Infirmière Transsexuelle
Chapitre Sept : au firmament
Aline et Béatrice étaient assises dans le salon de l’appartement d’Aline, buvant du thé et fumant.
"Alors ? C’est quoi cette histoire avec l’inspecteur Sagnel ?" demanda Aline encore un peu sous le choc.
"Eh bien, tu te doutes que pour pouvoir faire tourner en toute impunité son réseau, madame Catherine K possède des appuis hauts placés qui ferment les yeux sur ses activités. Quand on fait dans les call-girls de luxe et qu’on vise une clientèle d’élite, on a besoin de protection et de s’assurer que les clients ne bénéficieront de publicité non désirée sous la forme d’arrestations par exemple. C’est à ça que sert Sagnel."
"Alors Catherine paie l’inspecteur Sagnel qui s’assure que les bonnes pattes sont graissées ?" demanda Aline.
"Oui. Elle a un arrangement ave Sagnel, il touche à la fois du cash et des services en nature quand il a envie de se taper une des prostituées du réseau. C’est pour ça qu’avec toi, Catherine va avoir du mal à lui donner tort : comme il ne savait pas que tu faisais partie de l’écurie de madame K, il pourra dire qu’il faisait son travail en effrayant quelqu’un qui venait faire de la concurrence à ses affaires sur son territoire. Et maintenant qu’il sait que tu travailles pour elle, il peut toujours dire que c’est sa rétribution en nature…" expliqua Béatrice avec résignation. "C’est pour ça qu’il a été un peu agressif avec toi, il protège le territoire de Catherine, il ne laisse que les filles affiliées travailler en toute impunité."
"Impunité ? Putain ! Ce connard m’a prise par le cul dans l’escalier d’un poste de police et m’a piqué mon putain d’argent !" cria Aline, scandalisée.
"Chut, bébé ! Tu veux que les voisins t’entendent ?" fit Béatrice à voix basse pour essayer d’apaiser son amie.
Elle leur versa un nouveau verre à boire, Aline avala le sien cul sec, et Béatrice la resservit aussitôt.
"Ecoute Aline, je sais que c’est un peu difficile à accepter, mais c’est juste la faute à pas de chance. Tu as été au mauvais endroit, au mauvais moment, c’est tout" dit Béatrice.
"D’la merde, oui Béatrice ! C’est toi qui m’as dit que Catherine gère tout jusque dans les moindres détails pour contrôler son réseau. Elle savait exactement où et avec qui j’avais rendez-vous ce soir, et tu veux me faire croire que c’est par hasard que ce connard de la police, juste celui qui est corrompu par elle, se trouve là juste à ce moment ?" raisonna Aline.
"Je ne sais pas Aline" hésita Béatrice, "il ne faut pas être paranoïaque non plus. Peut-être que Catherine a oublié d’informer Sagnel que tu faisais partie du réseau parce qu’elle voulait attendre de savoir comment tu t’étais comportée avec Laurent Pertier ce soir avant de te confirmer comme membre et de te faire bénéficier de la protection de la police ?"
"Non, je ne crois pas à une coïncidence. En plus avec mon chauffeur qui est parti sans essayer de m’aider…"
"Je ne sais pas. Ils ne connaissent pas tous Sagnel, et il est venu me prévenir assez vite que tu étais peut-être en mauvaise posture…" tempéra Béatrice. "Quoi qu’il en soit, tu es en sécurité ici, chez toi maintenant, et je suis là avec toi" ajouta-t-elle en venant se blottir contre Aline et en commençant à lui embrasser doucement le cou.
Aline ne résista pas longtemps, elle en avait assez de réfléchir pour le moment, elle avait besoin de tendresse et d’oublier cette soirée. Elles s’embrassèrent avec la ferveur sensuelle de deux amantes qui connaissaient si bien leur corps et qui savaient donner du plaisir à leur partenaire, leurs mains explorant rapidement l’entrejambe de l’autre. Aline se leva et tendit une main à Béatrice pour l’inviter à la suivre dans la chambre, elle voulait un lit douillet et familier pour une étreinte parfaite.
Elle sortit de son uniforme d’infirmière pour ne conserver que sa lingerie qui avait autant d’effet sur elle que dans les yeux de Béatrice qui conserva ses bas résilles, sa petite culotte et ses talons hauts. Elle s’était maquillée comme pour aller voir un client de façon à séduire Aline, et son parfum suave emplit l’air de la chambre alors que leurs bouches se joignaient de plus belle. S’embrassant à perdre haleine, elles se laissèrent gagner par la montée du plaisir sensuel de leur corps à corps dans des frottements enchevêtrés, tissus soyeux contre peau délicieuse, s’enlaçant et s’explorant en toute liberté avec leurs mains, s’abandonnant à l’autre. Aline fit rouler Béatrice sous elle, contemplant avec un regard chargé de convoitise le corps sexy étendu sous elle, son amante se mordant la lèvre inférieure, ses beaux seins aux pointes dardées levés vers le ciel, lui réclamant muettement d’être possédée par l’engin viril qui formait une tente sous la petite culotte en dentelle.
Aline s’agenouilla au pied du lit, elle grimaça tellement son érection était dure dans sa petite culotte, son phallus fier et arrogant, et elle comprit que l’excitation qu’elle ressentait envers Béatrice était plus profonde et plus totale que les stimulations uniquement charnelles qui faisaient durcir son sexe quand elle se faisait pénétrer analement par ses clients ou des hommes. Avec Béatrice, les frontières s’effaçaient, elle pouvait être virile tout en étant femme, dominée et dominante sans arrière-pensées. Elle sortit sa langue et lécha les chevilles minces de Béatrice, prenant ses pieds dans ses mains, lui massant les mollets pour la faire languir et Béatrice soupira d’une frustration chargée de désir. Elle glissa sa langue plus loin le long des jambes de son amante, s’attardant pendant quelques instants à taquiner les fines rides dans les bas à l’arrière des genoux repliés, et Béatrice frissonna, tendant ses doigts pour atteindre la chevelure et le visage d’Aline qu’elle saisit avec passion, sans aucune contrainte.
