Infirmière Transsexuelle
Chapitre Un : la révélation
Les hommes sont notoirement sous-représentés dans les métiers du social, et plus particulièrement encore dans les centres de formation aux soins infirmiers, où on compte en général un seul homme pour dix ou douze femmes. Les stéréotypes ont la vie dure et malgré la pénurie d’infirmiers et d’infirmières sur le marché du travail qui donne la certitude à quiconque termine la formation de trouver immédiatement un emploi, les instituts n’arrivent pas à attirer davantage d’hommes dans leur rang.
Alain Marchal avait vingt-deux ans et ne s’était jamais posé ce genre de question avant de commencer sa formation en soins infirmiers, et il avait appris à ses dépens qu’il n’est jamais bon de faire partie de la minorité. Bien qu’il ait terminé dans les cinq premiers de sa promotion, il avait eu beaucoup de mal à se faire des amitiés sincères avec ses camarades et futures collègues, et il avait toujours eu l’impression de souffrir de discrimination dans la plupart des cours. Les médecins semblaient le considérer comme un homme qui n’avait pas la capacité intellectuelle suffisante pour devenir leur égal, quelqu’un qui et se contentait d’une formation au rabais, et les infirmières l’ostracisaient d’une façon ou d’une autre.
Certaines le regardaient comme une anomalie, les conversations cessaient quand il arrivait avec sa mine timide, sans qu’il le sache la plupart des infirmières pensaient même qu’il était homosexuel. Ce qui n’était évidemment pas le cas, mais à force de ressentir une atmosphère sinon hostile du moins très peu accueillante, Alain n’avait tenté aucune approche auprès d’aucune des femmes de sa promotion, et avait passé beaucoup de temps dans sa chambre à travailler.
Sortir enfin de l’institut de formation, une fois son diplôme en poche, fut pour lui un immense soulagement, et il comptait bien sur le démarrage de sa vie professionnelle pour laisser tout ça derrière lui. Il n’avait eu aucun mal à trouver du travail et, depuis trois mois, il était employé par la Clinique Saint-Martin de Montmesnil, un établissement privé que tout le monde appelait la CSMM.
Alain avait un petit secret, pas bien méchant, et qui l’avait aidé à tenir durant sa formation sans perdre complétement le moral. Un peu pour se défendre contre l’inimitié latente de toutes ces femmes qu’il côtoyait chaque jour, peut-être aussi un peu pour se sentir moins différent d’elles, surtout aussi un peu parce que quelque chose qu’il ne connaissait pas en lui n’avait pas hésité quand l’occasion s’était présentée, il avait commencé à développer un petit fétichisme pour les sous-vêtements féminins. Depuis son adolescence, la lingerie fine et les dentelles faisaient partie de ses fantasmes les plus érotiques, avec jarretelles et autres bas nylons, petites culottes et talons hauts. Durant ses deux ans de formation, dans la buanderie commune de la résidence des élèves infirmiers et infirmières, en attendant la disponibilité d’une machine à laver, il avait eu l’occasion plus souvent qu’à son tour de voir défiler ce genre de matériel devant les yeux, alimentant sa machine à fantasme.
Son fétichisme augmenta progressivement, sa fascination s’aggravant durant sa période de formation puisque dorénavant, il visualisait sous l’uniforme les sous-vêtements de certaines infirmières. Un jour, seul dans la buanderie, une impulsion aussi subite qu’irrépressible le poussa à dérober une petite culotte, pour en faire un objet éminemment érotique et masturbatoire dans le secret de sa chambre. Ce n’était que le premier pas d’une lente évolution, il commit régulièrement quelques menus larcins du même genre par la suite, élargissant peu à peu sa collection secrète et inavouable. Jusqu’à cibler la lingerie d’une infirmière un peu dodue, estimant qu’il devait avoir à peu près le même tour de cuisses qu’elle, et pour la première fois de sa vie, il enfila une petite culotte de femme qu’il porta sous ses vêtements pendant sa journée de travail.
Il avait vaguement espéré qu’avec sa nouvelle étape dans la vie, le démarrage de sa carrière professionnelle, ce petit détail – aussi coquin qu’inoffensif selon lui – allait s’évanouir, disparaitre comme il était venu, c’est-à-dire sans avoir besoin de trop y penser. Sauf que rien ne se passa comme prévu…
L’environnement de travail à la clinique Saint-Martin était tout sauf apaisé, et il y retrouva les mêmes tensions exacerbées entre infirmiers masculins et infirmières, peut-être même encore plus profondes. Tout le personnel infirmier partageait les mêmes vestiaires, hommes et femmes mélangés. La seule séparation prévue était pour les médecins, en conséquence, Alain avait tous les jours la même tentation sous les yeux, à utiliser le vestiaire des infirmières, sans rien pour l’empêcher de jeter des coups d’œil furtifs aux infirmières quand elles se glissaient dans leurs uniformes blancs amidonnés, s’exposant sans arrière-pensées dans leurs sous-vêtements. Souvent, ceux-ci n’avaient rien de spécialement sexy ou affriolants, mais dans la masse anonyme de tout ce personnel féminin, il trouvait largement son compte de dentelles, de soieries et de bas
Donc au lieu de s’atténuer comme il l’avait prévu, son fétichisme s’ancra durant sa période d’acclimatation à son nouvel environnement à la clinique. Cependant, il avait fait l’erreur de jeter toute sa collection acquise durant sa formation en pensant tirer un trait sur cet aspect de sa psychologie, et il n’avait plus rien à quoi se raccrocher dans son appartement en rentrant chez lui, lui faisant prendre une conscience aigüe de l’accoutumance qu’il avait développée sans s’en rendre compte, et dont il pensait naïvement se sevrer sans effort. Avant la fin de la deuxième semaine à son nouveau travail, il craqua et vola son premier sous-vêtement féminin dans un casier non sécurisé de la clinique. La semaine d’après, il recommençait, et la semaine suivante, il portait une petite culotte sous son pantalon.
Quelques semaines plus tard encore, Alain était debout à son casier, vêtu de son uniforme réglementaire d’infirmier : pantalon blanc, blouse blanche à manches longues, avec sa petite touche personnelle qui consistait en une montre à gousset dans la poche du bas. Il recoiffa ses cheveux en quelques gestes rapides dans le miroir fixé à l’intérieur de sa porte de casier, se disant qu’ils étaient un peu trop longs en ce moment et qu’il devrait aller chez le coiffeur. La CSMM avait fait placer un paravent pour créer un semblant d’intimité et séparer les trois casiers des infirmiers du reste des infirmières dans le vestiaire, mais la réalité était que cette séparation était toute théorique, du moins en termes d’intimité.
Il ne savait d’ailleurs pas si c’était son intimité à lui qui était à préserver ou celles des femmes, mais en tout cas il trouvait que cet écran servait surtout à matérialiser physiquement la barrière mentale qui existait à la clinique entre infirmiers et infirmières, et qui l’empêchait de s’intégrer et de s’épanouir. En réalité, il s’agissait juste d’un de ses paravents utilisés entre les lits de deux patients dans les salles d’examen communes et qui ne dissimulaient pas grand-chose, et Alain utilisait donc les toilettes pour se changer. C’était l’endroit où il pouvait vraiment s’isoler pour passer son uniforme, avec une porte qui descendait du sol au plafond et qui garantissait qu’il ne serait pas vu à son insu. Et c’était vraiment nécessaire puisque sous son uniforme, il portait ce jour-là une petite culotte en dentelles et une paire de bas fins récemment volés dans le casier de Catherine Lombard.
