Lettres du prince de Metternich à la comtesse de Lieven, 1818-1819

Fürst von Clemens Wenzel Lothar Metternich · Annexe

Pages du PDF

Lettres du prince de Metternich à la comtesse de Lieven, 1818-1819

Notes:

Ce chapitre est long, il est donc découpé en 4 parties.

 

[1] Bien que la famille noble de Lieven soit d'origine livonienne, c'est-

à-dire allemande, l'usage russe voudrait que nous disions comtesse

Lieven, princesse Lieven, sans particule. Si nous commettons la

faute d'ajouter cette dernière, c'est pour nous conformer, ainsi que

l'ont fait M. Ernest Daudet et les autres biographes français de la

princesse, à l'habitude prise et respecter le titre sous lequel notre

héroïne fut connue, à Paris, de ses amis et du public. Nous avons

eu, du reste, sous les yeux plusieurs lettres écrites par Mme de

Lieven après son établissement en France et où elle signe en toutes

lettres: la princesse de Lieven (Collection de M. le général Rebora: L.

a. s. lundi, 11 novembre (1846); L. a. s. Richmond, mardi 15 août

1848).

 

[2] CHATEAUBRIAND, Mémoires d'outre-tombe, édition Biré. Paris,

Garnier, s. d. 8 vol. in-32, t. IV, p. 250.—Le livre IX, dont ces lignes

sont extraites, fut écrit en 1839 et retouché en 1846. Les Mémoires

d'outre-tombe parurent d'abord dans la Presse (21 octobre 1848 au 3

juillet 1850), puis en 12 volumes de 1849 à 1850. Mme de Lieven

mourut en 1857.

 

[3] Ernest DAUDET, Une vie d'ambassadrice au siècle dernier, La

princesse de Lieven. Paris, Plon, 1903, in-8o, p. 3.

[4] Lord HOLLAND, Souvenirs, publiés, avec avant-propos et notices,

par F. Barrière. Paris, Firmin-Didot, 1862, in-12, p. 32.

 

[5] Archives du ministère des affaires étrangères. Angleterre,

Correspondance, vol. 615, fo 264. M. de Chateaubriand à M. de

Marcellus: Londres, 18 juin 1822. Il a été avisé que le roi d'Angleterre

a envie d'aller à Paris. «Je le sais par la marquise de Conyngham et

par la comtesse de Lieven, femme d'intrigues qui exerce ici une

assez grande influence.»—Le congrès de Vérone s'ouvrit en octobre

1822.

 

[6] Louis XVIII à Decazes, 30 novembre 1820. Lettre citée et publiée

en partie par M. Ernest DAUDET dans Un Roman du prince de

Metternich (Revue Hebdomadaire, 29 juillet 1899, p. 659).

 

[7] Lettres et papiers du chancelier comte de Nesselrode, t. VI, p.

142. Mme de Nesselrode à son mari, Saint-Pétersbourg, 9 décembre

1822.

 

[8] Le duc Decazes à Louis XVIII, 24 novembre 1820 (Revue

Hebdomadaire du 29 juillet 1899, p. 659).

 

[9] Ernest DAUDET, Un Roman du prince de Metternich (Revue

Hebdomadaire des 29 juillet et 5 août 1899).

 

[10] M. Noël Charavay, le très aimable et très consciencieux expert en

autographes, a bien voulu examiner le manuscrit de ces lettres avec

sa grande compétence. De son examen approfondi résulte la

certitude de leur absolue authenticité.

 

[11] Charles DE MAZADE, Un chancelier d'ancien régime. Le règne

diplomatique de M. de Metternich. o Paris, Plon, 1889, in-8, p. 5.

 

[12] Letters of Dorothea, princess Lieven, during her residence in

London, 1812-1834. Edited by LIONEL G. ROBINSON. London,

Longmans, Green and C o o , 1902, in-8. Préface, p. X.

 

[13] METTERNICH-WINNEBURG (Clemens-Wenzel-Lothar, comte

puis prince de) était fils de Franz-Georg-Karl-Joseph-Johann et de sa

femme, Maria-Beatrix-Antonia-Aloïsia de Kagenegg. La branche de

la vieille famille de noblesse rhénane à laquelle il appartenait avait

pris au quatorzième siècle le nom du village de Metternich près

d'Euskirchen, à une lieue de Cologne. Elle avait reçu en 1616 la

dignité de baron de l'Empire et le 20 mars 1679 celle de comte. Le

père du futur chancelier était né à Coblenz, le 9 mars 1746. Devenu

orphelin à l'âge de quatre ans, il entra d'abord au service de

l'électeur de Hesse. En 1768, il fut accrédité à Vienne comme

ministre de l'électeur de Trèves. Rappelé à Trèves, en 1769, comme

ministre sans portefeuille au département des affaires étrangères, il

fut de nouveau envoyé à Vienne l'année suivante. En 1774, il passa

au service de l'empereur d'Allemagne qui l'accrédita le 28 février,

comme son ministre auprès des cours électorales de Trèves et de

Cologne. Ministre impérial dans le cercle du Bas-Rhin et de

Westphalie (1778), ministre dirigeant dans les Pays-Bas autrichiens

(1791), il quitta définitivement Bruxelles en 1794. Resté d'abord sans

emploi, il fut nommé, en décembre 1797, premier plénipotentiaire

autrichien au Congrès de Rastatt. Prince de l'Empire (le 3 juin 1803)

à titre personnel, cette dignité fut étendue à tous ses descendants le

20 octobre 1813. Marié le 9 janvier 1771, à M.-B. de Kagenegg, née

le 8 décembre 1755, morte le 23 novembre 1828, il en eut quatre

enfants: le prince Clément, le comte Joseph (11 novembre 1773-9

décembre 1838), un autre fils Louis mort jeune (14 janvier 1777-2

mars 1778) et Pauline (29 novembre 1772-23 juin 1855), qui épousa

le 23 février 1817 Ferdinand, duc de Wurtemberg. Le prince Franz-

Georg mourut à Vienne le 11 août 1818 (Almanach de Gotha, 1836,

p. 174 et 1848, p. 159.—WURZBACH, Biographisches Lexikon de

Kaiserthums Oesterreich, t. XVIII, p. 60.—STROBL VON

RAVELSBERG, Metternich und seine Zeit, 1778-1875. Vienne et

Leipzig, Stern, 1906, 2 vol. in-8o, t. I, p. 56).

 

[14] Paul PISANI, Répertoire biographique de l'Épiscopat

constitutionnel. Paris, Picard, 1907, in-8o, p. 242.

 

[15] Mémoires, Documents et Écrits divers laissés par le prince de

Metternich publiés par son fils le prince Richard de Metternich,

classés et réunis par M. A. de Klinkowstroem. Édition française.

Paris, Plon, 1880-1884, 8 vol. in-8 o, t. I, p. 6.

 

[16] Arthur CHUQUET, la Jeunesse de Napoléon. Brienne. Paris,

Armand Colin, 1897, in-8o.—Albert SCHUERMANS, Itinéraire

général de Napoléon I er. Paris, Picard, 1908, in-8, p. 3.

