Ces plantes qui nous font du bien
Partie 3
QUELQUES PLANTES À
CONNAÎTRE
Achillée millefeuille
Autres noms : camomille des montagnes, herbe aux charpentiers, herbe aux cochers, herbe aux soldats, herbe aux militaires, herbe à la coupure, herbe saigne-nez, sourcil de Vénus, herbe de Saint-Joseph, herbe des menuisiers…
Nom latin : Achillea millefolium.
Famille botanique : astéracées.
Pour anecdote
Utilisée pour se soigner dès la Préhistoire, cette plante apparaît dans plusieurs récits et légendes. Selon le naturaliste latin Pline l’ancien ( er I siècle), son nom viendrait du héros de la mythologie grecque Achille, blessé lors de la guerre de Troie. Conseillé par Aphrodite (Vénus), celui-ci aurait en effet utilisé l’achillée pour soigner ses blessures et celles de son compagnon d’armes Télèphe. On suppose que c’est de ce récit que lui viendrait l’appellation de « sourcil de Vénus » et de « herbe à soldat ». Quant au nom « herbe au charpentier », il fait directement écho à l’histoire selon laquelle l’Enfant Jésus aurait soigné Joseph avec de l’achillée. Cette plante était par ailleurs considérée comme une amulette chez les Grecs de l’Antiquité. En Irlande, elle servait aussi à éloigner le mal. Au Québec, elle nourrissait les volailles, d’où son nom d’« herbe à dindons » ou « herbe à dindes ». Comme d’autres végétaux, l’achillée est parfois désignée par « herbe de la Saint-Jean », en référence à sa période de floraison qui débute autour du 24 juin.
Caractéristiques
Plante herbacée et aromatique, haute de 15 à 50 cm environ.
Tige cannelée et velue.
Feuilles de petite taille, allongées, alternes, doublement pennées et découpées en une multitude de petites lanières. Exhalent un parfum camphré.
Fleurs blanches ou rosées formant des capitules de 3 à 5 mm de diamètre environ et produisant des akènes (fruits).
Floraison : dès le mois de mai jusqu’à octobre, selon les régions.
Parties utilisées : sommité fleurie.
Principaux composants : huile essentielle, flavonoïdes, tanins, lactones sesquiterpéniques, coumarines.
Action sur les systèmes : veineux, uro-génital, digestif, cutané, locomoteur.
Indications
Troubles veineux : varices, hémorroïdes, jambes lourdes…
Troubles hormonaux : règles irrégulières, préménopause, ménopause, aménorrhée, hyperœstrogénie, endométriose…
Troubles digestifs : aérophagie, gaz, insuffisance biliaire, spasmes, ulcère digestif…
En usage externe (compresses, macération solaire, cataplasme…), l’achillée est utilisée en cas de troubles cutanés (eczéma, plaies, coupures, gerçures, inflammations…), hormonaux (fibrome, prostatite…), circulatoires (ulcères variqueux) et locomoteurs (lumbago, maux de dos…).
Recettes : côlon irritable (p.107), acné (p.139), hémorroïdes (p.174) (alternative 1), aménorrhée (p.209), dysfonctionnement de la prostate (p.216), dysménorrhée (p.218), ménopause (p.224) (recette et alternative 1).
Aigremoine
Autres noms : agrimoine, eupatoire, eupatoire des Anciens, francormier, herbe de sainte Madeleine, herbe de saint Guillaume, thé des bois, thé du nord.
Nom latin : Agrimonia eupatoria.
Famille botanique : rosacées.
Pour anecdote
L’aigremoine était déjà connue au Néolithique. Son nom actuel (aigremoine) n’est apparu qu’au e XVIII siècle. Auparavant, on l’appelait eupatoire/eupatoria, des noms qui reflètent tant l’évolution des croyances que les usages médicinaux… On rapporte volontiers qu’eupatoria puise ses origines dans l’histoire du roi Mithridate Eupator (132-163 av. J.-C.) qui, dit-on, absorbait régulièrement de petites doses de végétaux toxiques afin de résister aux éventuels empoisonnements. En Égypte ancienne, l’aigremoine aurait servi de remède pour soigner les yeux, ce qui expliquerait l’origine de son nom. Agrimonia, qui vient du grec argémôné, se traduit en effet par « taie de l’œil » (tache apparaissant parfois sur la cornée)… C’est pour cette raison que la plante a aussi été nommée « herbe de saint Guillaume », saint connu pour avoir rendu la vue à un aveugle. Mais eupatoria vient plus vraisemblablement du grec hêpar, qui désigne le foie. En effet, d’après Dioscoride, Pline et Gallien, l’aigremoine soulageait les troubles hépatiques, tandis que la tradition grecque la liait à Zeus, c’est-à-dire à Jupiter, planète gouvernant le foie. Plus tard, en Occident, on a souvent cru que l’aigremoine permettait de déjouer les sortilèges et de les retourner contre leurs auteurs.
Caractéristiques
Plante herbacée, haute de 40 à 50 cm environ.
Tige velue, rougeâtre, non ramifiée avec rosette basale à feuilles de 3 à 6 paires de folioles.
Fleurs jaunes réunies en grappes et produisant des akènes (fruits).
Floraison : juin à septembre.
Parties utilisées : parties aériennes fleuries.
Principaux composants : tanins condensés, terpènes, flavonoïdes, silice.
Action sur les systèmes : respiratoire, digestif, cardiovasculaire, rénal, cutané.
Indications
Troubles digestifs : digestion lente, diarrhées…
Troubles circulatoires : hémorroïdes, insuffisance veineuse…
Troubles du métabolisme : tension artérielle, diabète de type 2.
Troubles rénaux : calculs rénaux…
En usage externe, l’aigremoine est utilisée en cas de troubles circulatoires (hémorroïdes…), bucco-pharyngés (angines, aphtes…) et cutanés (prurit).
Recettes : aphtes (p.103), diarrhée (p.112), angine (p.123).
Ail
Autres noms : ail commun, ail cultivé.
Nom latin : Allium sativum.
Famille botanique : Amaryllidacées.
Pour anecdote
L’ail est utilisé depuis le Néolithique, consommé à Sumer, en Mésopotamie et en Égypte. Le papyrus Ebers, traité médical égyptien du e XVI siècle av. J.-C., le mentionne plus de 20 fois. Du fait de son odeur, il était utilisé pour chasser les mauvais esprits et Seth, dieu du chaos. Selon Pline l’ancien, les Égyptiens invoquaient l’ail dans leurs serments, tandis que les Grecs le déposaient aux carrefours en offrande à Hécate, déesse des Enfers. En revanche, quiconque mangeait de l’ail n’était pas autorisé à entrer dans les temples de Cybèle, parfum obligeant. C’est d’ailleurs avec de l’ail qu’Ulysse aurait échappé à sa métamorphose en pourceau lors de sa rencontre avec Circée… Dans les campagnes romaines, l’ail était utilisé pour repousser les scorpions, guérir les infections de la vessie, les troubles intestinaux, les morsures de chien, de serpent, l’asthme, la tuberculose, les convulsions, les tumeurs… Il était considéré comme un fortifiant particulièrement adapté aux soldats et aux athlètes grecs grâce à ses propriétés de vasodilatation et de broncho-dilatation. Sous Charlemagne, le succès de l’ail perdura. Il fut recommandé pour ses vertus curatives et culinaires… Bienfaits et magie de l’ail dont témoignaient encore Les Grandes Heures d’Anne de Bretagne, au e XVI siècle : « Ces liliacées (ail et oignons), si communes dans nos cuisines, ont pourtant un long passé de plantes dédiées aux dieux… et utiles aux sorciers ». Au e XIX siècle, Louis Pasteur documenta les propriétés bactéricides de l’ail. Celui-ci fut d’ailleurs utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale comme antiseptique et pour prévenir la gangrène lorsque les pénicillines et les sulfamides manquaient.
