Œuvres complètes de François Villon Suivies d'un choix des poésies de ses disciples
Chapitre 1
Ce chapitre est long, il est donc découpé en 3 parties.
Mal gré, disgrâce. 58.
Malheureté, infortune, malheur, misère.
Mallement, méchamment, durement.
MALPENSÉ, 11. Personnage imaginaire, aux idées peu nettes.
Maltalent, méchanceté, colère. 36.
Mander, envoyer. 77.
Manna, manne. 107.
Manne. «Venir de manne» (73), venir du ciel, comme la manne.
Marché au filè (?), 80.
Marché (hault et bas), 195, toutes sortes d’affaires, y compris les affaires d’amour.
Marchesens (?), 175.
MARGOT (la grosse), 82, 83.
MARIE (d’Orléans), 105.
MARION LA PEAU TARDE, 91.
MARION L’YDOLLE, 84, 86.
MARIONNETTE, titre ou refrain de chanson. P. 91.
Mariottes, femmes mariées (?), 98.
MARQUET. 92.
MARTIN GALLANT, 185.
MASCHECROUE (la). Prompsault croit que c’est le nom d’une tavernière. M. P. L. pense qu’il s’agit des plaines arrosées par la Crou, petite rivière qui passe à Gonesse et à Saint-Denis.
Maschouère, mâchoire, 52.
Mate chère, triste mine. 52.
Mathelins (l’ordre des), 70, l’ordre des fous, des insensés. Peut-être la confrérie des Sots ou de Mère-Sotte, cette société joyeuse de poëtes et de comédiens, qui était alors la rivale de la Confrérie dramatique de la Passion. (P. L.)
Mathelineux, fou.
MATHIEU, p. 66. M. B. L. suppose qu’il s’agit de Mathieu de Gand, trouvère du XIIIe siècle, qui a écrit contre les moines.
Mathon, fromage mou.
(P. L.)
MATHUSALÉ, Mathusalem, 23.
Mau, mauvais, 65, 84.
MAUBUAY, p. 63. La fontaine Maubuée (c’est-à-dire malpropre) était située à l’entrée de la rue de ce nom, qui n’avait alors que des filles et des mauvais garçons pour habitants (P. L.). Villon envoie Jean Raguyer boire à la fontaine Maubuée, 1.
Mauffez, le diable. Villon dit assez irrespectueusement que le prêtre, exorcisant les possédés, prend le diable par le col avec son étole (p. 36).
Mauldite, injuriée avec blasphème. (P. L.)
Maulgré, malgré. 158.
Maulx, mauvais. 106, v. 12.
MAUTAINCT, 74.
MEHUN, 24, 84.
MEHUN (Jehan de), continuateur du Roman de la Rose, 66.
Meins, moins. 154.
Meist, mit. 60.
MENDIANS (frères), 66, 98.
Menestrier, musicien. 45.
Menroit, mènerait. 201.
Mercerot, petit mercier. «Moy, pauvre mercerot de Rennes» (p. 37, v. 21), signifie gueux comme un mercelot, c’est-à-dire comme ces merciers ou porte-balles qui couraient le pays, et qui étaient affiliés aux bandes de gueux et de bohémiens.
Merciz, miséricorde.
Mereaulx, jetons qui servaient à faire les comptes.
Mérencolie, mélancolie, folie. 188.
Merir, mériter. 55, v. 8.
Merit, mérite. 52, v. 1.
MERLE, 70.
Meschance, misère, malheur.
Meschief, malheur, accident, 141.
Meschoir, arriver du mal.
Mescompter (se), s’exposer à des mécomptes. 7.
Mesdire, mentir. «Je le dys et ne croys mesdire.» (P. 28, v.
20.)
Meseaulx, lépreux. 76.
Meshaigné, blessé, en mauvais état. 152.
Meshaing, peine. 98.
Meshuy, p. 150. «C’est à meshuy!» C’est maintenant, pour le coup!—Aujourd’hui. 157.
Mesprendre, mal agir, 27, 42, 133.
Masprins, mal agi, 8.
Messaigières, entremetteuses. P. 80, v. 9.
Messe (seiche), 93, messe sans consécration.
Mestier, besoin. 6l, 197, 200.
Mestier (bas), affaires d’amour.
MEUNG, p. 146. C’est le continuateur du Roman de la Rose, Jehan de Meung. Voy. MEHUN.
Meurdri, meurtri. 16.
Meure, mûre, fruit de la ronce. «Plus noir que meure.» (P. 28, v. 9.)
Meurté, maturité. 26.
MICHAULT DU FOUR, 63.
MICHAULT le bon fouterre, 57. Il y a dans le recueil publié par Barbazan un fabliau du Foteor; mais le héros du conte n’est pas nommé.
Mie, pas du tout. 62.
Miege, mégissier. 65.
Mignon, favori. 196.
Mignotte, jolie, mignonne. 41, 98.
Mineur, petit. «Haro, haro, le grand et le mineur!» (p 58, v 11.) A l’aide, grands et petits!
Mirlificques, 185. Merveilles, pour mirifiques. (P. L.)
Misericors, indulgent, miséricordieux 22.
Miste, joli, aimable. 196.
Mitaines. L’avant-dernier vers de la page 46 fait allusion à l’usage, qui n’est pas encore complètement perdu, de donner des gants aux convives d’une noce.
Mitaines de fer, gantelets. 152.
Mocque, moquerie. 175.
Mol mollet. 61.
MONFAULCON, 215.
Monopolles, cabales, complots. 205.
Monstier, couvent.
MONTMARTRE, 8l.
MONTPIPPEAU, 86.
MONT-VALÉRIEN, 81.
Moralitez (p. 87), pièces dramatiques dont les vertus, les vices, etc., sont les personnages.
MOREAU, 50.
