Conscience et quanta

Germain Garand · Chapitre 2 sur 3

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Conscience et quanta

Implications macroscopiques

Ces phases de cohérence/réduction se déroulant à un rythme soutenu dans tout le cortex, définissent par leur succession le flux de la conscience.

 

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Examinons les implications macroscopiques principales de cette hypothèse :

1) Le phénomène étant instantané, il en découle que certains aspects de la conscience ne relèvent pas de la temporalité.

2) Il existe deux réseaux étroitement imbriqués et fonctionnant en étroite congruence :

• un réseau biologique de cellules neurales communiquant par le biais de synapses électro−chimiques (actives) ou électriques (passives).

• un réseau quantique impliquant le cytosquelette neural et fonctionnant par intégration instantanée d’une superposition d’états.

Le premier interagit peut−être avec le second par le biais des neuromédiateurs restructurants, qui modèlent le cytosquelette ; le second interagit avec le premier par la sélection orchestrée d’espaces−temps (orchestrated space−time selection) qui modifie la charge électrique des neurones qu’elle implique ( cf. le flux énergétique lié au changement de configuration des molécules de tubuline).

 

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Le modèle biologique−quantique

Tentons d’élaborer un modèle macroscopique de la conscience qui rende compte de ces propriétés macroscopiques.

Nous poserons en premier lieu que la conscience humaine résulte de la mise en relation d’un réseau quantique et d’un réseau biologique, chacun ayant ses propres fonctions qu’il reste à déterminer.

La fonction du réseau quantique est de développer ce que chacun sent comme le champ de sa conscience et qui est, stricto sensu, de par le caractère instantané et délocalisé de la réduction quantique, un champ de simultanéité.

Du point de vue quantique, chaque neurotubule mis en jeu dans la superposition d’état occupe la même position que tout autre (délocalisation), et c’est donc une vaste population de cellules neurales qui se trouve mise en relation de manière rigoureusement simultanée à chaque réduction d’état.

Il semble clair que la majeure partie des opérations mentales met en jeu le réseau quantique dès lors

 

Examinons les implications macroscopiques principales de cette hypothèse : 6 qu’il s’agit d’effectuer une intégration d’éléments disparates : l’analogie, la synthèse, le calcul, mais aussi la compréhension, l’association d’un élément lexical à un concept ... tout ce que l’on associe ordinairement à la vivacité intellectuelle relève dans une large part de l’intégration quantique.