Catherine Lombard était infirmière en chef, et l’une de celles avec lesquelles il s’entendait le moins bien. C’était une professionnelle efficace, expérimentée et très influente à la clinique, mais aussi une de celle qui considérait que sa profession avait tout à gagner en restant entièrement féminine, et elle ne manquait jamais une occasion de lui faire sentir qu’il n’était pas le bienvenu dans ce qu’elle considérait son domaine. Il avait donc été plutôt content d’une petite joie teintée de vengeance en voyant qu’il pouvait réaliser une aussi bonne pioche dans la bonneterie coûteuse du casier de Catherine ce jour-là. Il considérait ça comme un menu larcin, une façon de se remonter un peu le moral face à l’attitude inamicale de cette infirmière en particulier. Il venait très souvent en avance pour prendre son poste, être le premier dans le vestiaire lui donnait l’occasion de pouvoir fouiller dans certains casiers à moindre risque, et s’accaparer une partie du contenu quand il rencontrait quelque chose qui faisait frémir ses pulsions de collectionnite fétiche.
"Mais merde ! C’est pas possible !" explosa Catherine Lombard en faisant claquer la porte de son casier. "Putain, il me manque encore une autre paire de bas ! Un de mes meilleurs ! Y’en a une de vous, les filles, qui me vole tous mes meilleurs slips et mes bas, et ça va s’arrêter putain !" cria-t-elle avec un air mauvais à la cantonade, s’adressant à l’ensemble de l’équipe qui était en train de prendre son poste alors qu’elle quittait le sien.
Alain sourit discrètement pour lui-même en entendant Catherine s’énerver ainsi.
"Mmhh… tu es sûre que ton slip et tes bas ne sont pas plutôt restés à l’appartement de Folmont hier soir ?" lança Béatrice, une infirmière moins gradée, d’une voix suffisamment forte pour être entendue par ses collègues et déclencher quelques rires chargés de sous-entendus.
"Tu trouves ça drôle ?" reprit Catherine. "Ma chérie, si tu savais vraiment ce qui plait à Folmont, tu saurais qu’il aime baiser ses infirmières avec leurs bas, donc même si j’avais passé la nuit là-bas, je n’aurais eu aucune raison de les enlever !" rétorqua Catherine sans se laisser perturber par les sous-entendus.
En raison de son influence sur le reste du groupe d’infirmières, cette répartie de Catherine récolta plus d’éclats de rire et de soutien que ce qu’elle méritait. Ça, et aussi le fait que nombre d’infirmières avaient été poursuivies par les assiduités du Docteur Bernard Folmont, et y avaient cédé pour la plupart, le médecin étant à la fois très séduisant et très persuasif, malgré sa réputation de Dom Juan volage. La plupart savait donc que le médecin raffolait effectivement d’infirmière en uniformes et en bas nylons.
Le Docteur Folmont était le dernier en date d’une longue série de médecins célibataires à prendre la direction du service de chirurgie à la clinique Saint-Martin, un poste à la réputation sulfureuse. Notoirement moins rémunérateur que dans d’autres institutions équivalentes, le poste attirait un profil de médecin pour qui la possibilité d’avoir sous la main une équipe d’infirmières très dévouées et très disponibles était un critère décisif. De ce point de vue, la direction de la CSMM n’était pas vraiment regardante concernant certains manquements à l’éthique et provisionnait une partie de l’argent économisé sur le salaire du médecin pour d’éventuels règlements de litiges pour harcèlement. Ces cas étaient d’ailleurs extrêmement rares, puisque les infirmières avaient tout intérêt à faire profil bas pour ne pas salir leur propre réputation, et le système se perpétuait peu ou prou avec l’assentiment tacite des différentes parties prenantes.
Et la particularité du docteur Folmont était qu’il aimait effectivement baiser ses infirmières dans leurs uniformes, c’était un de ses péchés mignons. A tel point qu’il ne se privait pas de le faire, y compris sur son lieu de travail, et plus d’une infirmière confirmait l’avoir déjà vu en train de ressortir d’une salle de réunion avec sa braguette manifestement baissée, suivi juste après par une infirmière qui avait fort besoin de réajuster son uniforme ou de remettre de l’ordre dans les plis de ses bas.
"C’est peut-être lui…" rigola Béatrice en accompagnant sa suggestion d’un mouvement du menton en direction d’Alain. Il ne cilla pas, il savait que Béatrice ne pouvait pas se douter de quoi que ce soit mais que c’était juste une tentative de la part de cette infirmière de bien se faire voir par Catherine en se moquant de lui.
"Peut-être… peut-être qu’il a besoin de s’habiller en infirmière pour faire son travail aussi bien que nous autres…" rajouta Catherine avec un air goguenard.
Toute l’équipe féminine se mit à rire à ses dépens, et Alain se senti rougir malgré lui, se levant pour sortir d’un vestiaire où il était le seul homme. Un homme qui portait effectivement les sous-vêtements féminins dont la disparition avait fait enrager Catherine. Il partit faire sa tournée habituelle, son moral à peine remonté par la satisfaction du petit tour qu’il lui jouait, parce qu’au final, c’était tout de même elle qui menait la danse. En tant qu’infirmière principale, Catherine était en charge de la plupart des affectations de tâches, et elle s’assurait qu’Alain se voyait attribuer des travaux habituellement réservés aux infirmières stagiaires ou débutantes. Littéralement, du boulot de merde : laver et vider les bassines des patients, s’occuper de leur bain, et pousser le chariot avec les différents échantillons à analyser vers le labo à l’aller, puis récupérer les médicaments pour les ordonnances à la pharmacie au retour. Tout ça alors qu’il avait les habilitations requises pour toutes les chirurgies au bloc opératoire…
"Marchal !" cria Catherine Lombard en l’appelant par son nom comme elle faisait toujours quand elle était de méchante humeur, "bloc quatre ! Maintenant !"
Alain sourit. Il était heureux d’être affecté à une salle d’opération, et encore plus content de sentir que Catherine en était contrariée. Assister un chirurgien au bloc était ce qu’il préférait dans son métier, et il visait l’obtention d’un poste de titulaire en tant qu’infirmier au bloc. Même s’il savait que les tâches de nettoyage des patients étaient importantes, ça n’avait rien de commun en termes de satisfaction et d’épanouissement personnel avec le fait d’intervenir en salle durant une opération. Pour le moment, en raison des préjugés de Catherine envers les infirmiers et de son favoritisme pour les infirmières, il savait qu’il n’avait aucune chance d’obtenir ce poste de titulaire, et savourait d’autant plus chaque rare opportunité de passer au bloc.
En arrivant à la salle d’opération, Alain vit qu’il s’agissait de participer à une intervention banale menée par le docteur Folmont. Catherine serait l’infirmière circulante, elle superviserait Béatrice qui serait l’infirmière instrumentiste et lui, évidemment, en charge du nettoyage et de la stérilisation. Il lut aussi le nom de l’anesthésiste, le docteur Thierry Stammel, un homme un peu plus âgé que Folmont, et qui avait la réputation d’être facilement irritable, souvent de mauvaise humeur et très strict quant au respect des procédures. Ça n’allait donc pas être une opération très drôle, mais ça se déroulerait au bloc opératoire et c’est tout ce qui comptait pour Alain.
L’opération se déroula exactement comme prévu, sans incident, jusqu’au moment de réaliser les sutures finales.
"Tenez cette pince pour moi s’il vous plaît, infirmière" ordonna le docteur Folmont à Alain, un sarcasme évident dans l’inflexion du mot, comme s’il voulait bien faire comprendre à tout le monde qu’il avait fait exprès et que s’adresser à Alain au féminin était tout à fait volontaire de sa part.
A ce moment, Alain était extrêmement proche du chirurgien, et il se mit à transpirer, non seulement à cause des lumières et de la température dans la salle d’opération, mais surtout parce qu’il arborait une érection indésirable. La sensation soyeuse de ses sous-vêtements et de ses bas en nylon contre sa chair le maintenait dans un état constant de semi-excitation et, comme ça lui arrivait assez parfois dans ces cas-là, Alain se retrouvait en pleine érection au moment le plus inopportun. C’est pourquoi il évitait de les porter quand il allait au bloc, mais il n’avait pas eu le temps de se changer ce jour-là.
Peut-être à cause de cette petite transpiration lors de la transmission de l’instrument, le docteur commit une légère erreur de quelques millimètres en faisant ce qui devait être la dernière incision pour finaliser l’opération, et aussitôt un puissant jet de sang en provenance du patient se mit à jaillir, les éclaboussant tout aussi bien lui qu’Alain.