Morillon (vin), p. 100. Vin rouge
Mors, mordu. 143, v. 18.
Mort. «Aller de mort à vie», p. 91, est un jeu de mots, l’inverse d’aller de vie à trépas.
MORTELLERIE (Rue de la), à Paris. 200.
Morteux, mortels. 159.
MORTIER D’OR. Paraît avoir été l’enseigne de Jehan de la Garde, l’épicier. (P. 17, v. 1.)
Moulier, femme, 46.
Moult, très, beaucoup.
Mouse, museau. 63.
Mousse, p. 173, v. 21. Vin On dit encore moût dans le sens de vin nouveau. (P. L.) Je crois qu’il s’agit plutôt des frais faits pour paraître, pour se faire mousser.
Moustarde (aller à la), 91, faire grand bruit d’une chose, s’en vanter, en parler à tout propos.
Moutonnier, 12. M. P. L. croit que Changon était un mouton ou faux compagnon que Villon avait rencontré dans les prisons, pour son malheur. C’est assez vraisemblable.
Muer, changer. 27.
Muguelias, muglias, 204. Sorte de parfum.
MULLE, 60, probablement une enseigne.
Musars, fainéants, 98.
Muser, s’amuser, perdre son temps. 79
Musser, cacher. 58.
Mye, point, pas du tout. 202.
----------N----------
N’, ni 108.
NABUGODONOZOR, 122.
NANCY. P. 171. Ce souvenir du siège et de la bataille de Nancy, où les Suisses défirent le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, prouve, ainsi que l’a remarqué M. P. L., que le Dialogue de Mallepaye et Baillevent a été composé après l’année 1477.
Naquet, 169, jeune garçon, d’où laquais (P. L.). On appelait particulièrement naquets les garçons des jeux de paume.
NARCISSUS, Narcisse, 46, 122.
Natté, garni de nattes, suivant l’usage du temps. «En chambre bien nattée», 78.
Naveau, navet. 48.
Navrer, blesser.
Ne, ni.
Ne que, pas plus que.
Nectelet, 169. Propret, bien vêtu.
Nennil, nenny, non.
Noailleux, noueux. 155.
NOÉ, 69.
NOÉ LE JOLYS, 46, 85. Probablement un ancien compagnon de Villon, qui le chargea dans son premier procès pour se disculper lui-même, et ne fut condamné qu’au tiers de la peine infligée à Villon. Celui-ci lui en gardait encore rancune lorsqu’il écrivit le grand Testament. (Huitain CXLII.)
Noise, bruit, querelle.
Nombrer, compter. 118.
NOTRE-DAME-DE-PARIS, 187.
Nourri, élevé, 2.
Noyse, bruyt, querelle.
Noysier, faire du bruit, quereller. 79.
Nully, nul, aucun, personne. 213.
Nuyctée, durée de la nuit. 78.
Nuysance, préjudice. 144.
----------O----------
O, avec. 69, 79.
Obstant, malgré, nonobstant.
OCTOVIEN, 122. Prompsault croit qu’il s’agit de Caius Julius Caesar Octavianus, qui fut empereur sous le nom d’Auguste.
Oës, oies. 92.
Onc, oncques, jamais.
Oppresse, oppression. 26.
Ord, sale.
Orbes, 115, aveugles, selon M.P.L.
Ores, maintenant.
Orfaverie, orfèvrerie, bijoux, ornements en or. 68, 146.
ORLÉANS, 66.
ORPHEUS, Orphée, 45.
Orrez, entendrez.
Ost, armée.
Ostade, étoffe précieuse. 196.
Ot, entend, 51.—Eut, 46.
Ou, au. 29, v. 4; 106, v. 17.
Oubliance, oubli. 18.
Oultraige, courage intempestif, outrecuidance. 152, 154.
Oultrement, beaucoup, plus que de raison, 1.
Ouquel, auquel, dans lequel.
Ouvrer, travailler. 87.
Ouvrez vostre huys, Guillemette; refrain ou commencement de chanson. 91.
Oy, entends, 113.
Oystres, huîtres. 30.
Oyt, entend. 64, 68.
----------P----------
Paillart, gueux. 194.
Palais (le), à Paris, 185, 206.
Pallus, palux, marais. 55, 122.
Panon de Bissac (p. 155), pennon ou bannière de toile grise (P. L.).
Paour, peur.
Paouvre, pauvre. 9.
Papaliste, papauté. 35.
Papier (p. 51, v. 12), respirer, souffler.
Par tel, de telle façon. Peut-être le vers 22 de la page 181 devrait être ainsi: «Par tel si, qui veue ne l’aura.»
Pardoint, pardonne. 153.
Pardons, 180. Prières publiques, processions et autres pratiques pieuses auxquelles étaient attachées des indulgences particulières. (P. L.)
Pardonneurs, vendeurs d’indulgences, de pardons. 174, 180.
Parfaict, achevé. 188.
Parfond, profond.
PARIS, 33.
PARIS, 66, 80, 88, 101, 184, 199 et passim.
Parit, engendra, 51, v. 20.
Parmi, avec. 50.—Au milieu de, dans. 153.—A travers. 104.
Partement, départ.
PAS. Il est question, p. 74, v. 13 et suiv., d’un pas d’armes tenu par René d’Anjou, qui prenait le titre de roi de Sicile.
Passot (83). Pr. croit que c’est une lance; M. P. L., une épée courte.
PATAC, patard, petite monnaie. 69, 199.
PATAY, chef-lieu de canton dans le Loiret, 115. Pr. fait la remarque qu’il n’y a pas de forêt dans cette localité, et qu’il n’y vient pas de châtaignes.
PATHELIN, 179, 196. Le héros d’une farce bien connue, qu’on a attribuée à Villon.
Pathelin, 166, 169, langage mielleux et plein d’artifices.