Caractéristiques
Herbacée à bulbe de 50 à 120 cm de hauteur.
Feuilles assez nombreuses et engainant le bas de la tige.
Fleurs, rares en milieu cultivé, formant des ombelles blanches ou roses et produisant des fruits en capsule.
Floraison : en été.
Parties utilisées : caïeu (bulbe/gousse), voire tige et fleur.
Principaux composants : acides-phénols, flavonoïdes, alliine (qui se transforme en allicine puis en composés soufrés : trisulfure de méthyle, ajoènes, etc.).
Action sur les systèmes : cardiovasculaire, digestif, respiratoire, cutané…
Indications
Troubles cardiovasculaires : hypertension, tachycardie, hypercoagulabilité du sang, excès de cholestérol, varices, hémorroïdes…
Troubles digestifs : spasmes intestinaux, diarrhées, mauvaise digestion, flatulences…
Troubles respiratoires : bronchite, rhume, asthme, emphysème…
Troubles infectieux et cutanés : mycose, herpès, acné, verrues, plaies, ulcères, cors, durillons, piqûres d’insectes…
L’ail fermenté (noir) est également recommandé en cas de troubles du comportement alimentaire.
Recettes : troubles du comportement alimentaire (alternative 3) (p.101), indigestion (intoxication alimentaire) (alternative 3) (p.117), bronchite (action complémentaire 2) (p.127), bouton de fièvre (p.145), mycose des pieds (recette et alternative 2) (p.152, 153), piqûres d’insectes et morsures d’araignées (alternative) (p.155), psoriasis (alternative 2) (p.158), verrues (alternative 1) (p.163), acné rosacée (alternative 1) (p.168).
Armoise
Autres noms : armoise commune, armoise vulgaire, absinthe sauvage, herbe aux cent goûts, herbe de la Saint-Jean, couronne de saint Jean-Baptiste, herbe au feu, herbe de feu, herbe aux cent goûts, herbe des voyageurs, tabac de saint Pierre…
Nom latin : Artemisia vulgaris.
Famille botanique : Astéracées.
Pour anecdote
Plante de la déesse Artémis, déesse grecque de la nature sauvage, des accouchements et de la chasse, on a attribué à l’armoise de nombreuses vertus magiques et médicinales dès l’Antiquité. Censée chasser les sortilèges, les poisons, le feu, elle soulageait les maux d’ordre gynécologique (règles douloureuses…). Elle servait aussi de remède diurétique et contre les calculs urinaires. Plus tard, elle a accompagné les rituels autour des feux de la Saint-Jean pour guérir l’épilepsie. La valeur magique, voire oraculaire, qu’on a accordée à l’armoise a perduré au fil du temps, apparaissant comme une protection imparable tantôt contre les esprits maléfiques, les fantômes, les enchantements ou le mauvais œil, tantôt contre la foudre et les autres calamités naturelles… Il suffisait d’en conserver chez soi en bouquet ou en fixant quelques brins sur le linteau de la porte d’entrée ou près des fenêtres. Aujourd’hui, certains en mettent chez eux pour repousser les insectes… alors que d’autres préfèrent la planter au jardin pour échapper aux ravages des limaces et des escargots. Mais c’est surtout en tant que plante des jeunes filles et des femmes enceintes que l’armoise a fait parler d’elle, d’Hippocrate à Diego de Torres qui, au e XVII siècle, l’avait recommandée en cataplasme pour faciliter l’accouchement. Aujourd’hui, on la plébiscite toujours en tant que plante de la sphère féminine.
Caractéristiques
Herbacée d’environ 60 cm à 2 m de haut.
Tige dressée, cannelée et rameuse, dépourvue de stolons. Généralement rouge violacée.
Feuilles dentées vert foncé sur la face externe. Blanchâtres et cotonneuses (presque « argentées ») sur la face interne. Dégagent une odeur d’absinthe si froissées.
Fleurs en capitules rougeâtres ou jaunes, et produisant des akènes.
Floraison : juillet à octobre.
Parties utilisées : feuilles et sommités fleuries, voire racine.
Principaux composants : huile essentielle (caryophyllène…), lactones sesquiterpéniques, flavonoïdes, coumarines, phytostérols.
Action sur les systèmes : hormonal, digestif.
Propriétés thérapeutiques et indications
Troubles hormonaux : dysménorrhée, règles douloureuses, aménorrhée, ménopause…
Troubles digestifs : ballonnements, flatulences, mauvaise digestion, parasites intestinaux…
Recette : dysménorrhée (p.218).
Aubépine
Autres noms : aubespin, épine blanche, noble épine, sable épine, épine de mal, épine de mai, bois de mai, senellier, cenellier, poire d’oiseau…
Nom latin : Crataegus monogyna.
Famille botanique : rosacées.
Pour anecdote
L’emploi médicinal de l’aubépine remonte au Moyen Âge. Cependant, on sait que ses fruits (cenelles) ont été consommés dès la Préhistoire. Bien plus tardivement, ils servirent à préparer pain, galettes et gâteaux. Chez les Romains, l’aubépine avait aussi une signification magique. Selon eux, le dieu Janus protégeait les jeunes enfants des enchantements avec de l’aubépine (spina alba, c’est-à-dire « l’épine blanche »). C’est pourquoi ils en plaçaient des rameaux auprès des berceaux. Plus tard, on considéra la branche d’aubépine comme une arme redoutable contre les vampires, capable de transpercer le cœur de ces derniers. Dans les traditions du Nivernais, il était d’usage de fixer pendant la nuit précédant le 1er mai une branche d’aubépine à l’entrée des écuries, afin de les protéger des araignées et des sorcières… sans doute une résurgence de l’ancienne fête de Beltaine, l’une des plus importantes du calendrier celtique. D’ailleurs, en gaélique, l’aubépine se nomme « buisson de Beltaine »… Le végétal doit également sa célébrité aux légendes entourant l’abbaye de Glastonbury. C’est en effet en ces lieux que l’on aurait bâti la plus ancienne église de la chrétienté et que Joseph d’Arimathie aurait planté une aubépine capable de fleurir deux fois par an, en mai et à Noël… floraisons étroitement liées aux solstices d’hiver et de printemps…
Caractéristiques
Arbuste de 2 à 10 m de hauteur, aux branches épineuses.
Feuilles de 3 à 7 lobes s’élargissant de la base au sommet.
Fleurs à pétales arrondis et blancs, voire très légèrement roses, produisant des fruits rougeâtres.
Floraison : de mai à juin.
Parties utilisées : sommités fleuries, fruits, bourgeons, feuilles.