"Putain de merde ! Putain de putain ! Pince ! Clampe ! Infirmière, bordel !" cria-t-il.
Dans une telle situation d’urgence, la formation poussée d’Alain le fit passer en mode instinctif, plus rien ne compta que son travail, il tendit en une fraction de seconde la pince appropriée au médecin, contribuant de façon efficace à résorber la coupure et à en minimiser les conséquences. Après la montée d’adrénaline, moins d’une minute plus tard, la plaie était maitrisée et prête pour une réparation par points de suture qui ne laisserait que des traces à peine visibles. Le docteur Folmont était peut-être un coureur de jupons mais il était également un médecin tout à fait honorable, et il savait réagir en professionnel dans de telles situations, tout comme Alain.
Ce fut ensuite qu’Alain entendit les mots qui allaient changer le cours de sa vie pour toujours.
"Putain… il va falloir vous décontaminer maintenant …" annonça Catherine sur un ton un peu exaspéré, comme si c’était de la faute d’Alain et du docteur Folmont s’ils étaient recouverts du sang du patient. "Docteur Stammel, Béatrice, éloignez-vous de ces deux-là si vous ne voulez pas y avoir droit aussi."
Alain resta immobile, pétrifié. En une fraction de seconde, toute la procédure de décontamination se déroula dans sa tête. Dès que des fluides corporels infectieux d’un patient avaient potentiellement passé les barrières qui garantissaient l’intégrité physique du personnel – les gants de protection chirurgicaux, les blouses, les masques ou les chaussures – la consigne était de regrouper tous les équipements contaminés en un seul endroit, puis à déplacer les personnes contaminées vers la zone de lavage prévue à cet effet. Ce qui allait rapidement tourner au cauchemar pour lui.
"Docteur Folmont, infirmier Marchal, retirez vos vêtements extérieurs, déposez-les sur le sol et allez rejoindre la zone de lavage. Je vais faire sortir le patient avec Béatrice puis je vous envoie l’équipe de décontamination" dit Catherine.
Bernard Folmont avait déjà commencé à retirer sa blouse de chirurgien et était en train d’enlever son pantalon, révélant un caleçon moulant plutôt à la mode. Il ôta ensuite sa cravate et sa chemise, ne restant qu’en caleçon et t-shirt.
"Allez, infirmier Marchal, on ne va pas y passer la nuit !" le tança Catherine Lombard.
Quand Alain retira son pantalon, un silence pesant se fit dans la pièce à l’apparition de ses jambes vêtues de bas nylon. Alain devint encore plus rouge d’embarras en enlevant sa chemise sous laquelle il portait une nuisette légère en satin, pour terminer dans la petite culotte en dentelles, exhibant les sous-vêtements tout récemment volés à Catherine.
"C’est un putain de travelo !" s’écria le docteur Folmont.
"C’est une tenue tout à fait inappropriée !" s’exclama pour sa part l’anesthésiste, le docteur Stammel.
"Putain… mais c’est mes bas… ! Et ma petite culotte… !" glapit Catherine en fronçant les sourcils, incrédule.
"Merde ! Il est en train de bander !" fit Béatrice en pointant l’érection partielle mais tout de même suffisante pour être évidente dans la petite culotte.
"Putain de merde…" réagit Alain en partant en courant vers la salle de décontamination pour échapper aux regards.
Dans la salle de lavage, penché en deux, il ne pensait à rien d’autre qu’à sortir au plus vite de ces habits compromettants quand Catherine Lombard apparut derrière lui. "Ne t’avise pas de ruiner mes putains de bas ! Tu vas en prendre soin et les enlever lentement !" dit-elle avec un calme glacial. "Et maintenant, regarde-moi. Je sais que tu es gêné et que tu te sens humilié mais… crois-moi, il y a des choses bien pires qui se sont produites ici à la CSMM. Je t’ai raconté la fois où un médecin a été chopé en train de baiser un cadavre à la morgue, putain de merde ?" dit-elle.
Alain ne s’attendait pas vraiment à obtenir quelque chose qui ressemblait presque à du soutien de la part de l’infirmière principale, dans une situation où elle n’aurait eu aucun mal à l’enfoncer encore plus bas que terre. L’anecdote de Catherine faillit lui arracher un sourire, mais la situation était trop catastrophique pour lui pour qu’il puisse y parvenir. "Merde… putain… ils vont me renvoyer…" sanglota-t-il, se réfugiant par réflexe dans les bras tendus de Catherine.
"Te renvoyer ? Tu rigoles ou quoi ! Ils ont trop de mal à trouver du personnel compétent pour être assez bête et virer celui qu’ils ont, surtout si l’infirmière principale et le syndicat s’y opposent" a-t-elle répondu aussitôt. "Par contre… à partir de maintenant, ton petit cul m’appartient" dit-elle en changeant de voix, son ton sérieux. "Je peux te couvrir et me débrouiller pour que tu t’en sortes avec une sanction symbolique, mais si tu t’avises de ne pas faire ce que je te demande, tu vas le payer cher…"
Alain fronça les sourcils, essayant de trouver un semblant de sens dans ce que Catherine était en train de lui dire. "Mais… et les autres… ?" demanda Alain. "Il n’y a pas que toi qui m’as vu au bloc…"
"Eh bien, le docteur Folmont aime les infirmières en bas nylons, mais j’ai bien peur que ça ne s’applique à toi si c’est ta question" railla-t-elle. "Mais par contre, il a un faible pour moi. Un faible sous la forme d’une érection massive à chaque fois que je passe sous ou sur son bureau, alors il gardera sa bouche fermée s’il veut que je continue à refermer la mienne sur sa queue…" expliqua-t-elle sans vergogne. "Et pour Stammel… il déteste tout ce qui est susceptible de jeter le discrédit sur la CSMM ou sur lui, donc il y a fort à parier qu’il préféra se taire et oublier au plus vite cet incident déplorable."
"Il y a… il y a aussi Béatrice" lui rappela Alain.
"Béatrice ? Allons, tu n’es pas sérieux, Alain ? La petite Béa fera tout ce que je lui dirai" dit-elle en haussant les épaules comme si c’était une évidence. "Maintenant, prends une douche, enfile un nouvel uniforme et par pitié, putain de merde, ne me pique pas une autre de mes petites culottes à mettre en-dessous, sale infirmier pervers !" gronda-t-elle.
Sur ces paroles, Catherine fit demi-tour et rejoignit la salle d’opération, où Alain put l’entendre parler de sa voix autoritaire d’infirmière en chef :
"Alors voilà, écoutez-moi tous, voilà ce qu’on va faire…" a-t-elle commencé.
***
Les deux semaines suivantes furent un enfer pour les nerfs d’Alain qui s’attendait à ce que son secret déviant soit dévoilé à n’importe quel moment. Il n’en dormait plus la nuit et accumulait des retards de fatigue, le rendant encore plus nerveux et angoissé pour ses prises de poste, durant lesquelles il détaillait avec une obsession qui tournait à la paranoïa chacun des phrases et des regards de ses collègues, mais sans qu’il puisse réellement repérer des remarques réellement narquoises de la part des autres infirmières ou médecins, ou des commentaires plus appuyés qu’à l’accoutumée.
A part, bien sûr, de la part de Catherine Lombard et du docteur Folmont, qui profitaient de chaque instant où ils le croisaient alors qu’il était seul pour lui rappeler ce qu’ils savaient, et l’emprise qu’ils avaient sur lui. "Alors ? Chaussettes ou bas nylons aujourd’hui, infirmière ?" lui demanda par exemple un jour à voix basse le chirurgien, faisant rougir Alain qui en eut presque les larmes aux yeux. Pour sa part, Catherine, fidèle à la manière dont elle avait toujours agi avec lui, ne prenait plus aucune peine pour masquer qu’elle lui confiait tous les emplois sales et dégradants dont elle pouvait rêver, tout en exigeant de se faire offrir tous les lundis par Alain une nouvelle paire de bas, de cette marque haut de gamme et coûteuse qu’elle affectionnait et dont il avait eu le malheur de lui voler une paire pour l’enfiler.
