Dictionnaire du bon langage Contenant les difficultés de la langue française, les règles et les fautes de prononciation, les locutions vicieuses, les wallonnismes, les flandricismes, etc.

P

Ce chapitre est long, il est donc découpé en 2 parties.

=P.=—Le p final, ne se prononce pas dans les mots ordinaire: drap, galop, sirop, trop, coup, loup, corps, champ, temps, camp, exempt, prompt, je romps, etc., et dans les noms propres français qui dérivent de noms communs: telle est la règle générale.

2. Le p se fait sentir dans cap, laps, relaps, rapt, jalap, hanap, julep, salep, concept (faites sentir le t), et aussi dans cep pris isolément.—Le p muet, à la fin des mots, ne se lie pas avec la voyelle suivante; on ne peut donc pas dire, un loup enragé (_lou-penragé_), etc.

3. Il se prononce également dans psaume, adoption, captieux, contempteur, contemptible, exemption (quoiqu’on ne le prononce pas dans _exempt, exempte, exempter), impromptu, rédempteur, rédemption, rédemptoriste, reptile, septante, septantième, septembre, septenaire, septennal, septentrion, septentrional, septuagénaire, septuagésime, symptôme_; dans accepter, excepter et leurs dérivés.

4. Mais il ne se prononce pas dans presque tous les mots où il se trouve entre deux consonnes, tels que: Baptiste, saint Jean-Baptiste, cheptel, baptême, baptiser, débaptiser, baptismal, baptistaire, baptistère, comptabilité, comptable, comptant, compte, compter, comptoir, décompte, décompter, mécompte, escompte, promptitude, prompt, prompte, promptement, sculpture, sculpteur, sept, septième, septier (ou setier), et leurs dérivés.—Ajoutez les noms propres Champfort, Champmeslé.—D’après l’Académie on le supprime dans dompter (donter), dompteur (donteur), domptable (dontable), tandis qu’il faut le prononcer dans indompté, indomptable. Nous ne nous chargerons pas d’expliquer cette contradiction.

=Pachus=, est une corruption du mot flamand pak-huis et il faut le rendre par le mot magasin:—quand un homme achète beaucoup de choses de même nature, on dit, qu’on croit qu’il veut en faire un magasin et non un pachus.

=Page=, s. féminin, dans le sens de page d’un livre, d’un cahier.—On dit également page dix et page dixième; page vingt, page cent et page vingtième, page centième, comme on dit, chapitre dix et chapitre dixième, chapitre cent et chapitre centième.

=Paiement=, paîment, payement, s. m., action de payer:—l’Académie autorise ces trois orthographes, mais, dans tous les exemples qu’elle donne, elle écrit payement:—dans ce dernier cas, prononcez pai-ïement.

=Païen, païenne=, adj. et subst.—On n’écrit plus aujourd’hui payen, payenne:—prononcez pa-ïien, pa-ïiène (et non pa-ïiain-ne).

=Paillasse=, s. f.—Dites une paillasse et non un garde-paille.

=Paille=, s. f., le tuyau et l’épi du blé, du seigle, de l’orge, etc., quand le grain en a été enlevé.—On entend aussi par paille un certain défaut de fusion dans les métaux.

2. Ce mot ne s’emploie pas au pluriel, à moins qu’il ne s’agisse de l’ensemble de la récolte: les pailles sont belles; les pailles servent à faire de la litière et du fumier.

=Pain=, s. m.—Ne dites pas un pain enchanté ou à chanter; dites un pain à cacheter.

=Pair=, s. m., titre de dignité, on appelle pairesse la femme d’un pair.

2. =Paire=, s. f., couple d’animaux de la même espèce, mâle et femelle: une paire de pigeons, de poulets (un mâle et une femelle); on dit familièrement une paire d’amis.—On donne aussi ce nom à deux choses de même espèce qui doivent nécessairement se trouver ensemble: une paire de gants, une paire de bas, une paire de souliers; on dit aussi une paire de bœufs (deux bœufs propres à être attachés au même joug.)—On le dit encore d’une chose unique composée de deux pièces: une paire de lunettes, une paire de pincettes.—Voyez couple.

=Palais=, hôtel, maison, château: voyez maison.

=Pâle=, adj., blanchâtre, peu coloré; ne dites pas voir pâle, mais être pâle. (Flandr.)—Prononcez pâle (â long).

=Palefrenier=, (et non palefermier, palefernier), domestique qui a soin des chevaux: prononcez palefrenier (e muet) et non palefrènier, palefre-gnier.—Voy. e et ni.

=Palette=, est un mot wallon; rendez-le par truelle, s’il s’agit d’un outil de maçon, et par pelle à feu ou pelle, s’il est question d’un instrument de cuisine: enlevez les cendres dans la pelle.

=Palladium=, s. m.; statue de Pallas: prononcez pal’ladiome.

=Palletée=, autant qu’il en peut tenir sur une pelle; ce mot n’est pas français; dites pellée, pellerée, pelletée: une pelletée de terre.

=Pallier=, v. a., déguiser, excuser; palliatif, qui pallie, remède;—prononcez les deux ll, pal’lier, pal’liatif.

=Pallium=, s. m., ornement des archevêques: prononcez palliome.

=Palot=, s. m., terme de mépris, personne grossière et sans éducation: prononcez palo (a et o brefs).

2. =Pâlot, otte=, adj., un peu pâle: prononcez pâlo (â long).

=Palpitant d’actualité=: voyez actualité.

=Palus=, s. m., marais: les palus Méotides; prononcez paluce.