Principaux composants : flavonoïdes, proanthocyanidines, amines, saponines, tanins. Les fleurs contiennent le plus de flavonoïdes et les feuilles le plus de proanthocyanidines.
Action sur les systèmes : cardiovasculaire, nerveux, hormonal…
Indications
Troubles cardiovasculaires : hypotension, hypertension, palpitations…
Troubles nerveux : anxiété, insomnie, hypersensibilité…
Troubles hormonaux : ménopause (bouffées de chaleur).
Recettes : anxiété (p.85), coup de blues (p.88), insomnies 1 (p.91), maux de tête (p.95), hypertension artérielle (p.177).
Bourse à pasteur
Autres noms : bourse à berger, bourse de capucin ou bourse de Juda, capselle, boursette, malette, moutarde sauvage, thlaspi…
Nom latin : Capsella bursa pastoris.
Famille botanique : brassicacées.
Pour anecdote
Son nom vient du latin capsulla, c’est-à-dire petite boîte ou mallette, et renvoie à la forme de ses fruits (silicules). Ces derniers rappellent en effet la bourse que portaient les bergers. Si la plante est mentionnée pendant l’Antiquité, les sources les plus fiables ne remontent qu’au e XII siècle, où l’on souligna ses propriétés coagulantes. Aux e XVI et e XVIII siècles, elle a été utilisée comme remède tant externe qu’interne, agissant sur toutes sortes d’hémorragies (crachements de sang, plaies, hématuries…). La bourse à pasteur a connu un regain de popularité lors de la Première Guerre mondiale. Par ses qualités astringentes et hémostatiques, elle remplaça le seigle ergoté et d’hydrastis qui manquaient tant.
Caractéristiques
Herbacée pouvant atteindre de 10 à 60 cm de haut.
Tige ramifiée avec feuilles alternes.
Feuilles simples, pétiolées, entières ou découpées à la base de la plante. Entières, ovales, sessiles et alternes sur la tige.
Fleurs blanches regroupées en grappes blanches avec un long pédoncule long.
Fruit en forme de cœur.
Dégage un parfum légèrement alliacé si froissée.
Floraison : été.
Parties utilisées : partie aérienne fleurie.
Principaux composants : flavonoïdes, caroténoïdes, acides aminés, tanins, potassium, calcium.
Action sur les systèmes : veineux, hormonal, digestif, génital.
Indications
Troubles circulatoires : insuffisance veineuse, varices, jambes lourdes, hémorroïdes…
Troubles hormonaux : règles trop abondantes, dysménorrhée…
Troubles digestifs : diarrhée.
Troubles génitaux : leucorrhées.
Recettes : dysménorrhée (flux trop abondant) (p.219), ménopause (flux trop abondant) (p.225).
Camomille allemande
Autres noms : matricaire, matricaire tronquée, camomille sauvage, camomille vraie, petite camomille, bouton-d’argent, œil-du-soleil, amarote, maroute…
Nom latin : Matricaria recutita.
Famille botanique : astéracées.
Pour anecdote
Dès l’Antiquité, cette herbacée a été considérée comme une plante féminine. Son nom (matricaire), venant du latin matrix, renvoie d’ailleurs à la matrice. Mais les vertus médicinales qui lui ont été allouées ont largement dépassé la sphère gynécologique. Selon le naturaliste Pline l’Ancien, une boisson à la camomille, à raison d’une cure de 40 jours, purgeait la rate… à condition de la mêler à du vin blanc spiritueux et à de l’urine ! Pour Galien, la matricaire agissait contre les douleurs et les fièvres, d’où son nom de febrifuga dans le Capitulaire de Villis (fin e e VIII siècle ou début du IX siècle). Plus tard, on lui trouva bien d’autres vertus… une panacée ! Macer Floridus, auteur de De viribus herbarum (fin du e XI siècle), texte décrivant 77 plantes médicinales, parle en effet des camomilles qui, quel que fût le genre (romaine, allemande ou odorante), étaient de puissants remèdes diurétiques, lithontriptiques (contre les calculs urinaires) et emménagogues. La plante était réputée tout aussi efficace contre les dysenteries, les coliques d’estomac, les maladies du foie…
Caractéristiques
Herbacée de 20 à 50 cm de haut à tige unique, ramifiée.
Feuilles pennées et découpées, presque filiformes.
Fleurs à capitule creux jaune ou verdâtre, avec pétales blancs en périphérie produisant des akènes (fruits).
Floraison : du printemps à l’automne.
Parties utilisées : fleurs (capitules).
Principaux composants : flavonoïdes, lactones sesquiterpéniques, coumarines, mucilages, matricine, huiles essentielles.
Action sur les systèmes : digestif, cutané, nerveux, hormonal.
Indications
Troubles digestifs : gastrites, colites, entérites, ballonnements, maux de ventre, mauvaise digestion…
Troubles nerveux : céphalée, migraine, névralgie faciale, anxiété, nervosité, insomnie…
Troubles hormonaux : règles douloureuses, aménorrhée…
Recettes : insomnies 2 (p.93), aphtes (p.104), côlon irritable (p.108), diarrhée (alternative) (p.113), indigestion (intoxication alimentaire) (p.116), reflux gastrique (p.121), urticaire, hémorroïdes (alternative 1) (p.175), dysménorrhée (p.219).
Chélidoine
Autres noms : grande chélidoine, grande éclaire, felougne, herbe à la vue, herbe aux boucs, herbe aux cors, herbes aux verrues, herbe dentaire, herbe de sainte Claire, herbe d’hirondelle, erbe-au-fi, lait des sorcières…
Nom latin : Chelidonium majus.
Famille botanique : papavéracées.
Pour anecdote
Très tôt, on a observé qu’en brisant une tige de chélidoine, on en faisait sortir un latex orangé. C’est sans doute pourquoi certains en ont fait une plante de sorcière, d’où le nom de « lait de sorcière ». Fascination qui a conduit à comparer le latex à la bile et à considérer la chélidoine comme un remède contre les troubles hépatiques. Au XIe siècle, Macer Floridus affirmait que, broyée avec de l’aneth et mélangée à du vin blanc, la racine de chélidoine était très efficace contre la jaunisse. Pourtant, le nom « chélidoine » renvoie à « hirondelle » qui, en grec, se traduisait par chelidôn. D’après les sources latines, cet oiseau se nourrissait de latex de chélidoine pour augmenter son acuité visuelle, voire pour soigner ses yeux et ceux de sa progéniture. Mais il est plus vraisemblable que l’appellation ait fait allusion à la concomitance entre la saison des chélidoines et les migrations annuelles des oiseaux. Bien plus tôt, Théophraste ( e IV - III
siècles av. J.-C.) avait d’ailleurs précisé que la plante portait ce nom parce que sa floraison apparaissait lorsque se levait le chelidonias, vent de mars qui, en Grèce, accompagnait l’arrivée des hirondelles… Mais la chélidoine a longtemps été employée en ophtalmologie, d’où son autre nom de « grande éclaire »… Du Moyen Âge, il nous reste encore une recette de Macer Floridus : « Cueillez cette herbe au moment de la floraison, et faites-la bouillir avec du sel, à petit feu, dans un vase d’airain, jusqu’à ce qu’elle ait jeté toute son écume et que la décoction ait presque pris la consistance du miel ; vous obtiendrez un collyre dont l’usage sera d’une utilité incomparable pour dissiper les brouillards qui offusquent la vue ».
