Delenda est Carthago!

Eduardo C. N. Pereira · Capítulo 9 de 12

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Delenda est Carthago!

Capítulo 8

Em nossa honra e consciencia, diremos alto e bom som: o tratado

firmado em nome de Portugal com a Inglaterra é um padrão de

imperecivel ignominia, e o dia, em que o seu texto completo for publicado

no Diario do Governo, deverá ser considerado por todos os cidadãos

amantes do seu paiz como um verdadeiro dia de luto nacional.

 

[8] Les hommes ne doivent pas seulement vivre en famille, mais s'unir

en une société plus large, qui s'appellera tribu, cité, nation. La nature

meme de l'homme lui fait de la tendance sociale un besoin et une loi.

Considerez en effet, les facultés de l'homme, vous verrez que toutes,

pour acquérir leur épanouissement, exigent le bienfait de la vie sociale.

Pour l'entretien convenable de sa vie corporelle, mille objets sont

nécessaires ou utiles; de lá naissent les metiers si divers et les échanges

qui en sont la suite. Voyez au-dessus, la vie intellectuelle, dans son

double essor, la science et l'art: pour naitre, grandir, s'épanouir, ces deux

fleurs plongent leurs racines dans le terrain social et empruntent à

l'atmosphère sociale l'air qu'elles respirent.

 

Plus nécessaire encore et plus belle, plus générale aussi est la vie

morale, puisqu'elle règne en toute conscience humaine, et qu'elle

prépare l'immortelle vie, la vie en Dieu, à l'aquelle tout homme est

destiné! Or, c'est dans la vie sociale que se conservent les données

fondamentales de la morale; c'est là qu'elles trouvent leurs principales

applications.

 

Toute vie morale, en effet, repose sur une tradition religieuse aussi

ancienne que l'homme; elle est dominée par un fait qui est la vocation de

l'humanité à un état surnaturel et à une fin surnaturelle. Or, ce fait et cette

tradition ne peuvent être et connus et transmis que par la société et par

son enseignement.

 

Pour arriver à cette fin, l'homme a besoin de la force que donnent le

milieu et l'education, l'exemple et l'entrainement mutuel; il a besoin pour

son corps et pour son âme de l'aide et de la charité fraternelles. C'est

dans la societé avec ses semblables qu'il peut pratiquer la vertu et le

dévouement qui s'imposent à lui pour remplir sa destinée.

 

N'est-il pas juste, enfin, que les hommes, enfants d'un même Dieu,

s'unissent pour rendre à leur Père et à leur Maitre les devoirs de religion

qui lui sont dus?

 

MR. DEHON--La Société