"Oh putain Aline… tu me rends tellement mouillée…" gémit-elle en une déclaration d’un aveu intime qui la fit rougir.
Aline continua son lent voyage le long des jambes élégantes de Béatrice, prenant des pauses interminables qui lui coûtaient autant qu’à sa partenaire qu’elle faisait frémir d’impatience, s’arrêtant au sommet de ses bas pour explorer les zébrures sombres des élastiques, la peau lisse des cuisses, chaque parcelle accessible au toucher de ses doigts ou de sa langue. Béatrice essaya de guider le visage d’Aline qui s’amusa à résister, se faisant maudire et désirer, jusqu’à atteindre enfin l’entrejambe de son amie, lui léchant la motte à travers le tissu de la petite culotte en satin noir complétement imbibée d’un jus huileux dont l’odeur femelle lui piqua les narines. Elle se sentit bander encore plus fort en prenant entre ses lèvres la petite culotte qui portait la trace physique du bonheur charnel qu’elle donnait à son âme sœur avec qui elle partageait son métier de jour et son activité de nuit, créant entre elles un lien intime et passionnel.
"Oh Aline putain… !" haleta Béatrice avec des yeux affolés de désir "tu n’as pas le droit de me faire ça putain… j’en peux plus… laisse-moi au moins me branler, mais ne me laisse pas dans cet état, tu me rends folle… !" gloussa la jolie brune en poussant un feulement de frustration, écartant l’élastique de sa petite culotte et poussant son bassin en avant, décollant ses fesses du lit en un supplique pour qu’Aline vienne enfin lui fouiller le sexe.
La langue d’Aline explora les lèvres de la chatte de son amante, parcourant les chairs recouvertes d’une mouille huileuse qui lui colla à la langue, embrassant la vulve et y écrasant ses lèvres pulpeuses, plongeant en un baiser passionné sur le clitoris encapuchonné qu’elle fit frissonner par une brève aspiration perverse. Béatrice cambra le dos et poussa un nouveau gémissement tandis qu’elle se tordait du plaisir que la bouche d’Aline apportait contre son intimité, la broutant merveilleusement.
"Mmmh !!" gémit-elle en se mordant la lèvre inférieure, les paupières closes.
Aline s’occupa avec une délicatesse experte du bouton de plaisir de son amante, l’ensevelissant sous de longs coups de langue et une alternance de succions douces ou appuyées, variant les arabesques du parcours de sa langue dans les plis de la vulve déliquescente, les chairs intimes de Béatrice écarlate d’un désir ardent. Amante attentionnée, Aline s’abreuva à la source infinie des sécrétions cuivrées de son amie, s’enivrant du goût et des odeurs de la mouille fluide. Béatrice minauda d’excitation, ses chevilles tordues dans ses talons hauts plantés dans le lit, et Aline lui enlaça les cuisses pour mieux coller sa bouche contre le sexe détrempé, sentant que sa collègue infirmière s’approchait à grands pas d’une belle jouissance. Elle suça avec délectation le vagin trempé, fouettant et harassant avec sa langue habile le clitoris protubérant, la poussant à l’intérieur du conduit inondé pour mieux en ressortir et embrasser la vulve charnue de ses lèvres peintes en rouge.
"Oohh… ! Oohh… ! Ouiiiii !" cria Béatrice, liant étroitement ses doigts dans le cuir chevelu d’Aline pour lui tenir la bouche contre son sexe alors que l’orgasme se répandait en elle, la faisant chavirer de plaisir.
Docile et inventive, Aline continua ses merveilleuses attentions buccales, intensifiant la jouissance de son amie en répandant ses caresses lascives sur le sexe en pâmoison, léchant et suçant le con brûlant dans l’extase. Elle sentit tout le corps de Béatrice se cambrer entre ses bras et sous sa bouche, les cuisses fuselées se rapprochant pour lui coincer la tête sous le paroxysme de plaisir, ne lui permettant d’entendre que les sons étouffés des cris intimes et explicites poussés par la belle amante jouisseuse. Lentement, Aline fit refluer ses caresses, laissant Béatrice haletante en commençant à redescendre de son nuage orgasmique. Elle s’amusa encore à venir titiller le clitoris à la sensibilité exacerbée après la jouissance, chaque effleurement provoquant une réaction électrique dans les hanches de Béatrice qui se soulevaient d’un cri, avant de prendre à deux mains le visage d’Aline pour l’extirper de son aine où elle venait de faire des ravages exquis.
Le visage rougi par le plaisir et avec un sourire épanoui, Béatrice attira la bouche de son amie pour l’embrasser, recueillant sur ses lèvres le goût de sa mouille qui imprégnait le menton et la langue de son amante mi-homme mi-femme. Béatrice ouvrit ses jambes pendant qu’Aline se perdait dans sa bouche, frottant les unes contre les autres leurs cuisses gainées de nylon, ressentant immédiatement l’excitation maximale dans la petite culotte d’Aline.
"Baise-moi maintenant, bébé ! Mets-moi ta queue, putain Aline ! Il n’y a que toi qui peux me faire ça… !" gémit-elle sur un ton suppliant, lançant sa main pour aller attraper la verge tendue de son amante et en placer le sommet à l’entrée de son vagin brûlant et détrempé.
Elle souleva son bassin pour enrouler ses jambes autour des flancs d’Aline, l’invitant à se rapprocher et à prendre possession de sa fente avide et dégoulinante de désir moite, guidant le pénis rigide de son amante à l’intérieur de son orifice huileux. Elle couina de désir, griffant la peau des hanches d’Aline avec ses ongles de féline, incrustant les pointes de ses talons hauts dans les cuisses de celle qui allait la baiser bien fort. Avec un plaisir indicible, Aline enfila son membre turgescent dans la chatte si lubrifiée par sa préparation linguale, poussant son bassin pour pénétrer aisément tout au fond du conduit vaginal qui recouvrit son sexe comme un gant de velours liquide.