Caractéristiques
Herbacée à rhizome et à tige creuse, cylindrique et velue, d’environ 80 cm de haut.
Feuilles alternes dentées et lobées.
Fleurs à quatre pétales regroupés en grappes et produisant des capsules contenant les graines.
Floraison : entre avril et octobre.
Parties utilisées : plante entière fleurie.
Principaux composants : alcaloïdes, dont chélidonine, acides phénoliques, flavonoïdes, saponine et pigments.
Action sur les systèmes : respiratoire, digestif, nerveux, cutané.
Indications
Troubles respiratoires : asthme, bronchite…
Troubles digestifs : parasites intestinaux, troubles gastriques…
Troubles hépatiques : insuffisance biliaire, hépatite…
Troubles nerveux : agitation…
Troubles cutanés : verrues, psoriasis, cors…
Recettes : verrues (alternatives 2 et 3) (p.163), acné rosacée (p.168).
Chiendent
Autres noms : herbe à chien, thé de chien, laitue de chien, petit chiendent, herbe à deux bouts, froment rampant, sainte-neige…
Nom latin : Elytrigia repens.
Famille botanique : poacées.
Pour anecdote
Cette mal-aimée des jardins est pourtant une alliée bien précieuse dont les vertus médicinales ont été reconnues dès l’Antiquité, qu’il s’agisse de petit chiendent ou d’une espèce proche. Pline l’Ancien en recommandait déjà la racine pour augmenter le volume des urines et dissoudre les calculs rénaux, propos que Dioscoride compléta. Selon lui, broyée, sa racine consolidait en application externe les plaies, et bue en décoction, elle soulageait les douleurs intestinales. En plus de propriétés diurétiques et antidiarrhéiques – également reconnues de nos jours –, les Anciens lui avaient aussi prêté des pouvoirs magiques. On disait que le chiendent en infusion permettait de purifier un lieu si on l’aspergeait et qu’en porter un brin sur soi attirait les amants. Enfin, en France et en Belgique, certains croyaient que si l’on arrivait à déterrer un chiendent tout entier, rhizome intact compris, on était sûr de trouver un diamant ou une pièce d’or. De quoi motiver des heures de désherbage au jardin ! Quant à son nom, « chiendent », il viendrait de l’observation des chiens qui, dans leur grande sagesse, en mâchaient afin de se purger.
Caractéristiques
Herbe vivace pouvant atteindre 80 cm, voire 1 m de haut.
Rhizome traçant et panicules digitées.
Fleurs vertes (80 cm de haut).
Parties utilisées : rhizome.
Principaux composants : fructanes, polyols, huile, mucilages.
Action sur les systèmes : urinaire, respiratoire, locomoteur, digestif.
Indications
Troubles urinaires : cystite, calculs urinaires, urétrite, troubles de la prostate, insuffisance rénale…
Troubles respiratoires : grippe, bronchite chronique, toux…
Troubles locomoteurs : goutte, arthrite…
Troubles digestifs : calculs biliaires, douleurs gastriques, diarrhée… et surpoids (régulation de l’appétit).
Recette : trouble du comportement alimentaire (excès) (p.100).
Fenouil
Autres noms : fenouil commun, fenouil officinal, fenouil à pomme, fenouil bulbeux, fenouil des vignes, fenouil doux, aneth doux, anis doux, marathri, petit foin…
Nom latin : Foeniculum vulgare.
Famille botanique : apiacées.
Pour anecdote
L’utilisation du fenouil, attestée en Chine et en Inde, est apparue au Proche-Orient et en Égypte il y a environ 5000 ans, ce dont témoignent plusieurs tablettes d’argile et papyrus. En Grèce, on raconte que c’est dans sa tige creuse de fenouil que Prométhée dissimula une semence de feu dérobée à Zeus pour l’offrir aux hommes. Le fenouil était également apprécié pour ses propriétés médicinales. À l’époque, on rapportait qu’il apaisait nausées, brûlures d’estomac, morsures de serpent et de chien. On lui allouait aussi des propriétés galactogènes, emménagogues, diurétiques… Théophraste et Dioscoride l’avaient nommé marathon, du toponyme où les Grecs vainquirent les Perses au e V siècle av. J.-C., et qui se traduit par « champ de fenouil ». C’est sans doute la raison pour laquelle le végétal avait fini par symboliser victoire et succès. Elle était quasi magique pour les athlètes, qui en consommaient les graines en vue de se rendre encore plus forts et s’assurer la longévité. Le fenouil symbolisait aussi la connaissance et le rajeunissement spirituel. Ainsi, les fidèles du dieu Sabazios (équivalent de Dionysos dans la région de Phrygie) se paraient de ses brins. D’autres louaient ses qualités digestives et carminatives. D’après Pline, le fenouil permettait entre autres d’éclaircir la vue, comme le rappela au e XII siècle Hildegarde de Bingen. Sous Charlemagne, il faisait partie des plantes à cultiver au potager. Il a aussi servi à composer la thériaque, utilisée contre les morsures venimeuses des serpents. Pour d’autres, le fenouil pouvait repousser les démons et les mauvais esprits.
Caractéristiques
Grande plante vivace pouvant dépasser les 2 m de haut.
Tige rigide, ramifiée, vert-bleu.
Feuilles en forme de fines lanières.
Fleurs en ombelles jaune vif produisant des akènes.
Floraison : juillet à septembre.
Parties utilisées : fruits (graines), racine.
Principaux composants : huile essentielle, huile grasse, flavonoïde, coumarine.
Action sur les systèmes : digestif, hormonal, respiratoire, urinaire.
Indications
Troubles digestifs : ballonnements, paresse intestinale, inconfort digestif, indigestion, spasmes intestinaux, dyspepsie, gastrite, acidité, crampe d’estomac, halitose, parasites intestinaux…
Troubles hormonaux : allaitement (galactogène).
Troubles respiratoires : bronchite, coqueluche, asthme bronchique, enrouement, maux de gorge…
Troubles urinaires : cystite.
Recettes : ballonnements (p.105), constipation (p.110), indigestion (intoxication alimentaire) (p.116).
Figuier
Autres noms : figuier commun, figuier comestible.
Nom latin : Ficus carica.
Famille botanique : moracées.
Pour anecdote
Cultivé au Proche-Orient il y a près de 12 000 ans, le figuier a été l’arbre de vie des anciens Égyptiens, qui l’avaient associé à Nout, mère de tous les astres et déesse des défunts nourris par les fruits d’« immortalité ». En Grèce, les mythes en firent une création de Cronos et un symbole de fécondité dont les fruits étaient offerts à Dionysos. L’arbre inspira également les Sycophantes, du mot sykon (figue), qui s’adonnaient à des rites d’initiation aux « secrets de la fécondité », d’où la mauvaise réputation qu’on lui donna parfois par la suite. Mais à cette époque, il servait aussi de remède. Appliquées en cataplasmes, ses feuilles soignaient les tumeurs et les plaies. D’ailleurs, en grec ancien, sukè se traduit à la fois par figuier et par ulcère/tumeur, dont la forme a été comparée à celle des figues. On sait aussi que ces fruits servaient à gaver les oies, ce pour quoi les Romains appelèrent le foie gras ficatum. Mais en Italie, l’arbre, nommé rumus (signifiant à la fois lait de mamelle et latex), était avant tout lié à la fondation de Rome. Ses branches auraient sauvé les jumeaux Rémus et Romulus. En ce qui concerne le monde judéo-chrétien, on suppose que c’est la figue qui aurait incarné le fruit de la connaissance et non la pomme. Mais le figuier est aussi l’arbre sur lequel Judas se serait pendu… ce qui n’empêcha pas de lui reconnaître ses qualités, du Moyen Âge jusqu’aux périodes plus récentes.
