Sucre d'Orgie (French Edition)
Lorsque le voluptueux tissu de soie rouge…
Sucre d’Orgie
Mag Fanpeyra
Lorsque le voluptueux tissu de soie rouge se pose sur mes yeux, mon cœur bat à tout rompre. C’est un délicieux moment. Je ferme les paupières, respire lentement et mes autres sens se décuplent. Ils sont exacerbés, balayent tout sur leur passage. Ma libido devient maîtresse de l’instant.
J’oublie la femme que je suis, le lieu où je me trouve et la raison pour laquelle je suis ici. Aussi, je ne pense plus à la saison qui recouvre les champs endormis de son grand manteau blanc. J’ignore l’odeur de la cannelle, du pain d’épices et du chocolat chaud qui embaument chaque foyer. J’efface l’image des grands sapins ornés de mille lumières qui clignotent en cette veille de Noël euphorique. Oui, j’oublie tout et me laisse volontiers happer par l’ambiance, cette atmosphère de débauche et de dépravation où mon appétit sexuel se réveille.
Enfermée dans cette pièce décorée aux couleurs des fêtes de fin d’année, je suis Roxanne. C’est le prénom que je me suis choisi. Il faut avouer qu’entendre susurrer au creux de l’oreille « Roxanneee » donne tout de suite le ton. Il sonne divinement bien. C’est plus sexy que le prénom Alice et le fameux « au pays des merveilles ». Enfin, ici, entre ces quatre murs, c’est comme si j’étais au milieu de mille délices interdits.
Le bandeau que l’on m’a déposé sur les yeux, c’est la première étape. Cet artifice multiplie mon excitation. Puisque je suis privée de la vue, mon bas-ventre se contracte et j’ai un léger soubresaut lorsqu’une main chaude, se referme sur moi.
— J’espère que ce champagne t’a désaltéré comme il se doit ! entonne Baptiste derrière moi, avant que sa langue goûte le lobe de mon oreille.
Humide, celle-ci chatouille, mouille et joue sur mon épiderme : elle me procure une kyrielle de frissons qui se propagent dans tous mes membres. Mon appétit sexuel gronde au creux de mes entrailles. Sans gêne, je frotte mes jambes l’une contre l’autre et tourne mon visage vers lui.
— Hmm ! Ma bouche est hydratée, et ma gorge fraiche en est encore imbibé, révélé-je, taquine.
Le top départ est lancé.
C’est l’ultime phrase, le code que je devais articuler avant que les choses sérieuses commencent, avant que nos sens agissent sur nos corps. De manière plus... entreprenante.
Baptiste est mon partenaire d’aujourd’hui. Je lui fais confiance. Nous nous connaissons assez bien, depuis presque deux ans, maintenant. On ne dirait pas comme ça, mais dans l’intimité, c’est un homme adorable. Il est charmant, attentionné, doux et bourré de valeurs.
— Voyons cela ! répond-il d’une voix assurée.
Sans attendre, Baptiste me débarrasse de la coupe en cristal que je tiens logée entre mes doigts. J’entends un cliquetis sur la table basse en verre à côté de nous. Il a dû y poser la flûte. Une seconde plus tard, ses phalanges brûlantes et viriles touchent mes épaules dénudées. Pour l’occasion, je me suis apprêtée avec une robe bustier noire, des sous-vêtements en dentelle sublimés par un porte-jarretelles. Je porte des escarpins de la même couleur et mes longs cheveux roux ondulés sont tirés et remontés en chignon. Certaines mèches rebelles retombent en cascade sur ma nuque. Par moment, elles m’effleurent, comme maintenant, lorsque mon partenaire avance son visage vers moi. Sa bouche charnue se pose sur le côté, dans mon cou. Elle flatte ma peau qui prend ses quelques baisers lubriques. Petit à petit, elle remonte sur mon menton pour cheminer jusqu’à mes lèvres qui l’accueillent goulûment. Elles se goûtent enfin sauvagement. Nos dents s’entrechoquent. Notre baiser est spontané. Ce n’est pas la première fois que nous nous embrassons ou que Baptiste mordille mes lèvres avec fougue, mais à chaque fois, je ressens la même sensation. J’ai chaud et froid en même temps, je tremble un peu, mes mains sont moites, et j’ai comme des fourmillements dans l’estomac.