=Pampe, Pampre.=—La pampe est la feuille du blé, de l’orge;—le pampre est une branche de vigne avec ses feuilles.

=Pan, Basque=, partie découpée et tombante de certains vêtements: —pan se dit d’un manteau, d’une robe, d’une chemise;—_basque_ se dit d’un habit, d’une veste, d’une casaque: habit à petites basques, à grandes basques; les pans d’un manteau, d’une chemise.

=Panacée=, s. f., remède à tous les maux: tous les charlatans se vantent d’avoir trouvé la panacée.

=Panaris=, s. m., inflammation au bout des doigts, accompagnée d’élancements douloureux; ne dites pas, un doigt blanc, un mauvais doigt.—Prononcez panari.

=Pandectes=, s. f. pl. (ou digeste, s. m.), recueil des décisions des anciens jurisconsultes romains que Justinien fit compiler: prononcez pandek-tes et non pandèkes;—_diges-te_ et non digesse.

=Pandémonium=, s. m.—Lieu imaginaire où l’on suppose que Satan assemble le conseil même des démons: pandémoniome.

=Pandour= ou =Pandoure=, s. m., nom de certains soldats hongrois.

=Panégyrique=, s. masculin, discours solennel à la louange de quelqu’un et notamment d’un saint; ne dites pas panégérique, panagérique.

=Panier=, s. m.: prononcez pa-nier et non pagnier.—Voyez ni.

=Panne=, employé pour tuile, n’est pas français.

2. Panne, s. f. (en wallon vienne), pièce de bois placée horizontalement sur la charpente d’un comble (toit) pour porter les chevrons: voyez ce mot.—_Verne_ n’est pas français.

3. Panne, se dit aussi, chez les ouvriers, de la partie du marteau opposée au gros bout: frapper de panne.

=Pantalon=: voyez culotte.

=Pantomime=, s. f., espèce de drame où les acteurs suppléent à la parole par le geste: écrivez et prononcez pantomime et non pantomine—Il se dit aussi de l’acteur qui s’exprime par gestes sans proférer une parole: dans ce dernier cas il est masculin: les anciens avaient d’excellents pantomimes.

=Pantoufle=, s. f., chaussure de chambre: écrivez et prononcez pantou-fle et non pantoufe, pantoufèle.

=Paon=, s. m., oiseau, papillon;—prononcez pan;—voyez ao, aon, aou.

=Papal, ale=, adj., qui appartient au pape: pouvoir papal; ce mot n’a pas de pluriel masculin.

=Papayer=, s. m., arbre des Indes: prononcez pa-pa-îé.

=Pape=, s. m., le chef de l’Église; prononcez pâpe (â long).

=Papeterie=, s. f., fabrique de papiers: prononcez papet’rie et non papèt’rie.

=Papier=, s. m.—Ne dites pas: papier passé, papier gris, mort papier, papier de tache, pour désigner du papier non collé qui prend les taches et fait sécher l’encre; dites papier brouillard.—Voyez tapis.

=Papillon=, papillonnage, papillonner, papillotage, papillotte, papillotter:—les ll sont mouillées dans ces six mots.

=Papin=, n’est pas français dans le sens de cataplasme.—D’après Bescherelle, papin se dit de farine bouillie dans de l’eau ou dans du lait: faire manger du papin à un enfant.

=Papyrus=, s. m., plante d’Égypte qui servait autrefois pour écrire: prononcez papiruce.

=Pâque=, fête des juifs, est féminin: la Pâque des Juifs.

2. Pâque, et plus ordinairement Pâques, fête des chrétiens, est masculin et s’emploie régulièrement au singulier: quand Pâques sera venu; quand Pâques sera passé; le jour de Pâques, le temps de Pâques; je vous paierai à Pâques; à Pâques prochain.

3. Pâques fleuries, le dimanche des Rameaux, qui précède immédiatement celui de Pâques.

4. Pâques closes, le dimanche de Quasimodo qui suit immédiatement celui de Pâques;—_faire ses pâques_, faire ses dévotions, communier un des jours de la quinzaine de Pâques: se mettre en état de faire de bonnes pâques (remarquez le petit p de pâques): dans ces trois expressions, Pâques est féminin et ne se dit qu’au pluriel. (Acad.)—L’a est long dans ces mots, ainsi que dans pâquerette, espèce de marguerite.

5. Pâque.—Ne dites pas une branche de pâque, mais, un rameau de buis, ou bien, de buis bénit, si c’est du buis bénit le jour des Rameaux.

=Paquebot=, s. m., petit bâtiment de mer qui transporte les lettres et les passagers: prononcez pak’bô et non paquébô, paquèbô.

=Par=, prép.—La locution, par après, dans le sens de après, ensuite, depuis, a vieilli, dit l’Académie.

2. Il faut éviter l’emploi de par devant le mot Dieu; cependant il est des cas où par vaut mieux que de: l’univers a été créé par Dieu et non, de Dieu.

3. Par trop, loc. adv., beaucoup trop: il est par trop pressant; il est par trop importun: cette locution est familière. (Acad.)

4. Mais par ne peut pas s’employer, comme en wallon, dans le sens de encore, en même temps, etc.: vous avez bien fait vos devoirs, mais vous devez encore bien apprendre vos leçons; vous avez lu sa lettre; lisez en même temps ma réponse (et non par ma réponse).

=Paradoxe=, s. m., proposition contraire à l’opinion commune: un vrai paradoxe.—Ce mot s’employait autrefois comme adjectif: cette opinion est trop paradoxe. (Acad.) On dit aujourd’hui paradoxal, ale.—Prononcez paradokce et non paradoke.