Paulme (en), dans la main. «Seur comme qui l’auroit en paulme», p. 72.
PAUQUEDENAIRE, p. 196, est présenté comme un homme expert en tromperies, comme Villon et Pathelin. Il n’est pas autrement connu. Voy. POICDENAIRE.
Peaultre, 48. Suivant Cotgrave, le peautre est le gouvernail d’un navire. Dans l’Ancien théâtre français, t. II, p. 155, on trouve battu comme peaultre, ce qui équivaut à battu comme plâtre.
Peaussa, couvert d’une peau épaisse et ridée. 41.
Pehon, piéton, fantassin. 154.
Pel, peau. 143.
Peiner (se), se donner de la peine. 31.
Penancier, Pénitencier, confesseur. 188.
Penart, lance ornée d’un pennon. 147.
PENESSAC (monsieur de), 200.
Per. «Reçoit son per et se joint à la plume», p. 74, v. 20.
Per ou non per, pair ou non, quoi qu’il en soit. 193.
PERDRYER (Jehan et Françoys), 75.
PERNET (158), Perrenet (157), diminutifs de Pierre, nom du franc archer de Bagnolet.
Perpétrer, obtenir, acquérir. 42.
PERRETTE, 82.
Perrucatz, 178. Gens à perruque. On appelait perrucats tous les gens de la Basoche (P. L.)
Pery, perdu, 51, v. 23.
Pesle, poêle, s. m. 48.
PESTEL (enseigne du), ou pilon. 200.
Petiote, petite. 26.
PETIT-PONT, à Paris. 81, 190.
Peu, repu, nourri. (P. 21, v. 13.)
PHILIPPOT, 92.
PHOEBUS, 122. La clarté Phoebus, c’est, on le sait, la lumière du jour.
PICARDS, 122. C’étaient des hérétiques qui ne faisaient aucune prière pour les morts. Voilà pourquoi Villon promet à Thibault d’Aussigny une prière de Picard.
PICARDES, 81.
Pieça, il y a longtemps.
Piétonner, courir à pied. 152.
Piez blancs, p. 8. Avoir les pieds blancs, c’est, suivant M. P. L., revenir de loin, comme les voyageurs aux pieds poudreux.
Piez de veaux (faire les), danser, faire des gambades. 112.
Pigne, peigne, 69.
Pigon, pigeon. «Les pigeons qui sont en l’essoine, enserrez sous trappe volière» (p. 15, v. 27-28), sont des prisonniers enfermez dans une prison grillée.
Pion, buveur, ivrogne. 52, 70.
Pipeur ou hazardeur de dez (87), filou qui joue avec des dés pipés.
Piteux, porté à la pitié. 175.
Plain, uni 142;—entier. «Tant que je suis en mon plain sens» (p 24, v. 9).
Plaindre, regretter. «Je plaings le temps de ma jeunesse.» (P. 27, v. 25.)
Plaisance, plaisanterie, vie joyeuse, ou plutôt affaires d’amour.
Plaisant, agréable. 63.
Plait, plaid, plaidoyer. «A peu de plaît», sans grands discours.
Planté, abondance, 178.
Plaque (p. 61), monnaie fabriquée sous Charles VII, à l’imitation des Pays-Bas.
PLAT D’ESTAIN, cabaret de Paris, 213, 215.
Pleige, caution, répondant. 33.
Plet, voy. Plait.
Plombée, 99. Fouets ou masses garnis de plomb. (P. L.)
Plours, pleurs. 144.
Plumail. Mettre le plumail au vent (49, v. 1), se jeter résolument dans un parti.
POICTOU, 62.
Poirre, peter. 64, v. 1.
Poise, pèse, tourmente, 101, 163, 179.
Poisle, poêle, 48.
PONT A SILLON. Pont au change. 179, 182.
PONTHOISE, 101.
PONTHIÈVRE. Penthièvre. 152.
PONTLIEU (Jean de), 66. C’est Jean de Poilli, docteur de Paris, implacable adversaire des moines mendiants au XIVe siècle. Il avait écrit plusieurs ouvrages qui furent condamnés par le pape Jean XXII. Villon nous apprend qu’il dut abjurer ses hérésies et faire amende honorable. (P. L.)
POPIN (l’abreuvoir). Cet abreuvoir était au bout du Pont-Neuf, vis-à-vis la rue Thibautaudez. On a démoli de nos jours une voûte qui conduisait à cet abreuvoir, où les truands et les mauvais garçons se réunissaient, au moyen âge, avec les ribaudes et les bohémiennes. (P. L.)
POMME DE PIN. Cabaret de Paris. 61, 192.
POMPÉE, 120.
Porte-paniers. Portefaix, porteurs de hottes. 89.
Pou, peu, 82, 146.
Poulaille, volaille. 64, 151.
Poulce, 173. «Jouer du poulce», donner de l’argent.
Pour-demain, après-demain. 161.
Pourbondir un cheval, le faire caracoler, 154.
Pour ce que, parce que.
Pourchasser, poursuivre, procurer.
Pourmener, promener. «Pourmené de l’uys au pesle» (p. 48), promené de la porte au poêle, du froid au chaud; lanterné.
Pourpenser (se), penser, décider à par soi.
POURRAS (l’abbesse de). Cette abbesse de Pourras était, je pense, une coquine, qui, sous ce titre, vint avec Villon duper le pauvre barbier de Bourg-la-Reine, qui y tenait aussi une hôtellerie (Pr.)—Le peuple appelait abbesse de Poilras, une maquerelle publique qui avait été rasée au pilori, fouettée et chassée de la ville. (P.L.)
Poursuivans (P. 37, v. 10). Poursuivants d’armes. C’était un des premiers grades de la chevalerie. (P.L.)