 

[17] Mémoires du prince de Metternich, t. I, p. 12.

 

[18] o A. GIRY, Manuel de diplomatique . Paris, Hachette, 1894, in-8, p.

170.

[19] Mémoires du prince de Metternich, t. I, p. 8.

 

[20] E. SEINGUERLET, Strasbourg pendant la Révolution. Paris,

Berger-Levrault, 1881, in-8o, p. 306.

 

[21] Grande Encyclopédie, t. III, p. 289, article Août (Journée du 10)

par M. Aulard.—POLLIO ET MARCEL, le Bataillon du 10 Août. Paris,

Charpentier, 1881, in-12.—E. MÜHLENBECK, Euloge Schneider.

Strasbourg, Hertz, 1896, in-8o.

 

[22] Arthur CHUQUET, Mayence, Paris, Cerf, 1892, p. 60 et s.

 

[23] Nous aurions voulu donner sur ce personnage quelques détails

plus complets, mais nos efforts n'ont pas été heureux. Les Archives

nationales semblent ne posséder aucun document le concernant.—

M. de Metternich raconte encore que Napoléon lui enleva sa place

de maître d'allemand comme ancien jacobin. Nous avons pu

retrouver et feuilleter les Comptes Rendus du Procureur Gérant de

Louis-le-Grand et les Pièces justificatives de ces comptes rendus.

Sur les feuilles d'émargement pour le paiement des traitements du

personnel, nous avons retrouvé la trace de Simon, qui touchait

annuellement 2,000 francs, depuis l'an XII jusqu'en décembre 1813.

Nous n'avons pu mettre la main sur les comptes des années

postérieures, ce qui nous a rendu impossible la vérification de

l'assertion de M. de Metternich. Ce dernier ajoute qu'à la

Restauration, Simon fut choisi par le duc d'Orléans comme

professeur d'allemand pour ses enfants.

 

A titre de simple indication, signalons que, dans sa séance du 14

septembre 1793, la Convention accorda une somme de 2,000 francs

pour payer quatre mois de traitement échus à un citoyen Simon qui

«après la célèbre journée du mois d'août 1792» avait été chargé «de

traduire en langue allemande les décrets de la Convention

nationale». S'agit-il de J.-F. Simon? Le rôle de ce dernier au 10 août

et sa connaissance de la langue étrangère en question sont de trop

faibles indices pour permettre d'émettre une hypothèse à ce sujet.

 

[24] Léopold II fut couronné empereur d'Allemagne en octobre 1790 et

François II le 14 juillet 1792.

 

[25] Albert SOREL, l'Europe et la Révolution française, t. II, p. 492.

 

[26] Mémoires du prince de Metternich, t. I, p. 10.

 

[27] Le mariage fut célébré le 27 septembre 1795.—Marie-Éléonore

de Kaunitz était née le 1er octobre 1775. Elle mourut à Paris le 19

mars 1825 après avoir donné sept enfants à son mari.

 

[28] Mémoires du prince de Metternich, t. VII, p. 646.

 

[29] Ibid., p. 647.

 

[30] Ministre de Conférences et d'État le 4 août 1809, M. de

Metternich fut nommé le 8 octobre 1809 ministre de la Maison

impériale et des Affaires étrangères (Mémoires du prince de

Metternich, t. VIII, p. 647).

 

[31] Ibid., t. I, p. 99.

 

[32] Albert SOREL, l'Europe et la Révolution française, t. II., p. 144.

 

[33] Ferdinand Ier, roi des Deux-Siciles, lui avait conféré le rang de

duc par décret du 13 novembre 1815. M. de Metternich refusa de

profiter de cette faveur, si ce titre n'était pas assis sur une ville

napolitaine. Par diplôme du 9 septembre 1818, Ferdinand ajouta

donc au titre de duc le nom de Portella (Mémoires du prince de

Metternich, t. VIII, p. 654).

 

[34] DE LACOMBE, le Prince de Metternich, dans le Correspondant

du 10 décembre 1882, t. CXXIX, p. 893.

 

[35] Comte A. DE LA GARDE-CHAMBONAS, Souvenirs du Congrès

de Vienne, 1814-15, publiés avec introduction et notes par le comte

Fleury. Paris, Vivien, 1901, in-8o, p. 343.

 

[36] Le comte DE FALLOUX, Mémoires d'un Royaliste. Paris, Perrin,

1888, 2 vol. in-8o, t. I, p. 78.

 

[37] Friedrich VON GENTZ, Tagebücher. Leipzig, Brockhaus, 1861,

in-8o, p. 257. Ce passage, sans date, est de la fin de 1810.

 

[38] 1o Marie-Léopoldine, née le 17 janvier 1797, mariée le 15

septembre 1817 à Joseph, comte Esterhazy. Elle mourut le 20 juillet

1820;

 

2o Franz-Karl-Johann-Georg, né le 21 février 1798, mort le 3

décembre 1799;

 

3 o Clemens-Éduard, né le 10 juin 1799, mort le 15 du même mois;

 

4o Franz-Karl-Victor, né le 15 janvier 1803, fut attaché d'ambassade

à Paris et mourut le 30 novembre 1829;

5o Clémentine-Marie-Octavie, née le 30 août 1804, décédée le 6 mai

1820;

 

6o Léontine-Pauline-Marie, née le 18 juin 1811. Elle épousa, le 8

février 1835, le comte Sandor de Slavnicza, fut la mère de la

princesse Richard de Metternich, la très spirituelle ambassadrice à

Paris sous Napoléon III, et mourut le 16 novembre 1861;

 

7o Hermina-Gabrielle-Marie, née le 1er septembre 1815, mourut en

1890, chanoinesse honoraire du chapitre des Dames de Savoie à

Vienne.

 

[39] Galerie des Contemporains illustres par un homme de rien (Louis

de Loménie). Paris, René et Cie, 1840-1847, 10 vol. in-12, t. II, p. 8.

 

[40] Galerie des Contemporains illustres, t. II, p. 11.

 

[41] Comte A. DE LA GARDE-CHAMBONAS, Souvenirs du Congrès

de Vienne, p. 88.—Mme de Bassanville, dans les Salons d'autrefois,

Souvenirs intimes, t. II, p. 2, a copié ce passage presque mot pour

mot. La première édition des Souvenirs de M. de la Garde sous le

titre de Fêtes et Souvenirs du Congrès de Vienne a paru en 1843, à

Paris, chez Appert, 2 vol. in-8o.

 

[42] Comte A. DE LA GARDE-CHAMBONAS, Souvenirs du Congrès

de Vienne, p. 88.