C’est l’effet que provoque Baptiste sur mon corps. Pourtant, notre baiser n’est pas digne d’une des plus grandes scènes de films romantiques, pas même ce que nous ressentons l’un pour l’autre. Enfin, je crois, cependant il est d’une si grande intensité que l’on pourrait s’y méprendre.
— Dis que tu es à moi et rien qu’à à moi ! Dis-le ! m’ordonne-t-il en mettant fin à notre baiser.
Je récupère ma respiration. Les yeux toujours bandés, je souris avec espièglerie.
— Je suis à toi. Fais ce que tu veux de moi.
Mes mots provoquent exactement ce que je désire. Je suis telle une chienne en chaleur, qui attend d’être saillie. Un besoin viscéral.
Nous sommes debout. Baptiste se rapproche de moi et m’empoigne fermement les fesses. Son torse se colle contre mes seins. À travers nos vêtements, je reconnais les sillons de ses délicieux abdominaux musclés. Son corps est à se damner. Si je devais le classer et le noter sur une échelle allant de zéro à dix par rapport à tous les autres hommes avec qui j’ai baisé, lui, il serait sur le podium ! Avec la meilleure note. C’est un putain de bon coup ! Un véritable étalon !
Il est grand, sculpté dans la roche, et ses larges épaules sont impressionnantes. Il a de magnifiques et soyeux cheveux noirs, coiffés en arrière, et il dégage un charisme, un sex-appeal et un mystère incroyables grâce à sa cicatrice sur sa joue gauche. Ses yeux en amandes bleu gris subliment le tout, comme son cul bien rond et bombé. Il sort du lot. C’est un très bel homme, et parfois, pour m’amuser, je le compare au meilleur des cafés. Il est intense, chaud et il peut me tenir éveillée toute une nuit. Toutes les femmes succombent à son charme et à son physique. Oui, toutes celles que je croise en sont folles et le qualifient de F-35, le meilleur avion de chasse. Même un aveugle verrait qu’elles le mettraient volontiers dans leurs pieux pour se faire prendre par tous les orifices, loin des regards indiscrets.
Elles me font rire, ces envieuses. Ce ne sont que des jalouses ! Je ressens une petite fierté que Baptiste m’a choisie à ses côtés. Nous en sommes déjà à la cinquième ou sixième fois d’affilée, et nous n’avons ni pudeur ni limites. Je kiffe sa façon de faire, de me le faire comprendre, et aussi notre complicité. Quant à sa manière si particulière de me fixer... Je l’ai remarquée à plusieurs reprises. À la différence de celui qu’il accorde aux autres filles, son regard est bienveillant. Comme s’il se souciait de moi et qu’il me demandait une approbation avant de me faire telle ou telle chose. Une sorte d’accord tacite que personne ne perçoit et qui me rassure, quelque part. J’apprécie également l’après, quand tout est terminé. La plupart du temps, Baptiste et moi nous nous retrouvons dans la petite brasserie au bout de la rue. Nous faisons un débrief, puis nous discutons de tout et n’importe quoi. C’est un moment rien qu’à nous. Je suis certaine qu’à la fin de cette journée, nous nous retrouverons seuls, autour d’un café.
Je sais qu’il est célibataire depuis plusieurs mois et qu’il a vécu une sale rupture. Son ancienne copine se tapait son meilleur ami. Il les a surpris dans leur propre lit. Le pauvre, il est le véritable cliché du cocu en cas d’absence. Baptiste a tenté de lui pardonner, surtout vis-à-vis de son propre métier, mais il y a eu une sorte de cassure. Il n’avait plus aucune confiance en eux, en elle, et l’amour s’en est allé. Trois mois plus tard, ils se sont quittés, puis il a déménagé en ville. À présent, il habite seul dans l’un des somptueux lofts sur le front de mer. C’est quand même dingue que nous ne nous soyons jamais croisés à l’extérieur : mon appartement est proche du sien... bref, je m’égare. Pour l’instant, je dois me concentrer sur ce que je fais pour que mes mains deviennent mes yeux sur le corps de mon bel étalon.
