Maîtresse Britney
Chapitre Un
Timothé a jeté un regard circulaire sur la petite pièce de deux mètres sur trois.
Merde, il doit y avoir des gens en prison qui ont droit à plus de mètres carrés que moi, a-t-il pensé.
Mais ce n’était pas comme s’il avait vraiment le choix ou s’il pouvait faire le difficile. Il avait été licencié de l’usine dans laquelle il travaillait depuis deux ans. Cette « ancienneté » faisait de lui un des derniers embauchés, donc aussi parmi les premiers à faire partie du plan social en cours. Le travail lui plaisait pourtant, et c’était plutôt bien payé, assez pour avoir accumulé quelques économies. Mais le contexte morose actuel n’offrait pas beaucoup de perspectives de retrouver rapidement un emploi de ce type pour lui. Il avait donc agi avec sa prudence habituelle, toujours un peu pessimiste, pour atténuer la baisse de ses revenus et faire durer au maximum ses réserves financières : il avait donné immédiatement son préavis pour le bail de son appartement, avait expédié une partie de ses affaires vers la maison de sa mère pour les stocker là-bas, ne conservant avec lui que le strict nécessaire. Mais en regardant maintenant cette chambre libre dans l’appartement d’une amie de sa sœur, il se disait qu’il n’y avait même pas la place pour le strict nécessaire.
"Alors, tu en penses quoi, Tim-Tim ?" a demandé Britney en traversant le couloir, postée devant la porte de sa propre chambre.
Timothé a grimacé imperceptiblement. Il n’était pas un gamin prépubère, personne ne l’appelait Tim-Tim. Enfin si, une personne le faisait : sa petite sœur Joanna, qui avait appris très tôt qu’il n’aimait pas ce diminutif, et qui l’utilisait donc toujours quand elle voulait exaspérer son grand frère. Timothé a jeté un autre coup d’œil avant de répondre, même si trois secondes suffisaient pour découvrir la pièce. Le lit simple contre un mur, le bureau en face, et une chaise de bureau qui avait bien vécu, lui rappelant celles du temps de son lycée. Techniquement, la pièce méritait donc l’étiquette « meublée » pour la chambre. En l’absence de placard, une minimaliste armoire Ikéa se trouvait dans un coin à côté du bureau et constituait le seul espace de rangement. Une petite fenêtre donnait sur le parc de l’autre côté de la rue et sur les nombreux étages en dessous.
"Euh… ça a l’air super, Britney" a dit Timothé en se tournant vers elle, "je suis vraiment content que tu ais dit à Joanna que tu avais une chambre disponible. C’est ce que je recherche en ce moment. Avec un peu de chance, il ne faudra pas trop longtemps avant que je trouve un autre boulot, et le loyer ici me permettra de ne pas trop taper dans mes économies."
Britney portait un t-shirt délavé beaucoup trop ample, peut-être deux tailles trop grand pour elle, avec un pantalon de yoga noir qui par contraste se collait à ses jambes comme une deuxième peau. Comme Joanna, Britney avait deux ans de moins que les vingt-quatre ans de Timothé. Malgré l’effet de masquage du t-shirt informe, Timothé ne pouvait s’empêcher de remarquer les courbes de Britney. Du haut de son mètre soixante-dix, la jeune femme ne faisait que quelques centimètres de moins que lui, mais avec une autre carrure. Timothé avait le profil léger et fin qui lui avait permis de briller en course à pied durant toute sa scolarité, alors que le corps de Britney qui faisait de la gymnastique s’était étoffée de délicieuses courbes. Timothé courait encore de temps en temps, mais sans s’imposer de discipline stricte. En regardant Britney, il avait acquis la conviction que celle-ci fréquentait assidûment les salles de sport pour des entraînements réguliers, et les effets en étaient évidents dans chacun des mouvements de la jeune femme.
Elle n’est vraiment plus la gamine filiforme qui trainait avec ma sœur au lycée, a pensé Timothé en suivant Britney dans le couloir.
Ils sont passés devant la porte fermée de la chambre de Britney, et la longueur du couloir a piqué la curiosité de Timothé. La petite chambre dans laquelle il s’apprêtait à emménager était à peine assez grande pour que l’on puisse la considérer comme une chambre à coucher. Avec une salle de bain bien aménagée à côté de la chambre de Britney, un salon spacieux, une cuisine lumineuse et moderne, la structuration de sa chambre dans l’appartement lui paraissait étrange. C’était un immeuble haut de gamme, et pour autant que Timothé puisse s’en souvenir, les annonces de location visaient les jeunes couples avec enfant, il était donc surpris de ne pas trouver dans un tel appartement une grande chambre principale.
"Il y a quelques règles à respecter si tu veux emménager ici" a dit Britney en entrant dans le salon et en se tournant vers Timothé.
Timothé, distrait par le roulement sensuel des hanches de Britney après avoir mis de côté l’idée du plan de l’appartement, a failli lui rentrer dedans quand elle s’est arrêtée d’avancer. Il s’est esquivé sur le côté, évitant de justesse une collision embarrassante avant de rougir. Il a observé la salle de séjour, les meubles étaient disposés avec goût et laissaient assez de place près des fenêtres pour le vélo d’appartement, quelques haltères et une petite salle de gym indépendante. Un long comptoir en granit séparait le salon de la cuisine bien équipée.
Remarquant que Britney le regardait avec un peu d’irritation en attendant qu’il réponde, Timothé a balbutié quelques mots. "Oui, oui, Joanna m’a dit que tu avais certaines choses à me dire."
"Règle numéro un" a commencé Britney, "je ne veux jamais voir un plat sale trainer sur la table ou dans l’évier. Quand tu as fini de manger, tu laves la vaisselle, tu la sèches, tu la ranges. Et tu nettoie le plan de travail si besoin. Règle numéro deux : tu peux utiliser le salon, mais il doit rester aussi propre que la cuisine. Pas de vélo pour toi : je l’ai réglé pour moi et je veux qu’il reste ainsi, en plus je surveille les kilomètres. Règle numéro trois : tu utilises la salle de bain du couloir, mais tu gardes tes affaires bien rangées. La salle de bain attenante à ma chambre est réservée à mon usage personnel. Règle numéro quatre : tu n’entres jamais dans ma chambre. Et enfin règle numéro cinq, quand je reçois un invité, j’attends de toi que tu disparaisses, tu ne te montres pas, je ne veux pas avoir à expliquer que je ne vis pas seule."
"Donc, pour résumer" a plaisanté Timothé en pointant du doigt chaque zone après l’autre, "là propre, là propre, là propre, là interdit, et là pour me cacher. Je crois que je peux le faire."
Britney a lâché un sourire crispé, elle n’était pas certaine que Timothé la prenne autant au sérieux qu’il le devrait.
"Je ne te demande pas si tu peux le faire. Certaines de ces règles peuvent te sembler insignifiantes, mais elles sont à respecter scrupuleusement."
"Pas de problème, Brit’" a dit Timothé. "J’apprécie que tu me loues cette chambre, surtout à ce prix. Je respecterai les règles."
"Ne m’appelle pas Brit, c’est Britney. Je te laisse déballer tes affaires" a-t-elle dit en avant de lui tourner le dos et de rentrer dans sa chambre en fermant aussitôt la porte derrière elle.
***
Deux nuits plus tard, Timothé venait de terminer sa douche après une séance d’entraînement sur la machine de fitness dans le coin du salon qui servait pour la gym de Britney. Son téléphone a sonné, avec un message de sa propriétaire qui lui annonçait qu’elle ramenait quelqu’un à la maison. Le message n’avait pas besoin de préciser ce que ça impliquait pour lui. Il a fait une dernière vérification pour s’assurer que la cuisine et le salon étaient impeccables, il a donné un dernier coup de chiffon à l’appareil de fitness qu’il venait d’utiliser, et il est allé s’isoler dans sa chambre, porte bien fermée, plusieurs minutes avant d’entendre la porte de l’appartement s’ouvrir.
Il avait prévu de se coucher tôt selon ses critères habituels, c’est-à-dire avant minuit. Il voulait être reposé pour le lendemain, parce qu’il comptait passer la majeure partie de la journée à mettre à jour son CV et à rédiger des lettres de motivation personnalisées pour postuler à toutes les annonces pour lesquelles son profil pouvait être même vaguement en correspondance avec les attentes d’un recruteur. Alors qu’il était allongé dans son lit, à chercher le sommeil, toute chance d’y parvenir a disparu assez rapidement. Timothé avait déjà entendu durant les jours précédents des bruits provenant de la chambre de Britney pendant qu’elle travaillait, confirmant son impression initiale que leurs deux chambres n’étaient séparées que par une cloison de plâtre qui ne fournissait que peu d’isolation phonique. Mais ce soir, les sons qu’il captait étaient nouveau, et sans équivoque.
