3 : Une aspiration au dehors, éloge de l'amitié

Table

 

Introduction

I - LA VIE-À-TROIS

II - LE SUJET AMICAL

III - VIVRE AUTREMENT

IV - LA VIE À ÉCRIRE

V - LA VIE AU-DELÀ DE LA RECONNAISSANCE

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1. Graham Allan, A Sociology of Friendship and Kinship, Londres, Allen and Unwin, 1979.

2. Wilhelm Reich, La Révolution sexuelle, Paris, 10/18, 1970, p. 141.

1. Roland Barthes, Comment vivre ensemble, Paris, Seuil, 2002, p. 39-40.

1. Jacques Derrida, Politiques de l’amitié, Paris, Galilée, 1994, p. 250.

1. Émile Durkheim, L’Éducation morale, Paris, PUF, 1963, p. 62.

1. Michel Foucault, « De l’amitié comme mode de vie », in Dits et Écrits, Paris, Gallimard, « Quarto », 2001, t. II, p. 984.

1. Wilhem Reich, La Révolution sexuelle, Paris, 10/18, 1970, p. 132 et 141. En poursuivant ces analyses aujourd’hui largement mises de côté par la gauche, on pourrait se demander si les régimes politiques dans lesquels nous vivons ne sont pas en fait traversés par une contradiction fondamentale : ils encouragent des structures qui façonnent des êtres qui incorporent des valeurs contraires à celles sur lesquelles ils prétendent se fonder. Dans Politiques de l’amitié, Derrida rappelle d’ailleurs qu’Aristote établissait déjà des correspondances entre formes de vie et formes politiques. Les modes de relationnalité entretiennent un lien avec les types de société politique : la tyrannie est dérivée de la famille ; la démocratie, de l’amitié. La première aurait un rapport avec l’autorité, la naturalisation de la force, la domination arbitraire quand la deuxième impliquerait des relations fondées sur la réciprocité, la convention, le contrat. Ces deux cadres de vie, ces deux modes d’existence auraient, selon l’importance qu’ils prennent et le développement qu’ils ont, un effet sur l’ordre politique. Derrida déduit de cette analyse une définition de ce que pourrait être un projet politique de critique des autorités naturelles au nom d’une société fondée sur la réciprocité : « L’œuvre du politique, l’acte ou l’opération proprement politiques reviennent à créer le plus d’amitié possible. » Et il ajoute : « La politique accomplit son œuvre dans le progrès de l’amitié. »

2. Émile Durkheim, L’Éducation morale, op. cit., p. 62.

3. Claire Bidart, L’Amitié. Un lien social, Paris, La Découverte, 1997.

4. Serait-il par exemple impossible d’expliquer la domination des opinions politiques progressistes de gauche dans la jeunesse et particulièrement dans la jeunesse de la classe moyenne en la référant non pas seulement aux propriétés des plus jeunes en termes de détention du capital économique mais aussi au mode de vie amical qui caractérise cette période de l’existence ?

5. Pierre Bourdieu, Les Structures sociales de l’économie, Paris, Seuil, 2000, p. 224-230.

1. Roland Barthes, Le Discours amoureux, Paris, Seuil, 2007, p. 279.

1. Sur le perfectionnisme moral, voir Sandra Laugier, Une autre pensée politique américaine, Paris, Michel Houdiard, 2004.

1. Walter Benjamin, « La vie des étudiants », in Œuvres, I, Paris, Gallimard, « Folio Essais », 2000, p. 139.

2. On pourrait déduire de cette analyse qu’une grande partie des images sociales et culturelles de l’amitié valorisent un type de relationnalité qui sert en fait à conforter l’organisation traditionnelle de l’existence et du cycle de vie. L’amitié y est présentée comme un espace de liberté mais la manière dont elle est pratiquée en fait précisément l’un des rouages de l’intégration des individus dans les cadres institués.

1. Dennis C. Rasmussen, The Infidel and the Professor. David Hume, Adam Smith and the Friendship That Shaped Modern Thought, Princeton, Princeton University Press, 2017.

1. Didier, Édouard et moi partageons un étrange point commun dont nous n’avions pas conscience avant que j’écrive ce livre mais qui nous reliait de manière invisible : la première publication de chacun d’entre nous porte sur Bourdieu. Un entretien sur La Distinction paru dans Libération en 1979 pour Didier ; mon premier livre, L’Empire de l’Université. Sur Bourdieu, les intellectuels et le journalisme, en 2007 ; et un volume collectif, Pierre Bourdieu. L’Insoumission en héritage, pour Édouard.

1. Pierre Bourdieu, Manet, une révolution symbolique, Paris, Seuil, 2013, p. 246.

1. Roland Barthes, Le Discours amoureux, op. cit., p. 58.

2. Pierre Bourdieu, Langage et pouvoir symbolique, Paris, Seuil, 2001, p. 186.

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3. Pierre Bourdieu, Méditations pascaliennes, Paris, Seuil, 1997, p. 283.

4. Ibid., p. 288.

5. Pierre Bourdieu, Langage et pouvoir symbolique, op. cit., p. 179.

6. Pierre Bourdieu, Leçon sur la leçon, Paris, Minuit, 1980, p. 52.

1. Voir Axel Honneth, La Société du mépris, Paris, La Découverte, 2006.

2. Pierre Bourdieu, Leçon sur la leçon, op. cit., p. 52.

3. Pierre Bourdieu, Langage et pouvoir symbolique, op. cit., p. 186.

1. Pierre Bourdieu, La Domination masculine, Paris, Seuil, 1998, p. 117.

2. Ibid., p. 118.

3. Ibid., p. 119.

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