Bitten Point - T1 - Le retour du Crocro
Chapitre Neuf
NON MAIS JE RÊVE, elle n’a pas fait ça quand même ?
Oh, mais si. Elle avait mouché son nez plein de larmes sur lui, puis s’était écartée, un petit sourire triomphant au coin des lèvres.
Pourquoi avait-elle fait ça ? Renny était une dame, certes un peu dure à cuire vu son éducation, mais elle n’était pourtant pas du genre à être grossière… à moins qu’elle n’ait une autre motivation ?
Elle s’écarta de lui, s’avança vers une boîte de mouchoirs sur le comptoir.
Le temps qu’elle se retourne, il était appuyé contre le dossier de son canapé, torse nu.
Elle tressaillit.
— Mais qu’est-ce que tu fais ?
— Tu t’es servi de ma chemise comme d’un Kleenex. J’imagine que tu as fait ça pour que je l’enlève.
— Non, ce n’est pas pour ça que je l’ai fait.
— Donc tu reconnais l’avoir fait exprès ?
Pinçant les lèvres, elle lui jeta un regard noir.
Il ne put s’empêcher de rire.
— Allez, bébé. Détends-toi. Viens t’asseoir à côté de moi. Je te promets de seulement mordre les endroits qui t’excitent.
Impossible de ne pas voir son inspiration soudaine ou la façon dont il sentait presque sa peau se réchauffer.
Ça fait plaisir de voir qu’elle se rappelle…
— Je crois qu’il est temps que tu t’en ailles. Luke est au lit, il n’y a donc aucune raison pour toi de rester.
— Et moi, je dis qu’il y en a trop pour que je les liste. Il faut qu’on parle, Renny.
— Qu’on parle de quoi ? De Luke ? Je t’ai déjà dit que tu pouvais le voir. Il sait que tu es son père. Qu’est-ce que tu veux d’autre ?
— Toi.
Le mot lui échappa et on aurait dit qu’il venait de la gifler tellement elle recula.
— Je ne peux pas faire ça Caleb. Pas à nouveau.
La douleur dans ses mots lui fit plus mal que les cicatrices sur son corps. Il ne pouvait pas non plus les laisser planer entre eux sans rien dire. En un éclair, il se retrouva debout devant elle.
— Bébé.
Le doux mot lui échappa alors qu’il la prenait dans ses bras. Elle resta d’abord figée contre lui. Puis, elle soupira.
— Je me suis promis de te résister, murmura-t-elle.
Il frotta ses phalanges contre la peau soyeuse de sa joue.
— Je me suis fait la même promesse.
Elle leva les yeux vers lui.
— Tu es vraiment nul pour tenir tes promesses.
Il savait qu’elle plaisantait, mais cela le mit en colère. Il n’était pas en colère contre elle pour avoir dit la vérité, mais contre lui.
— Je n’ai jamais voulu te quitter.
— Alors pourquoi tu es parti ? Pourquoi, Caleb ?
Elle exigeait une réponse de sa part et il avait envie de lui dire, il voulait tellement qu’elle comprenne que ce n’était pas de sa faute à elle – mais de la sienne. Notamment le monstre en lui. Cette bête au sang froid qu’il ne pouvait pas toujours contrôler.
Comme il ne trouvait pas les mots, aucun qui ne puisse exprimer ce qu’il ressentait, il laissa l’instinct le guider. Le problème, c’était que l’instinct de survie ne le fit pas plonger vers la porte comme il s’y attendait, mais lui fit baisser la tête pour l’embrasser.
Elle détourna la tête, de sorte que ses lèvres ratent les siennes mais heurtent la peau douce de sa joue. Ne voulant pas se décourager, d’autant plus qu’elle ne s’était pas dégagée de son étreinte, il laissa sa bouche se diriger vers son oreille. Elle avait toujours adoré qu’il lui morde le lobe.
Ça n’avait pas changé. Tellement peu de choses avaient changé, tout comme ce qu’elle lui faisait ressentir…
Un doux soupir lui échappa lorsqu’il tira sur sa chair. Son corps se détendit et elle s’approcha de lui, refermant l’espace qu’il y avait entre eux.
Je rentre à la maison. Cette pensée murmurée fit écho avec ce sentiment de justesse.
Renny était parfaitement à sa place dans ses bras, son corps voluptueux venait compléter la dureté du sien. Son odeur était une essence qui ne manquait jamais d’embraser le feu qui couvait en lui. Un feu qui ne brûlait que pour elle.