La tête de lit de Britney tapait contre le mur de l’autre côté, juste au niveau de la tête de Timothé. Des coups rythmiques, d’abord lents et faibles, qui se sont rapidement transformés en un martèlement qui ne pouvaient signifier qu’une chose : Britney était en train de s’envoyer en l’air avec son rendez-vous du soir. Bien sûr, même sans les échos réguliers des chocs contre le mur, Timothé aurait pu tirer cette conclusion rien qu’en entendant les encouragements et les cris de plaisir lancés par Britney, qui était apparemment très vocale pendant le sexe.
"Oui ! Oui ! Baise-moi ! Plus fort ! Baise-moi ! Oui !" lançait la jeune femme dans l’autre chambre, donnant à Timothé bien plus d’information qu’il n’aurait souhaité en recevoir.
Deux jours… putain, deux jours… a pensé Timothé, j’aurais tenu deux jours sans fantasmer ouvertement sur l’amie de ma petite sœur, qui est aussi ma propriétaire. Maintenant, je vais l’imaginer en train de baiser à chaque fois que je vais penser à elle… Il a poussé un soupir, plaquant son coussin sur son visage comme s’il avait la moindre chance de se boucher les oreilles de cette façon. Le couple en train de copuler était si proche qu’il avait l’impression de les voir, et Britney prenait tellement peu de précautions qu’il ne l’aurait pas mieux entendue si elle avait été dans la même chambre que lui, que si elle s’était adressée directement à lui.
"Oui ! Oui ! Jouis sur mes seins ! Oui, comme ça, bébé ! Mmh… !" a gémi Britney.
Timothé a entendu un soupir plus grave qui annonçait que le partenaire de sa voisine venait d’arriver au bout de sa résistance. Il a lutté pour ne pas imaginer derrière ses paupières closes l’image des seins tendus de Britney glacés par un nappage de semence, et il a prié pour réussir à s’endormir maintenant que ces deux-là en avaient assurément terminé avec leurs ébats.
"Viens-là, bébé… mange ma chatte… fais-moi jouir avec ta bouche… mange-moi la chatte jusqu’à ce que tu puisses de nouveau bander et recommencer à me baiser !" a fait la voix de Britney, faisant voler en éclats les espoirs de Timothé d’obtenir le calme nécessaire pour trouver le sommeil.
C’en était trop pour lui. Timothé a enroulé sa main autour de sa verge dure et a commencé à se masturber. Inconsciemment, il a calqué le rythme de son poignet sur celui des respirations lourdes et accélérées de Britney, l’écoutant annoncer la montée de son orgasme. Il l’imaginait en train de jouir, le dos cambré, les cuisses offertes pour se faire brouter la chatte, la poitrine souillée de sperme, et c’est à ce moment-là qu’il a joui aussi, mâchoires serrées pour ne pas se faire repérer alors qu’il jouait les voyeurs par procuration. Sa main était poisseuse, il se sentait un peu embarrassé de ce qu’il avait fait, mais ces pensées ont vite cédé le pas à l’irritation. Il n’avait même pas terminé de se nettoyer la main et le sexe dans un mouchoir (il n’osait pas prendre le risque d’enfreindre le règlement de Britney et sortir dans le couloir pour passer à la salle de bain), que l’inconnu avait repris assez de virilité pour recommencer à baiser bruyamment Britney. Il a même eu droit à un troisième round de rapports sexuels entre eux, soulignés sans interruption par les commentaires toujours aussi imagés de Britney qui dirigeait son amant à la baguette. Il était plus de deux heures du matin quand Timothé a enfin réussi à s’endormir.
Le lendemain, Timothé s’est réveillé avec une érection massive, tous les souvenirs et les émotions de la nuit de la veuille lui revenant instantanément en mémoire quand il a ouvert les yeux au premier bip de l’alarme de son téléphone. Après une douche rapide, il était dans la cuisine en train de préparer des toasts et du café quand Britney est apparue dans l’embrasure de la porte, s’arrêtant pour le saluer.
"Bonjour Tim-Tim" a-t-elle lancé avec un large sourire tranquille, "j’espère que Léo et moi ne t’avons pas empêché de dormir la nuit dernière."
Timothé s’est tourné vers elle, la bouche ouverte pour lui répondre mais aucun son n’en est sorti, son cerveau pétrifié, sa phrase coupée avant d’avoir pu commencer. Britney ne portait pas sa tenue habituelle dans l’appartement, à savoir principalement des sweats de sport ou des pantalons de yoga, ou ses amples et longs t-shirts. En fait, elle ne portait pas grand-chose du tout. Elle a souri quand le regard de Timothé l’a scannée des pieds à la tête, de bas en haut puis de haut en bas, découvrant la petite culotte sexy en dentelle bleu saphir et le soutien-gorge push-up assorti qu’elle portait. Ses jambes étaient recouvertes de bas blancs nacrés qui n’avaient pas besoin de bretelles pour tenir, l’élastique renforcé s’agrippant à ses cuisses fuselées, le nylon transparent faisant scintiller le galbe de ses jambes à la lumière des fenêtres de l’appartement. Aux pieds, elle portait un genre de chaussons de danse blancs, ce qui expliquait son approche silencieuse qui avait permis de prendre Timothé autant au dépourvu.
Levant les yeux pour rencontrer le regard amusé de Britney, Timothé a lutté pour ne pas laisser sa vision s’attarder sur la paire de magnifiques seins arrondis à moitié dénudés et dont les mamelons étaient presque exposés à sa vue par-dessus les bonnets du soutien-gorge en dentelle. Le maquillage de Britney était plus adapté à une soirée sophistiquée que pour un café matinal à la maison, et ses cheveux blonds étaient attachés en une queue de cheval décontractée.
"Euh… bonjour…" est parvenu à articuler Timothé après plus de dix secondes de stupéfaction.
Sous le choc, Timothé s’est mis à rougir en se rendant compte que son pantalon de survêtement était soudainement devenu tendu à l’entrejambe sous les effets de son érection radicale.
"Je suppose que tu ne t’attendais pas à me voir habillée pour le travail si tôt le matin" a conclu Britney en voyant l’air ahuri de son locataire. "J’ai un rendez-vous matinal avec un client qui est en déplacement à l’étranger, alors je me cale sur son fuseau horaire."
"Habillée… pour le travail ? Un client ?" a fait Timothé, répétant les mots qu’elle venait de prononcer pour essayer d’en comprendre la signification.
Britney a ri en se versant une tasse de café. Détendue et à l’aise, son rire était d’une clarté musicale qui a charmé les oreilles de Timothé mais ne faisait pas grand-chose pour diminuer sa confusion pour cette rencontre.
"Ok, je dois comprendre que ta sœur ne t’a pas dit ce que je fais dans la vie, hein ?" a fait Britney avec une moue amusée. Timothé a secoué la tête, les efforts qu’il devait faire pour éviter que ses yeux ne se posent directement sur les seins de la belle jeune femme blonde l’empêchant d’être capable de former une phrase pour le moment. "Je divertis des clients, soit en personne, soit sur Internet, ce qui devient de plus en plus fréquent ces derniers temps."
"Oh… alors tu es… une cam-girl ?" a articulé faiblement Timothé en déglutissant.
"Oh, ne soit pas si grossier, Tim-Tim" a répondu Britney avec une pointe de mépris, "mon travail est un peu plus haut de gamme que ça. J’ai une liste de clients assez exclusive que j’ai constituée pendant mes études à l’université. C’est une activité qui me permet d’avoir un réseau professionnel très fourni, et qui paie bien."
"Léo… Léo aussi était un client hier soir ?" a demandé Timothé.
"Pas vraiment. Léo est un bon ami à moi. La nuit dernière, il était là pour fournir sa bite : c’était une scène commandée pour un client qui m’avait donné un scénario précis à suivre. Si tu as de la chance, tu pourras peut-être nous écouter de nouveau lors de la prochaine visite de Léo, quand le client voudra de nouveau en organiser une. Et avant que tu ne poses la question, non, je ne te donnerai pas de lien sur les vidéos de moi que je poste sur internet."
"Je ne voulais pas te…" a commencé Timothé.
Sa phrase s’est interrompue quand Britney s’est approchée et qu’avec sa petite main fine et délicate, elle s’est posée au sommet de la tente formée dans le pantalon de jogging du jeune homme. Elle a caressé en serrant doucement, soulignant facilement les contours de la tête bulbeuse de l’érection palpitante de Timothé à travers le tissu, frottant tranquillement avec son pouce. Elle a souri en sentant la tache humide et un peu collante contre ses doigts, l’abondant liquide pré-éjaculatoire de Timothé ayant traversé la barrière du jogging.
"Bien sûr que tu as envie de voir ces vidéos" a repris tranquillement Britney en haussant les épaules devant l’évidence qu’il voulait nier. "Tu veux me faire croire que tu n’es pas resté allongé à m’écouter baiser ? Et probablement à te branler en même temps. C’était bon, avec ta main, Tim-Tim ? Tu as joui beaucoup en pensant à moi ?"
Choqué par les mots si explicites qui touchaient pourtant juste, Timothé est devenu écarlate et est resté de nouveau sans voix, ne réalisant même pas qu’il hochait légèrement la tête en réponse aux questions de Britney.
