Le Loup-garou suivi de 12 autres nouvelles

Boris Vian · Chapitre 18 sur 38

Pages du PDF

Le Loup-garou suivi de 12 autres nouvelles

Martin M’a Téléphoné4f

MARTIN M’A TÉLÉPHONÉ5

 

 

I

 

Martin m’a téléphoné à cinq heures. J’étais à mon bu-reau, j’écrivais je ne sais plus quoi, une chose inutile, sûre-ment ; je n’ai pas eu trop de mal à comprendre. Il parle an-glais avec un accent mélangé américain et hollandais, il doit être juif aussi, ça fait un tout un peu spécial, mais, dans mon téléphone, ça va ; il fallait être à sept heures et demie rue Notoire-du-Vidame, à son hôtel, et attendre, et il lui man-quait un batteur. Je lui ai dit : – Stay here, I will call Doddy right now. Et il a dit : – Good Roby, I stay. Doddy n’était pas à son bureau. J’ai demandé qu’il me rappelle. Il y avait sept cent cinquante balles à gagner pour jouer de huit heures à minuit en banlieue. J’ai rappelé Martin, et il m’a dit : – Your Brother can’t play ? et j’ai dit : – Too far. I must go back home now, and eat something before I go to your hotel. Et il a dit : – So ! Good, Roby, don’t bother, I’ll go and look for a drummer. Just remember you must be at my hotel at seven thirty. Miqueut n’était pas là et j’ai dévissé à six heures moins le quart, une demi-heure de rabiot ; je suis rentré chercher ma trompette. Je me suis rasé, quand on joue pour la Croix-Rouge, on ne sait jamais ; si c’est pour des officiers, c’est gênant d’être dé-gueulasse, tout au moins la figure. Les vêtements, on n’y

 

5 Écrit en 1945. (Note ELG.)

– 75 – peut rien, quoiqu’ils ne le sachent pas quand même. Je me suis écorché la gueule, je ne peux pas me raser deux jours de suite, ça fait trop mal, enfin c’était mieux que rien. Je n’ai pas eu le temps de dîner complètement, j’ai mangé une as-siettée de soupe, j’ai dit bonsoir et je suis parti. Il faisait tié-dasse, c’était encore le chemin de mon bureau, je travaille aussi rue Notoire-du-Vidame. Martin m’a dit : – On sera payé juste après avoir joué. J’aimais mieux ça ; d’habitude, à la Croix-Rouge, ils vous font attendre des semaines pour vous payer et il faut aller rue Caumartin, ce n’est pas pratique, avec Miqueut. Je n’aimais pas l’idée d’aller rejouer avec Martin, il est trop fort au piano, c’est un professionnel, et il râle quand on ne joue pas bien. S’il ne voulait pas de moi il ne m’aurait pas téléphoné. Sûrement il y aurait aussi Heinz Neuman. Martin Romberg, Heinz Neuman, tous les deux Hollandais. Heinz, lui, parlait un peu français : – Je voudrais vous reverrer ? C’est comme ça qu’on dit ? Il me demandait ça la fois d’avant, au Normandie Bar, c’est là qu’il avait la ta-pette, Freddy, pendant la guerre, il s’enfermait pour télépho-ner dans la cabine camouflée en armoire normande et il di-sait : – Oui oui oui oui oui oui… d’un ton suraigu à la ma-nière allemande, avec un rire artificiel et bien détaché. C’est moche le Normandie, avec ses fausses poutres apparentes en liège aggloméré ; j’y avais chipé tout de même le numéro du 28 août du New Yorker, et celui de septembre de Photography où on voit la gueule du citoyen Weegee qui s’amuse à pren-dre des photos de New York sous tous les aspects, surtout d’en haut ; pendant les vagues de chaleur, les gens des quar-tiers populeux, qui dorment sur les paliers des échelles d’incendie, quelquefois cinq six gosses, et des filles de seize ou dix-sept ans, presque à poil ; peut-être que dans son livre on en voit encore plus, ça s’appelle Naked City, et on ne le trouvera probablement pas en France. J’arrivais rue de Tré-