=Parapet=, s. m., mur à hauteur d’appui le long d’un pont, d’un quai, d’un mur de fortification;—ne dites pas parapel.

=Paraphe=, et plus souvent =Parafe=, marque qui accompagne ordinairement la signature et qui en tient lieu quelquefois; ce mot est masculin: il a mis son parafe pour approuver ce compte.

2. Parapher et plus souvent parafer, v. a., mettre son parafe.—Une pataraffe est une suite de traits mal formés, de lettres illisibles et mal écrites: votre dictée est une véritable pataraffe.

=Parapluie=, s. m.: prononcez parapluî (ui diphth.) et non paraplouî.

=Parasite=, s. m., qui fait métier d’aller manger à la table d’autrui, etc.—Prononcez parazite et non paracite.

=Parce que=, s’écrit en deux mots, lorsqu’il signifie à cause que: il est tombé parce que le chemin est glissant.—Il s’écrit en trois mots, lorsqu’il signifie par la chose que, par les choses que et que l’on peut intercaler l’adjectif tout entre par et ce: il m’a assuré par ce qu’il y a de plus saint; par ce que vous venez de dire, on doit conclure que…—Voyez cause que (à).

=Pardon=, s. m.:—_demander pardon, faire des excuses_: voyez excuse.

=Pardonnable=, adj., ne se dit guère que des choses (Acad.): faute, erreur pardonnable; ne dites donc pas, votre fils est pardonnable; dites votre fils est excusable: voyez impardonnable.

=Pardonner=, v. a.—On pardonne une faute et on pardonne à quelqu’un:—ne dites donc pas: je le pardonne, je pardonne mes ennemis, mais, je lui pardonne, je pardonne à mes ennemis.

=Pareil, eille=, adj.—Ne dites pas: ils sont habillés pareil; dites, ils sont habillés de même, tout de même; ils ont, ils portent les mêmes vêtements.

=Parent, te=, s. m., se dit non seulement du père et de la mère, mais de ceux de qui on descend et en général de ceux qui sont de la même famille, qui sont de même sang, qui touchent par consanguinité à quelqu’un; il se dit même de ceux qui sont simplement alliés. (Acad).—Proche, subst. masculin, signifie aussi parent; dans ce cas il n’est d’usage qu’au pluriel: c’est un de mes proches; ce fut le sentiment de tous ses proches. (Acad.)

=Paret= (ou parait, paris).—Sorte d’interjection familière que l’on met à la fin d’une foule de phrases et qui n’ajoute absolument rien au sens: je veux sortir, paret; c’est un habit neuf, paret; j’avais raison, paret, etc.—Il suffit presque toujours de changer le ton de la voix, pour éviter de s’en servir; d’autres fois, on la remplace par, voyez-vous, eh bien, etc. (Wall.)

=Parfaitement.=—Ne dites pas: je suis très-parfaitement ou fort parfaitement ou bien parfaitement convaincu; dites simplement, je suis parfaitement convaincu;—on ne peut rien ajouter à ce qui est parfait.

=Parier, Pari=, s’emploient de préférence à gager, gageure.

2. Ne dites pas: je parie pour cinq francs; pour combien pariez-vous?—dites je parie cinq francs; combien pariez-vous?

3. Pariure n’est pas français: dites pari, gageure.

=Parisis=, adj., ancienne monnaie de Paris: un sou parisis:—prononcez parizice.

=Parler mal= et =Mal parler=.—_Parler mal_ signifie employer des expressions hors d’usage, user de termes équivoques, construire péniblement ses phrases ou à contresens, prononcer d’une manière incorrecte:—dans ce cas parler mal s’emploie sans régime: il parle bien mal pour un académicien.—Mal parler, c’est dire des choses offensantes, tenir des propos inconsidérés, déplacés, qui peuvent porter atteinte à la réputation de ceux dont on parle: il ne faut parler mal de personne.—En résumé, parler mal, c’est parler incorrectement et mal parler, c’est médire: il ne faut point parler mal devant les grammairiens ni mal parler des absents.

2. Parler, est un verbe neutre:—ne dites donc pas, je l’ai parlé, je vais la parler, les parler; dites, je lui ai parlé, je vais lui parler, leur parler.

3. Ne dites pas, il n’est pas à parler; dites selon le sens, on craint de lui parler, il est inabordable, ou bien on ne peut lui parler en ce moment, il n’est pas visible. (Fland.)

4. Ne dites pas non plus: comme il parle, on croirait que son fils est une merveille, dites, à l’entendre, on croirait que…

5. Ne dites pas: cela va sans parler, dites, cela va sans dire.

6. Ne dites pas: parler avec quelqu’un, mais parler à quelqu’un.

7. Ne dites pas d’un vase fêlé, qu’il parle latin ou qu’il est déchiré;—ces expressions sont des flandriciens; dites simplement qu’il est fêlé.

8. L’usage permet souvent de supprimer la préposition qui devait suivre le verbe parler, et au lieu de dire, parler avec raison, parler de chasse, on dit simplement, parler raison, parler chasse:—_il faut de bonne heure parler raison aux enfants; parler affaires; parler musique, peinture, politique, littérature_, etc.

=Parmi=, prép.: voyez entre.

