Delenda est Carthago!
Capítulo 8
Em nossa honra e consciencia, diremos alto e bom som: o tratado
firmado em nome de Portugal com a Inglaterra é um padrão de
imperecivel ignominia, e o dia, em que o seu texto completo for publicado
no Diario do Governo, deverá ser considerado por todos os cidadãos
amantes do seu paiz como um verdadeiro dia de luto nacional.
[8] Les hommes ne doivent pas seulement vivre en famille, mais s'unir
en une société plus large, qui s'appellera tribu, cité, nation. La nature
meme de l'homme lui fait de la tendance sociale un besoin et une loi.
Considerez en effet, les facultés de l'homme, vous verrez que toutes,
pour acquérir leur épanouissement, exigent le bienfait de la vie sociale.
Pour l'entretien convenable de sa vie corporelle, mille objets sont
nécessaires ou utiles; de lá naissent les metiers si divers et les échanges
qui en sont la suite. Voyez au-dessus, la vie intellectuelle, dans son
double essor, la science et l'art: pour naitre, grandir, s'épanouir, ces deux
fleurs plongent leurs racines dans le terrain social et empruntent à
l'atmosphère sociale l'air qu'elles respirent.
Plus nécessaire encore et plus belle, plus générale aussi est la vie
morale, puisqu'elle règne en toute conscience humaine, et qu'elle
prépare l'immortelle vie, la vie en Dieu, à l'aquelle tout homme est
destiné! Or, c'est dans la vie sociale que se conservent les données
fondamentales de la morale; c'est là qu'elles trouvent leurs principales
applications.
Toute vie morale, en effet, repose sur une tradition religieuse aussi
ancienne que l'homme; elle est dominée par un fait qui est la vocation de
l'humanité à un état surnaturel et à une fin surnaturelle. Or, ce fait et cette
tradition ne peuvent être et connus et transmis que par la société et par
son enseignement.
Pour arriver à cette fin, l'homme a besoin de la force que donnent le
milieu et l'education, l'exemple et l'entrainement mutuel; il a besoin pour
son corps et pour son âme de l'aide et de la charité fraternelles. C'est
dans la societé avec ses semblables qu'il peut pratiquer la vertu et le
dévouement qui s'imposent à lui pour remplir sa destinée.
N'est-il pas juste, enfin, que les hommes, enfants d'un même Dieu,
s'unissent pour rendre à leur Père et à leur Maitre les devoirs de religion
qui lui sont dus?
MR. DEHON--La Société