"Oh oui putain bébé… fort… plus fort… tape bien au fond, Aline…" murmura Béatrice, encourageant Aline à libérer ses pulsions viriles, à s’enfoncer en elle comme les derniers hommes qui s’étaient servi de son anus de travestie sexy.
Le sexe inflexible et raide pénétra sur un rythme effréné dans l’antre femelle, Aline faisant claquer son pubis contre celui de son amie, la faisant gémir de plus belle, son entrejambe écrasant les lèvres pulpeuses de la vulve gonflée de désir. Mais elle était déjà très excitée elle-même, et la douceur exquise du con baveux de Béatrice minait son endurance et sa résistance à chaque invasion virulente. Elle se coucha sur son amante pour ne plus bouger que ses reins et la posséder le plus longtemps possible, mais Béatrice fit encore monter son excitation avec son souffle chaud et doux dans l’oreille d’Aline, lui chuchotant des obscénités impudiques, lui griffant les épaules avec ses ongles et le bas du dos avec ses talons, ne lui accordant pas un instant de répit.
"Aaahh… !" cria Aline en frémissant, son bassin fusionné à celui de son amante alors qu’elle déversait sa sève au fond de l’antre vaginale de Béatrice, broyant la base de son pénis contre le pubis de celle-ci, infligeant une dernière sensation foudroyante sur le clitoris épais.
Les deux amantes restèrent enlacées dans les bras l’une de l’autre à s’embrasser et à se caresser encore pendant de longues minutes, rassasiant leurs besoins de tendresse et de volupté. Epuisée de fatigue et brisée par les montagnes russes de ses émotions de la soirée qu’elle avait passé à se faire utiliser par deux hommes qui l’avaient traité comme la dernière des putains, puis une étreinte absolument merveilleuse avec une amante qui la faisait se sentir comme la plus belle et la plus virile des femmes, Aline s’endormit dans les bras de Béatrice, son pénis redevenu mou se pressant contre la cuisse fuselée de son amante, y déposant les derniers fluides de sa semence phallique.
***
Le lendemain à la CSMM, Alain Marchal était en plein travail quand une collègue vint le chercher pour lui dire qu’il était convoqué au bureau de l’infirmière en chef.
"Oh là… ma petite infirmière a l’air d’être en colère" dit Catherine Lombard avec un sourire narquois en voyant le visage d’Alain, ne parlant que quand celui-ci eut pris soin de fermer la porte derrière lui.
"Ah oui, ça se voit ? Eh bien peut-être que ça vient du fait que je n’ai pas vraiment apprécié d’être baisé dans un escalier du poste de police par quelqu'un qui était censé assurer ma protection ? Et que juste avant lui, le docteur Pertier m’a traité encore pire que de la merde ? Et que ce gros connard d’inspecteur Sagnel m’a volé tout l’argent que j’avais dans mon sac à main ?" lâcha Alain avec indignation, déballant tout ce qu’il avait sur le cœur.
"Oh, arrête de faire ta pleureuse, ma grande. Tu crois vraiment que tu vas m’arracher une larme avec tes histoires ? Crois-moi, je sais parfaitement que c’est pas facile tous les jours d’être une pute, mais au fond de toi tu sais bien que ça te convient. Parce que c’est ce que tu es, n’est-ce pas ?" dit Catherine sur un ton provocant. "Tu te plains parce que pour le moment tu refuses encore d’admettre la réalité en face. Béatrice était comme toi aussi au début, et maintenant, tu vois bien le discours qu’elle a. Et puis…" dit-elle en faisant une pause dans sa phrase, "…ceci pourra sûrement t’aider à faire passer la pilule."
Alain entendit le bruit d’un tiroir que l’infirmière en chef ouvrait derrière son bureau, glissant une enveloppe dans sa direction par-dessus la table. Il comprit immédiatement de quoi il s’agissait et s’en saisit avec perplexité, comprenant qu’il était en train de tourner une page et d’avaliser toute la machination de Catherine s’il acceptait cet argent. Il déchira l’enveloppe avec son doigt, elle était remplie de billets, à vue d’œil il estima qu’il y en avait au moins pour deux milles euros. Davantage que ce qu’il allait gagner durant ce mois en tant qu’infirmier. Il resta tétanisé, il savait qu’il aurait dû faire un coup d’éclat, jeter l’argent à la figure de la maitresse traitresse, mais il ne put s’y résoudre.
"C’est pour tes prestations de cette semaine, avec un petit bonus à cause du comportement de Laurent et de Didier. Le docteur Pertier et l’inspecteur Sagnel" précisa Catherine en voyant qu’Alain n’était pas encore familier avec les prénoms des clients. "C’est plutôt une belle compensation, non ?" sourit-elle, satisfaite de voir Alain cogiter devant cet étalage d’argent.
Catherine savait exactement ce qu’elle faisait. Le fait d’être celle qui distribuait les enveloppes contribuait à asseoir son autorité sur les filles, et le fait de recevoir l’argent après coup, de séparer dans le temps la prestation et le paiement, renforçait l’illusion qu’il s’agissait d’argent facile, la pénibilité éventuelle de l’acte ayant déjà été partiellement oubliée si besoin. Maintenant, c’était le cerveau d’Alain qui allait faire le travail d’autojustification pour qu’il ne perde pas tout son estime de soi à ses propres yeux., et se dire que ce qu’il avait traversé recevait maintenant sa justification.
"Je dois aussi te dire" continua Béatrice, "que tu es vraiment très populaire auprès de mes clients, je ne m’attendais pas à un tel engouement de leur part pour toi. Bien sûr, toutes les nouvelles recrues sont toujours populaires au début, mais ça va plus loin pour toi. Ta prestation lors de la petite fête a été très remarquée, et tous les clients se sont montrés très élogieux te concernant, ça commence à se savoir. Tu es en train de chambouler pas mal de choses, maintenant je dois même trouver des filles qui sont prêtes à s’attacher un gode en caoutchouc autour de la taille pour baiser leur client…" dit-elle en secouant la tête comme si ce genre d’idée la dépassait et restait un mystère incompréhensible pour elle. "Quoi qu’il en soit, en ce moment ma chérie, tu es la nouvelle coqueluche pour l’élite perverse. Comme je limite les rendez-vous de mes filles pour ne pas les épuiser, j’ai fait monter les prix pour toi mais malgré ça, je peux déjà t’annoncer que ton carnet à toi est plein pour les prochains mois…"
"Vraiment ?" demanda Alain, incrédule de se sentir aussi populaire quand il était Aline.