Quant à lui, Alain portait toujours de la lingerie et des bas nylons mains uniquement chez lui, dans l’intimité sécurisée de son domicile où il ne recevait personne, mais s’abstenait évidemment de continuer à faire la même chose pour son travail à la clinique. Après deux semaines, il sentait son sentiment d’oppression diminuer un peu du fait que la routine quotidienne ressemblait exactement à celle d’avant l’incident, et il en était presque venu à croire que Catherine avait tenu parole, et que sa punition allait prendre uniquement la forme de ce cadeau hebdomadaire, cette paire de bas à lui offrir comme un symbole qu’il était redevable, et elle étonnamment compatissante.
"Alain, tu passeras faire le patient de la salle B22" lui indiqua Catherine, "juste un changement de bandage, et une toilette alitée", dit-elle avec dédain.
Alain baissa la tête et se dirigea vers la chambre B22. Il savait que c’était une chambre privative, donc réservée aux patients de la clinique qui avaient les moyens de payer le supplément d’une chambre individuelle. Il savait aussi que ce genre de critère n’avait pas grand-chose à voir avec la pénibilité de la tâche qui l’attendait, le critère financier n’étant pas discriminant dans la répartition entre patients caractériels ou sympathiques qu’on retrouvait aléatoirement dans le public de la clinique.
Il fut un peu surpris en arrivant dans la pièce en constatant qu’elle était dans l’obscurité, ce qui n’était pas vraiment normal puisqu’il ne pourrait pas laver un patient endormi. Il tendit la main vers l’interrupteur et fut interrompu dans son geste en sentant une petite piqûre à la base de son cou. Il était en soins infirmiers depuis assez longtemps pour se rendre compte qu’il s’agissait d’une injection avec une petite aiguille hypodermique, mais ce fut sa dernière pensée consciente avant de sentir ses genoux faiblir et son corps s’évanouir.
Dès son réveil, il se rendit compte que plusieurs choses n’allaient pas. Pour commencer, il était attaché au lit d’hôpital, les bras en l’air et les poignets ligotés étroitement au cadre d’acier derrière sa tête, il pouvait bouger ses doigts mais pas du tout ses mains. Encore plus déconcertant, il vit qu’il était vêtu de lingerie féminine très sexy : une petite culotte en soie, des jarretelles, des bas nylons et ses pieds étaient enfilés dans une paire de chaussures à talons hauts qu’il n’avait jamais vues de sa vie, ses chevilles minces glissées dans des escarpins noirs à talons aiguilles.
Il prit également conscience qu’il y avait quelque chose de différents dans ses cheveux quand il bougea la tête, ils étaient plus longs que d’habitude et il sentait une frange qui le démangeait sur le front. Quelqu’un m’a mis une perruque… réalisa-t-il en pensées. Plus étrange encore, son nez l’avertit d’autres anomalies, la peau de son visage portait des odeurs inhabituelles, qu’il identifia inconsciemment comme du maquillage, des crèmes et des fonds de teint, le genre d’odeurs surgies du passé pour lui, qu’il sentait quand sa mère ou sa sœur étaient assises devant un miroir de la salle de bain. Et par-dessus ces effluves qui lui chatouillait les narines, il sentit encore plus fort un parfum, étrangement familier, suave et féminin tout en étant menaçant, et la connexion se fit dans son cerveau. C’était le parfum de Catherine, mais il le sentait si fort qu’il comprit que ça ne pouvait signifier qu’une chose : il le portait sur lui.
Mmh… ! s’exclama-t-il muettement avec un sursaut effaré en sentant sa langue rencontrer la surface lisse de ses lèvres, se rendant compte qu’il y avait du rouge à lèvres sur sa bouche.
Son cerveau reprit peu à peu le fil d’une pensée consciente après les assauts de toutes ces sensations brutes. Dès qu’il réussit à se concentrer assez pour évacuer le flou de ses yeux et trouver le focus, il n’eut aucun mal à voir qu’il était toujours dans la salle B22, et qu’à côté de son lit se trouvait un chariot médical sur lequel il reconnut les instruments habituels utilisés par les infirmières pour raser les patients avant une chirurgie. Il constata que la bassine était pleine d’une eau savonneuse encore légèrement fumante, de poils et d’un rasoir recouvert de savon. Plus loin dans le coin de la pièce, une chaise avec son uniforme soigneusement replié, ses chaussettes dépassant des chaussures en-dessous.
Son cerveau enfin rétabli relia immédiatement tous les points entre eux. Quelqu’un lui avait rasé entièrement le corps – y compris les parties génitales… réalisa-t-il – accentuant la sensation luxueuse des sous-vêtements sur sa peau, cette douceur sensuelle qu’il aimait tant et redécouvrait à cet instant sur son corps plus nu que jamais. Quelqu’un avait aussi appliqué des cosmétiques sur son visage, de façon assez soignée et méticuleuse d’après ce qu’il pouvait en juger, et on lui avait mis une perruque. Bref, son apparence avait été transformée en celle d’une femme. Et il était attaché à un lit.
Ok… c’est ça, ma vraie punition en fait … se résigna assez vite Alain. Deux semaines que Catherine se retient et prépare son coup, je me doutais bien qu’elle allait vouloir me donner une leçon… c’est juste un moment à passer, ça ira mieux après…
Voilà les premières pensées qu’il eut, il savait que ça allait être un moment vraiment déplaisant pour lui, une plaisanterie humiliante probablement organisée par Catherine avec la complicité du docteur Folmont (une infirmière, même en chef, ne pouvait pas obtenir sans ordonnance un anesthésiant aussi fort que celui qu’on lui avait injecté), et toute l’équipe du personnel hospitalier serait invitée à venir se moquer de lui. En résumé, un très mauvais moment à passer, une humiliation pure, le milieu hospitalier étant suffisamment connu pour ses blagues potaches graveleuses.
"Oh, notre petite infirmière Marchal se réveille…" fit une voix familière en ouvrant prudemment la porte de la chambre privative.
Alain regarda vers Catherine Lombard en train d’entrer, transportant dans ses mains un grand miroir de pleine longueur. Elle portait son uniforme d’infirmière mais Alain vit bien que rien ne collait dans tout ça. Les cheveux de Catherine étaient coiffés différemment, ils étaient relâchés et ondulaient de façon sexy sur ses épaules, son uniforme était déboutonné beaucoup trop bas, montrant un décolleté affriolant dans ce qui ressemblait à un bustier en satin qui lui faisait pigeonner outrancièrement la poitrine. L’ourlet de la jupe était aussi trop court, remonté si haut qu’il pouvait voir apparaitre les bordures sombres des élastiques de ses bas nylons, et elle portait des talons hauts d’une dizaine de centimètres, totalement interdit par le règlement de l’hôpital qui prévoyait des chaussures plates à semelles souples pour tout le personnel. De plus, son maquillage était trop appuyé pour être acceptable au travail, Catherine étant apprêtée de façon presque trop séduisante, à la limite de la vulgarité.
C’est… ça doit être comme ça qu’elle… qu’elle se maquille pour Folmont… pensa Alain, ne pouvant contrôler ses idées et s’empêcher de trouver quelque chose d’affreusement excitant et attirant dans la tenue de Catherine, l’incarnation même du fantasme de l’infirmière perverse enraciné chez de nombreux hommes.
Catherine se rapprochait de lui avec un sourire narquois, portant ce long miroir qu’elle posa finalement au pied du lit où Alain était attaché, juste en face de lui. Il fronça les sourcils avec un étonnement ahuri en voyant ce qu’il savait être son reflet mais qu’il ne parvenait que difficilement à reconnaitre. S’il n’avait pas été réveillé, si tous ses sens ne lui disaient pas que c’était lui qui était attaché dans ce lit devant ce miroir, il aurait juré qu’on lui montrait l’image d’une femme sexy et voluptueuse allongée.