 

[43] SKAVRONSKA (Catherine-Pavlovna, comtesse) était née en

1783 et mourut à Vienne le 21 mai 1857. Elle était la fille du général

Paul Skavronski et de Catherine Engelhardt, la nièce préférée de

Potemkin. Elle avait épousé, en septembre 1800, le prince Pierre

Bagration, né en 1765, qui mourut en septembre 1812. Bien plus

tard, en 1830, elle épousa, tout en conservant le nom de son premier

mari, le colonel anglais sir John Hobart Caradoc, baron Howden

(1799-1873). La fille qu'elle eut du prince de Metternich, Clémentine,

née en 1802, morte en couches le 29 mai 1829, épousa en 1828 le

général comte Otto Blome (1er octobre 1795-1er juin 1884) (Édition

du grand-duc Nicolas MIKHAÏLOVITCH, Portraits russes des dix-

huitième et dix-neuvième siècles. Saint-Pétersbourg, manufacture

des papiers d'État, 3 vol. in-4o, 1905-1907, t. I, p. 49.—STROBL

VON RAVELSBERG, Metternich und seine Zeit, t. I, p. 14 et 33).

 

[44] Mémoires de Mme de Rémusat, 1802-1808, publiés par son petit-

fils Paul de Rémusat. Paris, Calmann Lévy, 1879-1880, 3 vol. in-8o, t.

III, p. 48.

[45] Frédéric MASSON, Napoléon et sa famille. Paris, Ollendorf,

1897-1907, 8 vol. in-8o, t. VI, p. 184.

 

[46] Comte Fédor GOLOVKINE, la Cour et le Règne de Paul Ier.

Portraits, souvenirs et anecdotes, publiés par S. Bonnet. Paris, Plon,

1905, in-8o, p. 309.

 

[47] o Catalogue de la vente du 27 mai 1895 , n 85. M. Noël Charavay,

expert.—Ce détail de l'amour de M. de Metternich pour l'amie de

Chateaubriand n'est pas signalé dans le remarquable ouvrage,

pourtant si complet, de M. Édouard Herriot: Mme Récamier et ses

amis o . Paris, Plon, 1905, 2 vol. in-8. Par contre, M. Herriot signale, t.

II, p. 405, l'opinion de la troisième princesse de Metternich sur son

héroïne, extraite de son journal (Mémoires du prince de Metternich, t.

V, p. 115). Cette opinion est malveillante à l'égard de Mmes Junot et

Récamier. Ne serait-ce pas là un pur effet de jalousie rétrospective?

 

[48] Le comte DE FALLOUX, Mémoires d'un Royaliste, t. I, p. 133.

 

[49] Souvenirs de la duchesse de Dino, publiés par sa petite-fille la

comtesse Jean de Castellane, Paris, Calmann Lévy, in-8o, p. 113.

 

[50] Mémoires de Mme de Boigne, t. I, p. 228.

 

[51] Friedrich VON GENTZ, Tagebücher. Leipzig, F.-A. Brockhaus,

1873-1874, 4 vol. in-8o, t. I, p. 322.

 

[52] Friedrich VON GENTZ, Tagebücher, t. I, p. 293. «24 juillet 1814,

dimanche. Entre autres, j'ai écrit une lettre très énergique à la

duchesse de Sagan sur sa conduite envers Metternich et moi.»—

Ibid., t. I, p. 322. «Samedi 22 [octobre 1814]. Dîné chez Metternich

avec Nesselrode. Il me fait part de sa rupture définitive avec la

duchesse, ce qui est aujourd'hui un événement de premier ordre.»

 

[53] Lettre du 1er décembre 1818.

 

[54] Souvenirs et Fragments pour servir aux mémoires de ma vie et

de mon temps, par le marquis DE BOUILLÉ, publiés par P.-L. de

Kermaingant, Paris, Picard, 1908, 2 vol. in-8o, t. II, p. 45.

 

[55] er Lettre du 1 décembre 1818.

 

[56] BENCKENDORF (Christophe Ivanovitch de), né le 30 juillet 1749,

général d'infanterie, mort le 10 juin 1823 (ERMERIN, Annuaire de la

noblesse de Russie e , 2 année, 1892, p. 135).

[57] Correspondance de S. M. l'impératrice Marie Féodorovna avec

Mlle de Nelidoff, sa demoiselle d'honneur. Publiée par la princesse

Lise Troubetzkoï. Paris, Ernest Leroux, 1896, in-18, p. 1, 15, 31, 57,

89, 92.

 

[58] Ralph SNEYD, Notice of the late princess of Lieven dans

Miscellanies of the Philobiblon Society, vol. XIII, p. 8.

 

[59] Alexandre, l'aîné, sous-officier en 1798 au régiment Semenovski,

capitaine après Preussich-Eylau, colonel quinze jours plus tard,

général-major en 1812, chef de la 2e division de dragons le 9 avril

1816, général aide de camp le 22 juillet 1819. Il fut nommé, le 25 juin

1826, chef des gendarmes, chef de la 3e section de la police

impériale spéciale, commandant de la maison militaire de

l'Empereur, et dès ce moment il devint et resta, jusqu'à sa mort,

inséparable de la personne du souverain. Créé sénateur le 6

décembre 1826, général de cavalerie en 1829, membre du Conseil

de l'Empire le 8 février 1830, comte le 8 novembre 1832, il mourut le

23 septembre 1844 à bord du vapeur de guerre russe l'Hercule, en

revenant d'Allemagne (Toutes ces dates en vieux style). Il avait

épousé Élisabeth Andréïevna Donetz-Zakharjevski dont il eut trois

filles: la comtesse Apponyi, la princesse Wolkonski, la princesse

Demidoff (Édition du grand-duc Nicolas MIKHAÏLOVITCH, Portraits

russes des dix-huitième et dix-neuvième siècles, t. II, portrait 46).

—«Homme de talent, doux, souple, insinuant, agréable de figure,

plein de galanterie dans les manières, il savait se faire aimer, et les

Russes eux-mêmes lui pardonnaient le grand tort d'être Allemand (il

appartenait à la noblesse livonienne), dans une Cour où ils avaient

été trop souvent humiliés de voir des hommes de cette origine

prendre le pas sur les premiers d'entre eux... Homme, sinon d'une

haute moralité, du moins intègre et de plus actif, éclairé, d'une

intelligence rare, d'une société agréable. «(J. H. SCHNITZLER,

Histoire intime de la Russie sous les empereurs Alexandre et

Nicolas o . Paris, Renouard, 1847, 2 vol. in-8, t. I, p. 263; t. II, p. 183).

 

Constantin, le plus jeune des fils de la baronne Schilling, fut général-

adjudant puis général-lieutenant et mourut pendant la guerre turco-

russe de 1828 (KLEINSCHMIDT, Fürstin Dorothea Lieven, dans

Westermanns Monatshefte. Oktober 1898, p. 21).

 

[60] Maria fut dame d'honneur de l'impératrice Marie Féodorovna. Elle

mourut vers 1843.