Ma peau absorbe sa chaleur naturelle. Ça me réchauffe un peu. Le thermomètre ne doit pas dépasser les dix-neuf degrés dans la pièce, comme en témoignent mes tétons durcis qui contrastent avec le feu qui couve entre mes cuisses. Baptiste bouge pour se coller encore plus près, et la dentelle de mon soutien-gorge frotte mes mamelons. Tandis que ses paumes malaxent mon cul rebondi, le tissu de ma robe glisse entre ma fente pour rejoindre la ficelle de mon string. Ses doigts impatients et joueurs s’aventurent entre mes fesses. Ils me caressent à travers le fin coton à l’entrée de mon anus. Ma chatte réagit aussitôt. Je ressens comme des battements de cœur dans mon vagin qui se propagent jusqu’à mon clitoris. J’adore ça ! Ça me le fait à chaque fois, lorsqu’on titille mon petit fion. C’est tellement bon que je pose mes mains par-dessus les siennes, et que j’oblige ses paumes à remonter le long de ma robe. Je veux les sentir sur ma peau.
Mon partenaire s’exécute. En deux temps trois mouvements, il me libère de ma robe. À tâtons, je dirige sa main entre mes fesses, dans l’espoir qu’il me doigte à cet endroit, en profondeur.
Je veux encore... mais Baptiste en décide autrement. Il recule d’un pas. J’ai l’impression que le froid de l’hiver s’empare de tout mon être. Je grelotte, tout à coup.
— Tu as un corps de dingue, Roxane, s’exclame-t-il en douceur.
Effet immédiat. Un sourire anime mes lèvres, tandis que des frissons parcourent ma colonne vertébrale.
— Ce que tu vois te plaît ? Prouve-le, continué-je.
— Je risque de ne plus pouvoir me maîtriser.
La voix de Baptiste a changé. Elle est devenue plus rauque.
— Je n’ai pas demandé que tu te retiennes...
— Ne me provoque pas, souffle-t-il.
— Je te l’ai déjà dit, je suis rien qu’à toi. Fais ce que tu veux de mon corps.
— Putain... je vais te démonter comme personne !
— Je n’attends que ça !
Il se rapproche à nouveau de moi. Je sens son souffle sur ma joue.
— Je vais te défoncer, sale pute ! Tu seras ma chienne.
J’aime lorsqu’il emploie des mots crus. C’est un petit plus qui me fait mouiller comme la dernière des salopes.
Je vis une relation de domination et de soumission qui est un excellent levier d’excitation. Dans le feu de l’action, je raffole du dirty talk. La vulgarité ne signifie pas que je réclame des positions alambiquées. Pas de violence non plus, ni même de fist vaginal ou anal. Ce n’est pas du tout mon trip, mais être insultée pimente les choses. Baptiste le sait parfaitement. À chaque fois qu’il me baise, il lâche ces mots cochons qui boostent ma libido.
— Je serai tout ce que tu voudras, réponds-je, docile, envoûtée par cette connexion entre nous.
Baptiste pince mon menton entre ses doigts.
— Alors, que fais-tu encore debout sur tes jambes ? À genoux, chienne ! gronde-t-il.
J’opine de la tête et me défais de ses phalanges. Je fais ce qu’il m’ordonne. Baptiste caresse le sommet de mon crâne.
— Tu es obéissante, c’est bien ! Maintenant, montre ce que tu sais faire avec ta bouche. Suce-moi, salope !
Ma langue caresse de gauche à droite ma bouche rouge, puis je pince ma lèvre inférieure en émettant de petits bruits de satisfaction. Au même moment, j’entends un froissement de vêtement. Baptiste avance près de moi. À genoux devant lui, et après l’avoir fait plusieurs fois auparavant, je sais que mon visage est presque collé à sa bite. Celle-ci est une batte, et je suis tout excitée à l’idée de m’en occuper. Je vais le déguster avec envie.