Caractéristiques
Arbre mesurant de 3 à 10 m de haut.
Tronc tortueux à écorce lisse gris pâle.
Feuilles de grande taille, vert foncé, caduques, épaisses et coriaces avec 3 à 5 lobes à bord lisse. Rugueuses sur leur face externe et veloutées sur leur face interne.
Fleurs se développant dans un réceptacle charnu, c’est-à-dire la figue comestible. Les rameaux, les feuilles et fruits contiennent tous un latex blanc potentiellement irritant (peau et muqueuses).
Floraison : juin-septembre.
Parties utilisées : feuilles et bourgeons avec latex.
Principaux composants : ficine, furanocoumarines, sesquiterpènes, benzaldéhyde, alcool benzylique, linalol, eugénol, cinnamaldéhyde (feuilles et bourgeons), vitamines C et B3, calcium, magnésium, fer, cuivre, zinc, phosphore, potassium, sucres simples, fibres, protéines (fruits).
Action sur les systèmes : nerveux, digestif, cardiovasculaire, osseux, cutané…
Indications
Troubles nerveux (bourgeons) : hypersensibilité, hyperexcitabilité cérébrale, hyperactivité…
Troubles digestifs : constipation, troubles de la satiété, gastrites…
Troubles cardiovasculaires (fruit) : hypertension.
Troubles osseux (fruit) : fragilisation osseuse, ostéoporose.
Troubles cutanés : verrues, cors, irritations cutanées.
Recettes : anxiété (alternative 2) (p.86), reflux gastrique (alternative) (p.121), verrues (alternative 2) (p.163).
Guimauve
Autres noms : guimauve officinale, guimauve sauvage, mauve blanche, bourdon de saint Jacques, althæa.
Nom latin : Althaea officinalis.
Famille botanique : malvacées.
Pour anecdote
Le nom latin de plante dérive du mot grec althaïnô, qui signifie guérir. La guimauve a été utilisée dès l’Antiquité pour ses propriétés émollientes, béchiques et cicatrisantes. On l’utilisait fréquemment en eau mucilagineuse pour soulager la toux. Au er I siècle apr. J.-C., Dioscoride la conseillait aussi contre les irritations et les inflammations des muqueuses pulmonaires et intestinales, ainsi que pour soigner les troubles gynécologiques, cutanés (plaies, brûlures, piqûres, morsures…) et les affections vésicales (lithiases…). La guimauve fut tout aussi bien utilisée au Moyen Âge et omniprésente dans les jardins monastiques. Elle fait partie des plantes recommandées par le Capitulaire de Villis ( e VIII-e IX siècles). Dans le domaine culinaire, la pâte de guimauve, issue de l’extraction du mucilage de ses racines, a longtemps été utilisée en confiserie. Aujourd’hui, cette gomme, ou « guimauve », est la plupart du temps remplacée par du collagène d’origine animale (peau, os, cartilages, ligaments). On peut aussi utiliser ses feuilles en cuisine, en les cuisant comme des épinards. Les jeunes feuilles fraîches peuvent quant à elles aromatiser les salades.
Caractéristiques
Plante vivace pouvant atteindre 1 m à 1,5 m de haut.
Tiges dressées et pileuses.
Feuilles à bordure dentée et arrondie, tantôt entières, tantôt trilobées.
Fleurs pédonculées à pétales blanc rosé et à étamines rougeâtres. Placées à l’aisselle des feuilles.
Floraison : juillet.
Parties utilisées : racine, fleurs.
Principaux composants :
Racines : mucilage, amidon, glucides, pectine, asparagine. Fleurs (et feuilles) : mucilage, flavonoïdes, vitamines C, acides-phénols.
Action sur les systèmes : respiratoire, digestif, urinaire, cutané.
Indications
Troubles respiratoires : toux sèche, trachéite, bronchite, angine, asthme…
Troubles digestifs : reflux gastrique, colites, diverticules, constipation (enfants, femmes enceintes).
Troubles urinaires : cystite, pollakiurie.
S’emploie aussi en usage externe : toux sèche, inflammations buccales (abcès, percée des dents de lait : gargarismes, bains de bouche, racine à mâcher), inflammation des organes génitaux, constipations (lavements), plaies, brûlures, piqûres d’insectes, acné, furoncles…
Recettes : aphtes (p.104), ballonnements (p.105), constipation (p.110), gingivite (p.114), reflux gastriques (p.121).
Hysope
Autres noms : herbe sacrée des Hébreux, hiope, hyope, esobh.
Nom latin : Hyssopus officinalis.
Famille botanique : lamiacées.
Pour anecdote
Le nom de cette plante, issu du grec hyssôpos et du latin hyssopus, apparaît dans la Bible, d’où son appellation d’herbe sacrée des Hébreux et de esobh. L’hysope était considérée comme une plante aussi bien protectrice que sacrée, jouant un rôle de purification, d’expiation, d’humilité, de pardon et de repentir. Le végétal chassait autant les mauvaises humeurs et la vermine que les émotions et les pensées négatives. Il était donc magique ! Cette conception se perpétua puisqu’Hildegarde de Bingen l’utilisait pour asperger ceux qui étaient atteints de la lèpre, maladie alors considérée comme un châtiment divin. Plus tard, au e XIX siècle, dans la région de Palerme, la récolte traditionnelle de l’hysope servait à protéger les maisons des enchantements et du mauvais œil. Mais ses propriétés médicinales ont été reconnues depuis une longue date, qu’il s’agisse de soulager les troubles respiratoires, digestifs, oculaires… Aujourd’hui, on dit que l’huile essentielle d’hysope agit sur le chakra du troisième œil, c’est-à-dire la clairvoyance. Parallèlement à ces propriétés extraordinaires, l’hysope entre dans la composition de plusieurs liqueurs de choix, comme le pastis, l’absinthe suisse, la bénédictine et le fameux élixir de la Grande-Chartreuse.
Caractéristiques
Arbrisseau ou petit buisson vivace d’environ 60 cm de haut.
Tiges longues, raides et quadrangulaires.
Feuilles vert foncé et lancéolées.
Fleurs violettes, bleues, blanches ou bien rouges, groupées en épis au sommet des tiges.
Floraison : juillet à septembre.
Parties utilisées : sommités fleuries.
Principaux composants : huile essentielle, marrubine, choline, gomme, résine, flavonoïdes, tanins, sels minéraux, saponine, acides caféiques, ursoliques, rosmariniques.
Action sur les systèmes : respiratoire, digestif, locomoteur, cutané.
Indications
Troubles respiratoires : bronchite, asthme, toux sèche et grasse, rhume.