 

[61] POSSE DE GAUGREBEN (Charlotte Karlovna), fille du

lieutenant-général Karl de Gaugreben, était née vers 1743. En

novembre 1783, elle fut chargée par Catherine II de l'éducation des

grands-ducs Nicolas et Michel Pavlovitch ainsi que de celle des

grandes-duchesses leurs sœurs. Dame d'honneur en 1794, elle

reçut le titre de comtesse le 22 février 1799 et celui de princesse et

d'Altesse Sérénissime en 1826 à l'occasion du couronnement de

Nicolas Ier. Elle mourut le 24 février 1828 (SCHNITZLER, Histoire

intime de la Russie, t. I, p. 511.—Sergius UWAROW, Hommage à

Mme la princesse de Lieven. Saint-Pétersbourg, 1829, in-8o).

 

«Paul qui ne trouvait guère une mère en Catherine donna à la

gouvernante de ses enfants tout le respect et un peu de l'affection

qu'il n'arrivait pas à placer ailleurs.» (K. WALISZEWSKI, Autour d'un

Trône. Catherine II de Russie. Paris, Plon, 1894, in-8o, p. 398).

 

Son mari, Otto-Heinrich-André Romanovitch, né le 11 octobre 1726,

était mort le 4 février 1781. Elle lui avait donné trois fils: Charles,

Christophe et Ivan et une fille, Catherine, qui épousa le baron

Viétinhof. (Édition du grand-duc Nicolas MIKHAÏLOVITCH. Portraits

russes des dix-huitième et dix-neuvième siècles, t. III, portrait 104).

 

[62] LIEVEN (Christophe Andréïévitch de) était le second fils du

général-major André Romanovitch et était né à Kieff. Il fut inscrit à

l'artillerie en 1779, passa comme enseigne au régiment de

Semenovski le 1er janvier 1791 et fut nommé lieutenant en 1794. Il

prit part à la guerre de Suède en 1790 et combattit contre les

Français, aux Pays-Bas autrichiens, dans les rangs de l'armée

autrichienne (1794). Lieutenant-colonel au régiment de dragons de

Wladimir le 20 février 1796, puis dans les mousquetaires de Toula, il

fit avec le comte Zouboff l'expédition contre la Perse. Aide de camp

de l'Empereur le 27 avril 1797, général-major et aide de camp

général le 27 juillet 1798, chef de la chancellerie en campagne le 12

novembre 1798, il est en 1805 à Austerlitz. Lieutenant-général

(1807). Envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire auprès du

roi de Prusse le 31 décembre 1809, ambassadeur extraordinaire à

Londres le 5 septembre 1812, rappelé le 22 avril 1834, mort à Rome

le 29 décembre 1838-10 janvier 1839 (Édition du grand-duc Nicolas

MIKHAÏLOVITCH. Portraits russes des dix-huitième et dix-neuvième

siècles, t. III, p. 23, dates en vieux style).

 

[63] Le fils aîné de la gouvernante des grands-ducs, Charles

Andréïévitch, né le 12 février 1767, embrassa la carrière militaire.

Major-général en 1797, lieutenant-général (1799), général

d'infanterie (1827), curateur de l'université de Dorpat (1817), membre

du Conseil de l'Empire (1826), ministre de l'Instruction publique

(1828-1838), il mourut dans ses terres de Courlande le 12 janvier

1845 laissant deux fils, dont l'un, André Karlovitch, fut plus tard

général-major (Friedrich BUSCH, Fürst C. Lieven und die Kaiserliche

Universität Dorpat unter seiner Oberleitung. Dorpat et Leipzig, 1846,

in-4o).

 

[64] Publié dans: Die Ermordung Pauls und die Thronbesteigung

Nikolaus I. Neue materialien veröffentlicht und eingeleitet von

professor Dr. Theodor SCHIEMANN. Berlin, Georg Reimer, 1902, in-

8o, p. 35.

 

[65] «Ce récit a beaucoup d'intérêt; il a un caractère de vérité et de

vie. Mme de Lieven ne relate que ce qu'elle a vu et entendu, par

conséquent rien de l'acte même de l'assassinat; mais l'impression

générale sur la cour et le public, l'attitude et le langage des

principaux personnages, l'Impératrice, l'empereur Alexandre, le

comte Pahlen, sont peints avec finesse et relief» (Souvenirs du

baron de Barante. o Paris, Calmann Lévy, 1890, 8 vol. in-8, t. I, p. 82).

 

[66] Ernest DAUDET, Une vie d'ambassadrice au siècle dernier. La

princesse de Lieven, chap. I. A la cour de Russie.

 

[67] Gazette nationale ou le Moniteur universel du lundi 30 avril 1810,

n o 120, p. 475.

 

[68] o Moniteur universel du mercredi 15 juillet 1812, n 197, p. 771.

 

[69] Moniteur universel du samedi 26 décembre 1812, no 361, p.

1429.

 

[70] Mémoires du prince de Talleyrand, publiés par le duc de Broglie.

Paris, Calmann Lévy, 1891, 8 vol. in-8o, t. III, p. 404.—L'authenticité

de ces Mémoires, au moins dans leur forme actuelle, est très

contestée. Le duc de Broglie n'eut entre les mains qu'une copie

exécutée par M. de Bacourt, qui détruisit le manuscrit original. Si le

passage reproduit ci-dessus a été retouché par M. de Bacourt, il n'en

conserve pas moins quelque intérêt documentaire, ce dernier ayant

beaucoup connu Mme de Lieven à Londres et à Paris.

 

[71] Letters of Dorothea, princess Lieven, during her residence in

London. Biographical notice, p. VIII.

 

[72] M. GUIZOT, Mélanges biographiques et littéraires. Paris, Michel

Lévy, 1868, in-8o, p. 194.—En 1817, le maréchal de Castellane notait

dans son journal: «Le comte et la comtesse de Lieven jouissaient

d'une grande considération à Londres; ils y tenaient un grand état.

Mme de Lieven était une agréable et fort aimable personne de trente

ans.» (Journal du maréchal de Castellane. Paris, Plon, 1897, 5 vol.

in-8o, t. I, p. 348).

 

[73] Souvenirs du baron de Barante, t. II, p. 32, note 1.

 

[74] Mémoires d'outre-tombe, édition Biré, t. IV, p. 249.

 

[75] Mémoires de Mme de Boigne, t. II, p. 181.

 

[76] Mémoires du prince de Talleyrand, t. III, p. 403.

 

[77] Mélanges biographiques, p. 196.

 

[78] Mémoires de Mme de Boigne, t. II, p. 181.

 

[79] Ernest DAUDET, Une vie d'ambassadrice au siècle dernier, p.

228.

 

[80] Duc DE BROGLIE, le dernier Bienfait de la Monarchie. Paris,

Calmann Lévy, s. d., in-8o, p. 195.

 

[81] Lord MALMESBURY, Mémoires d'un ancien Ministre, 1807-1869,

traduits par M. A. B. Paris, Ollendorf, 1886, p. 47.—3 mai 1837.

 

[82] Ernest DAUDET, Une vie d'ambassadrice au siècle dernier, p.

378.

 

[83] M. GUIZOT, Mélanges biographiques, p. 214.—La princesse de

Lieven à M. Guizot, Schlangenbad, 12 août (lundi) 1850.