"Ça ne me dérange pas que tu me reluques quand je suis en lingerie ou que tu écoutes dans ta chambre" a dit Britney en essuyant ses doigts poisseux sur la chemise de Timothé, "mais ne te fais pas d’idées, tu n’auras droit à rien de plus." Faisant un pas en arrière, Britney a levé les yeux pour regarder l’horloge sur la cuisinière. "Je dois y aller, mon rendez-vous va démarrer" a-t-elle dit. Elle s’est retournée avec un sourire innocent en terminant sa tasse de café et en la tendant à son locataire. "Sois gentil, Tim-Tim, et lave ma tasse avec la tienne, tu seras mignon."
Timothé a docilement pris la tasse de la main de Britney. En la regardant partir, il s’est demandé silencieusement si elle savait qu’elle avait été à deux doigts de le faire éjaculer dans son pantalon quand elle l’avait caressé. Si elle avait continué quelques secondes de plus ainsi, alors qu’elle tenait le bout de sa verge entre ses doigts, il aurait juste été incapable de se retenir.
Britney a souri pour elle-même en s’éloignant dans le couloir et en fermant la porte de sa chambre. Joanna lui avait dit que Timothé était très impressionnable, et qu’elle pourrait faire ce qu’elle voudrait avec son grand frère si elle savait comment le manipuler. Maintenant elle savait que c’était vrai, et que ça serait encore plus facile qu’elle ne le pensait.
***
L’emploi du temps de Timothé a commencé à tourner autour de celui de Britney sans même que le jeune homme s’en rende compte, subissant cette influence indirecte aussi invisible à l’œil nu que la gravité terrestre, mais tout aussi importante sur chaque trajectoire de ses pensées. Il se levait tôt pour préparer le café chaque jour, espérant voir se répéter l’apparition de la jolie blonde dans une de ses « tenues de travail ». Cette récompense, aléatoire et hors de son contrôle, était tout de même suffisante à ses yeux pour qu’il continue ses efforts et se crée une nouvelle routine. Britney en profitait sans le montrer, tendant l’air de rien sa tasse de café ou n’importe quel plat à Timothé pour qu’il les lave à sa place, accentuant ses demandes non exprimées par des yeux charbonneux ou une lèvre légèrement mordue. En face d’elle et de ces manifestations de féminité débridée, Timothé ne pouvait simplement pas dire non. Sans même que ça ne prête à discussion entre eux, elle lui a aussi demandé un jour d’essuyer ses équipements d’exercice pour elle, et Timothé a obtempéré sans sourciller.
En remarquant le changement de comportement de Timothé et sa docilité instinctive à son égard, Britney a multiplié les interactions entre eux pour asseoir son pouvoir par petites touches. Elle a modifié ses tenues dans l’appartement, en portant des vêtements d’entraînement plus ajustés et de plus en plus courts, elle paradait souvent sans motif valable dans ses tenues de travail avant ou après ses sessions, juste pour vérifier que son locataire la reluquait toujours avec la même fascination. Elle repérait tous les coups d’œil furtifs de Timothé vers elle, notait que la voix du jeune homme influençable devenait moins assurée lorsqu’elle portait moins de vêtements, et elle avait arrêté de compter le nombre de fois où elle l’avait aperçu en train de bander honteusement derrière le tissu de son pantalon de survêtement quand il passait trop de temps à admirer ses formes galbées.
De son côté, Timothé suivait scrupuleusement le règlement concernant l’emploi du temps de Britney, toujours prêt à se retirer dans sa chambre dès qu’elle lui disait qu’elle avait de la visite. Il a également découvert que parfois, à des heures variables du jour et de la nuit, elle se produisait en solo pour l’un de ses clients qui aimait la voir se masturber. Il avait cru mourir d’embarras quand elle était passée dans le couloir en tenant négligemment en main l’énorme vibro-masseur Hitachi qu’elle s’apprêtait à utiliser et qu’il n’avait vu jusqu’à présent que dans des vidéos pornographiques, Il s’était réfugié dans sa chambre pour cacher son érection instantanée, et il avait dû lutter de toutes ses forces pour ne pas se masturber frénétiquement pendant qu’il l’imaginait en train de s’exhiber devant la caméra de l’autre côté du mur mitoyen, tout aussi explicite vocalement en utilisant son vibromasseur qu’avec ses amants. Chaque fois que nécessaire, Timothé recevait un message d’avertissement lui donnant parfois seulement quelques minutes pour se mettre hors de vue avant que Britney n’arrive avec un invité, ou qu’un autre ne se présente à la porte pour elle. À chaque fois, Timothé se retrouvait dans son lit, écoutant attentivement ce qui se passait, et se caressant au rythme des sons provenant de la chambre et du lit de Britney, se concentrant pour ne pas jouir trop vite et essayant d’être plus endurant que le visiteur dans la chambre voisine.
Tard un soir, Timothé était allongé dans son lit. Son ventre était encore couvert de traces de sperme après qu’il s’était masturbé pendant une des séances de Britney avec un nouveau visiteur. Il luttait contre l’envie de s’endormir, sachant qu’il devait d’abord se nettoyer, quand on a frappé à sa porte. Il a enlevé ses jambes du lit pour se mettre en position assise, tirant une serviette sur ses genoux quand la porte s’est ouverte sans qu’il n’ait autorisé à entrer. Britney se tenait debout devant lui, vêtue d’une robe de soie blanche décorée de grandes roses rouges, et elle n’avait pas l’air contente du tout.
"Timothé. Cuisine. Maintenant" a-t-elle dit, avant de partir aussi vite qu’elle était apparue.
Merde ! a pensé Timothé pour lui-même, enfilant à la hâte un pantalon de survêtement et un t-shirt pour la suivre, recouvrant son ventre encore souillé par son éjaculation.
Timothé ne savait pas quel était le problème, jusqu’à ce qu’il tourne au coin de la cuisine. Il n’avait pas besoin du doigt accusateur de Britney pour se rappeler qu’il avait oublié de débarrasser sa vaisselle de la veille au soir et d’essuyer le plan de travail, selon les critères explicites du règlement.
"Je suis désolé, Britney, j’ai oub-" a-t-il commencé.
La main levée de Britney l’a arrêté au milieu de sa syllabe. "Je pense…" a énoncé clairement Britney, "qu’avec le faible loyer que je te demande, tu fais une bonne affaire en logeant ici. J’ai quelques règles, cinq en fait, que je t’ai énoncées, et que tu as acceptées en arrivant. J’ai promis à ta sœur que je t’aiderais, et c’est ce que j’ai fait. Tout ce que tu dois faire, c’est simplement ce que je t’ai demandé. J’ai été claire avec toi, je ne t’ai pas prise en traitre. Et toi ? Tu es juste en train de démontrer que tu ne pouvais pas simplement respecter cinq règles."
"Je suis désolé" a répété Timothé, tête basse, "ça n’arrivera plus."
"Les règles sont les règles, Timothé, le non-respect aura des conséquences. Et le seul moyen de pression que j’ai sur toi… c’est de te mettre à la porte. Ne me force pas à faire ça."
"Je ne le ferai pas" a répondu Timothé en s’excusant.
"Je m’attends à trouver la cuisine propre demain matin" a dit Britney en faisant demi-tour pour regagner sa chambre.
Seul dans le salon, Timothé est resté immobile un moment, respirant profondément et remerciant qu’il ne soit pas déjà en train de devoir faire ses bagages. Il voulait maintenant à tout prix se rattraper et refaire bonne impression, il a pris le temps de nettoyer soigneusement toutes les surfaces de la cuisine, y compris l’intérieur du réfrigérateur et du micro-ondes, et s’est assuré que même le sol était également propre. Quelques heures plus tard, il s’est effondré dans son lit, laissant sa douche pour le lendemain matin.
Les jours suivants, pour se mettre au niveau des attentes de Britney et être irréprochable, Timothé a continué à se lever avant elle chaque matin pour préparer le café. Il prenait de lui-même la vaisselle utilisée par Britney pour la laver, et rangeait après elle la cuisine et le salon sans qu’elle ait besoin de lui dire un seul mot, se contentant d’un battement des longs cils de la jeune femme en guise d’approbation. Chaque fois qu’il se déplaçait dans l’appartement, il guettait tout ce qui n’était pas à sa place et qu’il pouvait corriger. Chaque chose qu’il pouvait faire pour rester dans les petits papiers de Britney était dans son intérêt, et essayer d’anticiper ce qui lui ferait plaisir est vite devenu une habitude mentale pour lui.
Timothé respectait aussi scrupuleusement l’agenda des rendez-vous de Britney. Il avait peu d’espoir que le marché du travail déprimé se concrétise par une offre d’emploi dans un avenir proche pour lui, ce qui ne l’empêchait pas de passer beaucoup de son temps à chercher inlassablement. Il voulait ainsi se monter à lui-même qu’il n’était pas un colocataire parasite, et qu’il ne comptait pas rester plus longtemps que nécessaire chez Britney qui ne l’accueillait chez elle que pour rendre service Joanna, sa petite sœur.