"Evidemment, Aline, pourquoi j’irai inventer cette histoire ?" répondit Catherine en haussant les épaules. "Tu me prends peut-être pour une horrible conne, mais je traite mes employées de façon équitable, c’est pour ça que mon petit business marche aussi bien. Tu as dû profiter des confidences sur l’oreiller de la part de Béatrice concernant mon écurie d’infirmières prostituées…elle n’a jamais su tenir sa langue celle-là, même si elle sait s’en servir aussi bien sur ma chatte que sur ta bite…" ricana Catherine. "Je sélectionne soigneusement les clients, je ne fonctionne que par recommandation, donc je dois prendre le plus grand soin de la réputation de mes filles. Ce n’est pas une tâche facile, sans compter que je dois aussi gérer la police…"
"Qui c’est qui pleurniche maintenant ?" répliqua Alain. "Ne compte pas sur moi pour verser une larme sur ton sort !"
"Mmh… touché… tu as raison" concéda Catherine, bonne joueuse en comprenant qu’il venait de lui retourner son argument et qu’il n’avait pas eu tort de le faire. "Mais enfin, regardons les choses en face. La plupart de mes filles sont comme toi. Elles protestent pour la forme, mais au fond, elles en profitent d’une manière ou d’une autre. Les enveloppes remplies d’argent que je distribue chaque semaine permettent de calmer bien des susceptibilités et d’étouffer beaucoup de scrupules. Surtout quand on aime baiser et être baisée…"
Elle se leva de son siège pour faire le tour de son bureau, se rapprochant dangereusement d’Alain. Il n’y avait que deux boutons de sa tunique qui étaient défaits en haut, rien de choquant ou de provocant, mais Alain ne put s’empêcher de revoir passer devant ses yeux les seins amples et généreux de Catherine quand elle était accroupie en train de sucer cet homme qui lui pelotait ses mamelles lors de la soirée à plusieurs, et il déglutit avec difficulté à ce souvenir sulfureux. Avec un sourire moqueur, Catherine s’adossa à son bureau, faisant remonter trop haut sa jupe d’uniforme, exhibant pour lui l’élastique de ses bas qui couvraient ses cuisses voluptueuses, réveillant en lui son fétichisme pour les sous-vêtements féminins et en particulier ceux de Catherine, et le vol dans son casier par lequel toute sa vie avait basculé pour faire naitre Aline.
Elle se rapprocha et tendit une main en avant.
"Oh… !" fit Alain, les yeux écarquillés quand elle caressa l’érection qu’il n’avait même pas senti avoir, lui faisant réaliser l’effet que cette femme de pouvoir avait inconsciemment sur lui. Le souffle court, il gémit doucement en fermant les yeux, vaincus, alors que les doigts de l’infirmière en chef dessinaient le contour de sa queue derrière son pantalon blanc d’infirmier, ne songeant pas un instant à la repousser.
"Ne t’excite pas trop" lui murmura-t-elle à l’oreille, collant sa poitrine opulente contre son torse, "tu ne m’intéresses pas du tout, infirmier Marchal. Par contre, je dois avouer que je suis intriguée par cette petite salope d’Aline que mes clients s’arrachent… et qui a réussi à séduire ma meilleure gagneuse…" souffla-t-elle avant de lui prendre le lobe de l’oreille entre les lèvres et de le suçoter, faisant frémir Alain des pieds à la tête.
Elle s’éloigna brusquement, lui glissant une autre enveloppe dans la main, et le regarda avec un air sévère.
"Ce soir, à huit heures. Tu viendras avec Béatrice" dit-elle en regagnant son siège derrière son bureau. "Autre chose, infirmier Marchal ?" demanda-t-elle avec dédain en voyant qu’Alain restait immobile. "Alors vous pouvez sortir de mon bureau. Et essayez de cacher cette érection, vous allez faire jaser" piqua-t-elle en détournant son regard de lui pour se remettre dans ses dossiers.
***
"Alors qu’est-ce que ça veut dire ?" demanda Aline à Béatrice qui venait de la rejoindre dans son appartement.
"Tu devrais vraiment renouveler ce que tu as dans ton bar…" dit Béatrice sans répondre en allant se servir un verre. "Tu en as les moyens maintenant, non ?"
Elle s’assit dans le canapé à côté d’Aline et alluma une cigarette entre ses lèvres parfaitement maquillées. Aline portait la robe de soirée en satin rouge qui lui avait été livrée pour la soirée orgiaque, et elle était à nouveau resplendissante dans cette tenue, sa perruque brune mi-longue, son porte-jarretelles en satin blanc avec ses bas beige aux coutures chocolat, sa culotte en soie et son soutien-gorge assorti. Ses pieds étaient chaussés de hauts talons en cuir verni noir dont elle avait fait l’acquisition quelques heures plus tôt. Elle avait accessoirisé avec des bagues en or sur les doigts de ses deux mains, l’élégante montre fine en or sur son poignet gauche et un bracelet en or sur sa droite, une paire de boucles d’oreilles pendantes étaient attachées à ses oreilles et un pendentif accroché autour de son cou.
La fente sur le côté de sa robe exposait sa cuisse recouverte d’une fine bonneterie qui scintillait dans la lumière de la lampe, attirant facilement le regard de Béatrice qui n’avait pas besoin de grand-chose pour se laisser distraire par les attraits si stupéfiants de son amante. Ce sentiment était d’ailleurs réciproque, Aline elle-même assez excitée par la robe de soirée en satin noir de Béatrice qui révélaient presque l’entièreté des cuisses galbées de son amie. Son maquillage était parfait comme toujours, elle arborait une nouvelle coiffure et des bijoux en or blanc et pierres précieuses qui s’accordaient parfaitement avec son ensemble.