Tailler une pipe est l’une des premières pratiques qui nous plonge directement dans l’action, et je prends un réel plaisir à taquiner une teub. Loin de moi l’idée de me vanter d’une technique ou d’une performance hors du commun. C’est selon chaque queue, qu’elle soit grosse, petite, veineuse, courte ou longue. Chaque homme aussi a sa vision de la pipe parfaite. Après ça, on me congratule pour mon savoureux jeu de langue. Là encore, je m’apprête à le faire comme si je me délectais d’un succulent esquimau glacé au chocolat. Je me hasarde avec confiance sur la queue de Baptiste. Je ne sais pas si je suis objective, mais je la trouve parfaite. C’est presque une faveur de l’engloutir dans ma bouche pour la gober, la lécher, la mordiller et l’asticoter jusqu’à ce que son excitation soit intenable. Cela m’amuse autant que ça m’excite, surtout avec lui qui adore lorsque ma langue lèche toute sa longueur et qu’il savoure le combo gorge profonde et doigt dans le cul. Une de ces choses qui le fait monter en pression.
Toujours à l’aveuglette, je lève mes bras sur son corps. Mon partenaire a encore ses fringues sur le dos. Oh ! Je ne m’en plains pas, hein, car je découvre très vite une épaisse texture de velours sous mes phalanges. Et là, j’arrive au Saint Graal. Une bosse énorme tient dans mes paumes. Sur ce point aussi, Dame Nature a été généreuse avec Baptiste. Il est gaulé à la perfection. Ni trop grande pour pilonner et niquer jusqu’à l’estomac, ni minuscule pour tout juste chatouiller les amygdales lors d’une fellation. D’ailleurs, sa bite est l’une des plus belles parmi toutes celles que j’ai pu côtoyer. Lorsque je le lui ai avoué, ses yeux se sont arrondis de surprise et sa bouche a formé un « O » avant qu’il parte en fou rire et qu’il me confie à son tour que je n’ai rien à envier aux autres meufs, car ma chatte est l’une des plus bandantes et appétissantes, selon lui. On a ri à s’en étouffer, ce jour-là. Les personnes tout autour de nous nous ont regardés comme si nous étions des extraterrestres. De toute façon, on nous dévisage toujours de cette manière lorsque nous sommes ensemble, et c’est vrai que, malgré notre activité commune, Baptiste et moi sommes... un peu différents. Pourtant, nous respectons ce que l’on nous demande ; nous faisons comme tous les autres, mais il y a ce petit quelque chose entre nous. Un petit plus qui nous lie, encore plus quand il s’enfonce en moi.
Justement, revenons à nos affaires. Il me tarde de baiser.
Je fais tomber le tissu de son pantalon, et je constate qu’il ne porte pas de caleçon. Hmm... C’est carrément sexy ! Sans plus attendre, je caresse sa colonne de chair.
C’est tout doux ! Comme toujours, il n’y a aucun poil disgracieux et c’est frustrant que je ne puisse pas l’admirer. Je suis encore plongée dans le noir sous cette satanée soie.
— Est-ce que je peux enlever mon bandeau ? quémandé-je.
Une main ferme se pose à l’arrière de ma tête.
— Chut ! Pas encore.
— Quand ?
— Donne-moi une bonne raison de te le retirer. Utilise plutôt ta petite bouche de salope à autre chose que parler. On verra après.
Les mots sont dits. Je sais ce qu’il me reste à faire.
Bon appétit, Roxanne !
Mes mains, posées jusqu’à présent sagement sur son membre gonflé, s’activent. La pulpe de mes doigts commencent par des effleurements timides, puis généreux. Baptiste émet un râle de satisfaction quand j'engloutis son sexe en même temps que j'en branle la base. Je mène la cadence !
J’alterne les rythmes, je sais qu’il apprécie ma façon de faire. Mes gestes sont rapides puis plus lents et enfin plus vifs. Je vais à une vitesse de croisière avant de lui mordiller le gland. Un juron lui échappe. Il grommèle en attrapant ma tignasse et tire dessus.
— Oh putain, c’est bon !