Il vit le détail des sous-vêtements raffinés qu’il portait, une petite culotte en soie délicieusement douce sur son entrejambe rasée, un caraco en satin à fines bretelles avec un arrondi léger en dentelle en haut de son buste glabre, des bas transparents et des talons hauts et noirs d’au moins dix centimètres. Sans réussir à contrôler le flux de ses pensées, il trouva ses jambes… stupéfiantes. Son visage n’était pas en reste, il scruta avec une incrédulité croissante le maquillage appliqué professionnellement et les cheveux si réalistes de sa perruque. Son rouge à lèvres était incroyablement rouge et brillant, il avait l’impression que sa bouche avait doublé de volume, ses joues avaient un air pourpre et saturé de fond de teint, ses yeux lançaient des regards profonds et langoureux à cause du mascara, du khôl noir et du fard à paupières aux teintes rose et bleu voyantes qu’il portait. Couronné par la perruque incroyablement blonde de style Marilyn, il ressemblait…
à une pute vulgaire qui fait le trottoir… pensa-t-il, effaré.
"Coucou. Bonjour infirmière Aline" chuchota Catherine avec un sourire amusé.
"C’est quoi ce bordel ?" balbutia Alain.
"Chut, chut, doucement, ma petite Aline. Ne réagis pas comme ça alors que ce n’est que la première partie de ton entraînement. Après tout, c’est ce que tu voulais, non ? Tu t’habilles secrètement comme l’une d’entre nous, tu nous voles nos sous-vêtements. Eh bien maintenant, je te donne l’occasion de savoir exactement à quoi ça ressemble d’être une vraie infirmière. Alors, Aline, tu te sens bien comme ça ?" demanda Catherine avec un ton railleur.
"Putain Catherine… Qu’est-ce que tu es en train de me faire là, merde… ? Pourquoi tu m’appelles Aline ?" demanda Alain, pas très rassuré et sans savoir quel ton adopter avec l’infirmière en chef, hésitant entre soumission et indignation.
"Nous avons eu une petite réunion, avec tous ceux qui ont été témoins de ta pathétique humiliation au bloc opératoire. Et nous avons décidé que, comme apparemment tu voulais vraiment être une infirmière, nous allions t’aider à aller jusqu’au bout pour réaliser ton rêve, Aline" l’informa Catherine. "Je te conseille de ne pas résister si tu veux avoir la moindre chance de pouvoir continuer à exercer ton métier dans cette ville, ou même en France. Tu sais, il y aura toujours une infirmière qui connait une infirmière qui aura entendu que… Tu vois ce que je veux dire ? Et puis, tu pensais vraiment te sortir aussi facilement d’un truc aussi tordu que ton penchant pervers à te travestir ? En me piquant mes affaires à moi en plus ?" ricana Catherine.
"Mais… mais qu’est-ce que ça veut dire ? Tu… tu es folle…" bredouilla Alain qui commençait à avoir peur.
"Folle ? Pas du tout, au contraire, j’y ai beaucoup réfléchi. Pour commencer, je vais t’aider à te sentir plus à l’aise habillé comme une femme, puisque ça semble être un désir secret chez toi, des pulsions tellement profondes que tu ne peux y résister" analysa l’infirmière en chef. Alain se sentit frissonner en sentant à quel point elle avait sûrement visé juste. "Ça, ce sera la première étape, prévue pour maintenant. Nous discuterons un peu plus tard de ce qui se passera ensuite. Maintenant, détends-toi et laisse Madame Catherine te faire ce qu’elle sait faire de mieux" lui sourit l’infirmière en chef avec un éclat soudain lascif dans ses yeux fardés.
Elle s’approcha du lit et tendit vers lui une main aux ongles manucurés délicieusement vernis d’un rouge vif avec laquelle elle se mit à gratter doucement le long des jambes d’Alain. Le bord arrondi des ongles vernis frotta sur la maille fine du nylon transparent, transmettant à sa peau des frissons exquis.
"Tu aimes la sensation des bas en nylon sur tes jambes, n’est-ce pas Aline ? Tu sens la différence maintenant que Madame Catherine a pris bien soin d’enlever tous les vilains poils sur la peau de tes jambes, n’est-ce pas ? Tu sens comme c’est différent… plus intense… plus érotique…" dit-elle d’une voix chaude et murmurée.
Sans réussir à contrôler les réactions de son corps, Alain sentait qu’il se délectait de la sensation du toucher léger de cette belle femme sur ses bas nylons. C’était exquis, la caresse la plus sensuelle qu’il pouvait imaginer et dont la douceur intime lui coupa le souffle, elle avait raison, sa peau nue rasée de frais décuplait les sensations.
"Oui…je savais que tu aimerais ça, Aline" murmura-t-elle à voix basse comme si elle pouvait lire les pensées d’Alain dont les prunelles s’étaient agrandies, bouche entrouverte pour essayer de maitriser sa respiration. "Et ce joli caraco en satin ? Tu aimes la sensation sur ta peau toute douce ?" demanda-t-elle, frôlant simplement du revers de la main le tissu.
Elle posa ses doigts sur le torse et le ventre d’Alain, le faisant frissonner alors qu’une délicieuse sensation exaltante parcourait son corps. Effaré, il vit la pointe dressée de ses bouts de seins poindre à travers le tissu si léger, dessinant deux sommets bien visibles. Mais Catherine ne s’arrêta pas là, descendant sa main pour venir la poser sur son entrejambe et sa petite culotte en soie.
"Oh mon Dieu… mais qu’est-ce que c’est ? Est-ce que ton petit zizi dodu aime la sensation ? Tu es excitée, Aline ?" se moqua Catherine. "On dirait que ma petite infirmière Aline est toute troublée…"
Elle agrippa la queue d’Alain simplement à travers la culotte en satin et lui fit une brève caresse, à peine un petit aller-retour de haut en bas avec sa main pour une masturbation aussi efficace qu’éphémère qui le fit immédiatement gémir.
"Oh oui, elle aime ça…" sourit Catherine. "Regarde Aline, tu as fait une petite tache toute mouillée dans ta petite culotte…" l’humilia l’infirmière en chef. "C’est vraiment rigolo de te faire mouiller comme ça, ma douce Aline…"
Alain était perplexe, il ne savait pas comment réagir, il ne comprenait vraiment pas ce que Catherine lui faisait ni ce qu’elle lui réservait. Il était profondément angoissé par ce qu’elle avait évoqué, cette promesse qu’elle avait tout un plan échafaudé pour lui pour le punir, et qu’il ne s’agissait que de la première étape. Mais ce qu’il savait, sans aucun doute possible, ce que ce qu’il était en train de vivre maintenant et ce qu’elle lui faisait… c’était l’expérience sexuelle la plus incroyable qu’il ait jamais connue.
Aline… pensa-t-il. C’est… c’est Aline qui est excitée… pas moi… mais je suis Aline…
Catherine baissa son visage vers le sien, son haleine était douce et chaude quand elle entrouvrit la bouche, son visage était troublant dans son maquillage épais, et quand elle baissa ses lèvres pour l’embrasser doucement au début, juste un frôlement léger de rouge à lèvres contre le rouge à lèvres de sa propre bouche peinte pour la première fois de sa vie, Alain ressentit un pic d’excitation qui se propagea jusqu’à sa verge qui se mit à palpiter presque douloureusement. Il se mit à gémir sans savoir pourquoi, et sa bouche s’écarta presque malgré lui quand le baiser d’abord furtif évolua lentement vers un premier contact de leurs langues pour se terminer en un french kiss complet et sensuel, toute la langue de Catherine s’enfonçant dans la bouche d’Alain pour s’enrouler autour de la sienne.
Il gémit plus fort, il tira par réflexe sur ses liens parce qu’il avait envie de mettre sa main dans la nuque de l’infirmière en chef pour qu’elle pousse sa langue encore plus loin dans sa bouche seulement pour sentir ses poignets contrariés, alors il tendit le cou et releva la tête, répondant à Catherine en venant l’embrasser avec un désir évident. Aussitôt qu’elle le sentit venir vers elle, elle s’éloigna et se recula, le laissant avec la bouche entrouverte, essoufflé d’un désir hagard et interrompu, le regardant avec un air narquois.