Quand Timothé était averti que Britney avait un invité, soit parce qu’elle l’avait prévenu oralement soit parce qu’il avait reçu un SMS d’avertissement, il se retirait dans sa chambre, dévoré par l’attente, tous les sens aux aguets. Il se mettait toujours nu sur son lit, dans le silence de sa chambre pour que son existence ne puisse pas être soupçonné par les invités qu’il ne voyait jamais. Il profitait ensuite de chaque bruit et chaque murmure qui traversaient le mur mitoyen de sa chambre avec celle des ébats de Britney, et Timothé se masturbait, les yeux fermés, imaginant ce qui était en train de se passer de l’autre côté en fonction des gémissements, des descriptions et des indications données par Britney à ses amants. Il n’était pas rare que Timothé se fasse jouir deux, trois, parfois même quatre fois au cours d’une session d’une heure de Britney, ses éjaculations si rapprochées le laissant vidé physiquement et psychologiquement.
À cela s’ajoutait aussi la tension nerveuse de ne devoir plus commettre aucune faute ou aucun oubli concernant le règlement. Britney lui avait fait comprendre qu’il n’y aurait pas de deuxième avertissement, et si par malheur il l’entendait marcher la nuit dans le couloir de l’appartement, il ne pouvait s’empêcher de redouter qu’elle ne le convoque à nouveau, pour une expulsion définitive. Et cette crainte achevait de le perturber, parce qu’il y avait aussi toute cette partie de lui qui voulait voir Britney le plus souvent possible, puisqu’elle occupait maintenant tout l’espace mental de chacun de ses fantasmes, nuit après nuit. Il fallait donc qu’il vive avec la contradiction permanente de la voir surgir pour le chasser, et son désir qu’elle franchisse le seuil de sa porte pour partager son lit et assouvir son fantasme.
Et malgré toute la vigilance dont Timothé faisait preuve, un deuxième incident encore plus sérieux que le premier s’est produit.
En toute bonne foi, Timothé avait cru que Britney serait absente pour la journée. Il s’était entraîné tranquillement dans le salon, et il était à moitié assoupi sur le canapé quand la porte de l’appartement s’est ouverte brusquement et que Britney est entrée en trombe, le faisant sursauter en entendant le claquement sec de la porte refermée d’un geste de colère. Elle portait une veste en cuir bleu foncé et une jupe sexy qui lui descendait seulement à mi-cuisses, avec un chemisier blanc à col montant. Aux pieds, elle avait des escarpins à talons aiguilles de dix centimètres que Timothé n’avait jamais vus, et malgré cet équipement vertigineux, Britney se déplaçait avec grâce et assurance, faisant comprendre au jeune homme qu’elle était une habituée de ce genre de chaussures. Il n’a cependant pas eu le loisir d’observer autant qu’il le voulait les chevilles fines et les mollets galbés par les talons aiguilles, parce que Britney, visiblement furieuse, le fusillait du regard.
"Qu’est-ce que tu fous ici ?" a-t-elle sifflé.
Elle n’avait même pas élevé la voix, mais rien qu’à son ton cassant, Timothé a su instantanément qu’il avait merdé. Il n’avait rien rangé, pensant qu’il avait largement le temps de le faire, et il avait laissé son téléphone dans sa chambre pendant qu’il s’entrainait dans le salon. Si elle lui avait envoyé un SMS pour le prévenir de son arrivée, il n’avait eu aucune chance de l’entendre pendant sa séance de sport ou pendant qu’il somnolait.
"Mon client sera là dans cinq minutes" a dit Britney à voix basse mais avec une acuité dans la voix qui a galvanisé Timothé.
Il a rangé les haltères aussi vite qu’il a pu, a attrapé sa serviette pour essuyer le banc de fitness pour faire disparaitre la sueur, et il a enroulé presque correctement le tapis de sol. Il savait que ce ne serait pas suffisant pour rattraper sa bourde, mais il n’avait pas le temps d’en faire plus s’il ne voulait pas enfreindre une autre règle. Il s’est retiré dans le couloir et a refermé la porte de sa chambre au moment où il a entendu frapper à la porte d’entrée de l’appartement. En colère contre lui-même, Timothé se sentait perdu. Son cerveau lui disait qu’il pouvait commencer à faire ses bagages parce que, dès qu’elle en aurait fini avec son client, Britney viendrait lui régler définitivement son compte.
Mais malgré cette perspective effrayante, son cerveau trop conditionné s’est laissé gagner par d’autres pensées, et sa verge dure avait d’autres plans quand les voix basses ont traversé le mur de la chambre de Britney. Il a cru que son cœur ratait un battement quand il a compris que cette fois, l’invité était… une autre femme. Timothé a gémi silencieusement. Comme en pilotage automatique, il a enlevé son sweat-shirt et s’est allongé, ses bourses agitées par un besoin douloureux de jouir avec urgence, et il a enroulé sa main autour de son sexe palpitant pour se masturber. Il ne savait pas qui se soumettait à qui, il avait évidemment perçu chez Britney une nature dominante et autoritaire, mais il savait aussi que quand elle travaillait, ce n’était pas forcément elle qui dictait le scénario, et elle pouvait donc tout aussi bien se retrouver dans un rôle plus soumis, et il n’avait même pas une image de la scène en tête avant que sa queue ne se mette à gicler au son de la fessée qui faisait rage entre les deux femmes.
N’osant pas faire de bruit, Timothé est resté dans sa chambre et s’est nettoyé avec les lingettes humides qu’il avait maintenant à portée de main. Ensuite, il s’est habillé d’un jean et d’une chemise à col, très différents de sa tenue de sport décontractée habituelle dans l’appartement. Timothé sentait qu’il devait être habillé correctement pour la conversation à venir, qui s’annonçait sérieuse et à son désavantage dès que Britney en aurait terminé avec sa visiteuse du soir.
Il s’est passé dix minutes, presque une éternité pour lui, entre le temps où il a entendu la porte de l’appartement se refermer sur la cliente, et le moment où a retenti l’appel qu’il redoutait.
"Timothé ! Salon !" a fait la voix éclatante de Britney.
Merde, ça y est… a pensé Timothé.
Il a ouvert la porte de sa chambre et a remonté le couloir au ralenti, déjà coupable par avance et incapable de se résoudre à affronter sa sentence à une vitesse normale. Dans le salon, il a fait face à Britney qui l’attendait, le visage dur et fermé. Maintenant débarrassée de ses talons imposants, elle portait cependant toujours la jupe et la veste en cuir, mais son chemisier avait également disparu. Timothé était trop préoccupé pour remarquer tout de suite la dentelle blanche du soutien-gorge que la jeune femme portait directement sous sa veste de cuir.
"Je croyais pourtant avoir été claire" a dit Britney d’un ton irrité. Sa main levée a arrêté Timothé avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit pour sa défense. "Le contrat entre nous était simple" a-t-elle poursuivi, "cinq règles à suivre pour loger dans une chambre certes petite, mais pour un loyer presque dérisoire. Tu te doutes que je n’ai pas besoin de ce loyer pour mes revenus, je ne t’ai accepté ici que pour rendre service à Joanna. Tu nous as laissé tomber toutes les deux, juste parce que tu es incapable de suivre cinq règles de base. Ta négligence a failli me coûter un client, pas seulement pour ma séance d’aujourd’hui, mais une perte qui aurait pu être définitive si le client s’était rendu compte que quelqu’un était présent dans l’appartement. Tu te rends compte à quel point c’est inacceptable."
Timothé a levé les yeux pour rencontrer le regard fixe de Britney, attendant de voir s’il avait le droit de parler.
"Je suis désolé, Britney, c’était stupide de ma part. Je n’ai pas d’excuse. S’il te plaît, ne me renvoie pas. Je ferai ce qu’il faut pour que notre arrangement tienne. Ma recherche d’emploi ne mène nulle part pour le moment, j’ai besoin de pouvoir habiter ici encore un peu. J’en ai vraiment besoin" a-t-il dit d’une voix implorante.
"Je m’en fous un peu de toi, Timothé, mais j’aime bien ta sœur, vraiment beaucoup. Je ne veux pas mettre en péril mon amitié avec elle en te mettant à la porte. Mais si tu me fais perdre de l’argent ou des clients…" a dit Britney sur un ton glacial, "je n’hésiterai pas à te virer de chez moi."
"Oui, oui, bien sûr, je comprends. Mais s’il te plaît, Britney, s’il te plaît, donne-moi une autre chance, je ferai ce que tu veux…" a bredouillé Timothé.
Britney est restée silencieuse suffisamment longtemps pour mettre Timothé mal à l’aise. Debout dans le salon devant sa juge, il bougeait nerveusement d’un pied sur l’autre dans l’attente de son châtiment. La jeune femme s’est dirigée vers les fenêtres sans un bruit dans ses pieds nus aux ongles vernis, et elle a contemplé la ville pensivement avant de se retourner pour faire face à l’homme qui rampait devant elle. Timothé était peut-être debout, mais psychologiquement, c’était comme s’il était à genoux aux pieds de la jeune femme en train de la supplier de le garder auprès d’elle.