Si elles n’avaient pas eu besoin de se rendre très bientôt au rendez-vous fixé par madame K, elles se seraient jetées immédiatement l’une sur l’autre. En attendant, elles devaient se maîtriser pour ne pas céder à leurs pulsions respectives.
"Une fête privée ressemble un peu à ce que tu as déjà vécu, amis avec moins de monde. En général, il n’y a que cinq ou six personnes" expliqua Béatrice. "C’est beaucoup plus intime, donc tu passeras forcément entre les mains de tout le monde à un moment donné. Mais Catherine s’arrange souvent pour qu’il y ait une certaine compatibilité entre les filles et les clients…" ajouta-t-elle en manquant un peu de conviction.
Aline fit tourner nerveusement dans sa main la carte qu’elle avait trouvée avec la deuxième enveloppe que lui avait transmise Catherine, lui indiquant l’adresse où elle devait se rendre.
"C’est bizarre, non, qu’elle m’ait demandé de t’emmener ? Pourquoi est-ce qu’elle ne te l’a pas dit elle-même ? Elle fait ça souvent ?" s’interrogea Aline.
Béatrice regarda Aline par-dessus son verre en haussant les épaules avec indifférence, de l’air de celle qui ne perd plus son temps à se poser ce genre de questions. "Catherine fait ce qu’elle veut. Quand on reçoit ce genre d’invitation, on y va, c’est tout bébé."
"Tu l’aimes encore, hein ? Catherine, je veux dire ?" dit Aline sur un ton boudeur. "Tu continues à coucher avec elle ? Depuis que… toi et moi… ?"
"Aline, bébé…" sourit Béatrice. "Ce qui se passe entre nous est vraiment spécial pour moi, et être ta maitresse est une des plus belles choses qui me soit arrivée depuis des années. Mais tu es une grande fille, je n’ai pas besoin de te répéter que j’aime aussi mon travail de prostituée. Et oui, j’aime aussi coucher avec Catherine. C’est une conne par bien des aspects, mais elle a toujours ce quelque chose qui m’attire et me fait craquer de temps en temps. Elle m’a fait découvrir des choses sur moi que je ne peux pas expliquer, et que je n’oublierais jamais" expliqua Béatrice.
"Et moi là-dedans ? Quand est-ce que tu vas m’oublier alors ?"
"Oh, allez ma jolie, tu ne vas pas me faire une scène de jalousie maintenant ? Ce soir, on va passer un bon moment, on va gagner pas mal d’argent, et ensuite, tu sais très bien qu’on va rentrer ensemble. Et qu’on va s’amuser encore plus juste toutes les deux …" dit-elle en glissant un ongle rouge manucuré le long de la cuisse d’Aline, passant sous la robe jusqu’à venir lui titiller sexe, ce joli pénis avec lequel elle aimait jouer et qui pour le moment était plié dans la petite culotte pour le rendre le moins apparent possible.
"Arrête ça, vilaine garce…" plaida Aline en souriant malgré elle. "Ce n’est vraiment pas le moment de me faire bander, dans une robe moulante comme celle-là, le moindre renflement sera visible !" dit-elle en retirant la main de Béatrice de dessous sa robe.
"Oh… mais moi j’adorerais voir le renflement de ton gros clito, bébé…" se moqua Béatrice.
Le trajet en voiture se déroula principalement en silence, Aline ayant repris son humeur maussade. L’adresse les mena à un petit chalet privé situé sur une hauteur de la colline surplombant la ville, un endroit isolé et au calme au bord d’un petit lac. Il s’agissait en fait d’une demeure qui appartenait au domaine foncier de la clinique et qui était parfois utilisé pour accueillir des invités de marque comme des chirurgiens spécialisés venant de l’étranger, ou des patients VIP qui avaient besoin de garder le secret sur leur admission à la clinique pour de la chirurgie esthétique ou des cures de désintoxication.
A leur arrivée, Béatrice et Aline furent accueillies par Catherine Lombard plus voluptueuse que jamais. Son élégante robe de cocktail noire ne présentait pas la moindre ligne droite, son corps tout en courbes exposant ses seins généreux et ses longues jambes dans une silhouette de femme fatale à l’image de celles qui faisaient hurler le loup avec des yeux exorbités dans les dessins animés. Aline apprécia les compliments de Catherine sur son allure, son ton poli et maniéré en s’adressant à elle, dénué de tout mépris ou sentiment de supériorité. Dans le grand salon cossu qui était la pièce principale, Aline découvrit que les deux seuls clients du soir étaient des connaissances à elle, le docteur Folmont et l’inspecteur Didier Sagnel, tous deux élégamment vêtus d’un smoking avec une cravate noire.
Catherine se chargea de faire le service des boissons et de démarrer la conversation facilement entretenue ensuite par une Béatrice sociable et souriante, fumant et discutant comme s’ils n’étaient rien de plus que des amis réunis pour une soirée plaisante.
"Aline, je suis désolé de la façon dont nous avons fait connaissance" dit l’inspecteur. "Nous avons démarré du mauvais pied et je m’excuse sincèrement, j’espère que vous voudrez bien me pardonner. Je n’avais pas la moindre idée que vous étiez l’un des nouveaux trésors de madame K. Un véritable joyau même…" ajouta-t-il, les yeux brillants, saisissant légèrement la main d’Aline dans la sienne pour y déposer un léger baiser du bout des lèvres en présentant ses excuses.
Dans les circonstances actuelles, elle voyait le policier sous un aspect très différent. Rasé de près, élégant dans son costume, il était un très bel homme dans la force de l’âge, avec des traits virils et séduisants.
"Eh bien" dit Aline avec mansuétude, "je suppose que vous n’avez fait que votre travail. Je ne vais pas me plaindre de ça, n’est-ce pas ?" ajouta-t-elle en penchant la tête de côté avec une certaine coquetterie, se mettant naturellement à flirter dans son rôle.