En voyant qu’elle fondait contre lui, son corps souple et tendre dans ses bras, il déplaça ses lèvres vers les siennes et cette fois-ci, elle ne détourna pas la tête.
Au lieu de ça, elle le retrouva dans une étreinte sensuelle, une exploration lente qui enflamma chacun de ses sens. Les caresses – si soyeuses. Le son – un souffle erratique. Son goût – plus puissant que l’ambroisie. Son esprit et son âme tout entiers se réjouissaient de ces retrouvailles.
La mienne.
Et il ne voulait pas dire qu’elle lui appartenait, mais il était convaincu que Renny était la seule femme qui puisse s’imbriquer dans son corps, avec son esprit et son âme.
Le fait de savoir qu’elle avait autant de pouvoir sur lui aurait dû le faire trembler. Il avait été prisonnier de cette femme avant et avait souffert, mais le contrôle qu’exerçait Renny sur lui n’était pas forcé. Elle ne l’obligeait pas à agir. Ce n’était pas de sa faute si sa simple présence le séduisait et lui faisait oublier toutes ses promesses.
Comment pouvait-il envisager d’arrêter quand il se remémorait, bien trop facilement, la nature ardente de leur passion ? L’anticipation l’empêchait de s’éloigner. Le désir lui donnait envie de plus.
Finalement, il se retrouva assis sur le canapé avec elle sur ses genoux. Ce qui était une bonne chose, car il sentait que ses membres étaient de plus en plus faibles, un tremblement subtil qui imprégnait chaque fibre de son être alors que le passé et le présent se heurtaient en cet instant, frappant durement non seulement son corps, mais aussi son cœur.
Mais comment ai-je pu l’abandonner ?
Pourquoi avait-il mis autant de temps à retrouver son chemin ?
Il enroula les doigts autour de ses cheveux soyeux qui retombaient sur ses épaules, penchant sa tête en arrière pour pouvoir tracer un chemin de ses lèvres à sa gorge.
Son pouls rapide le taquina, lui et la bête qui avait envie de mordre, mais il repoussa cette envie. Il ne voulait pas faire de mal à Renny. C’était l’humain en lui qui prendrait le dessus dans cette situation.
Il traça des formes sur sa peau du bout de la langue. Ses lèvres se rapprochèrent tranquillement, cependant, il ne se contenta pas seulement de mordiller sa gorge.
J’ai envie de quelque chose de plus juteux.
Des pêches mûres étaient là pour qu’il les saisisse et il le fit, prenant son sein dans sa main tout en effleurant le bout du pouce. Même à travers le tissu de son haut et de son soutien-gorge, son téton réagit, se durcissant en un bourgeon qui dépassait. Elle frissonna et en jetant un coup d’œil rapide à son visage, il vit qu’elle se léchait les lèvres. Il frotta doucement son pouce contre le bout.
Un autre frisson la traversa et un doux soupir lui échappa.
Le mot « séduisante » pour décrire Renny était un euphémisme.
Comment pouvait-il résister ?
Caleb baissa la tête et taquina le bout de son sein, refermant ses lèvres autour et le suçant, le tissu s’humidifiant alors qu’elle avait le souffle court.
— Caleb, gémit-elle.
Mon prénom.
Elle savait que c’était lui qui lui faisait l’amour. Elle acceptait et désirait ses caresses.
Enhardi par ce fait, il tira sur son haut, le faisant passer par-dessus le gonflement de sa poitrine et dévoilant ses pêches mûres enveloppées dans un soutien-gorge blanc. Elle n’avait pas besoin de dentelle pour mettre ses seins en avant. Ils étaient parfaits.
Plus gros qu’avant, découvrit-il en détachant son soutien-gorge et pourtant, ils étaient toujours hauts, arrondis et…
— Tes tétons sont plus foncés, remarqua-t-il à voix haute et il eut envie de se gifler quand elle les couvrit de ses mains comme si elle était gênée ou timide.
— Ça arrive parfois avec la grossesse.
Le rappel lui fit pincer les lèvres et il faillit s’écarter en se rappelant qu’il avait échoué. Mais il se retint.
S’il s’en allait maintenant, se demanderait-elle si c’était parce qu’il avait jugé sur son corps ? Il ne voulait pas que Renny se sente moins que parfaite, et là, actuellement, vu qu’elle se mordait la lèvre inférieure et se couvrait toujours avec ses mains, il vit qu’elle se demandait s’il la trouvait toujours attirante.