Troubles digestifs : flatulences, indigestion, ballonnements, diarrhées infectieuses, inflammations intestinales…
Fatigue causée par les troubles respiratoires, notamment la toux.
En usage externe, s’utilise pour les rhumatismes musculaires et les entorses (lotion), les plaies, les ecchymoses (cataplasmes) et les maux de gorge (gargarismes).
Recettes : ballonnements (p.105), bronchite (p.126), grippe (p.128).
Lin
Autres noms : lin cultivé.
Nom latin : Linum usitatissimum.
Famille botanique : linacées.
Pour anecdote
Le lin était déjà connu au Paléolithique dans la région du Caucase et sa culture s’est étendue dans de nombreux territoires, de la Mésopotamie à l’Égypte. Avec ses fibres, on confectionnait des voiles, cordages, vêtements… d’où son appellation latine d’usitatissimus, dérivant de usitatus, qui signifie « très usité, très utile ». Quant à linum, du grec linon, il renvoie aux plantes herbacées à tiges fibreuses, de même qu’à linire, c’est-à-dire adoucir. L’emploi médicinal du lin remonte en effet à l’Antiquité, où l’on avait déjà découvert ses propriétés adoucissantes contre les toux sèches ainsi que ses actions vulnéraires, béchiques, expectorantes et anti-inflammatoires. Au e XIII siècle, on l’a également utilisé pour ses qualités apéritives et diurétiques. Au Moyen Âge, l’emploi textile et médicinal du lin a perduré, tandis que pendant les siècles derniers, les infusions de graines de lin ont non seulement servi à calmer les inflammations d’ordre digestif (gargarisme), mais aussi oculaire (collyre). On a aussi continué à utiliser la farine de lin en cataplasme pour soigner les affections cutanées (inflammations, brûlures…), mais aussi pour soulager les bovins atteints de gale. Grâce à leurs vertus émollientes et rafraîchissantes, c’est aussi avec les graines cuites de lin que l’on prépare encore le mash (de l’anglais : bouillie, pâtée) pour lutter contre les inflammations digestives des chevaux. Aujourd’hui, le lin est fréquemment utilisé en cosmétique, de même que dans l’industrie, grâce aux propriétés siccatives de son huile. Celle-ci se retrouve en effet dans les mastics de vitrier, les toiles imperméables, les peintures, les vernis, les encres ou bien encore les revêtements industriels comme le Linoléum.
Caractéristiques
Plante annuelle à fines tiges pouvant atteindre plus d’un mètre de haut.
Feuilles longues vertes, voire grisâtres, de forme allongée linéaire.
Fleurs bleues à 5 larges pétales produisant des fruits ovoïdes et bruns (graines).
Floraison : juin-août.
Parties utilisées : graines.
Principaux composants : acides gras non saturés (oméga-3, oméga-6), mucilages (6 à 15 %), sels minéraux, vitamines, résine, pectine, acide prussique.
Action sur les systèmes : digestif, respiratoire, bucco-pharyngé, cutané, urinaire.
Indications
Troubles digestifs : constipation, gastrite, entérite, constipation, diarrhée, troubles du transit…
Troubles respiratoires et bucco-pharyngés : bronchite légère, pneumonie, enrouement, toux, pharyngite, gingivite, stomatite, maux de dents, inflammation infectieuse de la muqueuse buccale…
Troubles cutanés : plaie, furoncle, eczéma, dartre, prurit, abcès, contusion, enflure, brûlure…
Troubles urinaires : cystite…
S’emploie aussi bien en interne qu’en externe.
Recettes : constipation (alternative) (p.110), angine (alternative 3) (p.125).
Marjolaine
Autres noms : marjolaine des jardins, marjolaine à coquilles, marjolaine douce, marjolaine annuelle, origan des jardins, plante d’Osiris…
Nom latin : Origanum majorana.
Famille botanique : lamiacées.
Pour anecdote
La Marjolaine a une longue histoire, puisqu’elle était cultivée en Égypte ancienne et qu’elle servait d’offrande à Osiris, tandis qu’à Rome, elle était rattachée à Vénus, association qui puise son origine dans la mythologie grecque. C’est en effet avec de la marjolaine qu’Aphrodite avait soigné les blessures de son fils, Énée. Plus tard, c’est avec elle que les Grecs et les Romains confectionnaient leurs couronnes nuptiales. À cette époque, on vantait déjà ses bienfaits et son parfum… On utilisait en effet la marjolaine pour ses vertus diurétiques, emménagogues et sternutatoires (qui dégage les voies respiratoires). Elle était aussi présente en cuisine. L’usage de la marjolaine, tant culinaire que médicinal, s’est perpétué au Moyen Âge. Au e XIII siècle, Albert le Grand avait souligné ses propriétés fortifiantes, apéritives, anti-inflammatoires… Mais sa culture en Europe occidentale ne serait pas apparue avant le e XVI siècle.
Caractéristiques
Plante buissonnante et vivace pouvant atteindre 80 cm de haut.
Feuilles ovoïdes, vert gris, opposées deux à deux et duveteuses.
Fleurs blanches ou mauves, se développant à l’aisselle des feuilles.
Floraison : juillet-août.
Parties utilisées : feuilles, sommités fleuries.
Principaux composants : huile essentielle (carvacrol, bornéol, thymol…), acide caféique, acide rosmarinique, flavonoïdes, acides triterpéniques.
Action sur les systèmes : nerveux, cardiovasculaire, digestif.
Indications
Troubles nerveux : dépression, déprime, fatigue nerveuse, stress, anxiété, angoisse, troubles du comportement alimentaire, migraines d’origine nerveuse…
Troubles cardiovasculaires : hypertension, palpitations…
Troubles digestifs : ballonnements, gastro-entérite, infection virale, constipation nerveuse, spasmes…
Recettes : anxiété (p.85), insomnies 1 (p.91), bronchite (p.126), grippe (p.128), rhinopharyngite (alternative 2) (p.134), rhinite allergique (p.131).
Mauve
Autres noms : fausse guimauve, grande mauve, mauve sauvage, mauve des bois, mauve sylvestre, sylvestre, meule, herbe à fromage, petit fromage, fromageon, fouassier, fouassàe, fouassiou…
Nom latin : Malva sylvestris.
Famille botanique : malvacées.
Pour anecdote
Dans la pensée pythagoricienne, la mauve a été considérée comme une plante sacrée, censée libérer tout un chacun de ses passions… les fleurs s’orientant toujours vers le soleil, c’est-à-dire vers la lumière. En revanche, d’après Pline, la mauve avait un puissant pouvoir aphrodisiaque. Mais comme chez les Grecs et les Romains, au Moyen Âge, la mauve a servi à soigner de nombreux maux, sa richesse en mucilages aux effets émollients, adoucissants permettant de venir à bout des inflammations (digestives, cutanées…). À ce titre, à la Renaissance, on finit par l’appeler omnimorbia qui, en latin, signifie « toutes les maladies ». La mauve a également fait l’objet de nombreuses croyances et pratiques magico-médicinales. Ainsi, on rapporte que, portée autour du cou, la mauve faisait disparaître les hémorroïdes à mesure qu’elle séchait. Ailleurs, la plante servait aux exorcismes sous forme de fumigations… Une panacée !