"Ok, Tim-Tim…" a-t-elle dit avec un long souffle.
Le ton de Britney a immédiatement établi qu’il ne s’agissait pas d’une négociation mais de sa sentence irrévocable.
"Il est évident que tu peux te comporter correctement quand tu le veux ou quand tu es motivé. Tu es capable de faire du très bon travail pendant une certaine période, mais ça semble s’estomper au bout de dix jours, deux semaines peut-être. Je dois donc trouver un moyen de raffermir ta motivation à intervalles réguliers."
"Euh… d’accord" a dit Timothé sans comprendre où Britney voulait en venir.
"J’ai appris par ta sœur que c’est peut-être un comportement typique de ta part. Apparemment, tu étais un adolescent très turbulent et tu étais régulièrement puni à la maison" a dit Britney. "Et bien, tu ne réponds pas ?" a-t-elle ajouté après quelques secondes de silence.
"Euh… oui. Oui, c’est vrai" a confirmé Timothé.
"Et donc, quand tu étais jeune, qui est-ce qui assurait la discipline chez vous ? C’était ta mère, n’est-ce pas ? Allons, réponds Timothé, dis-moi par qui et comment tu étais puni quand tu étais désobéissant ?"
Soudain, il est devenu évident pour lui que Britney connaissait déjà la réponse à cette question.
"C’était ma mère… c’était elle qui me punissait… elle me donnait des… des fessées. Mais c’est arrivé seulement quelques fois, ce n’était pas si fréquent que ça !" a tenté Timothé, mais sa voix était presque un murmure et ses joues étaient devenues écarlates.
"Des fessées, donc, quand tu étais désobéissant" a répété Britney à voix haute, ne retenant que ce qui l’intéressait. "À ton avis, pourquoi est-ce qu’elle faisait ça ? Est-ce qu’elle comptait sur la douleur physique pour corriger ton comportement ? Ou plutôt sur le sentiment d’humiliation qu’elle t’infligeait ?".
Timothé a dégluti difficilement avant de réussir à parler. "Pour le… sentiment" a admis Timothé sans oser prononcer lui-même le mot humiliation, "je ne pense pas que ma mère ait réussi à me faire vraiment mal comme ça."
Il savait maintenant que Joanna avait dû tout raconter à Britney de ces épisodes peu glorieux.
"Et ensuite ?" a insisté Britney qui voulait que Timothé revive dans les détails ses expériences humiliantes.
"Je devais passer du temps debout face à un coin. Pour réfléchir à mes erreurs…" a articulé plus clairement le jeune homme.
Britney a poussé un nouveau long soupir pour manifester son exaspération et exagérer sa supériorité, comme si ce qu’elle s’apprêtait à dire lui coûtait et était un geste bienveillant de sa part.
"Je suppose que tu as donc encore besoin de ça" a-t-elle dit en secouant la tête. "Tu te comportes comme un gamin à qui on doit rappeler les règles, n’est-ce pas ? Donc ça me parait approprié que je te punisse comme tel. Est-ce que tu vas te soumettre à moi pour une correction chaque fois que je le jugerai nécessaire ? Ou tu préfères faire tes bagages tout de suite ?"
Timothé savait qu’il était acculé, avec pour seule option de rester dans l’appartement.
"J’accepterai les fessées, Britney" a-t-il dit en devenant écarlate, les yeux rivés au sol.
"Bien. Joanna sera heureuse de savoir que tu fais des efforts pour faire en sorte que la cohabitation fonctionne entre nous. Maintenant déshabille-toi, on va faire ça tout de suite sur tes fesses nues."
"Me déshabiller ?" a glapi Timothé, effaré. "Mais je ne peux pas-"
Britney l’a interrompu d’un geste. "Tim-Tim, c’est ma maison, mes règles. Maintenant tu te déshabilles, ou tu fais tes bagages" a-t-elle coupé sèchement.
Après une seconde à croiser le regard glacé de Britney, Timothé a commencé à se déshabiller docilement. La perte de protection du tissu de son pantalon et de son caleçon n’aurait de toute façon pas beaucoup d’importance pour cette punition qui avait pour but de l’humilier et de lui faire sentir la supériorité de son hôtesse. Il a ressenti un frisson trouble dans son échine en voyant les petites mains de Britney, qui avaient l’air si douces mais aussi sexy avec ses ongles vernis de rouge, des mains qu’il avait déjà imaginées souvent sur son corps, mais jamais pour le frapper. Il a plié chaque vêtement lentement et les a entassés en une pile bien rangée à une extrémité du canapé, il savait que Britney aimait l’ordre.
"Va poser les vêtements dans ta chambre, je ne veux pas les voir trainer au salon, et reviens me voir ensuite" a d’ailleurs exigé Britney.
"Oui, tout de suite" a répondu Timothé à voix basse.
Il a emporté ses vêtements vers sa chambre, avançant comme un zombie en essayant de ne pas penser à ce qui se passait, à ne pas penser qu’il était nu et allait se présenter comme ça devant elle pour qu’elle le punisse d’une fessée humiliante. Quand il est revenu dans le salon, il a trouvé Britney assise dans l’une des chaises en bois à dossier droit de la table. Elle avait enlevé sa veste de cuir et ne portait plus que sa jupe et son soutien-gorge. Les yeux de Timothé se sont agrandis et il s’est pétrifié une seconde en voyant qu’elle tenait à la main une espèce de petite raquette en bois, un peu de la taille et de la forme d’une brosse à cheveux.
Britney a désigné un endroit à quelques mètres devant elle et Timothé s’est avancé. Ses mains couvraient son entrejambe, et dans son malheur, il se félicitait de sa masturbation durant la courte séance de Britney avec l’autre femme inconnue : la vidange récente de ses bourses entraînait une réponse un tout petit peu moins active de sa queue en se retrouvant nu devant Britney.
"Mains sur le côté, Tim-Tim" a dit calmement Britney. "Tu sais pourquoi tu es ici ?"
"Oui madame" a répondu Timothé en s’adresse instinctivement à elle avec une formalité surgie d’une mémoire réflexe, "parce que j’ai besoin qu’on me rappelle de mieux me comporter et de suivre les règles."
Britney a souri en l’entendant l’appeler Madame. Tout ça allait être très amusant après tout.
"Très bien Timothé. Je veux que tu profites de cette punition pour repenser aux mauvaises actions qui t’ont amené à ce point. Si tu es incapable de continuer à accepter la punition, tu peux me demander d’arrêter à n’importe quel moment. Je ne vais pas te dire combien de coups j’ai l’intention de t’appliquer, et je ne vais pas non plus t’obliger à les compter. Il suffit juste que tu saches que j’estime que ce sera une punition adaptée à ta faute, et à ce que j’estime que tu es capable d’endurer. Évidemment, si tu me demandes d’arrêter parce que tu n’es pas capable de supporter ce que j’estime un châtiment approprié, je serais à nouveau déçue, mais ça doit rester ton choix, tu comprends ?" a dit la jeune femme, sa voix soudain douce comme une caresse.
"Oui Ma-… Britney" s’est corrigé Timothé en chemin.
"Ce n’est pas grave, Tim-Tim, je comprends. Tu peux t’adresser à moi poliment en m’appelant madame ou mademoiselle quand les circonstances le justifient."
Britney lui a fait un geste explicite avec son index pour lui demander d’avancer, et a tapoté sur ses genoux pour lui indiquer la destination. Timothé a tout de suite compris ce qu’elle attendait de lui, et il s’est courbé en deux, le ventre sur les cuisses de Britney, se stabilisant avec les orteils d’un côté et le bout des doigts de l’autre, touchant le tapis au sol des deux côtés. Il a réprimé de justesse un gémissement de plaisir totalement déplacé en sentant sa verge à moitié dure entrer en un contact perpendiculaire avec la peau si douce des cuisses de Britney.
Tenant le morceau de bois dans une main, Britney a placé son autre main au milieu du dos de Timothé et a commencé la fessée. Les premiers coups étaient presque sensuels, Britney testant les réactions de son locataire en démarrant doucement avant d’augmenter progressivement l’intensité. Rapidement, les frappes sont devenues plus dures, et au bout de vingt coups couvrant les deux fesses, Timothé haletait à chaque impact qui claquait avec un son puissant. À quarante coups, il devait se retenir pour ne pas pleurer, suppliant muettement dans sa tête que la fin soit proche. Et pour les dix derniers coups, Britney a utilisé directement sa main, ses doigts écartés venant frapper la peau nue des fesses écarlates, repérant à la couleur les endroits qui avaient reçu moins d’impact et répartissant de façon égale la stimulation et la souffrance. Satisfaite qu’il soit aussi docile, elle pouvait sentir l’érection massive de Timothé contre ses cuisses, et la façon dont sa queue fuyait de liquide pré-éjaculatoire.
"Redresse-toi, Timothé" a-t-elle annoncé, "la fessée est terminée. Va au coin, maintenant."
Britney a désigné du doigt le seul coin vide du salon avant de continuer. "Pieds écartés, mains derrière la tête. Je te ferai savoir quand ça aura duré assez longtemps."