2. Ne dites pas: on ne voit que lui parmi les rues; dites, dans les rues.

3. Ne dites pas: tous ses papiers ont volé parmi la chambre; dites, dans la chambre ou au milieu de la chambre.

4. Ne dites pas: parmi payant, vous serez admis dites en payant ou moyennant payement…

5. Ne dites pas: laquelle choisissez-vous parmi ces plumes; dites, laquelle choisissez-vous de ces plumes.

6. Ne dites pas: l’un parmi l’autre, mais l’un portant l’autre, l’un tenant l’autre, l’un dans l’autre.

7. Parmi que, n’est pas français; il faut le rendre par pourvu que:—_j’irai pourvu que_ (et non parmi que) vous m’accompagniez.

=Paroi=, s. f., muraille:—il désigne plus particulièrement une cloison de maçonnerie qui sépare une chambre ou quelque autre pièce d’un appartement d’avec un autre: les parois de cette chambre sont humides.—Il est vieux en ce sens, et l’on dit ordinairement cloison.

=Parole d’honneur=, Dieu me pardonne! sur mon honneur, sur ma foi, ma foi, aussi vrai que j’existe, je vous le jure, et autres affirmations du même genre, sont à la fois repoussées par la bonne compagnie et par l’habitude de la vérité.

=Parquet=, s. m.—Il ne faut pas confondre ce mot avec pavé et plancher:—un parquet est un assemblage à compartiments, faits de pièces de bois minces clouées sur des lambourdes, et qui forme le plancher d’en bas d’une salle, d’une chambre, etc.: un parquet de bois de chêne, de bois de noyer, de marqueterie.—Voyez pavé et plancher.

=Parrain=, s. m., celui qui tient un enfant sur les fonts: prononcez pârain (â long.)

=Partager= avec, =Partager= entre.—Quand on conserve une portion de ce que l’on partage, on doit dire partager avec: il a partagé sa fortune avec ses frères.—Quand on ne se réserve rien pour soi dans un partage, on doit dire partager entre: il partagea entre les pauvres tout ce qui lui restait.—_Partager le travail aux ouvriers_, c’est le répartir entre eux; on dit dans le même sens: il partage également sa tendresse entre tous ses enfants.

=Partial, Impartial, ale=, adj.—Plusieurs personnes confondent ces deux mots:—_un homme partial_ est celui qui favorise avec une préférence injuste et passionnée un parti, une personne, une opinion: un juge partial est un mauvais juge (le pluriel masc. partiaux est peu usité).—_Un homme impartial_ est celui qui est exempt de partialité, qui ne sacrifie point la justice ou la vérité à des préventions, à des affections, à des considérations particulières: juger d’une manière impartiale.—La partialité est un défaut, tandis que l’impartialité est une qualité.—Prononcez parcial, parcialité, parcialement, imparcial, etc.—Voyez impartial.

=Partibus= (=in=).—Il se dit de celui qui a un titre d’évêché dans un pays occupé par les infidèles: Frayssinous, évêque d’Hermopolis, était un évêque in partibus.—Prononcez ine partibuce.

=Participer à, Participer de.=—_Participer à_ veut dire, prendre part à une chose: un associé dans une affaire participe aux profits et aux pertes. On le prend aussi dans le sens de s’intéresser: je participe à votre douleur.—_Participer de_ signifie, tenir de la nature de quelque chose: le mulet participe de l’âne et le cheval.

=Particule.=—La particule de qui accompagne les noms patronymiques des familles nobles, s’écrit avec un petit d: de Montalembert, de Chateaubriand, d’Aremberg, d’Oultremont.—Elle s’écrit avec un grand D lorsque ces noms ne sont pas nobles, alors même qu’on la sépare du nom.

=Particulièrement=, adv., signifie singulièrement, spécialement, en détail, mais non, séparément, en particulier;—ne dites donc pas: je désire vous parler particulièrement; dites, en particulier, séparément.

=Partisan=, s. m., celui qui est attaché à un parti, à une opinion, à une personne: les partisans de la république, les partisans du libre-échange, etc.—L’Académie ne reconnaît pas à ce mot de correspondant féminin; le féminin partisanne, employé par quelques auteurs, n’a pas été adopté généralement.

=Partner=, s. m., l’associé avec qui l’on joue: vous êtes mon partner.—L’Académie préfère l’orthographe suivante, partenaire.

2. Ne dites pas compagnon pour partenaire.

=Pas vrai?=—Cette interrogation est souvent employée dans la conversation pour dire, n’est-il pas vrai?—nous croyons qu’on ne peut pas la tolérer.—Voyez point.

2. Ne dites pas: il ne peut souffrir personne, pas encore ses amis; dites, pas même ses amis.

=Pascal, ale= (et non paschal), adj.—Le pluriel masculin pascaux n’est pas usité; plusieurs bons lexicographes disent des cierges pascals;—quand à nous, nous pensons que pascals choque l’oreille et qu’on ne peut pas l’employer.

=Pasquée=, (ou pasquille) s. f.—Nom que les liégeois donnent à une chanson burlesque, comique ou satyrique;—ce mot n’est pas français; rendez-le par chanson, chansonnette ou couplets burlesques, satiriques, comiques, et non par, pasquinade, qui signifie tout autre chose, etc.—_Faire une pasquée sur_ ou contre quelqu’un, c’est le chansonner.

=Passager, ère=, adj.—Ne dites pas une rue passagère, un chemin passager, pour signifier une rue où il passe beaucoup de monde ou un chemin par lequel on a le droit de passer; dites rue passante, chemin passant:—_la rue Féronstrée est une des rues les plus passantes de Liége_.

=Passe=, s. m. (mot wall.), aliment formé de son, de pommes de terre, de farine, etc., que l’on donne au bétail pour l’engraisser; dites pâtée, soupe, ratatouille.

