Histoire naturelle des oiseaux d'Afrique, t. 1

François Le Vaillant · Chapitre 42 sur 54

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Histoire naturelle des oiseaux d'Afrique, t. 1

Le Moyen-Duc.

C’est sur les bords de la rivière des Éléphans que j’ai trouvé, en Afrique, le Grand-duc. Il est un peu plus petit que ceux que j’ai vus en Europe; il a généralement aussi plus de noir dans le plumage du dos et des aîles. Les yeux, le bec et les ongles sont absolument de la même couleur. La ponte est de trois œufs; et c’est dans les rochers que la femelle les dépose, sur un tas de petites branches, mêlées de mousse et de feuilles sèches.

 

LE MOYEN-DUC.

 

Notre Moyen-duc se trouve dans presque toute la Colonie du Cap de Bonne-Espérance; il se retire et pond également dans les rochers, et on le rencontre souvent en plaine pendant le jour. Cette espèce a encore moins varié, dans le climat de l’Afrique, que celle du grand-duc.

 

LE SCOPS.

 

C’est dans le Camdeboo que j’ai trouvé le Scops ou Petit-duc. Ce charmant petit oiseau de nuit n’a absolument point varié en Afrique, ni pour la taille, ni pour les couleurs: il est parfaitement semblable à ceux que j’ai tués dans les environs de Paris.

J’ai également reçu de Cayenne un très-petit-duc qui m’a paru être de la même espèce que celui d’Europe et d’Afrique; ses couleurs étoient simplement plus roussâtres sur les aîles et le dos. Mais cet oiseau étant en Europe plus roux dans son jeune âge que lorsqu’il est adulte, il est probable que celui d’Amérique, que j’ai vu, n’avoit pas encore quitté la livrée de l’enfance qui, comme je l’ai déja fait observer, est généralement chez tous les oiseaux carnivores, mêlée de beaucoup de roux dans les premières plumes: cette couleur dominant même pendant toute la première année.