 

[84] Cette anecdote se rapporte à Charles-Louis, roi d'Étrurie sous le

nom de Louis II, duc de Lucques sous le nom de Charles-Louis, duc

de Parme après la mort de l'ex-impératrice Marie-Louise. Il abdiqua

le 14 mars 1849 (DUSSIEUX, Généalogie de la maison de Bourbon,

Paris, Lecoffre, 1872, 2e édit., p. 230).—Après son abdication le duc

de Parme prit le titre de comte de Villafranca.

 

[85] Letters of Dorothea, princess Lieven, during her residence in

London. Biographical notice, p. VIII.

 

[86] Les bals d'Almack étaient des bals par souscription, très

aristocratiques, où il était fort difficile de se faire admettre. Les billets

étaient vendus par des dames patronnesses appartenant toutes à la

grande noblesse anglaise ou au monde diplomatique.

 

[87] Mémoires de Mme de Boigne, t. II, p. 180.

 

[88] Ibid., t. II, p. 180.

[89] STOCKMAR, Denkwürdigkeiten aus den Papieren des Freiherrn

Christian Friedrich von Stockmar, zusammengestellt von Ernst,

Freiherr von Stockmar. Braunschweig, Friedrich Vieweg und Sohn,

1872, in-8o, p. 97.

 

[90] Mémoires d'outre-tombe, édition Biré, t. IV, p. 249.

 

[91] Ralph SNEYD, Notice of the late princess of Lieven, p. 5.

 

[92] Mémoires du prince de Talleyrand, t. III, p. 405.

 

[93] La comtesse Apponyi à M. de Fontenay, Rome, 9 janvier 1824

(Lettre analysée sous le no 11 dans le Catalogue de la maison Veuve

Gabriel Charavay o , n 263).

 

[94] GREVILLE, la Cour de George IV et de Guillaume IV, extraits du

Journal de Charles C.-F. Greville, traduits et annotés par Mlle Marie-

Anne de Bovet. Paris, Firmin-Didot, 1888, p. 346 (juin 1834).

 

[95] Mémoires d'outre-tombe, édition Biré, t. IV, p. 249.

 

[96] GREVILLE, Les quinze premières années du règne de la reine

Victoria, extraits du Journal de Charles C.-F. Greville, traduits par

Mlle Marie-Anne de Bovet. Paris, Firmin-Didot, 1889, in-12, p. 331.

 

[97] Souvenirs du baron de Barante, t. VIII, p. 155. La duchesse de

Sagan à M. de Barante. Berlin, 1er février 1857.

 

[98] La Cour et le Règne de George IV et de Guillaume IV, p. 8.

 

[99] Ralph SNEYD, Notice of the late princess of Lieven, p. 6.

 

[100] Mémoires du prince de Talleyrand, t. III, p. 405.

 

[101] Ralph SNEYD, Notice of the late princess of Lieven, p. 9.

 

[102] Ibid., p. 8.

 

[103] Comte DE MARCELLUS, Chateaubriand et son temps. Paris,

1859, in-8o, p. 269.

 

[104] KLEINSCHMIDT, Drei Jahrhunderte russischer Geschichte

(1598-1898). Berlin, Georg Reimer, 1898, in-8o, t. I, p. 301.

 

[105] Letters of Dorothea, princess Lieven, during her residence in

London, p. 172.

 

[106] La Cour et le Règne de George IV et de Guillaume IV, p. 9.

[107] Mémoires d'un ancien Ministre, p. 237.

 

[108] Mémoires de Mme de Boigne, t. II, p. 180.

 

[109] Revue d'Histoire moderne et contemporaine, t. V, p. 138.

 

[110] Souvenirs du baron de Barante, t. VI, p. 209. La duchesse de

Talleyrand à M. de Barante, Paris, 5 avril 1839.—Nesselrode à sa

femme, 7 mars 1814: «Lieven continue à réussir autant que sa

femme réussit peu.» (Lettres et papiers, t. V, p. 171.)

 

[111] Mémoires du prince de Talleyrand, t. II, p. 407.

 

[112] Mémoires d'outre-tombe, t. IV, p. 249, n. 1.

 

[113] Mémoires de Mme de Boigne, t. II, p. 181.

 

[114] Les quinze premières années du règne de la reine Victoria, p.

331.

 

[115] Lettre du 30 janvier 1819.

 

[116] Lettre du 13 mars 1819.

 

[117] Dans une lettre à M. de Metternich, datée du 13 février 1820, et

dont M. le comte Puslowski, le savant collectionneur polonais, a bien

voulu nous communiquer une copie qui lui fut jadis donnée par M.

Forneron, Mme de Lieven dit, en parlant de Palmella: «Je t'ai parlé

dans le temps de P. Je crois m'être expliquée clairement. Il a été

amoureux et tout aussi loin d'être heureux que le sera jamais Floret à

mon égard».

 

[118] Sa fille était née vers le milieu de février 1804. Alexandre était né

en 1805, Paul en 1806 et Constantin dans les premiers jours de

1807.

 

[119] Ernest DAUDET, Un Roman du prince de Metternich dans la

Revue Hebdomadaire du 4 août 1898, p. 50.

 

[120] Mémoires du prince de Metternich, t, III, p. 171, note 1.

 

[121] Moniteur universel du samedi 3 octobre 1818, no 276, p. 1168.

 

[122] Moniteur universel du lundi 5 octobre 1818, no 278, p. 1172.

 

[123] Ernest DAUDET, Autour du Congrès d'Aix-la-Chapelle (1818)

dans le Correspondant du 10 juillet 1907, t. CCXXVIII, p. 38 (Rapport

d'un agent secret).

[124] Le fondé de pouvoir de M. de Metternich avait pris possession

du domaine en août 1816 (Moniteur Universel du mardi 27 août

1816, no 240, p. 966).

 

[125] Archives du ministère des affaires étrangères. France, Mémoires

et documents, vol. 337, fo 225 verso. Verzeichniss der zu dem

Kaiserl. Österreichischen Ministerium der auswärtigen

Angelegenheiten gehörigen Individuen.

 

[126] o Gazette d'Augsbourg du 4 décembre 1818, n 338, p. 1351.

 

[127] Ernest DAUDET, Autour du Congrès d'Aix-la-Chapelle dans le

Correspondant du 10 juillet 1907, p. 40.

 

[128] Archives du ministère des affaires étrangères. France, Mémoires

et documents, vol. 337, fo 220. List of persons who form the mission

of His Britannic Majesty at Aix-la-Chapelle.

 

[129] Archives du ministère des affaires étrangères. France, Mémoires

et Documents, vol. 337, fo 222. Quartierliste der Suite Seiner

Majestät des Königs von Preussen.