=Passement de temps=, loc. wall.:—dites perte de temps ou passe temps, selon le sens: la musique est un passe temps; toutes ces pertes de temps sont nuisibles à vos études.

=Passer=, v. n., demande avoir ou être, selon que le sens permet de répondre à l’une ou à l’autre de ces questions: qu’a-t-il fait?—ou bien où est-il? qu’est-il devenu:—_il a passé à Liége l’année dernière_ (qu’a-t-il fait?);—_il est passé en Amérique depuis tel temps_ (où est-il, qu’est-il devenu)?

2. Le participe passé s’emploie comme préposition dans le sens d’après et alors il est invariable: passé dix heures vous ne me trouverez plus.

3. On dit prêter serment et non passer serment: il fut admis à prêter serment.

4. Ne dites pas: la semaine passée, le mois passé, l’an passé; dites, la semaine dernière, le mois dernier, l’an dernier.

5. On dit repasser du linge et non passer du linge.

6. On dit donner, engager sa parole, et non passer sa parole.

7. Ne dites pas: y avait-il beaucoup d’invités?—oui, passé les quarante;—dites, plus de quarante.

=Passoire=, s. f., ustensile percé de petits trous pour passer le jus des légumes ou des fruits écrasés:—_une passoire_ et non un passoir ni une passerette.

=Pasteur=, s. m., titre des ministres protestants;—il ne s’emploie pas dans le langage ordinaire comme synonyme de curé catholique; mais dans le style relevé (oratoire, poétique), c’est une expression reçue: c’est un vieux pasteur qui n’est connu que sous le nom de curé. (CHATEAUB.)

=Patarafe=: voyez parafe.

=Patard=, s. m., petite monnaie ancienne; il ne s’emploie plus que dans ces phrases familières: je n’en donnerais pas un patard; cela ne vaut pas un patard; il n’a pas un patard. (Acad.)—Le mot wallon patard se rend par sou: ce cahier coûte cinq sous.

=Patatras=, figure pour exprimer le bruit que fait un corps qui tombe avec fracas: il pose le pied maladroitement, et, patatras, le voilà par terre.

=Pâté=, s. m., =Pâtée=, s. f.—Un pâté est une sorte de pâtisserie;—une pâtée est une sorte de pâte pour engraisser les dindons, une sorte de soupe pour nourrir les chiens, les chats, etc.—Prononcez pâté (â long);—prononcez de même pâte, pâtée, pâtisserie, pâture, pâturage, pâturon.

=Patenôtre=, s. f. (et non patenote, patenosse), l’oraison dominicale ou le Pater noster;—on comprend aussi sous ce nom l’Avé et les autres premières prières qu’on apprend aux enfants: cet enfant sait sa patenôtre (il est populaire).—Il se dit aussi de toute sorte d’autres prières chrétiennes: avez-vous achevé vos patenôtres? il est familier et ne se dit qu’en plaisantant.

2. Patenôtres, au pluriel, se dit populairement des grains d’un chapelet, et d’un chapelet tout entier.—Prononcez pâtenôtre (ô long) et non pâtenote, patenotère.

=Pater= (prière chrétienne), est masculin et invariable: dire cinq Pater et cinq Avé.

2. Pater et Avé s’écrivent avec une majuscule. (Acad.) Prononcez pâtère (â long).

=Patère=, s. f., ornement en cuivre ou en tout autre métal qui supporte les rideaux d’une croisée; dites une patère et non un patère.

=Pathos=, s. m., élévation de style affectée, boursoufflure: c’est du pathos.—Prononcez patôce.

=Patience=, s’emploie quelquefois absolument et en manière d’adverbe: si on lui laissait quelque chose, patience, mais on lui ôte tout;—eh bien, patience.

=Pâtir=, v. n., souffrir;—on pâtit de et non à quelque chose: il a fait la faute et j’en pâtis (et non j’y pâtis).—Prononcez pâtir (â long).

=Pâtis=, s. m., terrain vague, friche où l’on met paître les bestiaux;—_pâture, pâturer, pâturage_;—dans ces mots l’â est long;—l’s de pâtis ne se prononce point.

=Patois=, s. m., langage du peuple et des paysans, particulier à chaque province; chaque province a son patois; patois namurois, montois, liégeois.

=Patraque=, s. f., machine usée ou mal faite et de peu de valeur; personne faible et débile: cette montre n’est qu’une patraque, une vieille patraque; votre voiture est une patraque;—_je ne suis plus qu’une vieille patraque_. Ces expressions, quoique françaises, sont triviales.—Ne dites pas patracle.

=Patres= (=ad=), expression latine qui s’emploie dans ces phrases familières: aller ad patres, mourir;—envoyer ad patres, faire mourir.—Prononcez ad’patrèsse.

=Patron, Patronne=, Patronage (une n) patronner (deux n), patronal (une n), patronnesse (deux n):—une patronnesse, dame qui dirige une fête ou une œuvre de charité: une dame patronnesse.—Voyez la lettre n pour les cas où l’n se redouble.

=Pâture=, s. f.—N’employez pas ce mot dans le sens de fourrage: donner du fourrage au bétail (et non de la pâture).

=Pause=, s. f., cessation, intervalle: faire une pause: prononcez pôze (ô long) et non pôce.