Caractéristiques
Plante vivace pouvant atteindre plus de 100 cm.
La racine principale développée est blanche.
Tiges dressées légèrement courbes, couchées à la base et rameuses.
Feuilles vert foncé et pourpres à la base. Alternes et pétiolées, avec 5 lobes arrondis et dentelés.
Fleurs placées à l’aisselle des feuilles et à l’extrémité des rameaux. Dotées de 5 pétales rose pourpre avec 3 stries plus foncées, elles produisent des akènes.
Floraison : mai à septembre.
Parties utilisées : fleurs.
Principaux composants : mucilages, flavonoïdes, tanins, sels minéraux, vitamine B1.
Action sur les systèmes : respiratoire, digestif, uro-génital, nerveux (usage interne), locomoteur, cutané, bucco-pharyngés (usage externe).
Indications
Troubles respiratoires : toux sèche, laryngite, trachéite, enrouement, angine, grippe, asthme…
Troubles digestifs : constipation, colites, diarrhées, inflammation de l’intestin, ulcères, gastro-entérite, gastrite…
Troubles uro-génitaux : cystite chronique, néphrite, urétrite, vaginite…
Troubles nerveux : apaisant.
Troubles locomoteurs : goutte.
Troubles cutanés : plaies infectées et douloureuses, abcès, ulcère enflammé, furoncle, brûlure, eczéma, dartre, piqûres d’insectes, pellicules, crevasses, gerçures…
Troubles bucco-dentaires : maux de gorge, stomatite, aphte, gingivite, poussée dentaire…
Recettes : côlon irritable (p.108), bronchite (p.126).
Millepertuis
Autres noms : millepertuis commun, herbe à mille trous, mille trous, herbe percée, herbe aux piqûres, truchereau, herbe de la Saint-Jean, herbe des fées, chasse-diable…
Nom latin : Hypericum perforatum.
Famille botanique : hypéricacées.
Pour anecdote
On répète souvent que le nom de cette plante vient du vieux français pertus, signifiant trou. En revanche, l’origine du terme hypericum est moins connue. Elle se rattache à la civilisation grecque, où l’on protégeait les statues des dieux en suspendant du millepertuis au-dessus d’elles, d’où hyper (au-dessus) et icum/eikon (image). Les bouquets ainsi placés étaient censés chasser les démons et mauvais esprits, dont on disait qu’ils provoquaient des troubles de l’humeur (dépression…) chez les humains et bien d’autres méfaits. Au Moyen Âge, l’association entre millepertuis et démons perdura. En effet, à cette époque, on associait aussi possession et dépression. Certains affirment toujours qu’en tant que plante solaire, le millepertuis s’oppose naturellement aux idées noires. Dans les traditions européennes, le millepertuis était d’ailleurs cueilli le 24 juin, le jour de la Saint-Jean-Baptiste, au solstice. À l’occasion de cette fête, les bouquets de millepertuis de l’année précédente – alors censés protéger les habitations des maléfices – étaient jetés dans le feu consacré à saint Jean, d’où le nom de chasse-diable. Enfin, on a longtemps affirmé que les « trous » de la plante n’étaient ni plus ni moins que les gouttes de sang de saint Jean-Baptiste, lorsque celui-ci fut mis à mort. « L’huile rouge » du millepertuis obtenue par macération fut quant à elle employée par les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem pour soigner leurs blessures et leurs brûlures.
Caractéristiques
Plante herbacée, annuelle ou vivace pouvant atteindre 60 cm de haut.
Tiges robustes caractérisées par deux lignes saillantes de couleur rougeâtre.
Feuilles vert clair, opposées et de forme ovoïde.
Fleurs jaune plus ou moins vif avec cinq pétales bordés de glandes apparaissant comme de petits points noirs évoquant des trous, d’où son appellation d’herbe à mille trous, etc. Produisent des fruits en capsules sèches contenant de petites graines.
Floraison : de mai à septembre.
Parties utilisées : fleurs.
Principaux composants : huile essentielle, hypericine, hyperforine, flavonoïdes, biflavones, caroténoïdes…
Action sur les systèmes : nerveux, digestif, cutané…
Indications
Troubles du système nerveux : fatigue nerveuse, dépression, dépression d’automne, dérèglement du rythme circadien, anxiété, insomnie nerveuse, migraines, céphalées d’origine nerveuse…
Troubles digestifs : dyspepsie, lourdeur d’estomac, acidité gastrique, diarrhée, vers intestinaux, insuffisance hépatique…
Troubles cutanés (en huile) : plaie, brûlure (premier degré), coup de soleil, piqûre d’insecte, coupure, hématome, contusion, ulcère cutané et variqueux, crevasses, eczéma, psoriasis, prurit…
Recettes : coup de blues (p.88), insomnie 1 (alternative 2) (p.91), coups de soleil et brûlures (p.149), sciatique (alternative 1 et 2) (p.204, 205).
Olivier
Autres noms : olivier franc, ampoulaou, mouraou, boucellaou, boutaillon.
Nom latin : Olea europea.
Famille botanique : oléacées.
Pour anecdote
Originaire d’Asie Mineure, l’olivier remonterait à plusieurs millénaires. Il aurait été progressivement introduit dans l’est du bassin méditerranéen, avant d’être plus largement diffusé, jusqu’en Europe méridionale. Ainsi, l’extraction de l’huile est attestée dès le IVe millénaire av. J.-C. au Liban, à Chypre et en Crète. Dans la mythologie, l’olivier est étroitement lié à la fondation d’Athènes. Symbole de sagesse et de paix, l’olivier était un arbre immortel et généreux, nourrissant et soignant les hommes. Mais dans les récits, son bois sert d’arme redoutable dans la main des héros Hercule (massue) et Ulysse (pieu utilisé contre le cyclope Polyphème). De fait, l’olivier symbolise aussi la force. D’ailleurs, lors des Jeux olympiques, les héros étaient distingués par des branches d’olivier à l’issue de leur victoire. L’arbre incarne aussi la longévité, ce que nous montre la Nature, avec le célèbre et vénérable spécimen de Roquebrune-Cap-Martin, âgé d’environ 2500 ans ! Dans la Genèse, l’olivier est également un messager de paix, marquant la fin du Déluge. Pour autant, son huile a longtemps servi d’offrande en vue de se concilier les dieux quand il s’agissait de préparer un philtre d’amour. L’olivier apparaît ainsi dans de nombreuses croyances et coutumes… En Occident médiéval, son huile servait aux sacrements tels que l’extrême-onction et la consécration des prêtres. C’était aussi celle du sacre des rois. On rapportait qu’au baptême de Clovis, c’est une colombe qui apporta la sainte ampoule contenant la précieuse huile…
Caractéristiques
Arbuste rameux pouvant atteindre 20 m de haut. Parfois de forme buissonnante.
Tronc noueux et à écorce brune crevassée.
Feuilles persistantes, opposées, ovales, allongées et coriaces. Vert foncé, luisantes sur la face supérieure et de teinte argentée sur la face inférieure.
Fleurs blanches regroupées en grappes se développant à l’aisselle des feuilles. Produisent des fruits ou drupes (olives).
Floraison : début du printemps.