"C’est effectivement une charmante créature…" intervint le Dr Folmont. "Et pour rendre à César ce qui est à César, c’est à Catherine que revient l’honneur d’avoir su voir son potentiel avant tout le monde. Je n’ai moi-même que, modestement, œuvré à aider à ce qu’elle se révèle à elle-même en… l’initiant pour sa première fois."
"Une créature ? Comme celle de Frankenstein, c’est à ça que vous me comparez ?" répliqua Aline avec malice.
"Bien sûr que non" répondit Folmont sans relever la pique, affichant un sourire narquois. "Je voulais simplement dire que personne ici n’a ménagé ses efforts pour… heum… apporter sa contribution à te rendre telle que tu es aujourd’hui. C'est-à-dire incroyablement séduisante."
"Je sais pour ma part à qui revient la plus grande part du mérite de ce que je suis" dit Aline en coulant un regard en coin vers Béatrice qui rougit discrètement. "Mais après tout, pourquoi ne pas être une créature ? Je suis maintenant tellement satisfaite de ma nouvelle profession que je peux bien prendre ce qualificatif autant qu’un autre, n’est-ce pas, Didier ?" dit Aline en appelant pour la première fois l’inspecteur par son prénom, lui touchant en même temps le bras avec ses longs doigts manucurés en un geste évident de séduction exagérée.
Son comportement ouvertement racoleur lui valut un petit coup de coude dans les côtes de la part de Béatrice qu’elle ignora superbement, continuant à se pavaner et à multiplier les contacts avec l’inspecteur et le médecin. Elle s’arrangea pour exposer autant de chair qu’elle le pouvait dans sa tenue, fixant longuement les deux hommes avec ses yeux langoureux comme si elle était fascinée par leur conversation, et partant dans un rire cristallin à la moindre occasion, volant indiscutablement la vedette aux deux autres femmes présentes.
Au bout d’un certain temps et de plusieurs verres remplis par Catherine, Aline n’appelait plus les deux hommes que par leur prénom et les tutoyait avec familiarité comme s’il étaient des amis de toujours, et chacun des deux semblait lutter avec l’autre pour le territoire du corps d’Aline, plaçant leurs mains sur les siennes, sur ses hanches, ses bras ou ses épaules, le moindre prétexte servant à un rapprochement qu’Aline faisait plus qu’encourager.
"Eh bien Bernard, si tu n’y vois pas d’inconvénient, je vais emprunter ta petite protégée et la garder pour moi toute seule" dit l’inspecteur en prenant l’initiative de glisser son bras autour de la taille d’Aline et de la rapprocher tout contre lui, sa bouche frôlant l’oreille de la beauté ambiguë qui faisait rivaliser les envies masculines.
"Si déjà tu me le demandes, Didier, j’y vois effectivement un inconvénient, et je vais devoir te contredire. J’avais justement l’intention de faire faire une visite guidée des lieux approfondie à Aline, et te proposer de te divertir avec Catherine et Béatrice pendant ce temps" répliqua le docteur Folmont. "Après tout, il me semble que tu as déjà été deux fois avec Aline alors que moi-même je n’y ai goûté qu’une seule fois" dit Folmont en avançant l’argument décisif des gâteries déjà obtenues par l’inspecteur lors de sa soirée avec Aline. Il la retira des bras de Didier pour la presser contre lui, l’embrassant aussitôt avec passion. Aline, ravie de voir les deux hommes se chamailler pour elle sans tenir aucun compte ni de Catherine ni de Béatrice, lui rendit son baiser en s’assurant que ses grands coups de langue soient visibles par tous les autres participants.
"Allons, messieurs, il y en aura pour tout le monde. Vous n’allez pas vous disputer pour quelqu’un qui n’est, après tout, rien de plus qu’une travestie habillée en femme" sourit Catherine avec un calme feint, sa colère malgré tout perceptible dans le regard jaloux qu’elle lança à Aline.
"Catherine ! Comment peux-tu être aussi impolie avec la plus belle fille de toute ton équipe !?" réagit aussitôt le docteur Folmont, la spontanéité de son compliment plus cruelle que s’il avait giflé madame K en plein visage. "Nous reparlerons de ton imprudence plus tard…" enchaina-t-il avec un ressentiment lourd de sous-entendus menaçants, "quand j’aurais terminé de lui montrer la chambre du haut. En attendant, mesdames, je vous suggère fortement de ne pas laisser Didier s’ennuyer une seule minute en votre compagnie."
Bernard Folmont prit Aline par la main et la guida vers les escaliers sans un coup d’œil en arrière. Aline le suivit un peu à contrecœur, elle aurait préféré que la soirée se poursuive dans le salon pour pouvoir continuer à narguer Béatrice et Catherine et les rendre jalouses de son succès en accaparant toutes les attentions masculines. Alors qu’elle montait les escaliers avec Bernard à ses côtés, il commença immédiatement à lancer ses mains baladeuses sur elles, lui touchant les fesses et les jambes. Il explora le dessous de sa robe à moitié retroussée, s’aventurant sur la couture de ses bas et caressant les attaches des jarretelles, puis la peau nue au-dessus de la bande sombre de la limite des bas nylons dans l’intimité du haut des cuisses d’Aline qui esquissa un sourire frémissant, sa verge commençant à réagir dans sa petite culotte.
"Putain Aline, tu as vraiment des jambes magnifiques, et un cul fantastique…" complimenta Bernard d’un ton lubrique, son visage à quelques centimètres des fesses d’Aline alors qu’il s’était arrêté dans l’escalier pour passer derrière elle et mieux la reluquer dans les escaliers.