"Oui, madame" a chuchoté Timothé en obéissant.
Après avoir reçu une fessée complète et avoir été profondément blessé dans sa dignité affaiblie par la soumission qu’il avait éprouvé en n’osant pas tenir tête à Britney et refuser ce châtiment hors d’âge, Timothé espérait qu’elle n’avait au moins pas remarqué à quel point il était excité. Mais alors qu’il se tenait face au coin, avec la chaleur de sa croupe qui le brûlait de façon lancinante, il a réalisé que c’était juste impossible. Sa queue était dressée, dure comme de la pierre, le gland turgescent presque pourpre à cause du désir, noyé d’huile séminale, des épanchements provoqués par la combinaison de l’érotisme de Britney et de contacts pourtant punitifs sur sa peau.
Timothé a tressailli en captant le clic distinctif d’un téléphone qui prenait une photo. Il n’a pas osé se retourner, mais il savait ce qu’elle faisait. Il s’est mordu les lèvres pour garder la tête froide en l’entendant se déplacer derrière lui et prendre plusieurs clichés sous des angles différents.
"Ne t’inquiète pas, mon grand" a-t-elle dit avec une pointe de jubilation mauvaise, "c’est juste pour ma collection personnelle, je ne vais pas les diffuser. "
Britney s’est prélassée dans le canapé, savourant son pouvoir en contemplant la situation embarrassante dans laquelle elle avait plongé Timothé. Elle savait beaucoup de choses sur lui, grâce à sa proximité avec Joanna. Il avait besoin de cette colocation, et elle savait qu’il voulait sûrement aussi continuer à rester ici pour l’écouter prendre du plaisir, il était évident pour elle qu’il devait se branler en écoutant les rendez-vous de ses clients. Quelques fois, elle pensait même à lui quand elle parlait pendant le sexe, sachant qu’il entendait tout ce qu’elle disait. Elle imaginait combien il devait détester de se faire humilier par une fessée comme un petit garçon qui devait être discipliné pour son mauvais comportement, mais que son humiliation tenait surtout au fait qu’il n’avait fait que bander de plus en plus fort durant toute sa punition.
Timothé se tenait toujours face au coin, les mains derrière la tête, et il a entendu Britney passer un appel.
"Hé, salut, Joanna, c’est moi" a dit Britney avec jovialité.
Oh putain non… pas ça… ! a pensé Timothé.
"Oh, oui, je pense que tout se passe bien pour Tim-Tim. Il y a bien sûr des petits réglages à faire (…) Mais il veut vraiment rester ici, et dit qu’il est prêt à faire des efforts pour ça (…) Je voulais juste t’appeler pour te remercier pour tous tes conseils, je suis sûr que nous allons aller beaucoup mieux nous entendre lui et moi maintenant (…) Oui, moi aussi, bisous, ciao Joanna."
"Joanna te passe le bonjour" a dit Britney en reposant son téléphone, "et elle m’a aussi dit que tu devais être bien sage maintenant."
Timothé a réprimé un gémissement. Sois bien sage maintenant était l’expression que sa mère utilisait toujours après l’avoir puni, il n’y avait manifestement aucun secret entre Joanna et Britney. Celle-ci est revenue près de Timothé, ses mains fraîches se posant sur les fesses rouges et brûlantes du puni. Il a failli faire un bond en avant à ce contact, réussissant avec peine à maintenir sa position. La jolie blonde s’est ensuite glissée autour du corps de Timothé, se baissant pour glisser ses cheveux et son visage sous le biceps levé. Elle a regardé vers le bas et a fait un grand sourire, comme si elle ne découvrait que maintenant le fait que le sexe de Timothé était érigé.
"Eh bien, eh bien, qu’avons-nous là Tim-Tim ? On dirait que tu t’amuses vraiment quand tu reçois une bonne raclée sur les fesses."
Avec la plus légère des pressions, deux pulpes de doigts soigneusement manucurés ont caressé le sommet de l’érection de Timothé, la branlant de la base au sommet en s’imbibant de ses sécrétions séminales. Le bout des doigts a continué à suivre le bas du membre de Timothé tétanisé et affolé, la descente se terminant lorsque Britney a utilisé toute sa main pour enfermer le scrotum et emprisonner les deux grosses bourses dans la paume de sa main. Timothé a retenu le gémissement provoqué par les caresses du bout des doigts, mais a laissé échapper un énorme souffle quand la main de Britney s’est resserrée autour de ses testicules, pour le grand amusement de la jeune femme.
"Tes couilles sont à moi maintenant, Timothé" a énoncé Britney d’une voix qui n’appelait aucune objection. "J’avais des règles simples pour toi, et maintenant nous savons ce qui se passe quand les règles sont enfreintes, n’est-ce pas ?"
"Oui… oui… " a murmuré Timothé.
La main s’est resserrée, menaçante. "Oui qui, Tim-Tim ?"
"Oui mademoiselle Britney" a gémi Timothé.
"Bien, bien, j’aime ça. Mademoiselle Britney. J’aime t’entendre m’appeler comme ça."
"Oui, mademoiselle Britney" a répété rapidement Timothé, une flexion dans les doigts de Britney lui indiquant qu’elle attendait cette réponse.
"Et j’aime bien t’avoir nu dans la maison. Je pense que ça pourrait être ta tenue par défaut dans l’appartement à partir de maintenant, jusqu’à ce que je décide de quelque chose d’autre" a dit Britney avec une autre flexion sur les bourses fragiles.
"Oui, mademoiselle Britney."
"Bien. Va te doucher maintenant, je sais que tu n’as pas eu le temps de te laver après avoir écouté mon rendez-vous de tout à l’heure."
Timothé a rougi à l’insinuation qui lui faisait comprendre que la jeune femme n’était pas dupe, et il a reculé pour se retourner et se diriger vers la douche comme indiqué. Avant qu’il ne sorte de la pièce, Britney a repris la parole pour l’interpeler.
"Encore une chose Tim-Tim. Je veux que tu te rases. Tous les jours."
Timothé s’est arrêté et a touché la peau de son menton. La couche de poils n’était pas très épaisse depuis son dernier rasage qui datait de trois jours, et il a jeté un regard interrogateur vers Britney. Celle-ci a souri avant de baisser les yeux vers la queue dressée de Timothé.
"Oui, tu dois raser ton visage tous les jours. Mais surtout le reste aussi"
Les yeux de Timothé se sont écarquillés à cette nouvelle obligation, mais il savait que les nouvelles attentes de Britney faisaient partie du prix à payer pour rester ici. Il a hoché la tête pour signifier qu’il avait compris ses exigences.
"Oui, mademoiselle Britney."
***
Se résigner à être entièrement nu dans l’appartement à tout moment était un défi pour Timothé, et même au bout d’une semaine, il ne maitrisait pas encore ses rougissements intempestifs. Britney ne lui facilitait évidemment pas la tâche, devenant de plus en plus décontractée avec ses propres tenues. Il n’était pas rare que, quand Timothé se retournait au son de la voix de Britney qui l’interpellait, il la trouvait en lingerie sexy ou en tenue carrément fétichiste, parfois juste avec un string en dentelle et rien sur ses seins. Sous son visage impassible et son regard un peu méprisant, elle éprouvait un plaisir secret à voir la queue de Timothé monter en érection chaque fois qu’elle était proche de lui ou qu’elle portait quelque chose qui stimulait l’imagination de son locataire écrasé par la sensualité de sa présence.
Mais malgré la tension sexuelle qui imprégnait l’appartement, et le monde si fortement sexué dans lequel évoluait Britney en permanence, elle n’a jamais émis la moindre suggestion qui pouvait laisser entendre à Timothé qu’il y avait quelque chose entre eux. La plupart des discussions qu’ils avaient étaient purement utilitaires et tournaient autour des règles et de leur application, et Britney s’attendait à ce que ces règles soient respectées à la lettre.
Pour ajouter à la frustration sexuelle constante de Timothé, Britney a récompensé son bon comportement en lui offrant six photos. Des images en couleur brillantes, chacune provenant d’une séance de photos qu’elle avait réalisée pour un de ses clients. La première était une photo d’elle assez classique, avec un maquillage de soirée spectaculaire et un sourire très sexy sur les lèvres. Sur la deuxième, elle posait en se penchant loin de l’appareil et en regardant derrière elle, ses jambes accentuées par des bas blancs et des talons aiguilles conduisant le regard de l’observateur vers le haut, jusqu’à la petite culotte en dentelle blanche qu’elle portait. Sur la troisième photo, Britney était habillée comme une pom-pom girl de lycée à l’américaine, avec cependant une jupette plus courte et un haut plus moulant que ce que n’importe quel lycée aurait permis. La quatrième photo montrait Britney nue, vue du point de vue de l’homme dont elle chevauchait la queue profondément enfouie dans sa chatte. Elle était également nue sur la cinquième photo, allongée sur un lit avec une abondante charge de sperme étalée de son nombril à son décolleté. Et la dernière photo semblait avoir été prise spécialement pour Timothé : Britney y portait une jupe en cuir bleu et un soutien-gorge en dentelle blanche, assise sur une chaise à dossier droit et tenant dans ses mains la raquette en bois pour administrer une punition.
