Ce qui se passe au camping reste au camping

Amélie Dubois · Chapitre 2 sur 3

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Ce qui se passe au camping reste au camping

Mise en contexte

Si tu es une nouvelle lectrice (lecteur aussi là, je sais !), ce qui suit te renseignera à propos des personnages, mais ça se peut que tu sois un peu mêlée quand même.

Si tu as déjà lu les autres romans de cette série-là, tu vas te dire : « Ah ouin ! C’est vrai, elles sont toutes en couple, asteure ! » pis tu vas commencer ta lecture en étant mieux située. Ou tu vas juste penser : « Je me souvenais pas pantoute de ça… Caroline, c’est qui ça ? C’est-tu elle qui a

suivi les tortues jaunes2 ? » parce qu’aussitôt que tu fermes un roman, tu ne te rappelles même plus le prénom du personnage principal ni le sujet. Sache qu’on joue dans la même équipe, je suis pareille. J’aime me vanter que c’est parce que je vis tellement trop spirituellement enracinée en grande conscience dans le présent du moment que ce n’est pas important de m’embourber l’esprit avec de tels détails (au lieu de vulgairement me questionner sur mes possibles troubles mnésiques et de me mettre à prendre diverses huiles de rot de poisson… bref).

Cette aventure se passe à la fin juillet – le congé scolaire des professeurs, les vacances d’été, le soleil, le plaisir, la vie quoi –, donc plusieurs mois après le voyage à Vegas des vacances de Pâques l’année d’avant, voyage qui a bien failli se terminer par trois divorces. Ce dénouement ne faisait guère trop mon bonheur en ce qui concerne ma carrière d’écrivaine. Ce qui se passe dans le bureau de l’avocat reste dans le bureau de l’avocat… je trouvais ça bof comme prémisse.

Cela dit, ce n’est pas arrivé et les conflits conjugaux étaient chose du passé, du moins, jusqu’à cette aventure…

Couple 1 : Caroline et Éric

Ensemble depuis onze ans, ils se sont mariés l’automne dernier, mais leur voyage de noces en Europe a été reporté pour une raison en lien avec le

travail d’Éric. Ce n’est que partie remise3. Ils ont un fils de huit ans, Alexis. Caroline est enseignante de français dans une polyvalente de Gatineau et Éric travaille pour un laboratoire qui développe et commercialise des médicaments génériques. Caroline a déjà été infidèle une fois (juste une petite fois de rien), mais Éric n’en a jamais rien su. Éric a été très louche à Vegas, mais le tout est resté plutôt flou. En fait, il s’agit d’un petit couple de banlieusards plutôt ordinaires et bien tranquilles qui semblent perdre les pédales parfois… rarement… juste à l’occasion.

Couple 2 : Katia et Mike

Ils sont ensemble depuis leur rencontre lors du voyage à Cuba, il y a un peu plus de deux ans (ben oui, toi, un couple de tout-inclus qui dure). Katia est enseignante d’anglais à la même polyvalente de Gatineau et Mike est entrepreneur en construction dans les environs de Saint-Jérôme. Ils n’habitent pas encore ensemble, mais se voient très souvent. Comme le voyagement les essouffle, vivre sous le même toit fait maintenant partie de leurs plans à court terme, idéalement d’ici Noël. Katia est wild et Mike tripe sur les gogosses en tout genre. Un ramasseux. Il a un fils de vingt et un ans, Cédric, qui cruisait allègrement Katia durant ledit voyage père-fils à Cuba. Katia et lui se sont même embrassés, chaudailles sur le bord de la piscine (oui, je sais, c’est très malaisant). Katia n’en a rien dit à Mike, bien sûr… Ils forment le couple le plus récent et frais de nos duos et ne s’en font pas trop avec la vie. Du moins, ils ne s’en faisaient pas trop…

Couple 3 : Vicky et Marc

Après deux ans de fornication en cachette un peu partout dans la polyvalente de Gatineau, où elle est enseignante d’arts plastiques et lui enseignant d’éducation physique, et un an de relation non-officielle-on-n’est-pas-ensemble-mais-tout-le-temps-ensemble, ils forment à présent un couple assumé depuis quatre ans et cohabitent même depuis quelques mois. Marc a loué son jumelé pour emménager dans le condo de Vicky, qui avait une garde-robe plus grande et un garage. Ce sont deux êtres esthétiquement choyés par la vie qui aiment beaucoup plaire au sexe opposé, mais qui sont un peu jaloux.

La décision de partir en couple quatre nuits (voir intertitres jour 1, 2, 3, 4) en dépucelage de camping fut prise par les trois gars de façon impulsive (comme toujours) et motivée par une méga vente d’équipement de plein air d’une grande chaîne qui fermait ses portes (bruit de criquet). Ce n’était pas une raison valable, la forêt n’étant clairement pas l’élément phare de la majorité des membres de leur équipe…

 

Mise en garde : il y aura parfois, dans ce roman, des omissions ( ) qui

expliquent ce qui s’est réellement passé, pour de vrai. Il faut être attentif, car ça peut être mélangeant. Mais bon, ce n’est pas ma faute si ces pauvres gens sont parfois malhonnêtes. Aussi, ça se passe in Ontario, j’ai donc d’emblée traduit les anglos pour faciliter votre lecture.

Souhaitons que la nature leur soit douce et clémente…

Bonne chance, les scouts !

2. OK, ouin… tu pars d’un peu plus loin que la moyenne ; en passant, c’est pas elle non plus qui a

suivi les flèches qui apprenaient à respirer.

3. Note à l’équipe de révision : Ici, on dirait que j’annonce une sixième aventure, pouvez-vous cacher

ça au grand Manitou ? Je veux pas faire de promesse à personne. Réponse de l’équipe de révision : Pas un mot, promis, ça restera entre nous. On lui dit jamais rien,

anyway.

 

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