Il la conduisit jusqu’à la première chambre où, sans autre cérémonie, il la poussa sur le lit et tomba sur elle, bouches enchâssées. Contre son ventre, Aline put sentir la queue dure qui se frottait contre elle, il avait suffi du spectacle de sa montée dans l’escalier pour rendre le docteur Folmont pleinement érigé et presque incapable de se contrôler, retenant avec peine le désir qu’il avait de profiter d’elle et de sa docilité maintenant avérée. Parfaitement à l’aise dans son rôle de femme aguichante et consentante, elle se trémoussa sous lui, stimulant avec ses hanches la verge raide tout en accueillant dans sa bouche la langue qu’il poussait, laissant ses lèvres se faire embrasser à pleine bouche.
Sans entrave pour freiner ses pulsions, Bernard s’engouffra dans les lèvres suaves, trouvant contre le palais d’Aline la saveur d’alcool et de fumée de cigarettes, leurs langues s’enroulant l’une sur l’autre en un ballet endiablé, elle souriant de son envie brute et lui déjà essoufflé par ses pulsions. Elle passa ses bras autour de lui, levant une jambe qu’elle fit glisser le long de sa hanche, lui montrant qu’elle était ouverte et offerte, qu’il n’avait plus qu’à la prendre et à se servir d’elle, douce et soumise. Elle avait intégré inconsciemment ce que les hommes attendaient d’elle et ce qui les excitait, et elle prenait un plaisir trouble à tenir son rôle de salope exemplaire jusque dans le moindre de ses gestes, de la pointe de ses talons hauts jusqu’au bout de ses ongles vernis qui griffaient le dos de son amant à travers la veste de smoking.
Alors qu’il se frottait contre elle comme le dernier des chiens en rut, elle faufila sa main entre leurs deux corps et lui serra sa verge si épaisse, le masturbant à travers son pantalon pour le faire grossir à son apogée.
"Putain tu m’excites tellement Aline, sale petite allumeuse…" haleta-t-il en commençant à se défaire de ses vêtements avec une hâte enfiévrée qui le rendit maladroit.
Bernard se mit intégralement à nu, exhibant une érection majestueuse, haletant d’excitation, se déshabillant en essayant de quitter le moins possible le contact des lèvres et du corps pour lequel il tremblait d’un désir fiévreux, bien loin de la froideur presque médicale avec laquelle il avait procédé au dépucelage anal d’Aline la première fois qu’il avait usé de son trou alors qu’elle était attachée et réticente. Cette fois, il allait vivre un ébat torride et partagé, un accouplement qui le faisait fantasmer depuis longtemps et qui touchait bientôt à son but. Il reprit l’exploration de la bouche chaude et humide d’Aline avec sa langue, ses mains se baladant librement sur les hanches et les cuisses de son amante fantasque, retroussant la robe pour quérir la verge féminine mais déjà bien raide encore recouverte par la petite culotte, lui faisant monter le rythme cardiaque.
Aline pouvait sentir la chaleur du chibre massif de Bernard alors qu’il se frottait contre ses cuisses et s’excitait, la viande dure et palpitante qui emplirait bientôt son œilleton, et elle sentit son anus palpiter à cette perspective. Le gland salivait d’humidité séminale qui se faisait répandre sur ses bas nylons, le médecin affichait une excitation avancée qui lui fit comprendre qu’il était mûr pour venir s’enfoncer en elle. L’instant d’après, Bernard lui ouvrait les cuisses en passant ses mains sous les genoux de son amante, lui écartant l’entrejambe au maximum, lançant de grands coups de bassin, son gourdin raide venant se coincer sous le pli des fesses de son amante, empêché d’atteindre le trou anal par la petite culotte encombrante. Ils gémirent tous les deux de concerts, tendus vers le même objectif, et si Aline avait un temps méprisé le docteur Folmont pour ce qu’il lui avait fait subir, son attitude envers lui avait maintenant radicalement changé, elle avait besoin de se faire baiser par lui, fort et profondément.
"Oh oui putain… viens… viens…" murmura Aline sous son amant, "baise-moi fort… oui…"
Il dut momentanément rompre leur étreinte pour lui retirer sa petite culotte, et Aline en profita pour fouiller dans son sac à main et en sortir le tube de lubrifiant dont elle ne se séparait plus. Elle enduisit généreusement le gland et toute la tige épaisse de son amant, le faisant frissonner de plaisir sous le travail subtil de ses doigts tout en le regardant dans les yeux, mordant ses lèvres gourmandes pour lui montrer qu’elle partageait son avidité impatiente, puis elle répandit une autre partie du fluide visqueux en passant sa main dans son sillon fessier, se badigeonnant la rosette. Satisfaite des travaux préparatoires, elle se mit à quatre pattes sur ses mains et ses genoux et se retourna pour lui présenter sa croupe, tendant ses fesses fermes vers lui et cambrant le dos.
"Putain… je peux pas croire que c’est la même personne que j’ai baisée dans cette chambre à la clinique…" murmura Bernard, bouche bée.
"Tais-toi et viens m’enculer comme une chienne…" répliqua Aline, le cou dévissé par-dessus son épaule pour lui jeter un dernier regard ténébreux chargé de convoitise.
Bernard prit une seconde pour fixer dans sa rétine la magnificence perverse de ce spectacle qui frôlait la perfection. Il fixa les jambes recouvertes de bas nylons dont les zébrures sombres contrastaient avec la peau claire des cuisses minces, les belles fesses serrées au centre desquelles l’orifice arrière scintillait de lubrifiant comme pour inviter à y entrer fort et sans ménagement. Prenant sa queue raide en main, le souffle court, Bernard pointa son sexe épais droit vers l’ouverture plissée, frôlant la rondelle avec son gland pourpre pour une caresse aussi indécente qu’exquise qui les fit frissonner tous les deux, prémisses à une introduction anale imminente.
Aline ferma les yeux et détendit les muscles de son sphincter comme elle savait si bien le faire maintenant. Elle poussa un soupir explicite, exhalant une haleine tiède, reculant ses hanches en même temps que le docteur avançait son bassin, contribuant à part égale à se faire enfiler en une longue poussée, son rectum avalant toute la longueur du chibre jusqu’à la garde dès la première intromission.