 

[130] Moniteur universel du samedi 17 octobre 1818, no 200, p. 1225:

«Aix-la-Chapelle, 11 octobre.—Deux fois par semaine, Lady

Castlereagh donne une soirée; tout le corps diplomatique y est fort

assidu. Quand les parties sont arrangées, les ministres passent dans

une pièce voisine du salon, et là l'entretien devient tout politique; il se

prolonge fort tard. Il se tient en outre chaque soir de petits comités

diplomatiques chez Lord Castlereagh.»

 

[131] Mémoires du prince de Metternich, t. III, p. 127. Metternich à sa

femme... octobre.

 

[132] Moniteur universel du samedi 17 octobre 1818, no 200, p. 1225.

Aix-la-Chapelle, le 11 octobre.—«L'arrivée de M. le comte de Lieven

et de Mme la comtesse, son épouse, a augmenté le petit nombre de

maisons qui, par des soirées agréables, égaient un peu le ton

sérieux qui règne ici.» (Journal des Débats du samedi 17 octobre

1818, p. 1).

 

[133] Mémoires du prince de Metternich, t. III; p. 128. Metternich à sa

femme, ce 18 octobre.

 

[134] Lettre du 9 mars 1819.

 

[135] Lettre du 28 novembre 1818.

[136] Le prince de Metternich à Mme de Lieven, Vienne, 24 mars

1820.—La copie de cette lettre nous a été communiquée par M. le

comte Puslowski.

 

[137] Mémoires du prince de Metternich, t. III, p. 129. Metternich à sa

femme, ce 27 octobre.

 

[138] Lettre du 28 novembre 1818.

 

[139] Ibid.

 

[140] o Moniteur universel du lundi 9 novembre 1818, n 313, p. 1313.

 

[141] Première lettre, s. d.

 

[142] Moniteur universel du vendredi 20 novembre 1818, no 324, p.

1359.

 

[143] «Aix, le 7 novembre. Le comte Esterhazy, avec son épouse, fille

du prince de Metternich, est arrivé avec trois voitures de suite. Le

ministre était allé au devant d'eux à plus d'une lieue. Le comte et la

comtesse ne tarderont pas à partir pour Paris comptant y passer

l'hiver.» (Journal de Paris du jeudi 12 novembre 1818, no 316, p. 3).

—Voir aussi Moniteur universel du 11 novembre 1818, no 315, p.

1321.

 

[144] «22 novembre.—Le Congrès touche à sa fin. Aix-la-Chapelle

ressemble maintenant à une salle de fête à 4 heures du matin; la

foule est écoulée, les lustres sont presque éteints. Tout le monde

semble content de ce qui s'est passé et content de partir.» (C.-L.

LESUR, Annuaire historique universel pour 1818, 2e édit. Paris,

Thoisnier-Desplaces, 1825, in-8o, p, 564).

 

[145] Journal des Débats du jeudi 26 novembre 1818. Aix-la-Chapelle,

21 novembre.

 

[146] o Moniteur universel du lundi 30 novembre 1818, n 334, p. 1398.

—Gazette d'Augsbourg du 1er décembre 1818, no 335, p. 1339.

 

[147] Moniteur universel du mardi 1er décembre 1818, no 335, p. 1401.

— o Journal de Paris du lundi 30 novembre 1818, n 334, p. 1.

 

[148] Cette visite du champ de bataille de Waterloo eut lieu le 26

novembre (Gazette d'Augsbourg, 6 décembre 1818, no 340, p.

1359).—Mme de Lieven y prit peut-être part si l'on s'en rapporte à

quelques allusions que l'on trouvera dans les lettres qui suivent.

 

[149] Moniteur universel du jeudi 3 décembre 1818, no 337, p. 1410.

[150] Moniteur universel du jeudi 3 décembre 1818, no 337, p. 1410.—

Gazette d'Augsbourg du 8 décembre 1818, no 342, p. 1367.

 

[151] Ernest DAUDET, Un Roman du prince de Metternich dans la

Revue Hebdomadaire du 29 juillet, 1899, p. 661.

 

[152] Cette lettre, sans date, placée en tête de la collection des lettres

du prince de Metternich à la comtesse de Lieven par celui ou celle

qui fit relier cette collection, est vraisemblablement du

commencement de novembre 1818 et probablement du 3. M. et

Mme de Lieven, arrivés le 11 octobre à Aix-la-Chapelle, en partirent

en effet le 4 novembre pour Bruxelles, à la suite de l'impératrice

douairière de Russie. Ils ne prévoyaient pas à ce moment devoir

revenir bientôt dans la ville où se continuaient les séances du

Congrès. Les sentiments d'amour réciproque du ministre des affaires

étrangères d'Autriche et de l'ambassadrice de Russie dataient d'une

excursion à Spa, faite de concert le 25 octobre 1818.

 

[153] Les mots entre crochets sont reconstitués, le fragment du papier

sur lequel ils étaient écrits, placé sous le cachet, ayant été arraché

lors de l'ouverture de la lettre.

 

[154] Après être restés une semaine à Bruxelles, M. et Mme de Lieven

revinrent à Aix-la-Chapelle. Le Moniteur universel signale leur

passage à Liège le 12 novembre. Ils durent arriver le 13 dans la ville

du Congrès.

 

[155] HOBART (Émily-Anne), fille de John Hobart, deuxième comte de

Buckingham. Elle avait épousé, le 9 juin 1794, Robert Stewart, lord

Castlereagh. Elle mourut le 12 février 1829 et fut enterrée à côté de

son mari dans l'abbaye de Westminster (Dictionary of National

Bioqraphy o , edited by Sidney Lee, London, Smith, Elder and C, t.

XXVII, p. 33, t. LIV, p. 346 et 357).

 

[156] METTERNICH (Marie-Léopoldine), fille aînée du prince, issue de

son premier mariage avec la princesse Eléonore de Kaunitz. Née le

17 janvier 1797, elle avait épousé le 15 septembre 1817 le comte

Joseph Esterhazy de Galantha, chambellan impérial et royal (né le

24 novembre 1791, mort le 12 mai 1847), d'une branche cadette de

la grande famille hongroise. Le 6 novembre 1818, elle était arrivée

avec son mari à Aix-la-Chapelle d'où elle devait se rendre à Paris.

Elle mourut, sans enfants, à Baden, le 20 juillet 1820 et fut inhumée

en Bohême. Son corps fut transporté dans le caveau de sa famille

paternelle, à Plass, le 9 août 1828. Devenu veuf, le comte Joseph

Esterhazy épousa, en juillet 1841, Hélène Bezobrazoff (STROBL

VON RAVELSBERG, Metternich und Seine Zeit, t. I, p. 57.—

Mémoires du prince de Metternich, t. III, p. 359 et s., t. VII, p. 559.—

Moniteur Universel du 11 novembre 1818, n. 315, p. 1321.—

Genealogisches Taschenbuch der deutschen gräflicher Häuser.

Année 1850, p. 193).