"Alors, ma douce Aline ? Tu sens comme c’est doux et féminin, des lèvres rouges venir contre d’autres lèvres couvertes d’une belle couche de rouge ? Comment le contact est dix fois plus sensuel… ? " murmura-t-elle, sa main se resserrant doucement contre la petite culotte d’Alain, lui faisant ressentir à quel point sa queue était raide et que même s’il restait muet, sa verge confirmait de manière éloquente son excitation.
Alain savait que sa situation était dramatique et qu’il était en train de vivre une des situations les plus dégradantes de sa vie à se faire caresser et manipuler ainsi dans une totale impuissance, mais il ne pouvait empêcher son corps de réagir sexuellement. Bien sûr, il avait toujours été plutôt stimulé lorsqu’il se travestissait sous ses vêtements masculins, il savait inconsciemment qu’il y avait là pour lui un fétichisme érotique. Mais être pleinement féminisé d’un seul comme maintenant lui procurait une surcharge sensorielle qui le bouleversait de fond en comble, remuant des certitudes profondément ancrées et brisant le carcan de limites tacites qu’il n’aurait jamais franchies. Alors que les attouchements de Catherine se prolongeaient et amplifiaient son excitation sexuelle, il s’entendit gémir sans réussir à se contrôler.
Il grogna, son corps traversé par des pulsions de luxure et son esprit égaré dans des brumes lascives, son pénis frotté avec la plus exquise des douceurs contre sa petite culotte par les doigts très actifs de Catherine, et il savait qu’elle pouvait sentir son chibre gorgé de sang et palpitant d’excitation. Son érection faisait dépasser son sexe de l’élastique de la petite culotte mais l’infirmière en chef s’était arrangée pour en passer le sommet sous le caraco en satin, ils ne pouvaient pas apercevoir son phallus et pourtant lui ne pouvait penser qu’à ça, son gland suintant d’une huile séminale abondante qui forma rapidement une petite tâche plus sombre dans le matériel féminin au-dessus de son pubis.
"Oh putain…" gémit-il à voix basse.
Catherine sourit et baissa de nouveau le visage pour l’embrasser passionnément, obtenant une réponse en nature immédiate. Leurs langues partirent en exploration dans la bouche de l’autre et Alain souleva son bassin pour encourager Catherine à continuer à serrer son membre érigé pour le masturber plus fort, le rendant haletant d’un désir trouble et malsain, le laissant désarçonné d’être aussi consentant, sans aucune envie de se rebeller contre son statut de captif.
"Oui tu aimes ça, tu aimes être ma petite infirmière Aline…" roucoula Catherine.
"Oh putain oui…c’est si bon…" gémit-il, ses sens vaincus par les caresses et les sensations des tissus féminins contre sa peau lisse et sa queue tendue, prête à exploser.
"Tu vas aimer encore plus la suite, ma douce Aline…" chuchota Catherine Lombard.
Elle se redressa et Alain la suivit des yeux, la regardant soulever l’ourlet déjà remonté de sa jupe d’uniforme pour exhiber les bordures sombres des élastiques de ses bas et la chaire nue de ses cuisses encore au-dessus. Alain saliva à la vue des cuisses fuselées de Catherine, encadrées par les bretelles en dentelle noire du porte-jarretelle, puis de la petite culotte en satin rouge qui apparut, très loin de la tenue réglementaire souhaitable dans une clinique de standing.
"Tu aimes ce que tu vois n’est-ce pas ?" gloussa Catherine en tendant la main et en reprenant contact avec la queue d’Alain qui était encore plus dure.
L’infirmière principale grimpa sur le lit et mit ses genoux de part et d’autre de son prisonnier aussi captif que puissamment excité. Il poussa un miaulement explicite quand Catherine abaissa son entrejambe pour que son monticule pubien se presse contre la bosse de l’érection massive et elle se mit à onduler lascivement des hanches, effleurant les matériaux des sous-vêtements féminins. Sans pouvoir se contrôler, Alain contracta ses abdominaux pour se soulever au maximum, la bouche ouverte par le désir, oubliant que Catherine était l’infirmière qu’il détestait le plus et qui le faisait chanter, ne pensant plus qu’à réussir à amener sa queue à frotter contre l’abricot charnu aux courbes lisses qui se dessinait derrière la petite culotte de la femme fatale.
"Ne t’excite pas trop vite, Aline…" souffla-t-elle en se penchant en deux pour venir l’embrasser passionnément.
Il sentait que l’infirmière aussi éprouvait un trouble charnel profond dans leur petit jeu de soumission et de domination alors qu’elle se plaquait lentement contre lui, sa petite culotte rapidement imbibée par les sécrétions vaginales au moins autant que la sienne par le liquide séminal qui fuitait de son méat. Catherine était horriblement sexy, il voyait ses cuisses fuselées par le nylon frotter contre les siennes, elle gémissait en se mordant la lèvre inférieure et l’embrassait avec une voracité ardente, lui engouffrant sa langue et lui aspirant les lèvres tour à tour, sa bouche peinte en rouge avide de contacts intimes dans une frénésie de luxure.
Et puis aussi soudainement qu’elle était venue, Catherine mit fin à son assaut passionné contre Alain Marchal et sauta du lit.
"Merde…" haleta-t-elle pour elle-même, "j’ai failli aller trop loin… tu es vraiment trop craquante, Aline, même moi j’ai failli me laisser emporter…" Elle se redressa et redescendit un peu l’ourlet de sa jupe, masquant la tache sombre d’excitation de sa petite culotte sous sa jupe dont elle lissa grossièrement les plis avec ses mains. "Aline est prête, docteur !" fit-elle à voix haute.
Aussitôt, le docteur Bernard Folmont tira le paravent qui masquait sa présence, le montrant assis nu et arborant une érection massive sur un lit à quelques mètres de celui d’Alain. Il se mit debout d’un bond qui fit osciller sa verge bandée et s’approcha d’Alain, qui mit plusieurs secondes à comprendre ce qui se passait. Le docteur Folmont se mit devant le lit et, en quelques gestes rapides, il monta sur le matelas et lui releva les jambes, lui saisissant les deux chevilles ensemble d’une main tandis que de l’autre, il tenait sa verge à l’horizontale devant lui, pointant son chibre épais droit vers l’ouverture anale de l’infirmier féminisé.
"Aaahh !" cria aussitôt Alain. "Aaah ! Nooon !"
"Chut !!" le rabroua aussitôt le chirurgien. "Aline, ma douce… tu tiens vraiment à attirer l’attention de quelqu’un ? Tu veux que quelqu’un t’entende crier et vienne ouvrir cette porte ? A ton avis, ils en penseraient quoi en te voyant habillée comme une pute en train de se faire sodomiser ?" sourit le docteur.
Alain regarda le visage de son chef entre ses jambes relevées, il sentait son orifice anal le faire souffrir atrocement alors que le pieu raide avait trouvé son entrée arrière en écartant la petite culotte en soie sur le côté. Mais il devina aussi, que pour avoir réussi à le percer ainsi d’une seule poussée, Folmont avait dû prévoir le coup et avait enduit sa queue d’une bonne dose de lubrifiant.
"Tu as toujours voulu être une vraie infirmière, non ? Pas un simple infirmier en pantalon, Aline, n’est-ce pas ? C’est ça que j’ai compris en te voyant en bas nylon dans la salle d’opération" continua le médecin tout en bougeant un peu plus son bassin et en faisant progresser sa queue de quelques centimètres de plus dans l’anus d’Alain. "Et puis Catherine m’a expliqué que pour que tu puisses te sentir comme une vraie infirmière, la meilleure façon était que je te traite comme toutes les autres infirmières du service. Je pense que tu en avais envie depuis longtemps mais que tu ne le savais pas" se moqua-t-il.