Quelques secondes encore à taquiner son bout, puis il presse doucement mon crâne. À nouveau, il m’incite à engloutir sa queue au fond de ma gorge. J’accueille volontiers tout son membre jusqu’à la racine tout en le pompant. Je garde la position jusqu’à ce que je ne puisse plus respirer, et je me retire lentement tout en agitant ma langue. Baptiste lâche l’arrière de ma tête. Je récupère mon souffle tandis qu’un filet de bave s’échappe d’entre mes lèvres. Du revers de la main, je m’essuie de manière sensuelle. Rapidement, je fais taire mes émotions et me reconcentre sur sa bite pour la lui dévorer. Je la mange, la gobe et l’aspire. Lorsqu’elle grossit encore, je continue par des petits coups de léchouilles voraces jusqu’aux couilles, dépourvues de poils, et l’oblige ainsi à davantage écarter les cuisses.
Je glisse ma langue sur le petit espace vide entre ses boules et son trou, son raphé médian. Je lape la ligne saillante de sa peau tout en le branlant d’une main. Je ralentis le jeu, il apprécie l’initiative. Je lui fais souvent ça, et il a exactement la réaction que je souhaitais. Son souffle s’accélère, il devient plus rauque, plus profond et plus bruyant aussi. Baptiste devient dingue sous mes langoureux coups de langue. C’est comme si je léchais un couvercle de yaourt. Tous ses muscles se crispent. Sans prévenir, il change de position. Il se retourne. Je sais qu’il va écarter ses fesses pour m’offrir l’entrée de son orifice que je lèche goulûment en lui caressant ses bijoux de famille. Ses mains autoritaires retrouvent l’arrière de ma tête pour m’inciter à ne surtout pas m’arrêter. Tels des étaux, elles me plaquent le visage contre lui. Bordel, ça m’excite trop. Je resserre un peu les cuisses et mets tout mon cœur à l’ouvrage. Je veux lui procurer autant de plaisir qui le souhaite. Lorsqu’il frôle ma main, je reconnais le signe, qui est plutôt comme une réclamation ou une exigence de sa part. Je m’exécute avec plaisir. Je porte un doigt à ma bouche et le suce rapidement. Je l’imbibe de salive puis le dirige entre ses fesses bombées. Sans forcément envisager une sodomie dans sa forme classique, Baptiste, comme moi, aime le face-sitting, l’anulingus et l’insertion d’un index ou d’un majeur dans son petit cratère. Cela lui provoque un orgasme particulièrement puissant. Il n’y a qu’avec lui que je me permets d’être aussi intime, et il le sait. En douceur, je lui insère un doigt et tourne légèrement à l’intérieur. Quelques petites pressions encore, et je suis certaine qu’il est prêt à exploser, dans tous les sens du terme.
— Garde ton doigt dans mon cul, dit-il en se retournant.
Je continue à lui branler l’anus pendant qu’il enfourne sa bite dans ma bouche. Je devine qu’il veut vider ses couilles et je le pompe avec ardeur et assiduité. La première giclée de foutre se loge au fond de ma gorge. Par saccades, il déverse son sperme sur ma langue. Je déglutis pour avaler le maximum, mais un peu de nectar s’échappe de la commissure de mes lèvres. J’aime le goût de son sperme. Je termine par un toilettage en règle du gland pour ne pas perdre la moindre goutte.
Une minute plus tard, mon bas-ventre se contracte lorsqu’il me retire enfin ce foutu bandeau sur mes yeux. Je stoppe mes mouvements et mon partenaire m’aide à me relever. Je me redresse sur les jambes et ses lèvres se posent aussitôt sur les miennes. Il me mange littéralement la bouche. Son féroce baiser me fait presque chavirer et je peine à reprendre mon souffle lorsqu’il me libère. Il recule en me scrutant comme si j’étais la huitième merveille du monde. Enfin, je crois, car je papillonne un peu des paupières. La clarté des spots me brûle presque la rétine, mais lorsque ma vue s’y habitue enfin, je suis ravie de le découvrir à demi nu. Ses chaussures, ses chaussettes et son froc gisent sur le sol. Il ne lui reste plus qu’un long manteau rouge et blanc sur le dos. Oh, mais c’est vrai ! J’avais oublié ! Baptiste est mon idyllique et sexy père Noël du jour. Je ne verrai plus du même œil les « Santa Claus ». D’ailleurs, il est canon dans son costume. Si je m’assois sur ses cuisses, vais-je pouvoir lui chuchoter à l’oreille quel cadeau me ferait plaisir ? J’en doute, quoique, s’il est mon cadeau... Ma réflexion me fait sourire.