=Pauvre=, adj. et subst.; le substantif pauvre a pour féminin correspondant pauvresse (femme pauvre qui mendie).—Dans le sens ordinaire, l’adjectif pauvre se met devant ou après le substantif: un pauvre homme, une pauvre femme, un pauvre artisan (Acad.); ou bien, un homme pauvre, une femme pauvre, un artisan pauvre.—Dans le sens de chétif, mauvais dans son genre, il se place ordinairement devant le substantif: il a fait un pauvre discours; c’est un pauvre esprit, un pauvre poète; un pauvre musicien. (Acad.)—Devant les substantifs exprimant une idée de profession, d’attribution, il se prend toujours dans ce dernier sens, c’est-à-dire, en mauvaise part:—_un pauvre peintre_, c’est un mauvais peintre;—_un peintre pauvre_, c’est un peintre sans fortune.—Prononcez pau-vre et non paufe, pauvère.

2. Ne dites pas: cela est pauvre, c’est pauvre; dites, cela est misérable, c’est pitoyable, ou bien, disgracieux, triste, déplorable, selon le sens. (Fland.)

=Pauvret, ette=, adj., diminutif de pauvre; terme de commisération, d’affection: le pauvret, la pauvrette ne sait où aller; il est familier. (Acad.)

=Pauvreté=, s. f., ne s’emploie au pluriel que dans le sens de choses sans valeur, basses, viles: c’est un diseur de pauvretés; ce livre est rempli de pauvretés.

=Pauvreteux=, n’est pas français; dites chétif, pauvre, souffreteux, malheureux.

=Pavage=, s. m., ouvrage fait avec des pavés: un pavage bien fait; pavage de grès, de pierre dure, de lave;—il se dit aussi du travail du paveur et des matériaux fournis par lui: j’ai payé tant pour le pavage de ma cour; un mémoire de pavage.

=Pavé=, s. m. morceau de grès, de pierre dure, de marbre, etc., dont on se sert pour paver;—assemblage de pavés qui couvrent une aire, une surface;—il se dit particulièrement en parlant d’un chemin, d’une rue, etc.: ne quittez pas le pavé; entretenir le pavé.—Le mot pavée n’est pas français.

=Pavement=, s. m., se dit de l’action de paver et des matériaux qu’on emploie pour cet effet: il a coûté tant pour le pavement de cette cour.—Il se dit plus particulièrement des ouvrages de luxe et de goût qui forment les pavages intérieurs: le pavement en mosaïque d’une église; le pavement des édifices grecs et romains étaient souvent de marbre de couleur. (Acad.) Prononcez pavement et non pafement.

=Paver=, v. a., couvrir le terrain, le sol d’un chemin, d’une rue, d’une cour, d’une écurie, d’une salle, etc., avec du grès, de la pierre dure, du caillou, du marbre, de la brique, etc.—(Acad.)

2. Il suit de là qu’on ne peut pas dire, mettre un pavé en planches; on doit dire, mettre un plancher ou planchéier;—on ne peut pas dire non plus un pavé en planches; dites un plancher.—Voyez parquet et plancher.

3. Ne dites pas non plus: paver en carreaux; dites carreler.

=Payant.=—Ne dites pas, un mauvais payant, mais, un mauvais payeur, une mauvaise paye.

=Paye=, s. f., solde des gens de guerre, celui qui paie; prononcez l’y: pai-ïe;—l’Académie n’admet pas l’orthographe paie qui pourtant est reçue par plusieurs bons grammairiens.

2. Paye, s. f., débiteur; ce mot est français: c’est une bonne paye, une mauvaise paye; d’une mauvaise paye on tire ce qu’on peut. (Acad.)

=Payement=, s. m.: voyez paiement.

=Payeur=, s. m., celui qui paie; le féminin correspondant est payeuse.

=Pays=, s. m., région, contrée;—il s’emploie aussi populairement dans le sens de compatriote, et dans cette acception, on dit au féminin une payse: c’est mon pays, c’est un de mes pays; bonjour, pays; elle est allée avec une de ses payses.—Ce mot, dit l’Académie, est populaire.—Prononcez péi.

2. Dites, du vin du pays et non du vin de pays: voyez cru.

=Paysage, Paysan, anne=; prononcez pé-izaje, péizan, péizane (et non péizan-ne).

=Peau=, s. f.—Ne dites pas: il est noir de peau, de cheveux, etc.; dites, il a la peau noire, les cheveux noirs.

=Peccable, impeccable=, adj., capable ou incapable de pécher; —_peccadille_, s. f., faute légère; peccante, adj. f., terme de médecine, qui pèche, humeur peccante;—_peccata_, s. m., se dit d’un âne dans les combats publics d’animaux; peccavi, s. m., contrition, repentir, un bon peccavi:—on prononce les deux c dans tous ces mots.

=Pécher=, v. n., commettre un péché: prononcez pécher (é aigu);—pêcher, v. a., prendre du poisson et pêcher, s. m., arbre qui produit la pêche: prononcez pêcher (_ê_ ouvert).—Il en est de même de péché, pécheur et pêcheur, pêche.

=Pécule=, s. m., =Pécune=, s. f.—Le premier se dit du produit des épargnes d’une personne qui ne travaille pas pour son compte: il avait amassé un pécule.—_Pécune_ est un vieux mot qui signifie argent comptant: disette de pécune.

=Pécunier, ière=, adj., qui regarde l’argent, qui y a rapport; ce mot n’est pas français;—dites, pécuniaire: peine pécuniaire, intérêt pécuniaire.—Prononcez pécuniaire et non pécu-gniaire.—Voyez ni.

=Pédale=, s. f., gros tuyau d’orgue qu’on fait jouer avec le pied: la pédale et non le pédale.

=Peindre=, v. a., =Peinturer= v. a.—Le premier signifie, représenter les objets par les couleurs;—le second, peindre d’une seule couleur: peinturer une maison, un treillis:—_peinturer_ étant peu usité (Acad.), on peut le remplacer par peindre.