Pourtraicte, formée. 106.
Pourtraicture, portrait, visage. 82.
Poylette, petite poêle. 77.
POYSSONNERIE (la), à Paris. 187.
POYTOU, 185. voy. POICTOU.
PRAGMATIQUE SANCTION. 166.
Prébendé, chargé, comme d’une prébende.
Premier, premièrement, d’abord, 53, v. 9.
Prescheur, celui qui prêche, prédicateur. 32.
Prescripre, transcrire (?). 93.
Preudhommye, prud’homie. 142.
PRIAME, Priam, roi de Troie. 120.
PRINCE DES SOTZ (p. 63). C’était le chef électif de la confrérie joyeuse de la Bazoche du Palais et le maître des jeux de cette association dramatique. On le nommait tous les ans à la fête de mai, et ses suppôts étaient tenus de lui obéir pendant toute la durée de ses pouvoirs. (P.L.)
Procès, actes, pièces de procédure. 204.
Prochas, recherche. 165.
PROSERPINE, 122.
Prou, assez. 170.
PROVINS, 50, 88.
Provision (p. 36, v. 4), recours, remède.
Prunier «En qu’en son prunier n’a pas creu» (p. 38, v. 23), qui n’est pas de son invention, de son cru.
PSALMISTE (le) David. 107.
Psaulme Deus laudem, p. 23. C’est le psaume 108: Deus laudem meam, etc. Le verset septième, qui servait de prière à Villon quand il faisait des voeux pour l’évêque d’Orléans, est ainsi conçu: Fiant dies ejus pauci et episcopatum ejus accipiat alter. «Que les jours de sa vie soient réduits au plus petit nombre, et que son évêché passe à un autre. «C’est le sens que le poëte donne au mot episcopatum. (Pr.)
Puis, depuis.
----------Q----------
Quanque, ce que, 153.
Quant de, quant est de, à l’égard de, quant à. 23, 32, 102.
Quantz, combien de. 167.
Ouars et dix (112), taxes et dîmes. (P.L.)
Que, à, de quoi. 30, v. 19; 57, v. 12.
Queloingne, quenouille. «Autre que moy est en queloingne» (p. 9, v. 10), signifie que Villon a été supplanté auprès de sa maîtresse.
Querir, querye, chercher.
Qui, ce qui. «Qui n’esteit à moy grand saigesse.» (P. 39, v.
18.)
Qui ne quoy, rien, quoi que ce soit. 30.
Quiers, veux, cherche à. P. 46.
Quinze-Vingtz, 88. Les pensionnaires de l’hôpital fondé par Saint-Louis pour trois cents aveugles.
Quoy, tranquille, en repos. 30.
----------R----------
R’abiller, réparer, remettre en état, 1.
Racoustré, raccoutré, réparé. 2.
RAGUYER (Jacques), 61, 97.
RAGUYER (Jean), 61, 97.
Raillart, railleur, bon vivant, 38.
Railler, faire le métier de bouffon, 87.
Raillon (p. 94), dard. Le raillon était une espèce de flèche triangulaire. (P.L.)
Raimasser (?), 167.
Raine, rainette. 77.
Rains, p. 13. M.P.L. rapproche ce mot de rainceaux, et le traduit par rameaux, fagots. «Les fagots, dit-il, étaient empilés de chaque côté des vastes cheminées du XVe siècle. On s’appuyait donc contre les rains en se chauffant la plante des pieds.»
Ralias, rallias, ralyas, festin, régal. 82, 205.
Ramenteu, rappelé, remémoré.
Ramentevoir, rappeler. 82.
Ranguillon, ardillon. 100.
Rappeau, nouvel appel. 86.
Ravis, enragés. «A loups ravis grosse pasture», 176, v. 8.
Raye (coucher en), p. 165. Se mettre en évidence.
Réau, 6l, royal d’or. Cette monnaie valait 30 sols tournois en 1470. (P. L.)
Réagal, 76. Espèce d’arsenic rouge. (P. L.)
Rebours, 106, ce qui rebute.
Rebourse, revêche, 203.
Rebouter, rebuter, 43, v. 15.
Rebrassès colletz, 33, collets fort hauts et bien plissés (Pr.).—Collets bordés de fourrures. (P. L.)
Recipe, 76, ordonnance de médecin.
Recoeuvre, trouve, obtienne. 43, v. 23
Recorder, rappeler, 79.
Recors (être), se rappeler. 88.
RECOUVRER, rendre. «Et que vie me recouvra.» 24, v. 18.
Recreu, fatigué, lassé. 38, l65.
Recueil, accueil, 137.
Recullet (en), dans un coin, acculé. 113.
Réer (95, v. 9), raser, râcler.
Refrigère, rafraîchissement. 52.
REIMS, 45.
Relaiz, ressource. 9.
Relief, 163. On appelait relief l’ordre du prince qui autorisait un officier à toucher ses appointements échus pendant son absence. (P. L.)
Remaine, reste. «Que le refrain ne vous remaine.» (P. 35, v.
3.)
Remain reste, 10
Remenant (le), le reste. 30, 50.
Reminer, considérer. 17.
Remordre, causer du regret, des remords. (P. 25, v. 21.)
Renchère, 192. Pr. suppose que c’est le bâton dont on se sert pour porter deux sceaux, un à chaque bout.
RENÉ (d’Anjou), roi de Sicile. 74.
RENES, Rennes, 37.
Repaistre, manger, se régaler.
Repentailles, regrets, repentir. 39, 86.
Reprouche, chose répréhensible. 103.
Repues franches, repas qui ne coûtent rien.
Requérir, quérir, chercher à nouveau. 192.
Requoy (en), à requoy, en repos, tranquille, 30, 168.
Résceans (?), 170.
Rescondre. Renfermer, du latin recondere. (P. L.)