Lorsque Britney a remis à Timothé l’enveloppe avec les photos, elle lui a dit qu’il pouvait les regarder pendant qu’il écoutait les visites de ses clients. Elle lui a aussi rappelé qu’il ne recevrait jamais aucun lien ou contenu numérique la concernant. Un élément commun qui traversait toutes les images a tout de suite saisi Timothé, c’était la façon dont Britney dirigeait son regard vers l’appareil photo avec un air assuré et serein. Timothé avait l’impression que sur chaque cliché, elle le regardant droit dans les yeux avec une supériorité assumée, à la fois proche et inaccessible. Il en résultait pour lui un mélange de culpabilité en se masturbant pendant qu’il regardait des photos de l’amie de sa sœur, et un sentiment écrasant de frustration et d’obligation d’être bien sage afin de pouvoir rester dans l’appartement. Chaque fois que Timothé était allongé dans son lit, il regardait les photos. Chaque fois qu’il était sur le point de jouir, il se retrouvait avec la dernière image de Britney devant les yeux, le menaçant d’une nouvelle fessée, mais lui rappelant aussi la sensation des cuisses et des mains de Britney contre son corps, le plus proche qu’il avait jamais été d’elle. Revivre ce moment était généralement suffisant pour déclencher une éjaculation intense chez lui.
Juste après une séance dans sa chambre avec un client, Britney aimait surprendre Timothé dans la cuisine ou le couloir. Elle avançait tout près de lui alors qu’elle n’avait pas encore pris sa douche, portant sur son corps l’odeur du sexe et de la sueur, parfois même des traces de sperme, ne s’arrêtant qu’à quelques millimètres de le toucher. Elle lui bloquait le passage et voyait la queue de Timothé se dresser immanquablement, et elle lui posait des questions crues, lui demandait si ça lui avait fait du bien à lui aussi de l’entendre jouir. Elle ne le laissait pas s’échapper avant d’avoir obtenue une réponse, avant qu’il n’admette que ça avait été le cas avec un oui, mademoiselle chuchoté en pleine humiliation. Elle lui demandait aussi combien de fois il avait éjaculé en l’écoutant se faire baiser par son rendez-vous, et elle partait avec un rire moqueur, le laissant seul avec son érection monumentale même après les masturbations si récentes. Parce que malgré les fréquents soulagements manuels qu’il se donnait, rien ne parvenait pas faire retomber la tension érotique que Timothé ressentait à chaque fois qu’il était en présence de la jeune femme blonde.
Il s’était écoulé dix jours depuis la fessée quand Britney a appelé Timothé depuis le salon. Il était dans sa chambre et a été presque heureux d’avoir une raison de se lever pour échapper au lent calvaire de devoir lire des mails de refus concernant les CV et les lettres de motivation qu’il continuait à envoyer. Il a remonté le couloir, l’esprit toujours un peu préoccupé par sa recherche d’emploi, et il a eu un petit choc lorsqu’il a atteint le salon et qu’il a vu ce qui l’attendait.
Britney se tenait debout à côté d’une des chaises qu’elle avait déplacé exactement là où la première fessée avait eu lieu. Elle portait à nouveau sa jupe bleue et son soutien-gorge en dentelle blanche, la petite raquette en bois déjà posée sur le siège de la chaise. Des flashs de la photo de Britney dans cette tenue ont défilé dans l’esprit de Timothé, associant désormais cette tenue comme étant celle des punitions officielles. Il est resté immobile, sans voix, son esprit essayant furieusement de se rappeler à quel moment il avait pu enfreindre une règle, et laquelle.
Britney a souri en voyant l’air confus qui se répandait sur le visage de sa future victime.
"Je sais, Tim-Tim, tu n’as rien fait de mal" l’a rassuré Britney, "mais nous avons déjà établi que tu ne tiens qu’environ deux semaines avant de commencer à faiblir dans ta motivation, n’est-ce pas ? Deux semaines après avoir emménagé et accepté mes règles, tu as commis ta première infraction. Deux autres semaines après ça, j’ai été obligé de te punir pour te remettre dans le droit chemin."
"J’ai été bien sage, alors ?" a dit Timothé, un peu rassuré.
"Oui Tim-Tim, tu as été un très bon locataire. Cependant, je préfère faire un peu de prévention, pour te rappeler que tu dois appliquer les règles, pour éviter tout nouveau à dérapage. J’ai donc décidé que le meilleur moyen d’y parvenir était de te donner périodiquement une fessée."
Les arguments fallacieux et trompeurs de Britney ont navigué lentement dans l’esprit de Timothé. Il allait recevoir une punition de façon préventive ? Elle allait lui infliger une fessée pour qu’elle n’ait pas besoin de le faire quand il enfreindrait, peut-être une règle ?
"C’est dans notre intérêt à tous les deux, Tim-Tim, et c’est vraiment pour ton propre bien. J’aime t’avoir comme locataire" a dit Britney sur un ton séducteur, "et toi aussi, tu veux rester ici, n’est-ce pas ?"
"Oui…" a dit Timothé, à peine au-dessus d’un murmure.
"Oui… ?" a répondu Britney avec un sourcil arqué pour souligner sa désapprobation.
"Oui, mademoiselle Britney" a corrigé Timothé d’un ton indiquant qu’il se soumettait déjà à la volonté de Britney.
"Bon garçon" a dit joyeusement Britney en prenant la raquette dans sa main et en s’asseyant dans la chaise.
De sa main libre, elle a tapoté ses genoux et a regardé Timothé avec impatience. Il s’est approché et a pris docilement la position attendue sur les genoux de Britney. N’ayant pas eu l’opportunité de se soulager récemment comme ça avait été le cas lors de la fessée précédente, il a senti sa queue devenir instantanément dure lorsqu’elle est venue au contact des cuisses de la jeune femme. Celle-ci a placé une main sur le dos de Timothé et a posé l’instrument de punition en bois contre les fesses du gentil soumis avant de lui parler.
"Ceci est ce qu’on appelle une fessée préventive, ou une fessé d’entretien" a décrit Britney. "Elle est moins sévère qu’une punition, parce que je ne suis pas fâchée après toi, d’accord ? Mais tu peux comprendre que, pour qu’elle soit efficace et constitue un véritable rappel, je vais quand même devoir être assez stricte. Je pense que tu peux me remercier pour ça, tu ne crois pas ?" a demandé Britney.
"Oui, mademoiselle Britney. Merci pour cette… fessée d’entretien" a murmuré Timothé.
Britney a souri de satisfaction derrière lui, il était encore plus docile et manipulable que ce qu’elle pensait. Elle a commencé lentement, et à chaque coup sec du morceau de bois sur sa peau, Timothé ressentait des sensations contradictoires qui parcouraient ses veines. La piqûre brûlante et la douleur croissante sur ses fesses étaient attendues, mais la caresse sensuelle de sa verge raide contre la jambe de Britney ne l’était pas. Sa queue est restée dure tout au long de la fessée, le sommet frottant contre le pli où le bas de la cuisse de Britney rencontre le haut de son mollet derrière son genou plié. Timothé espérait ardemment que la douleur et l’humiliation de subir une fessée annulerait toute envie de jouir, mais ses pulsions charnelles augmentaient tout aussi rapidement que la dureté avec laquelle Britney frappait.
Britney a atteint le trentième coup alors qu’elle en prévoyait quarante, lorsqu’elle s’est aperçue que Timothé était en train de se frotter à elle comme un petit chien en chaleur, et que dans ses cris de douleur, elle pouvait aussi déceler facilement un halètement de pure excitation.
"Si tu éjacules sur ma jambe, Timothé…" a-t-elle dit en serrant vicieusement ses cuisses pour mieux lui stimuler le gland et en laissant sa phrase en suspens quelques secondes, "je t’obligerai à lécher ton sperme."
Elle a envoyé deux autres coups et la résistance de Timothé a craqué. La scène de la fessée, la façon dont son esprit avait été préparé par les photos, sa soumission de plus en plus volontaire et totale, et maintenant l’avertissement faussement sévère de Britney qui lui parlait de son éjaculation, tout ça a eu raison de sa volonté. Britney a bougé ses cuisses, emprisonnant et stimulant la queue palpitante de Timothé qui a eu à peine besoin d’un dernier frisson pour se sentir partir.
"Mmhhh… !" a-t-il gémi entre ses dents serrés, partagé entre des larmes d’humiliation et la montée d’un plaisir animal.
La main suspendue en l’air pour retenir sa prochaine frappe, Britney a senti le sperme chaud du jeune homme partir en giclées foudroyantes, lui souillant le bas des cuisses et les mollets avec sa semence. Il a joui durement, une éjaculation aussi intense qu’irrépressible, et elle a attendu qu’il termine avant de le repousser de ses genoux. Elle a fermé les yeux de façon théâtrale et a respiré profondément et lentement, gardant ses lèvres serrées l’une contre l’autre pour s’efforcer de garder son calme et de ne pas laisser apparaître sur ses lèvres le sourire espiègle qui voulait percer. Elle a également gardé ses genoux serrés, même si elle sentait le sperme collant qui coulait entre ses mollets.