Quand Baptiste commence par déboutonner son haut, je le fixe droit dans les yeux. Ils sont d’une beauté ! Chaque fois, ils m’hypnotisent. Ce mélange de bleu azur et de gris perle me retourne le bide. Je ne sais pas pourquoi, mais mon petit cœur se met à battre de plus en plus fort. Je rêve ou... je me sens intimidée, tout à coup ? Aux prises avec cette étrange sensation, j’ai l’impression d’être sur un confortable petit nuage... très confortable... comme si nous étions seuls tous les deux. Quelque chose de nouveau se passe entre nous. C’est comme si je lisais dans un livre ouvert. Impossible pour moi de nier la vérité. Cet homme a autant envie de moi que moi de lui. Notre tension sexuelle est palpable. On ne joue plus, on ne fait plus semblant ! Il me dévisage, une grande étincelle au fond de ses iris. Sa mâchoire ne cesse de se serrer. On dirait qu’il va me sauter dessus sauvagement. J’appréhende presque quand je serai sous sa coupe et qu’il me culbutera comme un forcené.
Dès qu’il retire le gros manteau, sous le charme de sa plastique de rêve, je ne peux m’empêcher de le détailler et de m’attarder sur ses nombreux tatouages qui lui recouvrent presque la totalité du torse. C’est trop sexy !
J’ai envie de les lui toucher, de les lécher... J’ai du mal à déglutir. Avec Baptiste, je n’ai pas besoin de stimuli érotiques ni de grands préliminaires, car sa plastique incarne à elle seule le désir, l’envie et l’excitation. Bordel, il faut que j’arrête de me mentir. Ce mec me rend toute chose. Je suis dingue de lui !
Je ne réfléchis plus et m’avance vers lui. Mes mains se posent sur ses pectoraux durs et fermes. Je les caresse. Sa peau est douce comme de la soie et elle sent divinement bon. Sans pouvoir la retenir, ma bouche se colle contre sa peau. Mmh... elle a un léger goût sucré ! Je la goûte, la butine. Je me fous bien de ce que les gens pourraient penser de moi. À ce moment précis, il n’y a plus que nous qui comptons. N'écoutant que mes propres pulsions, je me laisse aller tout contre lui. J’ai envie de palper chaque parcelle de son corps musclé. C’est étrange. Ce n’est pas comme si je le découvrais pour la première fois, mais pour je ne sais quelle raison, j’ai l’impression de le voir vraiment. J’aime tout ce qui émane de lui. Étonnamment, j’ai la vague impression qu’il ressent la même chose que moi. Je relève mon visage vers le sien. Oh ! Ses yeux clairs plongent dans les miens et mon cœur s’affole. Il bat bien plus fort, tout à coup. C’est pire lorsque Baptiste me fait un clin d’œil accompagné d’un sourire. Son sourire pourrait me faire jouir. Wow... Wow... Wow... Est-ce que je suis en train de perdre la boule ? Perdue dans la contemplation de ses lèvres, je tente d’en faire abstraction et m’efforce d’écouter ma conscience qui me hurle de me concentrer : tu te calmes, tu respires profondément, et ça ira, ma pauvre fille !
Après deux longues, mais discrètes inspirations, j’arrête de cogiter et me focalise sur ce que je fais. Mes mains baladeuses le caressent partout. Au moment où mes ongles s’enfoncent légèrement dans la chair de ses bras, mon étalon comprend mon signal. Il avance d’un pas, puis d’un deuxième, et il colle sa bouche sur la mienne. Nos langues se mêlent à nouveau. J’adore le goût de la sienne. Elle est délicieuse. Il me tarde qu’il me grignote mes lèvres inférieures, celles qui sont bien plus au sud, plus humides.
