Les quarante-cinq — Tome 2

Alexandre Dumas · Chapitre 33 sur 33

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Les quarante-cinq — Tome 2

Fin de la Deuxième Partie

François s'impatientait et frappait du pied en voyant qu'il n'avançait que pas à pas.

— Ces peuples sont lents et timides, disaient à François ses bons amis, attendez.

— Ces peuples sont traîtres et changeants, disait au prince le Taciturne, forcez.

Il en résultait que le duc, à qui son amour-propre naturel exagérait encore la lenteur des Flamands comme une défaite, se mit à prendre de force les villes qui ne se livraient point aussi spontanément qu'il eût désiré.

C'est là que l'attendaient, veillant l'un sur l'autre, son allié, le Taciturne, prince d'Orange; son ennemi le plus sombre, Philippe II.

Après quelques succès, le duc d'Anjou était donc venu camper devant Anvers, pour forcer cette ville, que le duc d'Albe, Requesens, don Juan, et le duc de Parme avaient tour à tour courbée sous leur joug, sans l'épuiser jamais, sans la façonner à l'esclavage un instant.

Anvers avait appelé le duc d'Anjou à son secours contre Alexandre Farnèse; lorsque le duc d'Anjou, à son tour, voulut entrer dans Anvers, Anvers tourna ses canons contre lui.

Voilà dans quelle position s'était placé François de France, au moment où nous le retrouvons dans cette histoire, le surlendemain du jour où l'avaient rejoint Joyeuse et sa flotte.

 

FIN DE LA DEUXIÈME PARTIE

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