=Peine=, s. f.—On lui a ordonné cela sur peine, sous peine ou à peine de la vie:—de ces trois façons de parler, sous peine est la plus usitée et la meilleure; (Acad.)—_sur peine_ nous paraît peu correct.

2. Avoir de la peine, avoir peine, devant un infinitif, demandent la préposition à: il aura beaucoup de peine à (et non de) gagner son procès; avoir de la peine à (et non de) marcher; j’ai peine à (et non de) voir clair dans tout ceci.

3. Ne dites pas: ce n’est pas les peines ou cela ne vaut pas les peines de vous déranger pour si peu; dites, ce n’est pas la peine, cela ne vaut pas la peine de…

4. Ne dites pas: donnez-vous la peine de vous asseoir; dites, veuillez vous asseoir, je vous prie de vous asseoir.—Prononcez pène (è bref) et non pain-ne.

=Peineux, euse=, adj., veut dire qui a de la peine, qui est triste; mais il ne signifie nullement, dans le sens wallon, capot, confus, interdit, penaud, interdit, décontenancé.—_Semaine peineuse_, la semaine sainte. (BESCHERELLE).

=Pelard= (_bois_), chêne dont on a ôté l’écorce pour faire du tan (_pelwai_ en wall.)

=Peler=, v. a. et n., ôter le poil, la peau; il ne double point l’l: ce velours se pèle.—Prononcez peler (e muet) et non pèler.—Voyez éplucher.

=Pèlerin, ine=, s.; pèlerinage, pèlerine, s. f. (vêtement de femme):—écrivez et prononcez ces mots avec un accent grave et non un accent aigu (Acad.)—Ne dites pas non plus pèlèrin, pèlèrinage, pèlèrine, ni pélérin, pélérinage, pélérin, mais pèlerin, pèlerinage, pèlerine (le second e est muet).

=Pelle=, s. f., ustensile de cuisine pour frire, fricasser; ce mot n’est pas français; dites poêle et prononcez poale.—Une pelle (prononcez pèle) est un instrument de fer ou de bois, large et plat à long manche: pelle de four, pelle à feu, pelle de jardin.

=Pellicule=, s. f. peau très-mince, il se forme une pellicule (ou mieux peau) sur le lait bouilli, sur l’encre; il y a dans un œuf deux pellicules, celle qui tapisse intérieurement la coque, et celle qui enveloppe le jaune.—On prononce les deux ll.

=Pelure=, s. f., peau, enveloppe de certains fruits, de certaines légumes: pelure de pomme, de poire; du vin couleur de pelure d’oignon.—Ne dites pas pelate, pelote.—Voyez éplucher, écaler.

=Pénal, ale=, adj., qui assujettit a des peines; il n’a point de pluriel masculin; quelques grammairiens pourtant disent des codes pénals.

=Pénates=, adj. et subst.:—_les dieux pénates_ ou les pénates, demeure, habitation;—ce mot est masculin et ne s’emploie qu’au pluriel: je reverrai mes pénates chéris.

=Pendant que, Tandis que.=—_Pendant que_ marque simplement la simultanéité de deux événements, de deux choses: pendant que vous étiez en Espagne, j’étais en Italie.—_Tandis que_ marque non pas précisément la simultanéité de deux événements et de deux choses, mais une opposition, soit entre les temps que cette conjonction indique et un autre temps exprimé ou sous-entendu, soit entre deux actions qui se font simultanément: vous faites fort bien tandis que vous êtes jeune de travailler à vous instruire, quand vous serez vieux il ne sera plus temps; tandis que vous vous divertissez, je me consume dans le chagrin.

=Pendre=, v. a.—Ne dites pas: il était pendu après son père; dites, il était pendu au cou de son père, ou, selon le sens, il s’accrochait à son père.

=Pendule=, s., est masculin, lorsqu’il signifie le poids suspendu qui, lorsqu’il est mis en mouvement, fait des oscillations régulières;—il est féminin, lorsqu’il désigne une petite horloge de salon: la pendule est arrêtée.

=Pêne=, s. m.—C’est le morceau de fer qui sort de la serrure et s’engage dans un crampon, (_gâche_) pour fermer une porte; le pêne de cette serrure est usé.—Voyez cliche.

=Pensée=, s. f., opération de l’intelligence: une pensée généreuse: prononcez pensée (é long) et non pensé-ïe.—Voyez ée, ie, ue, oue.

=Penser=, v. n.—Ne dites pas: j’ai d’autres choses à penser; dites, j’ai à penser à bien d’autres choses.

2. Ne dites pas: il n’a que lui à penser; dites, il n’a à penser qu’à lui.

=Pensum=, s. m., au pluriel pensums, surcroît de travail qu’on exige d’un écolier pour le punir: on lui a donné pour pensum dix verbes à faire; il a eu trois pensums cette semaine.—Prononcez pinsome.

=Pentacorde=, s. m., lyre à cinq cordes;—_pentagone_, adj. et s. m., à cinq angles;—_pentamètre_, adj. et s. m., vers latin de cinq pieds;—_pentandrie_, s. f., classe de plantes;—_pentapole_, s. f., contrée qui a cinq villes principales;—_pentateuque_, s. m., nom collectif des cinq premiers livres de la Bible:—_Pent_ se prononce pènt dans tous ces mots. (Acad.)

=Pentecôte=, s. f., fête chrétienne; prononcez pant’côte (ô long).

=Pépie=, s. f., petite peau blanche qui vient au bout de la langue des oiseaux et les empêche de boire; ne dites pas pépi, pipie.