 

[157] CASTLEREAGH (Robert STEWART, vicomte). Né en 1769,

successivement garde du sceau privé d'Irlande, chef du secrétariat

du lord lieutenant Camden, président du bureau de contrôle des

Indes orientales, secrétaire d'État pour la guerre, il était, depuis le 28

février 1812, secrétaire d'État des affaires étrangères et le resta

jusqu'à sa mort, poursuivi par une impopularité extrême. Au Congrès

d'Aix-la-Chapelle, il représentait la Grande-Bretagne avec

Wellington. Devenu marquis de Londonderry en 1821 par la mort de

son père, il donna, à partir du mois de juin 1822, des signes de

dérangement cérébral. Le 12 août 1822, Lord Castlereagh se coupa

la gorge avec un canif dans sa maison de campagne de North Cray,

et mourut presque immédiatement (Sir Archibald ALISON: Lives of

Lord Castlereagh and sir Charles Stewart, Londres et Edimbourg,

William Blackwood and sons, 1861, 3 vol. in-8o).

 

[158] Le prince de Metternich profitait de toutes les occasions sûres

pour faire parvenir ses lettres à la comtesse de Lieven. En attendant

ces occasions, il écrivait la lettre de chaque jour à la suite de celle de

la veille, sur la page commencée et interrompue. Chaque expédition,

par mesure de prudence, était soigneusement numérotée par lui.

Nous avons conservé ces numéros qui prouvent l'absence de

lacunes dans la correspondance publiée ici.

 

[159] Nuit du 17 au 18 novembre 1818.

 

[160] Le comte et la comtesse de Lieven quittèrent Aix-la-Chapelle le

18 novembre à 8 heures du matin pour se rendre à Bruxelles. Le

prince de Metternich avait d'abord dû partir, lui aussi, le 18 pour la

même destination. Il fut obligé de retarder son départ jusqu'au 22

novembre pour assister aux conférences diplomatiques qui se

poursuivaient (Mémoires du prince de Metternich, t. III, p. 131 et s.).

 

[161] La comtesse Marie Esterhazy qui partait pour Bruxelles avec

son mari.

 

[162] LAWRENCE (Sir Thomas), peintre anglais. Né à Bristol le 4 mai

1769. En 1814, il avait été chargé de faire le portrait des souverains

alliés, de leurs ministres et généraux qui vinrent alors visiter Londres.

Ces portraits ornent aujourd'hui la galerie de Waterloo au château de

Windsor. Pour compléter la série ainsi commencée des hommes

d'État de la Sainte-Alliance, le Prince Régent envoya Lawrence en

1818 à Aix-la-Chapelle pendant le Congrès. Pour l'y loger, une

maison de bois portative avec un grand atelier fut construite en

Angleterre; elle devait être élevée dans les jardins de l'ambassadeur

anglais, Lord Castlereagh, mais elle arriva trop tard. Lawrence

s'installa dans la grande galerie de l'Hôtel de Ville d'Aix. Après le

Congrès, il se rendit à Vienne et de là à Rome. Il mourut le 7 janvier

1830 (Dictionary of National Biography, t. XXXII, p. 278).—Le portrait

de M. de Metternich peint à Aix est aujourd'hui à Windsor. Une copie

en a été exécutée à Vienne pour la famille du prince, qui la possède

encore. Une reproduction de ce tableau, gravée par Unger, se trouve

en tête du t. I des Mémoires du prince de Metternich.

 

[163] FRÉDÉRIC-GUILLAUME III, né à Potsdam le 3 août 1770, roi de

Prusse depuis la mort de son père, Frédéric-Guillaume II, le 16

novembre 1797, mourut le 7 juin 1840 (Almanach de Gotha, 1841).

 

[164] FRANÇOIS Ier, empereur d'Autriche, roi de Hongrie et de

Bohême, de la Lombardie et de Venise. Né le 12 février 1768 à

Florence, succéda à son père Léopold II dans les États de sa maison

le 1 er mars 1792. Couronné roi de Hongrie le 6 juin, élu empereur

d'Allemagne le 7 juillet 1792, couronné le 14, se déclara empereur

héréditaire d'Autriche le 11 août 1804 et se démit de la dignité

d'empereur romain le 6 août 1806. Mourut le 2 mars 1835 (Almanach

de Gotha, 1819, 1830, 1836).

 

[165] er ALEXANDRE I Paulovitch, né 12/23 décembre 1777, succède

à son père Paul Ier le 13/24 mars 1801, meurt le 19 novembre/1er

décembre 1825 à Taganrog (Almanach de Gotha, 1819, 1826.)

 

[166] CAPO D'ISTRIA (Jean-Antoine, comte), né à Corfou en 1776.

Entré au service de la Russie en janvier 1809, il devint secrétaire

d'État de l'empire russe (novembre 1815) et dirigea jusqu'en 1822 le

département des affaires étrangères conjointement avec Nesselrode.

Était en 1818 l'un des plénipotentiaires russes au Congrès d'Aix-la-

Chapelle et habitait avec Nesselrode, chez M. Wildenstein, rue du

Pont, no 11. Après sa démission (1822), Capo d'Istria se retira à

Genève d'où il prit une part active à l'organisation du soulèvement

hellénique. Élu président pour sept années par l'assemblée nationale

grecque de Trézène, le 2/14 avril 1827, il fut assassiné le 27

septembre/9 octobre 1831 (Nouvelle Biographie générale) DIDOT, t.

VIII, col. 594.—Archives du ministère des affaires étrangères.

France, Mémoires et documents, vol. 337, fo 221. Liste des

personnes qui composent la suite de S. M. l'empereur de Russie.

 

[167] RICHELIEU (Armand-Emmanuel-Sophie-Septimanie du Plessis,

d'abord comte de Chinon, puis duc de Fronsac et duc de), né à Paris

le 25 septembre 1766. Chargé d'une mission près la cour de Vienne

(1790), il émigra et prit du service dans l'armée russe où il arriva au

grade de général major. Gouverneur d'Odessa (1803), puis de toute

la Nouvelle-Russie (1805), il rentra en France à la première

Restauration. Président du conseil, ministre des affaires étrangères

(26 septembre 1815-29 décembre 1818). De nouveau président du

conseil, du 20 février 1820 au 14 décembre 1821. Membre de

l'Académie française (21 mars 1816), mort à Paris le 17 mai 1822. Il

fut le promoteur du Congrès d'Aix-la-Chapelle, qui lui permit de

libérer la France de l'occupation étrangère. Pendant son séjour à Aix,

il était logé rue Saint-Pierre, no 595 (R. BONNET, Isographie des

membres de l'Académie française, Paris, Noël Charavay, 1907, in-8o,

p. 241.—Archives du ministère des affaires étrangères, France,

Mémoires et documents, vol. 337, fo 213).