Rescrire, écrire, rapporter, 27.
Résiner, résigner. «Pour leurs offices résiner» (p. 205), pour prendre congé et régler leurs comptes.
Respit, répit, repos. 30.
Ressourdant, 166, Ressortant, brillant. (P. L.)
Retraict, retiré. 41, 113.
Retraire, retirer. 47, 54, 80, 137.
Revencher (se), prendre sa revanche, se prévaloir. 28—_Eux revencher_, se venger. 67.
Revenue, retour. 192.
Rez, 93. Le rez d’une pomme en est l’épluchure.
Rez, rasé. 95, v. 8.
Ribler, 67, voler pendant la nuit, comme les ribauds, ribaldi. (P.L.)
Ribleur, voleur de nuit. 98.
RICHER (Pierre), 71.
RICHIER (Denis), 63.
Rie, moquerie, raillerie. 42, v. 22.
Riotte, querelle, dispute. 98.
RIOU (Jean), 65.
Risse, rirais. 58.
ROBERT, 50.
ROBIN TURGIS, voy. TURGIS.
ROLLANT, 157.
ROMAN DE LA ROSE, 25.
ROMMANTE du Pet au diable, 54. Ouvrage imaginaire que Villon s’attribue.
ROME, Romme. 81, 121.
RONSEVILLE (Pierre de), concierge de Louvieulx. 17. Il y a une localité de ce nom dans le département de l’Oise.
ROSE, 56.
ROSNEL, 74.
Rottes, vents qui s’échappent de l’estomac. 98.
Rouge, fin. Terme d’argot. 185.
Roulet, 114. Du latin rotulus, parce que les livres étaient roulés. (P.L.)
Roupieux, désappointé, avec un pied de nez. 205.
ROUSSILLON, 99.
Route, bande, troupe. 148.
Royaulx, p. 169, Écus d’or.
Royne, reine.
Ru, ruisseau. Battu «comme à ru telles» (p. 46), comme le linge qu’on lave.
Rubis. Cl. Marot pense que les beaux rubis légués par Villon aux soldats du guet (13, v. 23) étaient des rubis de taverne.
RUEL, 86.
RUEL (Jehan de), 74.
Ruer, jeter. 151.—_Ruer jus_, abattre, 121.
Run, ruine. 166.
Rustes, paysans, gens grossiers. 169.
Ruyt, ardeur amoureuse, rut. 83.
Rymer, 87, faire des vers.
Rynceau, rameau, rainceau. 145.
----------S----------
Sà jus, ici bas. 105, 108.
Sade, gentil, gentille, aimable. 83, 196.
Sadinet, la nature de la femme. 40.
Saillir, sortir. 27, 103.
Sainctir, devenir saint. 185.
SAINT-AMANT, 60.
SAINT ANDRÉ, 107.
SAINT ANTOINE (feu), 17, 44.
S. CRISTOFLE, 74.
S. DENIS, p. 157. Le cri des Français était Montjoie S. Denis; celui des Bretons était Bretagne et S. Yves. (P.L.)
S. DOMINIQUE. 90. «Les Frères Prêcheurs, ordre institué par saint Dominique, étaient chargés de l’inquisition en France.» (Pr.)
S.-ESTIENNE, paroisse de Paris. 96.
SAINCT-GENOU, 62.
S. GEORGES, 68, 151, 158.
S. GILLE, 207.
S.-INNOCENT, paroisse de Paris. 181.
S. JACQUES, 158.
S.-JACQUES, paroisse de Paris, p. 12.
S. JEAN-BAPTISTE, p. 46, 107,—_feu saint Jean_, 166.
SAINT JULIAN DES VOVENTES, 62.
S. MARTIAL, 24.
S. MARTIN, 158.
S. MATHIEU, 218.
SAINCT OMER, 45.
S. PIERRE, 162.
S. PIERRE DE ROME, 189.
S. PIERRE DES ARSIS, église située dans la Cité. 215.
S. REMY DE RAINS, 190.
SAINT SATUR soubz Sancerre, 57.
S. VICTOR, 122.
S. YVES, voy. S. Denis.
SAINCTE-AVOYE, 94. Villon veut être enterré dans cette église parce que c’est la seule de Paris qui ne soit pas au rez-de-chaussée. Elle était au second étage.
Ste BARBE, 152.
Sainte Souffrette, patronne imaginaire des gueux. 212.
Sallade, 67, 152, 157, casque sans heaume et sans crête, espèce de pot de fer. (P.L.)
SALINS, 37, 70.
SALMON, Salomon, 45, 114.
SAMSON, 45.
S’amye, son amie, sa maîtresse.
SANCERRE, 57.
SANG. Le sang menstruel servait à faire des philtres et autres breuvages auxquels on attribuait une vertu magique. Voy. p. 77, v. 11 et 12.
Sans, cens, c’est-à-dire rente, revenu. P. 72, v. 3.
Saqueboute, sorte d’épieu. 148.
Sarazinoys, d’Orient. «Gingembre sarazinois.» 64.
SARDANA (p. 46, v. 7). On a fait beaucoup de conjectures au sujet de ce Sardana, qui conquit le royaume de Crète, et plus tard vécut de la vie des femmes. Il n’y en a pas une de satisfaisante.
SARDANAPALUS, 122.
SATURNE, 14.
Saulsoye, lieu planté de saules, arbres qui ne portent point de glands, comme chacun sait. C’est pourquoi Villon lègue «le gland d’une saulsoye». (P. 12, v. 10).
Scarbot, escarbot. 84.
Scotiste, écossais, d’Ecosse. M.P.L. pense que le roi d’Ecosse qui avait la moitié de la face vermeille, c’est-à-dire une tache de vin (p. 35 v. l3), était Jacques II, mort en
1460.