– 76 – vise, c’est noir, la barbe, ce chemin tous les jours, et puis je suis passé devant mon bureau, et il est au début de la rue Notoire-du-Vidame, et, tout au bout l’hôtel de Martin. Il n’était pas là, personne n’était là, le truck non plus. J’ai re-gardé par la porte de l’hôtel… À gauche, il y avait à une table en rotin un homme et une femme qui consultaient quelque chose ensemble. Au fond, on voyait, par une porte ouverte, la table du gérant ou du patron qui dînait avec sa famille. Je ne suis pas entré. Martin m’aurait attendu là. J’ai mis ma boîte à trompette debout sur le trottoir et je me suis assis dessus en attendant le truck, Heinz et Martin. Le téléphone a sonné dans l’entrée de l’hôtel et je me suis levé, c’était sû-rement Martin. Le patron est sorti : – Est-ce que monsieur Roby… – C’est moi ; j’ai pris le récepteur. Ce téléphone-là ne transmettait pas comme au bureau, plus aigre, et j’ai dû faire répéter, il était près de chez Doddy, pas de Doddy, et il fallait passer le prendre chez Marcel, 73, rue Lamarck, seventy-three. Bon, il a été dîner là, trop flemmard pour revenir à son hôtel, le truck peut bien passer le prendre. J’ai essayé de té-léphoner à Temsey pour avoir au moins une guitare, d’accord avec Martin. Pas de Temsey. Ça va, on jouera trompette, clarinette et piano, mais c’est plus pompant… et toutes les lumières se sont éteintes dans la rue, la panne ; je me suis assis sur ma boîte à trompette contre le mur à droite de l’hôtel et j’ai attendu. Une petite fille est sortie en courant de l’hôtel, elle a fait un écart en me voyant, et en revenant, elle s’est tenue à distance. Il faisait très noir dans la rue. Une grosse femme avec un cabas est passée devant moi. Je l’avais vue en arrivant, en noir, l’air mère de famille campa-gnarde ; non, elle faisait la retape, c’est drôle ce n’est pour-tant pas un coin fréquenté. Il y a eu des phares au bout de la rue. Jaunes, ce n’était pas le truck, ceux des Américains sont blancs. Une 11 noire, pour changer. Ensuite un camion, mais

 

– 77 – un français, à vingt à l’heure au bas mot. Et puis le bon, il s’est rangé à moitié sur le trottoir, et il a éteint ses phares ; simplement pour pisser le long du mur. Signes de reconnais-sance. On a bavardé. Les autres vont arriver ? Il n’y en a qu’un autre, Heinz. Déjà huit heures moins cinq. Le type, an-cien machiniste à la T. C. R. P. habillé en Américain. Je ne savais pas quoi lui dire, il était assez sympathique. Je lui ai demandé si le truck était propre à l’intérieur. La dernière fois, dans celui du show-boat, je m’étais assis dans l’huile et j’avais salopé mon imper ; non celui-là est propre, je me suis installé à l’arrière, les jambes pendantes au-dehors, on at-tendait Heinz. Le type ne pouvait pas tellement poireauter. À neuf heures et quart il avait son colonel américain qui l’attendait et il devait prendre sa voiture au garage. Je lui ai dit : – Sûrement, il ne se balade pas dans le truck et sa voi-ture est mieux que ça… – Pas tellement… pas une voiture américaine, mais une Opel. J’ai entendu marcher. Ce n’était pas encore Heinz. Les lumières se sont rallumées d’un seul coup et le conducteur m’a dit : – On ne peut plus attendre, il faut que je donne un coup de fil, que le garagiste prépare une jeep pour vous prendre et moi j’irai chercher mon colonel, vous parlez anglais ? – Oui. – Vous leur expliquerez… – Bon. Et Heinz est arrivé, il s’est mis à râler en apprenant qu’il fal-lait chercher Martin ; toutes les fois, il lui casse du sucre, mais quand ils sont ensemble, ils passent leur temps à rigoler en hollandais et à se foutre des autres qui jouent avec eux, je sais bien, parce que, tout de même, je comprends un peu ce qu’ils disent, ça ressemble à l’allemand. Les Hollandais, tous des salauds, des demi-boches, encore plus lèche-cul quand ils ont quelque chose à vous demander, et pingres comme on n’a pas idée, et puis, je n’aime pas cette façon de s’aplatir devant le client pour avoir des cigarettes ; après tout, on a au moins un peu de style, et eux, ils tournent la manivelle, et