Alain resta pétrifié durant quelques secondes, mais la douleur lancinante dans son rectum envahi de force le força à réagir, et il se mit à se débattre et à lutter contre ses liens, réussissant presque à sortir ses chevilles de la poigne de fer vicieuse du docteur.
"Catherine ! Putain viens m’aider à tenir cette salope ! C’est à cause de toi que je suis là alors viens faire ta part !" siffla-t-il entre ses dents tout en luttant contre le travesti en difficulté piégé sous lui.
Catherine avait regardé avec fascination la façon dont la queue raide était entrée dans l’orifice anal encore vierge, se délectant des cris de protestation d’Alain et de son visage accablé. Au rappel à l’ordre du docteur, elle sortit de sa rêverie et se rapprocha avec un tube de lubrifiant, enduisant d’une main le membre rigide de Folmont tout en caressant la queue raide d’Alain, le perturbant durant quelques secondes en lui rappelant à quel point il était excité.
Alain fut sur le point de crier à nouveau, luttant contre ses liens, quand le gland épais du pénis franchit en entier son anneau anal, mais Catherine se pencha sur lui et l’embrassa à nouveau, posant ses lèvres charnues sur les siennes, scellant sa bouche et aspirant son cri, le faisant s’évanouir à grands coups de langue lascive. Mais même avec la lubrification supplémentaire, la douleur était tout simplement incroyable, et Alain gémit en pleurant à l’agonie tandis que le docteur poussait plus fort avec son bassin et ses reins, lui enfilant toute la longueur de sa belle queue raide.
"Putain ! Ça … ça fait mal… !" pleura Alain sous le choc.
"Doucement Aline, doucement… tu vas t’habituer…" lui dit Catherine à l’oreille.
"Détends-toi, petite infirmière ! Le gentil docteur va te soigner… tu sens comme je mets bien de la crème partout à l’intérieur de ton petit cul ?" ricana le docteur Folmont.
"Non… non… assez… !" glapit Alain.
Il éprouvait une sensation de brûlure profonde combinée à des élancements spasmodiques de douleur intense dans tout son conduit rectal qui se faisait dilater en profondeur pour la première fois de sa vie. Il gémit et se mit à se tortiller, contractant les muscles de ses fesses en essayant d’expulser l’intrus de son passage arrière, mais le médecin n’en continua pas moins ses intromissions, commençant à coulisser d’avant en arrière dans le sphincter écartelé.
"Non…non… !" répéta Alain, jusqu’à ce que la main de Catherine qui le masturbait doucement ne se lève et ne vienne lui asséner une gifle qui lui claqua en plein visage, le laissant abasourdi.
Il cessa de se débattre, sanglotant, jetant des regards hébétés vers Catherine.
"Aline, ma chérie, écoute-moi !" murmura Catherine d’une voix autoritaire. "Tu crois vraiment que tu es la première infirmière à prendre Folmont par le cul, petite idiote ? Allez, arrête d’en rajouter maintenant… le pire est passé, je te le promets. Reste immobile et arrête de serrer les fesses, c’est juste le contraire de ce qu’il faut faire pour que ça se passe en douceur et que tu prennes du plaisir…"
Alain la regarda sans comprendre. Il n’était pas une femme, pas une infirmière, il n’était pas homo, comment Catherine pouvait-elle suggérer qu’il allait prendre le moindre plaisir à se faire sodomiser ?! Pourtant elle était là juste à côté de lui, rassurante, apaisante, excitante, femme fatale expérimentée et sensuelle, ses lèvres si belles et douces, il avait envie de boire ses paroles, de croire tout ce qu’elle disait.
"Ça ne me dérange pas, moi, si Aline continue à se débattre" fit Folmont avec un air sadique en regardant son infirmière en chef. "Tant que tu m’aides à la tenir et que je peux continuer à la baiser, je m’en fous que ça lui fasse mal. J’adore entrer dans des petits culs bien étroits…"
"Mmh… !" couina Alain.
Des sanglots coulaient sur ses joues maquillées, il se rendit rapidement compte que Catherine avait raison. Plus il luttait et serrait les fesses pour essayer de se battre contre la sodomie, plus la douleur qui provenait de son sphincter était atroce, sans contrarier le moins du monde les avancées du chibre dur du docteur. Il soupira de résignation et resta immobile en s’efforçant de se détendre, détournant les yeux quand le médecin lâchait un rictus de satisfaction en venant lui transpercer l’anus, faisant claquer ses testicules contre ses fesses.
"Oui… là… là… comme ça…" dit Catherine en lui souriant et en lui massant la queue à travers le tissu de la petite culotte en satin.
Il était humilié, et la douleur de la pénétration ne diminuait pas. Mais il était assez intelligent pour comprendre que lutter ne faisait qu’aggraver la situation, il n’avait d’autre choix que d’essayer de détendre son sphincter au maximum, de lutter contre son instinct de conservation et d’accueillir du mieux qu’il pouvait les invasions anales.
"Ouais ! Ouais !" jubilait le docteur Folmont en sentant le sphincter se faire défoncer plus facilement par son pieu avec l’aide d’Alain qui se détendait enfin. "Ouais… tu vas adorer Aline, tu vas voir, tu vas en redemander… comme une bonne infirmière…"
Alain sanglotait doucement maintenant, et en même temps, il sentait ses muscles intérieurs se détendre petit à petit. Étonnamment, les élancements de la douleur intense ont commencé à s’atténuer de façon très perceptible, il ressentait toujours la sensation de brûlure autour de l’entrée de son orifice, mais la douleur était largement tolérable.
"Oui, tu vois Aline, je sens que tu aimes ça. Reste détendue, ma grande, je ne veux vraiment pas faire de mal à ma toute nouvelle infirmière" dit le docteur Folmont.
Millimètre par millimètre, il enfonçait sa queue en lui, il prenait son temps et chaque fois qu’Alain tressaillait trop fort, il s’arrêtait quelques secondes avant de continuer, une pause que Catherine mettait à profit pour enduire généreusement de lubrifiant le phallus du docteur tout en branlant efficacement l’arbre viril dans la petite culotte d’Alain, la queue dominante disparaissant inexorablement dans le rectum du soumis avant d’en sortir encore plus raide et plus luisante. Alain luttait contre ses sentiments, la sensation était intensément inconfortable, il avait l’impression d’être plein à en déborder, à chaque fois que Folmont venait coller son bassin contre lui et l’enfilait en entier, il devait lutter contre l’envie immense d’expulser la queue et il devait se concentrer pour empêcher ses muscles internes de se contracter.
Mais au bout de quelques pénétrations, un autre rythme s’installa. Alain avait compris que sa rondelle avait été définitivement brisée et assouplie, suffisamment pour que toute la circonférence du chibre du médecin puisse se faire enfouir dans son anus sans le forcer maintenant. Tranquillement, Folmont lui sépara les jambes, une dans chaque main et les fit reposer sur ses épaules. Il baissa les yeux et fixa le visage ruisselant de larmes en train de sécher, et lui sourit d’un air serein.
"Alors Aline… prête à te faire baiser comme une bonne infirmière ?" dit-il avec mépris.
La seule réponse d’Alain fut une autre larme silencieuse. Il avait cessé de sangloter, se mettant à feuler doucement en ressentant un pincement de douleur, mais maintenant qu’il avait appris à détendre son sphincter, il ne ressentait plus la douleur aussi atroce que quand il avait perdu son pucelage anal. Même la sensation de brûlure avait tendance à s’atténuer, ne restant plus que le fait de se faire remplir comme une outre. Malgré ce qu’il venait de dire, le médecin ne se lâcha pas tout de suite comme une brute sauvage, il continua à le pénétrer lentement, encourageant Alain à rester calme et lui permettant de détendre ses muscles constricteurs.