 

[168] KOZLOVSKI (prince Pierre Borissovitch), né en décembre 1783,

diplomate, bel esprit, lieutenant du royaume de Pologne, était en

1818 ministre de Russie à Turin. Mourut le 26 octobre 1840 (Wilhelm

DOROW, Fürst Kozloffski, Leipzig, Ph. Reclam junior, in-12, 1846.—

Georges STENDMAN, Liste alphabétique de noms de personnages

russes pour un dictionnaire biographique russe, formant le t. LX du

Recueil de la société impériale d'histoire de Russie (Sbornik

Imperatorskavo Russkavo Istoritcheskavo Obchtchestva).—«Peu

d'hommes réunissaient comme le prince K. autant de vivacité et

d'intelligence dans le travail, jointes à une élocution pleine de feu et

d'entraînement. Son instruction était profonde et variée, sa mémoire

admirable.» (Comte A. DE LA GARDE-CHAMBONAS, Souvenirs du

Congrès de Vienne, p. 247).

 

[169] Par cette expression qui revient plusieurs fois dans le cours de

sa correspondance, le prince de Metternich désignait sans doute les

membres des familles souveraines et quelques personnages de

grande importance. Il rangeait, comme on le verra plus loin, les

personnages secondaires dans des catégories numérotées 2, 3, 4...

 

[170] «Le prince de Metternich à l'empereur François.—Aix-la-

Chapelle, 17 novembre. Sire, dans notre conférence d'aujourd'hui, le

duc de Richelieu a fait un rapport sur les affaires d'Espagne, en ce

qui concerne les colonies de cette puissance; ce rapport entraînera

une discussion tellement importante que j'ai dû me rendre au vœu

unanime de mes collègues et prendre part au débat. Dans tous les

cas, il faudrait que je fusse de retour ici samedi prochain, c'est-à-dire

le jour où le duc de Wellington assistera à la conférence. Je me suis

donc décidé à partir pour Bruxelles samedi, le 21 de ce mois, au lieu

de demain 18 novembre, après la clôture des conférences.»

(Mémoires du prince de Metternich, t. III, p. 164).

 

[171] La lettre no 1 qui se termine quelques lignes plus bas.

 

[172] Journal des Débats du jeudi 26 novembre 1818.—«Aix-la-

Chapelle, 21 novembre. M. le prince de Metternich part demain pour

Bruxelles. M. de Floret l'a déjà précédé aujourd'hui: on ignore l'objet

de ce voyage.»

 

[173] Pendant leur séjour à Aix, le comte et la comtesse de Lieven

logeaient dans une maison de la rue de Cologne. L'empereur de

Russie habitait l'ancien palais des préfets français, dans la même rue

qui fut débaptisée en l'honneur de ce fait et devint la rue Alexandre

(Archives du ministère des affaires étrangères. France, Mémoires et

documents, vol. 337, fo 221. Liste des personnes qui composent la

suite de S. M. l'empereur de Russie.—Moniteur universel du 27

septembre et du 28 octobre 1818).

 

[174] NESSELRODE (Charles-Robert, comte de). Né à Francfort, 14

décembre 1780. Il était, depuis 1816, «secrétaire d'État dirigeant le

département des affaires étrangères» conjointement avec Capo

d'Istria. Il occupa ce poste jusqu'au moment où il donna sa

démission, le 15 avril 1856, après la guerre de Crimée. Il mourut à

Saint-Pétersbourg le 23 mars 1862 (Biographie générale (Didot), vol.

XXXVII, col. 772).

 

[175] Cette lettre fut écrite à Bruxelles. M. et Mme de Lieven, partis le

18 novembre d'Aix-la-Chapelle, étaient arrivés le 19 à l'Hôtel

Bellevue et séjournèrent dans la capitale des Pays-Bas jusqu'au 27.

Metternich, arrivé le 23, en repartit le 28 (Lettres du 17 novembre, du

27 novembre, du 28 novembre.—Gazette d'Augsbourg, 1er

décembre 1818, n o o 335, p. 1339; n 342, 8 décembre 1818, p. 1367.

—Mémoires du prince de Metternich, t. III, p. 132.—Moniteur

universel o du lundi 30 novembre 1818, n 334, p. 1398; du jeudi 3

décembre 1818, no 337, p. 1410).

 

[176] FLORET (Engelbert-Joseph, chevalier, puis baron de), conseiller

de Cour à la chancellerie de Cour et d'État. Né à Vienne le 15 février

1776, mort dans la même ville le 1er février 1827. Il fit partie de

l'ambassade extraordinaire envoyée à Londres en 1821 pour

représenter l'empereur d'Autriche au couronnement du roi George IV.

Très dévoué à M. de Metternich, qui l'appelait «le fidèle Floret», il

accompagnait ce dernier dans tous ses déplacements. C'est à lui

que les lettres de Mme de Lieven étaient adressées sous double

enveloppe pour être remises au prince (ŒTTINGER, Moniteur des

dates.—Mémoires du prince de Metternich, t. III, p. 465).

 

[177] M. de Metternich alla avec Wellington visiter le champ de bataille

de Waterloo, le 26 novembre (Voir plus loin, lettre du 27 novembre).

 

[178] Ce projet fut abandonné.

 

[179] Lettre sans date, vraisemblablement écrite dans la nuit du 26 au

27 novembre. Les Lieven quittèrent Bruxelles le 27 au matin.

 

[180] Ici reprend la série des envois numérotés, interrompue pendant

le séjour commun du prince de Metternich et de la comtesse de

Lieven à Bruxelles.

 

[181] A cette lettre est épinglée une coupure de journal où le passage

ci-dessous est souligné au crayon rouge: «ROYAUME DES PAYS-

BAS. De Bruxelles, le 26 novembre. Ce matin, vers 10 heures, le duc

de Wellington est allé chercher S. A. le prince de Metternich et ils

sont partis ensemble, avec une suite de trois voitures, pour aller

visiter le célèbre champ de bataille de Waterloo, théâtre immortel de

la valeur des armées alliées et du génie du grand capitaine qui les

commandait.»

[182] Le 26 octobre, M. de Metternich et Mme de Lieven étaient allés,

d'Aix-la-Chapelle, en excursion à Spa. C'est au cours de ce voyage

que naquit leur sympathie réciproque (Voir lettre du 28 novembre).

 

[183] M. de Nesselrode.

 

[184] Le 26 octobre, le prince de Metternich, le comte et la comtesse

de Lieven partaient d'Aix-la-Chapelle pour une excursion à Spa.

Faisaient également partie du voyage: M. et Mme de Nesselrode, M.

de Steigentesch, le comte Zichy, le comte de Lebzeltern, le prince de

Hesse et M. de Floret. Les voyageurs passèrent à Spa la nuit du 26

au 27 et étaient de retour le 27 à 8 heures du soir à Aix. Il se pourrait

que, contrairement à ce qui est dit dans cette lettre, cette excursion

ait eu lieu les 25 et 26 octobre et non les 26 et 27. Dans une lettre à

sa famille, datée du 27 octobre, le prince dit: «J'ai fait avant-hier une

excursion à Spa, etc...». Si cette dernière lettre est bien datée, le

prince, en écrivant à Mme de Lieven, se serait trompé d'un jour, ce

qui est excusable à un mois d'intervalle. Noter cependant que dans

le cours de sa correspondance, il revient plusieurs fois sur la date du

Continuer : partie 2 sur 4