"Ohh… ! S’il te plait bébé…" gémit Aline, séduisante, "prends-moi le cul bien à fond…"
Elle avança et recula lentement, le pieu bien lubrifié se glissant en elle une nouvelle fois jusqu’à ce qu’elle sente ses fesses se nicher contre le bassin de son amant. Elle s’immobilisa ainsi quelques secondes, ses entrailles remplies par la virilité massive de la viande palpitante, une émanation de plaisir commençant à rayonner de l’intérieur de son anus distendu. Ensuite, il lui prit les hanches et commença à la posséder fermement, donnant de longues poussées lentes et profondes, elle sentait qu’il se retenait de la pilonner pour ne pas jouir trop vite. Aline était au paradis, la sensation de satin, de nylon et de dentelle contre son corps, le goût de son rouge à lèvres et de son maquillage, l’odeur de son parfum était exaltante. Même en se faisant pénétrer, ses muqueuses rectales massées par le passage inflexible du chibre, ce soir c’est elle qui était aux commandes, elle adorait se comporter comme une salope totale. Après avoir été utilisée plusieurs fois à son corps défendant, elle jouissait du plaisir de se comporter comme une pute qui demandait et obtenait une sodomie sauvage.
Alors que Folmont l’agrippait fort et enfilait sa queue sur un rythme régulier, ils entendirent la porte de la chambre s’ouvrir. Sans se gêner, l’inspecteur Didier Sagnel rentra dans la pièce et s’approcha en souriant.
"Est-ce qu’il y a de la place pour un participant de plus ?" demanda-t-il, salivant de voir la façon dont Aline se faisait superbement sodomiser en levrette par son concurrent, et comment la beauté ambigüe semblait prendre un plaisir indicible dans ce coït bestial.
"Mmh…" gémit Aline alors que Bernard l’emmancha à fond. "C’est vrai que tu n’as pas encore eu droit à ma bouche, bébé…" sourit Aline avec une perversité provocante. "Il parait que je suis une très bonne suceuse…"
Aline sourit d’excitation : cet homme, qui avait Catherine et Béatrice à sa disposition entière pour se satisfaire dans le salon, avait décidé de laisser passer cette occasion pour venir plutôt profiter d’elle. Ce genre de décision valait les compliments les plus sulfureux, et méritait bien qu’elle lui accorde une récompense.
Sur le pas de la porte, Didier se débarrassa de son pantalon et grimpa à genoux sur le lit pour s’approcher d’Aline. Il était déjà en pleine érection et dès que son sexe fut à portée de ses lèvres, Aline se pencha pour l’engloutir avec délectation, lapant avec sa langue le sommet huileux du gland pourpre qui sécrétait un jus concentré et âcre qui témoignait de la violence du désir qu’il avait pour elle.
Elle suça le membre raide avec toute l’habileté de sa bouche et de ses lèvres, absolument consentante dans l’asservissement simultané de ses deux orifices, prenant Bernard par derrière qui coulissait avec son chibre massif dans son rectum, gratifiant Didier d’une sublime fellation en gorge profonde par devant, noyant le pieu de salive tout en le branlant fermement d’une main.
Il ne fallut longtemps pour que Bernard atteigne le point de rupture, et il céda le premier. Sentant qu’il perdait le combat contre son plaisir, il lui asséna une rafale frénétique de coups de rein pour une saillie terriblement brutale durant presque trente secondes, lui martelant l’intérieur et l’extérieur de son anus serré avant de s’empaler une toute dernière fois au cœur de ses entrailles.
"Aaah… !" fit-il en poussant un cri rauque, lui agrippant les hanches alors qu’il lui perforait les fesses et éjaculait en elle, la remplissant de sa semence poisseuse.
L’explosion phallique remplit sa cavité anale d’une surabondance de foutre, comme si une bombe de plaisir venait d’exploser en elle pour irradier dans toute son entrejambe, une sensation indescriptible qui lui coupa le souffle alors qu’elle enfonçait dans sa gorge la queue de Didier. Son œsophage convulsa et elle connut un bel orgasme anal, la sève laiteuse de son sexe se répandant sous elle en gouttes volages qui giclèrent sur son ventre plat et entre ses cuisses pour s’étaler sur le lit. Son feulement de plaisir fut contrarié par la présence de la bite massive dans sa bouche, prosternée pour adorer le dieu phallus de son autre amant. Lui attrapant la tête à deux mains, Didier lui baisait le visage et la bouche mais ne put résister à ce spectacle. Il déchargea une éjaculation épaisse de foutre dans la bouche qui suçait et avalait avec avidité au risque de s’étouffer.
Les trois amants avaient joui presque ensemble, et mirent lentement fin à leur corps à corps. Bernard sortit une serviette de la salle de bain et l’utilisa pour essuyer ses parties génitales avant de commencer à se rhabiller. Aline proposa à Didier se charger elle-même du nettoyage de sa queue, le léchant même après qu’il ne bandait plus, lui nettoyant la verge avec la langue et la bouche jusqu’à ce qu’elle soit propre et rutilante de salive. Il embrassa passionnément Aline sur les lèvres pour la remercier, récoltant le goût âcre de son propre sperme contre le palais et dans l’haleine chargée de la femme qui était un homme.
"Merci Aline, tu es vraiment exceptionnelle…"sourit-il avant de quitter la pièce.
"Merci ma chérie" dit ensuite Bernard. "On t’attend tous les deux en bas" dit-il en l’embrassa amoureusement et en sortant aussi.
Après que les hommes eurent quitté la chambre, Aline entra dans la salle de bain pour se nettoyer aussi. Elle prit son temps pour se maquiller et se brosser les cheveux. Elle voulait avoir l’air aussi parfaite que quand elle était arrivée au chalet, et elle quitta la chambre et descendit les escaliers avec un sourire sur le visage. Elle se réjouissait d’avance de voir le visage des deux femmes génétiques qui allaient devoir masquer leur jalousie et sur lesquelles elle venait de remporter une victoire éclatante, faisant d’elle l’unique star qui brillait au firmament de la galaxie des call-girls de madame K.
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