à de nouveaux contacts, en particulier avec les
arthropodes, moustiques et tiques. L’émergence de l’homo sapiens et les migrations du néolithique, hors d’Afrique, il y a 50 000 à 100 000 ans, les
mirent en présence de nouveaux micro-organismes dans de nouveaux
écosystèmes. En réalité, les pathologies spécifiquement humaines sont
probablement apparues avec l’agriculture, quand une nouvelle organisation
sociale rendit possible le développement, dans des villages, de populations
plus denses et plus nombreuses. Ce phénomène s’est accompagné de la
domestication du bétail et d’animaux commensaux, comme le chien. Par
ailleurs, dès cette époque, des rongeurs et des insectes s’installent dans le
voisinage des logements humains, ce qui permet à des micro-organismes de
franchir la barrière d’espèces et de passer de leur hôte initial à l’homme. De
temps à autre, un pathogène transmis à un homme à partir d’un animal ou de
l’environnement trouve la possibilité de répondre aux trois étapes clés de la
maladie (entrée, multiplication, sortie) et parvient à s’adapter, parfois de
façon définitive, à son nouvel hôte. Les maladies contagieuses interhumaines
sont apparues sans doute il y a moins de 10 000 ans, à l’exception de la
tuberculose, âgée de plus de 15 000 ans. On estime que la rougeole est
apparue il y a 7 000 ans, à partir d’une souche issue du bétail, et s’est
spécifiquement adaptée à l’homme quand la population a été suffisamment
dense pour permettre au virus de se dispenser d’un réservoir animal. On
pense également que la variole est devenue épidémique chez l’homme il y a
4 000 ans, peut-être en évoluant d’un virus proche infectant le chameau (le
camelpox virus), qui, sur le plan génétique, est le virus le plus proche de la
variole. Théoriquement, nous pouvons retracer l’origine de ces virus en les
comparant génétiquement à leurs plus proches voisins, grâce à des
techniques autorisant la datation des séparations (les horloges moléculaires)
et permettant d’estimer la date d’apparition de la spécialisation d’un
pathogène humain.
L'urbanisation
En outre, la sédentarisation a posé le problème de la gestion des excréments,
provoquant l’apparition explosive de pathogènes digestifs humains,
constitutifs du péril fécal. Tout processus de sédentarisation s’accompagne
en effet d’un risque de souillures des eaux de boisson par les déjections. A
son apparition, il est vraisemblable que les infections d’origine digestives
sont devenues les plus communes de l’espèce humaine. La régression des
infections liées au péril fécal n’a été observée que quand les moyens de
drainage des eaux usées et la mise en place de l’acheminement d’eau propre
a pu se mettre en place, de façon assez tardive, dans les villes de l’Antiquité.
Il est vraisemblable que, pendant la très longue période commençant il y a
15 000 ans et se poursuivant jusque dans l’ère historique, des micro-
organismes se sont spécialisés dans des populations relativement petites.
D’ailleurs, la lutte contre les maladies infectieuses a probablement peu
évolué depuis la Haute antiquité, et seules les sites urbanisés où le traitement
des eaux avait été mis en place ont permis de faire augmenter l’espérance de
vie et d’influencer la démographie.
Les voyages