
D’Europe en Amérique par le pôle nord
de Roald Amundsen

Othman se met à chanter dès qu’il a l’espace devant lui ; dans la montagne, il marche silencieux, tout yeux et tout oreilles. Erwin de Bary écrit au jour le jour, du Tasili et de l’oued Mihero à Ghât, puis vers l’Aïr. Ses forces déclinent : les visites continuelles des Touareg, au début du voyage, ont vite réduit les provisions. Le 11 mars, il se décide à demander au cheikh combien de temps celui-ci compte le garder.
Le volume paraît à Paris en 1898, traduit et annoté par Henri Schirmer, professeur de géographie à Lyon. Sa note liminaire rappelle que le nom de Bary était peu connu en France et que son journal dormait dans une revue étrangère. Le récit de route s’y double de pages sur les plantes et la faune de l’Aïr.