 

– 78 – puis moi je les… Oui, je suis ingénieur, après tout, et c’est bien le plus bête, en trois lettres, de tous les métiers, mais ça rapporte de la considération et des illusions. Mais s’il me suf-fisait d’appuyer sur le bouton, pan… plus de Martin, plus de Heinz, au revoir. Ce n’est pas une raison parce qu’ils sont musiciens, les professionnels sont tous des salauds. Le con-ducteur est revenu et on est remontés, Heinz pensait avoir un batteur à neuf heures, mais où allait-on ? Le conducteur devait nous emmener 7 place Vendôme, c’est tout ce qu’il savait. Il n’aurait pas le temps, alors on est partis, direction rue de Berri, dans la rue de Rivoli, il râlait parce qu’avec les trucks militaires on ne peut pas dépasser vingt milles. Il a tourné à l’angle droit pour éviter un sens interdit, sacrées re-prises. Devant quoi on était passés ? Oui, le Park Club, aux Ambassadeurs, je n’y ai pas encore joué, mais j’ai joué au Colombia, ce jour-là c’était plein de belles filles, c’est dom-mage de les voir avec les Américains, et puis ça les regarde, plus elles sont bien, plus elles sont con, moi je m’en fous, c’est pas pour baiser, je suis trop fatigué mais c’est pour les regarder, il n’y a rien que j’aime comme regarder des jolies filles, si… fourrer son nez dans leurs cheveux quand elles sont parfumées, c’est pas méchant, et il a freiné sec, c’était le garage. Un grand gars, habillé en Américain. Français ? Amé-ricain ? peut-être juif aussi, il avait l’écusson Stars and Stripes sur l’épaule, c’est le garage du journal. Heinz a de-mandé à téléphoner à son batteur. J’ai expliqué le coup à un gars qui s’en foutait, il avait pas envie de se remuer. Heinz est revenu. Pas de batteur. – Bon, alors on tiendrait dans une jeep ? – Oui, mais on n’a pas de conducteur. Je les ai laissés se démerder, la barbe, j’en ai marre de parler avec eux, et puis, on prend un de ces accents dégueulasses, après les An-glais vous regardent avec réprobation, et puis merde, ils me font tous chier. Ils se sont arrangés, le conducteur avait

 

