Vivre en couple et heureux, c'est possible
Inspirer la confiance
Harville H , que
la majorité des personnes qui souhaitent vivre à deux
veulent trouver le bon partenaire de vie plutôt que d’être le
meilleur conjoint pour l’être aimé.
Ils veulent avoir l’amoureux ou l’amoureuse satisfaisant(e) plutôt
que d’être cet être aimant et approprié qu’ils recherchent. Ils voient la relation de couple comme le moyen de combler leurs besoins a ectifs, le moyen de recevoir plutôt que de donner. Ils se placent ainsi dans une position d’attente et de passivité qui les mène nécessairement à la désillusion parce qu’ils sont trop tournés vers eux-mêmes. En réalité, l’amour véritable est fait d’attentions pour l’être aimé. Celui qui aime vraiment sait prendre soin de l’autre, être présent à lui, lui consacrer du temps, lui donner de l’importance. La personne qui a développé l’amour d’elle-même sera plus en mesure d’être disponible à l’autre sans se sentir menacée parce qu’elle aura su d’abord s’occuper de ses propres besoins et de ses limites.
Souvent, les relations amoureuses se terminent ou se poursuivent
dans la sou rance par manque d’amour véritable, de cet amour qui donne autant qu’il reçoit, de cet amour qui suscite la con ance. Inspirer la con ance
Laurent était le seul garçon d’une famille de cinq enfants. Il était le cadet.
Parce qu’il était le ls tant attendu, ses parents ont fait l’erreur de combler
presque tous ses besoins. Quand il rencontra Camille, il était prêt à s’engager
et à fonder une famille avec elle. Son désir était sincère mais Camille se
rendit compte qu’il n’arrivait pas à tenir ses promesses et qu’il n’assumait pas
sa responsabilité d’époux et de père. Les comportements irré échis de cet
homme nirent par détruire sa con ance et par altérer l’amour qu’elle avait
pour lui.
Il est très di cile, voire souvent impossible de construire une
relation amoureuse sur le manque de con ance.
Un amour sans con ance en l’autre ne dure généralement
pas parce qu’il est déclencheur d’insécurité chronique.
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Dans la pyramide des besoins psychiques, Abraham M a
placé le besoin de sécurité à la base de sa structure. En fait, un amour sans un fondement de sécurité est source de sou rance profonde parce que la sécurité est la base sur laquelle le couple construit sa relation. Sans elle, il marche sur du sable et ce sable peut devenir mouvant. Il s’ensuit des peurs, des doutes, des angoisses qui font mal et qui tuent l’amour progressivement.
S’engager envers l’autre, c’est donc lui inspirer con ance, ce qui
veut dire :
respecter ses engagements ;
être authentique ;
assumer ses responsabilités ;
dire la vérité ;
respecter les secrets de l’intimité de la relation.
Chaque couple a son jardin secret, ce lieu intime de rencontre des
cœurs et des corps qui n’appartient qu’aux amoureux. Ouvrir ce jardin sur la place publique sans le consentement de son partenaire, c’est trahir l’intimité du couple.
Un jour, Hélène surprit son mari en train de parler à ses amis de leurs ébats
sexuels. Il y allait de détails précis concernant leur manière de faire l’amour.
Il répétait les paroles qu’elle lui murmurait, mimait les sons qu’elle
exprimait, sa façon de respirer quand elle jouissait. Elle fut tellement
choquée par ces propos qu’elle gea sur place et ne sut réagir sur le moment.
Elle avait le sentiment que sa vie privée ne lui appartenait plus. Elle se sentit
trompée. Elle claqua la porte et se retira dans sa chambre.
Lorsque son conjoint revint vers elle ce jour-là, elle était froide, distante et
fermée comme une huître. Elle mit du temps à s’ouvrir et des semaines avant
de faire l’amour à nouveau. Son jeune conjoint n’avait pas voulu la trahir. Il
souhaitait plutôt impressionner ses copains parce qu’il était er d’avoir une
femme aussi passionnée. La blessure d’Hélène était profonde et son refus de
l’approcher t sou rir l’homme qui l’aimait. Il avait agi innocemment sans se
rendre compte qu’il avait dévoilé l’expérience intime qui leur appartenait. Il
reconnut son erreur et en accepta les conséquences. Il dut reconquérir la
con ance d’Hélène pour retrouver la femme ardente qu’il avait connue. Cet
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