Tandis que notre baiser brutal et bruyant perturbe le silence dans la pièce, mon partenaire me fait reculer. Lorsque mes jambes butent sur le grand canapé de cuir blanc, nous nous décalons pour nous positionner au centre du tapis. La décoration est le cliché parfait de l’ambiance hivernale confinée dans un petit chalet de bois. Face au feu de la cheminée qui crépite, nous mettons fin à notre étreinte. Baptiste me scrute et ramène une mèche de mes cheveux derrière l’oreille. Ses mains se posent sur mes épaules. Lentement, il fait glisser les lanières de mon soutien-gorge sur mes bras avant de dégrafer les attaches dans mon dos. Nos regards sont comme scellés, jusqu’au moment où il se recule un peu pour admirer mes seins ronds. Un fin sourire se dessine sur ses lèvres. Je l’imite. J’aime lorsqu’il m’observe comme ça. Il est à deux doigts de baver, alors je savoure l’effet que je lui procure.
— Allonge-toi ! ordonne soudain Baptiste.
J’obtempère avec plaisir.
— É... écarte les jambes.
Je me marre intérieurement, car il tente de garder son sérieux et son calme. Or, ni ses mimiques ni le son de sa voix tremblante ne me trompent. Pauvre chou, il tente de contrôler son envie de me sauter me sauter dessus pour me baiser comme un fou furieux.
J’ouvre les cuisses avec exubérance pour offrir une vue panoramique sur ma vulve rosée. Les yeux de Baptiste s’éclairent. Un rictus carnassier naît au coin de sa bouche. Il s’agenouille ensuite devant mon sexe béant. Ses doigts se posent sur mes hanches tandis que son visage trouve ma fente luisante de cyprine.
— Tu mouilles déjà comme une pute ! affirme-t-il en souriant.
Oups... je suis une vraie cochonne ! Comment pourrais-je rester de glace face à cet homme ?
Je fais l’étonnée et touche ma chatte entièrement épilée et humide.
— Oh ! Je suis vilaine, minaudé-je en imbibant mon index de mon foutre chaud et dégoulinant.
Je porte mon doigt à ma bouche et je le suce en hochant la tête. J’ai l’impression que mes joues rougissent.
— J’aime quand tu fais ça ! Fais-le encore. Touche-toi, Roxanne.
Surprise, je hausse les sourcils. Je ne m’attendais pas à ça. L’heure tourne. Je pensais qu’il allait user et abuser des gadgets posés sur la table basse, mais non. Du moins pas encore. Il est clair qu’il veut savourer chaque seconde et ne rien précipiter. Je prends plaisir à satisfaire sa demande. S’il veut prendre plus de temps et me voir m’amuser en solo, je suis d’accord. Je n’ai aucune pudeur envers lui. J’ai l’habitude de ce jeu, surtout depuis que je suis célibataire.
Mes ex, eux, ne représentaient pas le compagnon de mes rêves.
Je ne dis pas qu’ils n’étaient pas intéressants, gentils ni affectueux ou compréhensifs, mais le problème, c’était niveau baises. Avec tous, c’était sympa, voire moyen, et avec certains, nul à chier. D’un ennui à n’en plus finir. J’avais l’impression que c’était toujours la même chose. Il y avait des bisous, des caresses, je les suçais, ils me bouffaient la chatte, puis ils me sautaient et... pipi, les dents, et au lit. J’aurais aimé être bousculée, culbutée contre une cloison ou sur la table de la cuisine. Me faire enculer à sec, que l’on arrache mon string avec les dents, que l’on me force à découvrir les caresses les plus salaces, les plus vicieuses. Que l’on me traite parfois de catin, de salope, que l’on m’oblige même à sortir sans culotte sous mes jupes avec un plug dans le cul ! Hélas, je n’ai rien connu d’amusant ou d’excitant... quoique, peut-être la première semaine, mais après, je m’en lassais. Ils me gonflaient. C’est pourquoi j’ai décidé de rester célibataire. J’évite donc la cuvette des w.-c. relevée, mais aussi les chaussettes sales par terre à côté de la panière à linge et les soirées bières, pizzas et football.