– 79 – trouvé. – On va prendre l’Opel, chercher Martin et il nous mènera place Vendôme ensuite. L’Opel était grise, assez bien, il l’a amenée devant l’entrée et on s’est collés dedans avec Heinz, c’est déjà mieux qu’un truck, Heinz, il en rigolait d’aise. Mais c’est de la sale bagnole, ça tremblait, un ralenti infect, je me rappelle la Delage, on posait un verre d’eau sur le garde-boue, pas une ride. C’était une six cylindres, c’est le moteur qu’on peut le mieux équilibrer. Le conducteur ne s’installait pas, ils le faisaient attendre pour avoir sa feuille de sortie. On était déjà vingt minutes en retard sur l’heure. Je m’en foutais, après tout, c’est Martin le chef, il se dé-brouillera avec eux. Une jeep à remorque est entrée dans le garage, ils ont l’air de types en 1900 avec leurs peaux de bique dans les baquets, leurs grandes guiboles repliées et les genoux sous les yeux. On le gênait pour entrer, il en est monté un dans l’Opel, il l’a reculée de deux mètres et quand l’autre était passé, il l’a remise juste à sa place, quel con. Je devenais en rogne. Enfin il a eu son papier, on est sortis, sale bagnole, dans les virages c’était à dégueuler, tout était mou, la suspension, la direction, ça se calcule, j’avais appris ça ; pour une certaine valeur de la période, on a le mal de mer. Les Allemands le savent sûrement mais eux n’ont peut-être pas le mal de mer pour la même période. Devant Saint-Lazare, on a failli entrer dans une Matford, il traversait sans rien regarder. On a grimpé la rue d’Amsterdam, les boule-vards extérieurs, la rue Lamarck, c’est à droite, le 73, je lui ai dit, et devant chez Marcel, je suis descendu, Martin regardait la porte assis à une table, il m’a vu, c’est bien ça, salaud, trop la flemme pour revenir rue Notoire-du-Vidame et il a bouffé là. Il est arrivé, ça faisait très gangster, le signe à travers la porte. Ils se sont mis à jaspiner en hollandais avec Heinz, ça y est, ils recommencent, et Heinz ne l’engueulait pas du tout. C’était sûr. Encore un grand virage mou – c’est la balan-

 

– 80 –

çoire ! – il disait le conducteur, et la place Vendôme, c’était pas très éclairé, le 7, Air Transport Command. – Au revoir ! Il m’a dit, le conducteur. On s’est serré la pince. Je vais cher-cher le colonel. Il n’y a personne ici ; j’ai dit : c’est pas là. Il m’a dit : Si vous ne trouvez pas, téléphonez à Élisée 07-75, c’est le garage. C’est eux qui m’ont dit de vous mener là, mais, évidemment, il est neuf heures moins le quart, ça fait trois quarts d’heure de retard. Il est vrai. Go and ask, Roby, m’a dit Martin. – Vas-y toi-même, c’est toi le chef ! On est entrés, pas ici du tout, les types pas au courant, c’était si-nistre, on aurait dit un bureau de poste. Et juste on est res-sortis. – Where’s this driver ? disait Martin, et une fille avec un machin en mouton blanc et un Américain nous ont vus. – That’s the band ! – Yes, a dit Martin, we’ve been waiting for half an hour. Il a du culot, mais je me suis marré quand même. La fille brune, pas mal foutue, on verra tout à l’heure. On les a suivis, enfin une bagnole bien, Packard 1939 noire avec chauffeur. Le chauffeur, il râlait : – Je peux pas les prendre tous ! Ça va esquinter mes pneus. – Tu parles ! Tu ne sais pas ce que c’est une Packard ! Trois derrière : deux filles et un Amerlo ; sur les strapontins Martin, Heinz et moi, devant, le chauffeur, deux Amerlos. Rue de la Paix, Champs-Élysées, rue Balzac, première halte, l’Hôtel Celtique, les deux devant sont descendus, on attendait. En face, il y avait la Chrysler bleu-ciel de l’U. S. Navy, je l’ai déjà vu passer plusieurs fois à Paris. Je me demande si c’est le modèle fluid drive avec le changement de vitesse à huile. Ils baragouinaient dans le fond de la voiture, Heinz et Martin en hollandais, le chauf-feur en français. Oh ! ils sont emmerdants. Il en est remonté un devant, il a tendu entre Heinz et moi quelque chose à ce-lui de derrière :

– There’s a gift from Captain, je ne sais plus quoi. – Thank you Terry, il a dit, celui du fond, et il a déplié, ça avait les di-