Quand il avait tout son arbre à l’intérieur, il restait immobile quelques secondes puis redonnait un petit coup de rein supplémentaire, provoquant des sensations vicieuses qui faisaient couiner son captif qui se mit à haleter. En tant que médecin, Folmont savait bien que ce n’était plus une douleur physique que ressentait Alain, mais le fait que son gland avait trouvé la prostate et appuyait dessus, provoquant une insoutenable sensation de plaisir chez ce néophyte de la sodomie qui devait apprendre à identifier ses zones érogènes interdites.
Folmont savait qu’il ne servait à rien de se précipiter, y compris pour que lui-même n’éjacule pas trop vite et puisse sodomiser le plus longtemps possible ce petit cul de jouvencelle. Il prit son temps, balançant doucement ses fesses d’un côté à l’autre, appuyant avec ses testicules dans le sillon fessier d’Alain, qui se faisait dompter indubitablement aussi par Catherine qui lui caressait la queue et l’embrassait régulièrement, s’assurant que le captif devenait de plus en plus excité et docile. La fois suivante où il le sodomisa jusqu’à la garde, Catherine s’éloigna de son visage et le médecin se pencha en avant à sa place. Planté en lui, lui stimulant la prostate avec sa queue raide, Folmont l’embrassa et Alain, bouche bée, sentit leurs deux langues se répondre et entrer dans une courte danse érotique qui le fit vaciller dans ses certitudes les plus profondes.
Non seulement je ne me débats plus contre un homme qui me sodomise… mais en plus je le laisse m’embrasser… pensa-t-il sans trouver la moindre cohérence dans cet enchainement de mots encore inimaginables quelques instants auparavant.
La sensation de brûlure avait complétement cessé, le docteur Folmont utilisant de grandes quantités de lubrifiant grâce à Catherine, il n’y avait presque plus de douleur, et les deux complices se relayaient pour l’encourager à se détendre et à accepter la montée des sensations de plaisir. Si son corps s’était rendu à l’évidence depuis bien longtemps, son esprit luttait encore, et Catherine travaillait à saper ces résistances en l’abreuvant de mots doux et en l’appelant Aline en permanence au creux de l’oreille tout en lui caressant la queue de sa main si douce aux ongles parfaits, inscrivant ses paroles lancinantes en une répétition quasi hypnotique pour les faire entendre directement par le subconscient d’Alain.
Il sentait le gland épais du chirurgien venir frotter contre la zone prostatique à l’intérieur de son rectum, à chaque fois que la queue passait dessus des vagues de plaisir intense lui vrillaient le corps de façon incontrôlable, il n’avait jamais rien ressenti de tel, il ne comprenait pas ce qui se passait. Les stimulations rectales sur sa prostate par le chibre expert faisaient monter et descendre des pulsations enivrantes dans ses entrailles, et il perdit le contrôle de son sphincter qui se relâcha totalement et commença à émettre ses propres ondulations de picotements et de plaisir, accompagnant maintenant chaque intrusion de la verge raide. Au bout de quelques minutes, Alain haletait de façon incontrôlable.
Folmont se baissa à nouveau vers lui, et cette fois Alain l’embrassa aussitôt en retour, profondément, se jetant passionnément sur la langue offerte. Il lui ouvrit sa bouche autant que son anus, soulevant ses hanches du lit pour se laisser emmancher sans retenue. Perdant toute conscience de ce qu’il faisait, il enroula ses jambes vêtues de bas nylons autour de la taille de son amant, verrouillant ses chevilles dans le dos du médecin pour le tenir contre lui. Il réalisa alors qu’il se sentait totalement féminine, allongé sous cet homme à qui il se donnait sans contrainte, lui laissant profiter de ses orifices pour leur plus grand plaisir à tous les deux.
"Oh Aline…" murmura Folmont en la baisant lentement mais avec passion. Il faisait désormais courir sa queue sur toute sa longueur dans l’orifice arrière, n’hésitant plus à sortir de l’anus d’Alain maintenant qu’il savait qu’il allait pouvoir y rentrer si facilement, poussant son gland qui ouvrait aisément la rondelle avec de longues poussées lentes, et Alain relevait son bassin pour venir à sa rencontre, couinant quand la queue aux belles dimensions coulissait dans son conduit rectal jusqu’à venir plaquer les testicules chauds contre ses fesses.
Il n’y avait pas de fougue ou de martèlement brutal, juste des poussées profondes et lentes procurant une stimulation maximale pour la première sodomie de sa vie, une défloraison totalement parfaite qui lui étourdissait les sens. Catherine s’était un peu éloignée maintenant, elle voyait bien que sa nouvelle infirmière n’avait plus besoin d’encouragement et tenait parfaitement son rôle. En souriant avec une satisfaction lascive, elle profitait du spectacle excitant, glissant ses doigts à l’intérieur de sa petite culotte pour caresser contre son clitoris protubérant.
"Oh ! Ah !" fit soudain le médecin avec un son rauque, redressant la tête, les veines de son cou saillante.
"Mmh… !" murmura Alain.
Il le sentit jouir dans son cul, le sexe enchâssé en lui jusqu’à la garde, le scrotum du beau médecin lui chatouillant les fesses quand il frissonna et remua sous les effets de la jouissance, son membre puissant se mettant à pulser et palpiter. Ouvrant de grands yeux effarés, Alain connut la sensation à nulle autre pareil d’une éjaculation chaude lui remplir le conduit rectal, des jets de sperme épais expulsés par le pénis dans son anus étroit. Il cambra le dos et le torse pour réclamer la bouche de son amant qui l’embrassa sauvagement, leurs langues entrelacées, ses lèvres rouges écrasées sous la passion du baiser du médecin et de l’accouplement mené à son terme.
"Mmh… !" glapit Alain.
Il faillit s’évanouir de plaisir et d’humiliation en sentant son propre orgasme lui secouer le corps, ses abdominaux saisis de convulsion alors que son pénis raide crachait sa semence sans aucune stimulation autre que le plaisir anal et prostatique qu’il recevait. Catherine s’avança rapidement, glissant une main entre le corps des deux amants et révélant au grand jour l’éjaculation d’Alain par laquelle il inonda son caraco et sa petite culotte de plusieurs giclées d’un sperme blanc et épais.
Il n’était pas encore redescendu de son orgasme, il venait de vivre un moment hors du temps, un tremblement de terre qui avait fait vaciller toutes ses certitudes sur qui il était. Il se sentait tellement féminine, tellement rassasié, il venait de découvrir ce que ressent une femme qui venait de se faire aimer et baiser par un amant doué et attentif, il était sur un nuage de révélations dont il ne savait pas encore quoi faire. Mais heureusement, pensa-t-il, il y avait Catherine et le docteur Folmont qui seraient sûrement là pour l’aider à découvrir cette nouvelle voie qu’ils venaient d’ouvrir pour lui, sa queue raide et souillée de ses épanchements visqueux.
Le médecin mit fin à leur étreinte fusionnelle, séparant leurs bouches et basculant en arrière sur ses hanches, faisant sortir sa verge de l’anus. Sans autre avertissement, il gifla brutalement Alain en plein visage.
"Espèce de putain de tapette ! Je savais que tu étais une putain de pédale, Aline ! Mais quelle salope !" siffla-t-il. "Putain, tu as vu comme Aline m’a pompé la queue avec son cul ?"
Alain jeta vers lui un regard hagard. Il baissa les yeux et vit la trainée de sperme scintillant que le médecin essuya sur ses bas, nettoyant sa verge dans les nylons du captif complétement déstabilisé.
"Tu as vu ? Tu as tout enregistré ? Putain, tu as les images de cette pédale d’Aline ? Notre nouvelle petite infirmière en train de se faire baiser le cul ?" répéta le docteur en descendant.
Une nouvelle vision d’horreur s’incrusta dans la prunelle des yeux d’Alain lorsqu’il vit Béatrice sortir de derrière le paravent avec une caméra posée sur un trépied.
"Oh oui docteur, j’ai tout enregistré !" affirma Béatrice avec un enthousiasme excité. "La meilleure partie, c’est quand Catherine a montré la queue d’Aline en train de jouir. J’ai fait un super gros plan sur l’éjaculation de notre nouvelle infirmière !"
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