Parties utilisées : feuilles, fruits, écorce et, en gémmothérapie, jeunes pousses.
Principaux composants :
Sécoiridoïdes, flavonoïdes, triterpènes, phénols, tanins, sels minéraux, oligo-éléments… (feuilles)
Tanins, oleuropéine… (écorce)
Flavonoïdes, stérols, triterpènes… (jeunes pousses)
Action sur les systèmes : cardiovasculaire, nerveux, digestif, rénaux, cutané…
Indications
Troubles cardiovasculaires : hypercholestérolémie, hypertension, insuffisance cardiaque…
Troubles nerveux : anxiété, dépression chez les personnes âgées…
Troubles digestifs : insuffisance hépatique, calculs biliaires, coliques, constipation…
Troubles vésico-rénaux : cystite, lithiase urinaire, œdème, insuffisance rénale…
Troubles cutanés (usage externe) : dermatose, plaie, exposition au soleil prolongée…
Recettes : cholestérol (p.170), hypertension artérielle (p.177).
Reine-des-prés
Autres noms : filipendule ulmaire, spirée ulmaire, belle des prés, barbe des chênes, barbe de bouc, pied de bouc, fleur des abeilles, herbe aux abeilles, ormière, grande potentille, vignette, herbe du pauvre homme…
Nom latin : Filipendula ulmaria.
Famille botanique : rosacées.
Pour anecdote
Si la reine-des-prés est connue depuis l’Antiquité, ses vertus médicinales n’ont véritablement été mises en évidence qu’au XIX e siècle. En effet, jusque-là, on l’utilisait pour aromatiser le vin, la bière et l’hydromel… tandis que son usage dans la tradition antique n’apparaissait qu’à des fins ornementales. À la Renaissance, le végétal semble avoir été mentionné en tant que remède, mais son identité reste incertaine… C’est en 1874 que l’acide salicylique fut pour la première fois extrait de la plante. Plus tard, Charcot, Bouchard et Brissaud confirmèrent l’efficacité du composé contre la fièvre, les douleurs et les rhumatismes, tandis que l’on découvrit en Allemagne l’acide acétylsalicylique. C’est donc la reine-des-prés qui est à l’origine du nom d’aspirine, de son appellation « spirée » et du latin spirea, directement reliée à la forme spiralée de ses fruits (avec-a pour acétyl). Curieuse coïncidence, puisque aspro, qui signifie blanc en grec moderne, désigne également un fameux comprimé.
Caractéristiques
Herbacée vivace, droite pouvant atteindre 1,5, voire 2 m de haut.
Tige rougeâtre, striée avec sillons.
Feuilles à folioles, vert sombre, lumineuses au-dessus, duveteuses et légèrement blanches en dessous.
Fleurs regroupées en faux corymbes ramifiés, blanc jaune, produisant des fruits enroulés en hélice.
Floraison : de juin à août.
Parties utilisées : feuilles, sommités fleuries, plante entière fleurie.
Principaux composants : acide salicylique, hétérosides phénoliques, flavonoïdes, vitamines C, tanins…
Action sur les systèmes : locomoteur, digestif, urinaire, cutané.
Indications
Troubles locomoteurs : arthrose, arthrite, goutte, rhumatisme, surtout en contexte humide…
Troubles digestifs : diarrhée, gastrite, brûlure d’estomac, indigestion, insuffisance biliaire…
Troubles urinaires : calculs rénaux et urinaires, colique néphrétique, cystite, rétention d’eau, œdème…
La reine-des-prés s’emploie également dans le cas de maux de dents, de tête, de migraines ainsi qu’en cas de fièvre et d’états grippaux.
Recettes : insomnie 1 (alternative) (p.91), maux de tête (alternative 1) (p.95), migraines (p.97), grippe (alternative 1) (p.129), arthrite (p.186), arthrose (p.189), courbatures, tendinite (p.206).
Sureau
Autres noms : sureau noir, sureau commun, suin, sogon, suseau, aoussier, susier, seuillet, seuillon, sambu, sambuc, sabucus, sambequier, hautbois, arbre aux fées, arbre de Judas…
Nom latin : Sambucus nigra.
Famille botanique : caprifoliacées.
Pour anecdote
Si les fruits du sureau étaient déjà consommés à l’âge de bronze, les vertus médicinales (diurétiques) du végétal n’ont été bien entendu consignées que plus tard par les hippocratiques. Dioscoride le conseillait pour fluidifier les mucosités présentes dans les bronches et stimuler l’évacuation de la bile par le foie. Les Grecs et les Romains consommaient ses baies, alors considérées comme « nourriture des dieux ». Au e XIII siècle, ses vertus laxatives furent mises en évidence… Un purgatif autant médical que magique. Jadis, l’arbre était en effet réputé chasser les mauvais sorts. Pour se défaire d’un tel embarras, il suffisait, disait-on, de frapper l’un de ses vêtements avec une branche de sureau. Le procédé permettait de rouer de coups le sorcier ou la sorcière à l’origine du maléfice ! En Angleterre, on donnait aux envoûtés de la poudre de moelle de sureau… L’origine de ces us et coutumes vient probablement du rôle symbolique qu’on lui avait alloué bien plus anciennement. Chez les Celtes, il incarnait l’impermanence du vivant et sa transformation… Les couronnes de sureau portées pendant la « Nuit de Walpurgis » symbolisaient d’ailleurs le passage d’un état à l’autre, tradition qui s’inspire sans nul doute des capacités mêmes de l’arbre en matière de régénération et de vitalité. En effet, lorsqu’il est abattu, de nouvelles pousses apparaissent.
Caractéristiques
Arbre mesurant 10 m de haut environ.
Troncs multiples et très ramifiés, se développant à partir du sol. Écorce vert-gris.
Feuilles assez longues avec folioles lancéolées et dentelées.
Fleurs, petites, blanches et réunies en corymbes. Produisent des grappes de baies noires violacées.
Floraison : juin.
Parties utilisées : fleurs, feuilles, baies, écorce.
Principaux composants :
Acides phénoliques, flavonoïdes, huile essentielle, minéraux… (fleurs)
Tanins, nitrate de potasse, acide valérianique… (feuilles) Flavonoïdes, caroténoïdes, acides aminés, tanins, vitamines A, C, fer… (baies).
Acide cyanhydrique… (écorce)
Action sur les systèmes : respiratoire, urinaire, digestif, locomoteur, cutané…
Indications
Troubles respiratoires : bronchite, rhume, rhinite, angine, pharyngite, toux, enrouement, asthme…
Troubles digestifs : constipation…
Troubles urinaires : cystite…
Troubles locomoteurs : arthrite, goutte, entorse…
Troubles cutanés (usage externe) : irritation, démangeaisons, eczéma, urticaire, piqûres d’insectes, d’ortie…
Recettes : grippe (p.128), rhinite allergique (p.131), acné rosacée (p.168), dysfonctionnement de la prostate (recette et alternative 2) (p.216, 217).
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Contents
1. Partie 1
1. 1
2. 2
3. 3
4. 4
5. 5
2. Partie 2
1. 1
2. 2
3. 3
4. 4
5. 5
6. 6
7. 7
3. Partie 3
Landmarks
1. Cover
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Vous avez terminé Ces plantes qui nous font du bien
Magali Hierthès
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