– 81 – mensions d’un carnet de papier à cigarettes, il l’a rendu à ce-lui de devant. On est partis. Il était monté dans la Chrysler un officier de marine et deux femmes. Ils nous suivaient. On a tourné tout de suite à droite, ça au moins c’est une voiture, le chauffeur râlait quand même après Bernard ou O’Hara, c’était le même, et huit dans la voiture, c’était de trop. J’ai pas écouté ce qu’ils disaient derrière, avant qu’on soit dans le Bois de Boulogne, on allait entre Garches et Saint-Cloud. Il y avait une femme blonde, avec poitrine, au milieu, la brune à sa gauche et un Américain à sa droite. Hollywood… – J’ai entendu Santa Monica is nice, dit celle du milieu, l’air déta-ché. Bien sûr, tu la ramènes, conne, mais tu es mal foutue et tu as une sale gueule, c’est bien fait. L’autre, la brune, elle était mieux, c’est sûrement pas une Américaine ; elles sont toutes ensellées, sauf ces deux que j’ai vues un soir sur le show-boat, des en pantalons avec la taille fine, fine, et des culs bien ronds en dessous, on aurait dit qu’on les avait fa-briquées en gonflant un peu et en serrant à la taille pour faire sortir la poitrine et les fesses, c’était terrible. – What’s the name of that friend of yours, Chris…, demande l’Américain à la brune. – Christiane, répond l’autre. – Nice name, and she’s nice too. – Yes, répond l’autre, but she’s got a strange voice – bonne petite copine ! – and when she’s on the stage, she makes such an awful noise… yes… but she’s nice. May be we’ll go to New York in february, elle ajoute, and where do you come from New York dit le type, it would be wonderful to see you again, and this other friend of you, Florence ? – Yes, elle dit, she’s got a nice face, but the rest is bad. Comme elle parlait gentiment des copines ! – And who will come too ? All the chorus girls ? Et j’ai compris qu’elle était de la Fête Foraine, mais peut-être je me suis trompé. Assommant à écouter avec Heinz et Martin qui parlaient hollandais à côté. – I think you’re the best, a dit le type, et elle n’a pas répondu, c’était peut-être vrai, il ne di-

– 82 – sait pas ça comme un compliment. On arrivait au pont de Suresnes, tout plein de flaches et mal entretenu, avec l’autre en construction, à côté, amoché, ils l’avaient commencé en quarante et ça a dû rouiller en cinq ans. La côte de Suresnes, c’est chouette le bruit des pneus d’une grosse bagnole sur le pavé, ça sonne creux et rond, on grimpait en prise. Huit pour une Packard c’est trop ? Quel con ! Tous les chauffeurs sont cons. C’est une sale race. Je les emmerde, je suis ingénieur, ils sont tous familiers avec les musiciens, ça les flatte, on est de la même race ; des types qui s’aplatissent. Bon, je me vengerai plus tard, avec un colt, je les descendrai tous, mais je ne veux rien risquer parce que ma peau vaut mieux que la leur, ça serait noix de faire de la taule pour des types comme ça. Je me demande pourquoi on ne le ferait pas pour de vrai. Aller trouver un type comme Maxence Van der Meersch, je lui dis : – Vous n’aimez pas les souteneurs et les tenanciers de maison, moi non plus, on fait une association secrète, et un soir, par exemple, on fonce dans une Citroën noire et on tue tous ceux de Toulouse. – Ça ne serait pas assez, me dit Van der Meersch, il faut les tuer tous. – Alors, je dis, j’ai une autre idée, on fait une grande réunion syndicale, et puis on les supprime, il suffit d’une bonne organisation. – Si on se fait poirer ? il me dit Van der Meersch. Je lui dis : – Ça ne fait rien, on aura bien rigolé, mais le lendemain il y en aura d’autres à leur place. – Alors, il me dit, on recommencera avec un autre truc. – D’accord, au revoir Maxence. Et la ba-gnole s’est arrêtée, Golf Club. C’était là. Descendus. On entre, carrelage, poutres apparentes, j’en ai déjà vu des comme ça, on s’est déshabillés dans une petite pièce. Évi-demment, ils en ont encore réquisitionné une qui n’est pas mal. Couloir, à gauche, grande salle avec piano, c’est ici.

 

– 83 –