SCYPION L’AFFRIQUAIN, 120.
Se, si. L’e s’élidait souvent: «S’evesque il est, seignant les rues» (21 v. 7).
Seigner, bénir en faisant le signe de la croix (p. 21, v. 7).
Seigneurier, dominer. 102.
Séjour «Prebstre sans séjour» (p. 186) peut s’entendre de deux façons: sans cure et sans résidence; sans loisir et sans repos. (P. L.)
Senestre, gauche.
Senez, anciens, vieillards, hommes de sens. 37.
Sensif, 18, sensitif, sensorium siège du sentiment. (P. L.)
Sensitif, le tact, le toucher. 103.
Sentemens, sentiments, intelligence. 25.
Sequentement, en suivant. 160.
Sequeure, secourt, 43.—Secoure. 159.
Serain, soir. 48.
Sereine, Sirène. 34.
Serf. Ce mot sert de prétexte à une équivoque. «Je ne suis son serf ne sa biche» (21. V 12).
SERGENTS, 63. Le prévôt de Paris avait deux compagnies de sergents à pied et à cheval, composées de 110 hommes chacune, et ayant leurs corps de garde aux barrières de la ville. (P. L.)
Serre (tenir), 51, v. 1. J’ignore ce que cela veut dire.
Servans, serfs, serviteurs. «Aussi bien meurt filz que servans» (p. 36, v. 18) signifie: Les maîtres meurent aussi bien que les serviteurs, les fils de famille aussi bien que les serfs.
Ses, ces. 8.
Seur, sûr. 71, 142.
Si, ainsi, oui, en effet.
Similative (faculté), faculté d’imiter. 18.
SIMON MAGUS, 122.
Simplesse, simplicité, ignorance. 106.
Sires, seigneurs. 37.
Sist, assit, 202.
Sollier, plancher. 94.
Some, auguste1. 108
Somme, sommeil. P. 118, v. 16.
Somme, en somme. 51.
Somme, compter, 118.
Sommet, tête. 84.
SORBONNE. «Je ouis la cloche de Sorbonne» (p. 17, v. 20). Ce vers ne prouve pas que Villon était dans les prisons de l’Université, puisqu’il est certain qu’il était libre lorsqu’il composa le Petit Testament, mais seulement qu’il logeait dans le voisinage de la Sorbonne.
Sortir (soy), se fournir, s’approvisionner. 196.
Sot, bouffon, comédien. 63, 98. Voy. Prince des sots.
Souef, doux. 33, 75. Doucement. 90.
Sonffrette, disette. 82.
Souffreteux, pauvre diable, misérable. 206.
Soulas, plaisir, joie. 122.
Souldre, régler, résoudre. 102.
Souldure, liaison, union. 8.
Soullon, p. 99. M.P.L. dit que c’était un ballon avec lequel on jouait à la soulle. Le mot doit être prononcé souillon, et n’a pas besoin d’être expliqué. On le retrouve p. 120.
Souloir, avec coutume.
Soustenance, soutien. 144.
Soustenir, porter. 208.
Souventesfoys, souvent. 32.
Soyer, scier. 119.
Submectre, soumettre. 67.
Substantement, nourriture, soutien. 106.
Sumer, semer. 74, v. 16.
Sur, chez, 13, v. 17.
Surcot, manteau.
Surquerir, 12. Enrichir, de succurrere, suivant M.P.L.
Sus (Mettre), mettre en vigueur, soutenir. 10.
Sus (mis), surgis, venus. 172.
SUYSSES, 171.
Sydère, astre. 32.
----------T----------
TABARIE (Guy), copiste du Roman du Pet au Diable. 54.
Tabart, manteau.
Tachon, instrument servant à chasser les mouches. 11.
TACOT (Colas), 97.
Tailleur de faulx coings, faux monnayeur. 87.
TAILLEVENT, 76. Le livre de Taillevent, «grand cuisinier du roy de France», eut plusieurs éditions au quinzième siècle et au commencement du seizième.
Talemouze, sorte de pâtisserie. 63.
Tancer, tencer, disputer.
TANTALUS, Tantale. 122.
TARANNE (Charlot), 72.
Targe, 70. La targe était une ancienne monnaie de Bretagne, ou brette, du latin bretta. Son nom lui venait de ce que le revers portait une targe, ou bouclier échancré. (P.L.)
Tarny, terni, usé. 172.
Tauxer, taxer, imposer. 166.
Tayon, oncle. 36.
Telles, toiles. 46, v. 24.
TEMPLE (la closture du), à Paris. 61.
Tencer, v. tancer.
Tenir, posséder des biens sous la suzeraineté de quelqu’un: «Soubz luy ne tiens s’il n’est en friche» (21, v. 10).
Tenné, 37, ennuyé, tourmenté. Cette expression s’emploie encore dans le langage familier.
Terrien, terrienne, terrestre.
Tettes, mamelles. 41.
THAÏS, 34. Courtisane célèbre, qui vivait à Athènes vers le milieu du quatrième siècle. (Pr.)
THAMAR, 46.
THEOPHILUS, 55. Voy. le Miracle de Théophile, par Gautier de Coinsi. Rennes. 1838, in-8.
THIBAULT, (Jacques), 49. Voy. AUSSIGNY.
Tholouzaines, femmes de Toulouse. 80.
Ticquet, loquet (?), 169.
Tieulx, tels. 16.
Tocquer, toucher. 175.
Tollu, pris, ôté. 39.
Tor, taureau. 122.
Tostée, pain trempé dans du vin. 79.
Touaille, serviette, pièce de toile. 29.
Toult, ôte, enlève. 108.
Tour d’escolle (70), tour de vaurien.
Tourbes, foule. 107.
Toute jour, toute la journée. 44.
Trac, trace, train. 199.
Tracer, suivre à la piste. 31.