Timothé était allongé sur le sol. Dans le silence qui a suivi son expulsion sans ménagement des genoux de Britney, il s’était mis à genoux devant elle. Il attendait, l’esprit embrumé, la réaction de Britney face à sa désobéissance.
"Tu es un sale petit pervers" a dit Britney en regardant Timothé.
"Je suis désolé mademoiselle Britney, je vais chercher un chiffon pour tout nettoyer" a répondu Timothé, incapable de détacher son regard des genoux de Britney tout en sachant que son sperme offensant recouvrait les mollets de la jeune femme sur l’arrière.
"Non, pas de chiffon. Je t’ai dit ce que tu devrais faire si ça produisait, n’est-ce pas ?"
"Oui, mademoiselle…" a chuchoté Timothé, la photo de Britney couverte de sperme lui revenant en mémoire.
Britney a lentement écarté les genoux. "Alors mets-toi au travail, sale petit pervers. Sauf si tu préfères faire tes bagages."
Se faire insulter ne dérangeait pas Timothé, mais l’idée d’être renvoyé était devenue sa plus grande peur. Docilement, il s’est mis à quatre pattes et a déplacé sa tête entre les pieds écartés de Britney, pour lui lécher les jambes de la cheville au genou. Chaque coup de langue récoltait un peu de son sperme et il s’est attelé à sa tâche jusqu’à ce qu’il arrive au bord des cuisses de la jeune femme. Même quand la langue de Timothé ne travaillait que sur ses mollets, le niveau d’excitation de Britney augmentait déjà régulièrement. Il n’était pas le seul à avoir été soumis à une forte tension érotique au cours des semaines précédentes, et Britney était plus excitée qu’elle ne le pensait en sentant tout le pouvoir qu’elle pouvait exercer sur son jouet soumis. Elle ne savait pas si c’était la fessée, ou l’acquiescement silencieux de Timothé, qui avait rendu sa chatte détrempée. Quand Timothé est arrivé à la fin de sa tâche de nettoyage, Britney avait fait glisser ses fesses jusqu’au bord de la chaise et sa jupe était remontée, ses cuisses largement écartées.
Timothé est revenu à genoux devant elle. Quand il a levé les yeux, son regard s’est trouvé directement en face de la chatte bien rasée et exhibée de Britney. Instinctivement, il a salivé en la voyant aussi brillante de mouille, et il pouvait en sentir l’odeur intime, indéniablement sexuelle.
Britney a souri en voyant la réaction de Timothé. Elle a levé un pied, l’a placé contre le centre de la poitrine du jeune homme, et d’une poussée lente mais ferme, elle a fait basculer Timothé sur le dos devant elle. Elle s’est levée, gardant sa jupe haute pour donner à ses jambes une plus grande amplitude de mouvement, et s’est avancée au-dessus de Timothé, le dominant autant physiquement que psychologiquement. Enjambant le visage du jeune homme, elle s’est abaissée jusqu’à ce que sa chatte soit à quelques centimètres de lui.
"Est-ce que tu veux nettoyer aussi ma chatte, Timothé ?" a-t-elle demandé.
"Oui, s’il te plaît, mademoiselle Britney !" a soufflé Timothé, une la supplication désespérée dans la voix.
"Tu te souviendras des règles, Timothé ?"
"Je m’en souviendrai, mademoiselle Britney !"
Sur cette nouvelle allégeance, Britney s’est abaissée, et la langue impatiente de Timothé est venue à sa rencontre. Il a gémi quand le sexe lisse et gorgé de sécrétions a couvert sa bouche. Il a glissé sa langue profondément à l’intérieur de la fente, embrassant la vulve avec ses lèvres pour aspirer les jus vaginaux au goût métallique, et il a commencé à lécher avec frénésie. Britney ondulait doucement au-dessus de lui, lui souillant le menton, la bouche et le nez avec sa fente sirupeuse. Concentré sur sa tâche, Timothé alternait entre lécher les lèvres intimes de Britney, lui enfoncer sa langue aussi profondément que possible dans la chatte, et venir régulièrement caresser son clitoris avec des effleurements directs. Sa langue avide et assidue faisait des merveilles dans la chatte excitée de Britney qui a rapidement senti son plaisir monter.
"Mmh… oui… oui…" a-t-elle murmuré.
Elle a senti Timothé se déplacer sous elle et, en jetant un coup d’œil par-dessus son épaule, elle a vu qu’il avait attrapé sa queue palpitante pour se masturber pendant qu’il lui faisait son cunnilingus. Une claque sèche sur les mains de Timothé a mis fin à cette tentative d’autosatisfaction égoïste, et les doigts de Timothé sont tombés sur le sol à côté de ses hanches, délaissant la queue érigée. Souriant à la façon dont il lui obéissait maintenant d’un simple geste, Britney s’est mise à quatre pattes, plaçant son sexe juteux juste au-dessus de la bouche de Timothé pour qu’il se concentre sur la seule chose qu’elle attendait de lui. Les premiers tremblements d’un orgasme imminent ont secoué son corps et elle a gémi de plus belle pour qu’il continue à la lécher.
"Lèche-moi… ouiii… ouii… fais-moi jouir, sale petit pervers… !"
Il a attrapé le bouton de plaisir de Britney pour le suçoter avant de reprend un rythme saccadé de léchage, fouillant la vulve à s’en faire mal à la langue. Ses efforts ont été récompensés lorsque le plaisir de Britney a atteint son apogée et qu’elle a feulé dans un orgasme qui lui a secoué tout le corps.
"Ouiiii… !" a-t-elle lâché dans un souffle infini.
Elle a gémi et frissonné, écrasant le visage de Timothé avec son sexe qui se répandait en coulures sirupeuses alors que les premières décharges de plaisir la traversaient, puis elle s’est affaissée sur le sol à côté de lui, le laissant enfin respirer. Timothé était hébété, essayant de comprendre ce qui venait de se passer. Sa queue était tellement dure qu’elle lui faisait mal, les odeurs de la chatte en chaleur de Britney lui enivraient les narines et il sentait tout son visage gluant de mouille. Il aurait donné n’importe quoi pour pouvoir se branler, il savait qu’il n’aurait eu besoin que de quelques secondes pour exploser à nouveau, mais il n’osait pas essayer de se caresser à nouveau et désobéir.
Britney s’est redressée pour mieux se pencher sur le visage de Timothé, désormais incapable de cacher le sourire d’extase que la jouissance peignait sur ses lèvres ourlées.
"Merci, petit pervers. Va dans ton coin maintenant pour terminer ta punition" a-t-elle dit.
"Oui mademoiselle" a répondu Timothé.
Britney s’est dirigée vers sa chambre pour se doucher et se changer pendant que Timothé contemplait le mur en face de lui. Se tenant dans le coin comme indiqué, les pieds écartés et les mains derrière la tête, il a léché discrètement ses lèvres pour aspirer le goût persistant du jus de chatte de sa maitresse, ne faisant que renforcer le trouble émotionnel qui maintenait sa queue aussi raide en attendant d’être libéré de sa punition.
La main fraîche de Britney sur ses fesses l’a fait sortir de sa rêverie. Quand elle s’est appuyée sur le mur à côté de lui, Timothé a pu voir qu’elle portait maintenant une robe moulante qui lui couvrait à peine les fesses. Ses jambes étaient recouvertes de bas noirs en dentelle et elle portait des escarpins à talons fins de dix centimètres de haut. Avec un sourire malicieux, Britney a caressé négligemment du bout du doigt la queue tendue de Timothé qui a frissonné dans tout son corps.
"Je sors dîner avec Léo, puis nous allons revenir ici pour baiser devant la caméra pour un client. Tu crois que tu peux te retenir te branler jusqu’à ce que nous revenions et que tu m’écoutes jouir dans ta chambre ?"
"Je… je ne sais pas" a balbutié Timothé.
"Tu vas essayer, d’accord ? Pour moi. Je veux vraiment que tu attendes, Tim-Tim, je veux savoir que tu vas te branler et produire une énorme décharge pour moi pendant que Léo va me baiser de l’autre côté du mur."
"Je vais essayer, mademoiselle Britney."
"Oui, je veux vraiment que tu y arrives, mon grand" a dit Britney alors que le bout de son doigt entourait le gland de Timothé et que ce simple contact a fait perler une énorme goutte de liquide translucide. "Et tu rangeras aussi l’appartement pendant que je suis sortie, s’il te plait."
"Oui, mademoiselle" a répond Timothé avec obéissance.
Britney a laissé la plénitude de son sourire s’étendre sur ses lèvres rouge vif tandis que la porte de l’appartement se refermait derrière elle. En attendant la voiture qu’elle avait commandé sur son appli, elle a envoyé un texto à Joanna.
Tim-Tim est vraiment très obéissant. Je vais avoir
beaucoup de choses à te raconter sur ton grand frère la prochaine fois qu’on se verra.
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