Si tu savais à quel point je te trouve magnifique et combien de fois tu m’as empêché de sombrer dans l’obscurité.
Il écarta ses mains pour qu’il puisse admirer ses merveilleux tétons – et ils étaient très appétissants, assez pour le faire saliver. Il la regarda et s’assura de croiser son regard.
— Tu es magnifique.
Elle émit un bruit.
— Tu dis ça comme ça. Je sais que je suis plus grosse qu’avant et que j’ai des vergetures.
Ses nouvelles courbes lui allaient parfaitement bien. Les hommes aimaient bien les formes, c’était plus confortable. Quant à ses marques…
— Tu as des vergetures et moi des cicatrices. Et alors ? dit-il en haussant les épaules. La vie est dure. Des fois, on rencontre des difficultés. Et parfois, elle laisse derrière elle une signature pour nous le rappeler.
Comme le feu avait laissé sa marque et pourtant, dans les flammes il avait retrouvé sa liberté, c’était donc un rappel qui ne le dérangeait pas.
— On porte parfois des cicatrices comme des médailles d’honneur.
Tout comme la marque qui témoignait qu’elle avait donné la vie. À mon fils. Comment pouvait-elle croire qu’il n’aimerait pas les marques que cela avait laissé ? Il traça le contour de sa peau sur son ventre, les légères traînées argentées ne le dérangeant pas du tout.
Elle passa la main sur sa joue abimée et il frissonna quand elle toucha la peau qui n’avait jamais vraiment cicatrisé.
— Tu as changé.
Oui. Et non. Depuis qu’il avait quitté l’armée, il ne laissait pas sortir son autre lui. Il ne se métamorphosait plus.
— Je ne vais pas nier que j’ai vécu des choses qui m’ont affecté et pourtant, je reste le même. Tu as toujours compté pour moi.
— Je n’ai pas envie de parler de ça, dit-elle en baissant les yeux alors qu’elle se crispait légèrement.
Bien joué, imbécile. Tu as gâché le moment.
Caleb s’attendait à ce qu’elle s’écarte, mais elle le surprit en se penchant vers lui pour capturer sa bouche, plaquant ses lèvres sur les siennes et l’embrassant avec force, ses dents heurtant les siennes dans sa frénésie. Si elle préférait agir plutôt que de parler, cela lui convenait très bien. Il mourrait d’envie de sentir son contact et vu comme elle ondulait contre lui, il n’était pas le seul. Elle se rassit contre le canapé et il la recouvrit partiellement, restant sur le côté pour pouvoir laisser ses mains l’explorer.
Son pantalon de yoga de style Capri était moulant, parfait pour une main qui avait envie de prendre son sexe. Sa chaleur brûlait à travers le tissu, et la moiteur de son excitation le trempait également.
Elle ondula des hanches quand il pressa sa paume contre elle et elle se mit à haleter. Pendant qu’il frottait, il continuait de mordiller et d’aspirer les tétons qu’il avait découverts.
Elle enfonça les doigts dans son cuir chevelu, le plaquant contre sa poitrine, ses doux miaulements d’encouragement le poussant à continuer.
La chaleur de sa chair le narguait à travers son pantalon. Il fallait qu’il la touche. Tout de suite.
Il glissa la main sous la ceinture de son pantalon, puis sous sa culotte. Il glissa les doigts entre ses boucles duveteuses et l’entendit prendre une grande inspiration.
Il explora plus loin, le bout de son doigt touchant les extrémités de ses lèvres trempées. Il les écarta avant d’insérer son doigt.
Chaud. Mouillé. Étroit.
Oh putain.
Il enfonça son doigt en elle, regrettant que ce ne soit pas sa queue palpitante à la place, mais il n’avait pas envie de précipiter les choses. Il ne voulait pas gâcher ce moment.
Sa mission, c’était de lui donner du plaisir. Il voulait l’entendre crier son prénom. Sentir son orgasme sur ses doigts, ou plus délicieux encore, sur sa langue.
Il inséra un deuxième doigt, étirant son sexe, et alors qu’il la pénétrait, il mordilla son téton pendant qu’elle scandait :
— Oui. Oui. Oui.
Son corps se raidit alors qu’elle se rapprochait du sommet. De plus en plus vite.
— Oui ! Oui !
Mais le hurlement qui suivit, un cri à glacer le sang, n’était pas celui de Renny.
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