Trahistre, traître, méchant. 98.
Traicte, tirée, extraite. 106.
Traictis, joli. 40.
Traire, tirer. 157.
Transglouti, englouti. 122.
Transmué, changé. 121.
Transy, trépassé. 103.
Trasse, trace, piste. 176.
Trasser, suivre à la piste, poursuivre. 176.
Travail, souffrance, peine, adversité. 25, 115.
Travailler (se), s’occuper, s’employer. 72.
Tresbucher, tomber, l55.
Trespercer, transpercer. 8, 154.
Tressuer, tressaillir. 192.
Trestous, tous.
Trestout, tout, entièrement.
Tretisses, voy. traictiss.
Treuver, trouver. 36.
TRISTAN, prévost des mareschaulx (p. 92), est le fameux Tristan l’Ermite, prévôt de l’hôtel du roi et favori de Louis XI. (P.L.)
TROÏLE (74), fils de Priam et d’Hécube, fut tué par Achille au siège de Troie. (P.L.)
Trompille, trompe, trompette. 154.
Trop plus, beaucoup plus, trop. 22.
TROU PERRETTE, 97, probablement un cabaret. Marot dit que c’était un jeu de paume.
Trousse, carquois. 173.
TROUSSECAILLE (Robin), 65.
Trousser au col, emporter sur les épaules. 11.
TROYENS, 122.
TROYS, Troyes. 45.
TROYS LICTS (p. 13, v. 25), chambre du Châtelet un peu plus commode que les autres, peut-être. (Pr.)
Truandailles, hommes de la lie du peuple. 39.
Trumellières, porte-manteau, accroché au trumeau, partie de mur entre deux fenêtres, 11.
Truys, trouve. 144.
Tumbel, tombeau. 94.
TURGIS (Robert). 50, 60, 62.
TURLUPINS, TURLUPINES, 66, 179, hérétiques du treizième et du quatorzième siècle, qui s’appelaient eux-mêmes la Confrérie des pauvres, et qui n’étaient pas plus orthodoxes en matière de morale qu’en matière de religion. On a désigné quelquefois sous ce nom les ordres mendiants des deux sexes.
TUSCA (de), chef de police ou capitaine d’aventures. 67.
Tyran, tyran. 78.
----------U----------
Unes, une paire de. «Et unes houses de basane.» P. 73. v. 7.—«Unes brayes breneuses.» P. 77.
Uys, porte. 48.
----------V----------
Vacquerie, vicairie. 68.
VALENCIENNES, 81.
VALERE LE GRAND, Valère Maxime. 27.
Valeton, serviteur, amoureux. 49.
VALLETTE (Jehan), 63.
Varlet, garçon de cabaret, de cuisine. 193, 197, 208.
Vaulsist, valait, 26.
VAUSELLES (Katherine de), 46.
VAUVERT (le diable de). L’opinion commune était que les diables habitaient Vauvert. C’est pour cette raison que l’on appelait rue d’Enfer celle qui conduisait en ce lieu. (Pr.)
Vecy, voici.
Veez, voyez. 136.
Vela, voilà.
Venerieux, relatif à l’amour. «A tous les Dieux venerieux.» (P. 8, v. 7.)
Vent (avoir le), 173, être favorisé de la fortune. On dit aujourd’hui: Avoir vent en poupe.
Venteur, 96, homme qui se vante volontiers.
VENUS, 122
Veoir, voir. 25.—Vrai. 197.
Verdi, p. 168, v. 24 (?). Peut-être faut-il lire: «Gorgias, sur le hault vestu.»
Vers, envers. 24.
VICESTRE, 12, 73. Le château de Bicêtre. Il était en ruines du temps de Villon.
Viellart, vieillard. 69.
Vielle. «Ma vielle ay mys soubz le banc», p. 48, veut dire: j’ai renoncé au jeu, j’ai quitté la partie.
VIENNE en Dauphiné. 37.
VILLON (Guillaume), 9, 53. Ce Guillaume Villon ou de Villon n’était pas le père du poëte, puisque celui-ci, qui l’appelle son «plus que père», parle de lui, dans le Grand Testament (p. 53) comme d’une personne encore en vie, et lui lègue sa bibliothèque, tandis qu’il vient de dire (p. 32) que son père est mort, M. Nagel s’est attaché à prouver qu’il n’était même pas son parent, d’où la conclusion que le poëte aurait adopté le nom de Villon pour faire honneur à son maître et protecteur. Il se fonde particulièrement sur le huitain IX du Petit Testament, où François dit que sa renommée bruit en faveur du nom de Guillaume, et sur le huitain 23 du Grand Testament, où il se plaint qu’il est abandonné des siens, ce qui ne s’accorde pas avec les témoignages de reconnaissance qu’il prodigue à Guillaume Villon. J’avoue que tout cela est assez concluant. On pourrait objecter néanmoins qu’en se disant abandonné du moindre des siens, tout en parlant comme il le fait des bontés que Guillaume avait pour lui, Villon se rappelait cet axiome, que l’exception confirme la règle. Quant à l’honneur que sa renommée devait faire au nom de Villon, il importait peu que Guillaume fût ou non de la famille du poëte: le résultat était le même pour lui.
Villotières, coureuses, filles de mauvaise vie. Voy. Cotgrave.
Vin de buffet, vin commun et frelaté. 65.
Vin (aller au), p. 83, c’est aller au cabaret chercher du vin qu’on emporte dans l’endroit où il doit être bu. C’est ainsi qu’on s’en procurait généralement au moyen âge. Voy. Ancien théâtre français. t. 1, p. 1955 Farce de Pernet qui va au vin; t. 1, p. 250. Farce du gentilhomme et de Naudet.
Vin d’Aulnys. 60.—de Baigneulx. 193.—de Beaune. 193, 207.—Morillon (rouge). 100.
Vis, visage. 40.
Vivre d’avantage, vivre sans rien débourser, aux dépens d’autrui.
Vo, votre. 86.
Voir, vrai. 28.
Voire (95, v. 17), verre.
Voire, vraiment. 23, 145, 164.
Volse, aille. 22.
VOLLANT, 196.
Vouilliés, veuillez 55.
Voulenté, volonté.
Voulsisse, voulusse. 147.
Voulsist, voulût. 33, 191.
Voult, voulut. 99
Voultyz (sourcilz), sourcils arqués, bien plantés. (P. 40.)
Voyse, aille. 64.
Vueil, voeu. 75, v. 9.
Vueil, veux. 22.
----------Y----------
Y, il. «Cy sçay bien comment y m’en va.» 108.
Ydoine, propre, idoneus.
Ypocras, vin sucré et épicé. 78, 198
Ysnel. prompt, alerte. 74.
YTHIER, 59.
Yver, hiver. 85.
YVON, prénom commun en Bretagne. 157.
TABLE DES MATIÈRES
PagesPRÉFACE…. V
REMARQUES PHILOLOGIQUES.... XXIII
CLÉMENT MAROT AUX LECTEURS.... 1
MAROT AU ROY FRANÇOIS Ier…. 5
LE PETIT TESTAMENT.... 7
LE GRAND TESTAMENT.... 21
Ballade des Dames du temps jadis…. 34
Ballade des Seigneurs du temps jadis…. 35
Ballade en vieil françois…. 36
Les Regrets de la belle Heaulmière…. 39
Ballade de la belle Heaulmière…. 42
Double Ballade sur le même propos…. 45
Ballade que Villon fait à la requeste de sa mère, pour prier Nostre Dame…. 55
Ballade de Villon à s’amye…. 57
Lay ou plustost Rondeau…. 59
Ballade et oraison…. 69
Ballade que Villon bailla à un gentilhomme …. 74
Ballade…. 76
Ballade intitulée: Les Contredictz de Franc-Gontier.... 78
Ballade des femmes de Paris…. 80
Ballade de Villon et de la Grosse Margot…. 83
Belle leçon de Villon aux enfans perduz…. 86
Ballade de bonne doctrine à ceux de mauvaise vie …. 87
Lays…. 90
Rondeau…. 95
Ballade par laquelle Villon crye mercy à chascun…. 98
Ballade pour servir de conclusion…. 99
POÉSIES DIVERSES:
Le quatrain que feit Villon quand il fut jugé à mourir…. 101
L’Epitaphe en forme de Ballade que feit Villon pour luy et ses compagnons, s’attendant estre pendu avec eulx…. 101
La requeste de Villon à la Cour de Parlement …. 103
Ballade de l’appel de Villon…. 104
Le Dit de la naissance Marie…. 105
Double Ballade…. 107
Ballade Villon…. 110
Epistre en forme de Ballade, à ses amis…. 111
Le Débat du cueur et du corps de Villon…. 113
La Requeste que Villon bailla à Monseigneur de Bourbon…. 115
Ballade des proverbes…. 116
Ballade des menus propos…. 117
Ballade des povres housseurs…. 119
Problème ou Ballade au nom de la Fortune …. 120
Ballade contre les mesdisans de la France…. 121
Le Jargon ou Jobelin de Maistre François Villon…. 124
POÉSIES ATTRIBUÉES A VILLON:
I. Rondel…. 133
II. Rondel…. 133
III. Rondel…. 134
IV. Rondel…. 135
V. Rondel…. 135
VI. Rondel…. 136
VII. Rondel…. 136
VIII. Rondel…. 136
IX. Rondel…. 137
X. Rondel…. 138
XI. Rondel…. 139
XII. Rondel…. 139
XIII. Rondel…. 140
XIV. Ballade pour ung prisonnier…. 140
XV. Rondel…. 141
XVI. Ballade…. 142
XVII. Ballade morale…. 143
XVIII. Ballade…. 144
XIX. Ballade…. 145
XX. Ballade…. 146
XXI. Ballade joyeuse des Taverniers…. 147
XXII. Monologue du Franc Archier de Baignollet…. 150
XXIII. Dialogue de messieurs de Mallepaye et de Baillevent…. 164
XXIV. Les Repeues franches de François Villon et de ses compagnons…. 178
Ballade de l’Acteur.... 182
_Ballade des Escoutans _…. 183
La Repeue de Villon et de ses compaignons.... 186
La manière d’avoir du poisson…. 187
La manière d’avoir des trippes…. 190
La manière d’avoir du pain…. 191
La manière d’avoir du vin…. 192
La manière d’avoir du rost…. 194
Seconde Repeue, de l’Epidémie .... 195
La troisiesme Repeue, des Torcheculs .... 199
La quatriesme Repeue, du Souffreteux... 206
La cinquiesme Repeue, du Pelletier.... 210
Sixiesme Repeue, des Gallants sans soucy... 212
La septiesme Repeue, faicte auprès de Montfaulcon.... 215
NOTES....
GLOSSAIRE-INDEX....
ADDITIONS ET CORRECTIONS.
Le nom de M. CAMPAUX est partout écrit par erreur CAMPEAUX.
Les deux premiers huitains de la Ballade p. 74 donnent en acrostiche AMBRAISE DE LOREDE, peut-être le nom du gentilhomme pour qui cette pièce fut composée.
L’envoi de la Ballade de la Grosse Margot (p. 84) donne en acrostiche le nom de Villon.
Fille en chief (p. 91), fille coiffée de ses cheveux.
Les Coups orbes (p. 115) sont des coups produisant des contusions, des bleus.
Coustelez comme chiches (p. 171) peut se traduire par: «à côtes, comme des pois chiches».
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