=Pepin=, s. m., semence qui se trouve au centre de certains fruits: un pepin de pomme, de raisin, de groseille: écrivez et prononcez pepin (e muet) et non pépin (Acad.);—plusieurs lexicographes écrivent néanmoins pépin.—Le nom propre Pépin s’écrit ordinairement avec un accent aigu.

=Pépinière= (et non pepinière), s. f., plant de petits arbres: planter une pépinière.—Prononcez pépinière et non pépi-gnière.—Voyez ni.

=Pequet=, s. m. (mot wall.), rameau de verdure qu’on attache à une maison pour annoncer qu’on y vend des boissons; en français, on dit bouchon: un bouchon de cabaret;—ce mot se dit quelquefois pour le cabaret lui-même: il n’y a dans ce village qu’un mauvais bouchon. (Acad.)

=Percale=, s. f.—Ne prononcez pas percaille, mais percale et écrivez percale, percaline;—on écrit aussi, mais moins bien, perkale, perkaline.

=Perce-neige=, petite plante à fleurs blanches qui fleurit en hiver;—ce mot est féminin: une perce-neige, des perce-neige. —Prononcez perce-neige et non perce-neiche.

=Percepteur, Précepteur.=—Un percepteur est celui qui est chargé de recouvrer (de percevoir) les impôts, les deniers, les revenus; il n’a pas de correspondant féminin.—Un précepteur est celui qui est chargé de l’instruction et de l’éducation d’un enfant, d’un jeune homme; ce mot n’a pas de correspondant féminin; il peut cependant se rapporter à un substantif féminin: les femmes sont les vrais précepteurs du bon ton et du bon goût.

=Percer=, v. a.—Ne dites pas: voilà une pipe bien percée; dites, bien culottée.

=Percha= (_gutta_): voyez gutta-percha.

=Perclus=, adj., impotent, qui a perdu l’usage d’une partie de ses membres: il est perclus de tous ses membres; cette femme est percluse d’un bras.—Le féminin est percluse et non perclue.

=Perderai=, perderais, barb.; écrivez et prononcez perdrai, perdrais.

=Perdreau=, s. m., jeune perdrix de l’année;—_une perdrix_ (féminin) est une gallinacée qui a plus d’une année.

=Père=, s. m., frère, etc.: prononcez père, frère, prière, (è ouvert) et non pére, frére, priére.

=Perfection=, s. f.—Ne dites pas: il travaille à la perfection; il joue du piano à la perfection; dites, en perfection.

=Péril=, s. m., risque, danger: L’l est mouillée ainsi que dans périlleux, périlleusement.

=Période=, est masculin et féminin: il est féminin, lorsqu’il signifie une révolution qui se renouvelle régulièrement;—un circuit d’un nombre d’années déterminé;—une phrase composée de plusieurs membres.—Il est masculin, lorsqu’il se dit du plus haut point où une chose, une personne puisse arriver, est arrivé: Napoléon est arrivé au plus haut période de la grandeur; cet homme est au dernier période de la vie.—Il se dit aussi d’un espace de temps indéterminé: un long période de temps; dans un court période. (Acad.)—Prononcez période et non périote.

=Péripétie=, s. f., dénouement du drame: prononcez péripécie.

=Périr=, v. neutre.—Dans les temps composés, il prend l’auxiliaire avoir (Ac.); cependant quelques écrivains l’ont conjugué avec être: tous ceux qui étaient sur ce navire sont péris.—L’Académie ne se sert que de l’auxiliaire avoir.

2. Périr étant un verbe neutre, ne dites pas: ce sont les mauvaises fréquentations qui ont péri ce jeune homme; dites, ce sont… qui ont perdu… (Wall.)

=Persan, ane, Perse.=—_Perse_ se dit des habitants de l’ancienne Perse;—les habitants de la Perse moderne s’appellent Persans, ce qui n’empêche pas qu’on ne donne aussi la qualification de Persan aux anciens Perses.

=Persécuter=, persécution, persécuteur, persévérer, persévérance, persistance, persister:—dans tous ces mots, l’s étant précédée d’une consonne, se prononce dure, comme dans si, son, sa, ses.

=Persil=, s. m., plante potagère: prononcez perci et non percile.

=Personne=, s. f.—Ne dites pas: n’y a-t-il personne d’autre à la maison? personne d’autre que…; dites, n’y a-t-il pas d’autre personne? personne autre que… Voyez rien d’autre.

2. Ce mot est féminin, quand il désigne un individu déterminé et peut être remplacé par homme, femme: deux personnes différentes me l’ont assuré; une personne, deux personnes; je ne connais aucune personne aussi heureuse que cette femme.

3. Il est masculin, quand il est pris d’une manière indéterminée: personne oserait-il le nier? je ne connais personne d’aussi heureux que cette femme.

=Perspective=, s. f., t. de peint.: écrivez et prononcez perspective et non perspectife, perpective.

=Persuader=, persuasion: prononcez l’s dure puisqu’elle est précédée d’une consonne: perçuader, (l’a est bref) perçuasion et non perzuader, perzuasion.

=Perte=, s. f.—Ne dites pas: j’ai fait de grandes dépenses à pure perte, mais, en pure perte.

=Peser=, pesant, pesanteur, peseur, peson:—prononcez pezer, pezant, pezanteur, etc. (e muet), et non pèzer, pèzant, pèzanteur.

=Pétale=, s., chacune des pièces qui composent la corolle d’une fleur; ce mot est masculin: un pétale blanc.

=Pétaud= ou =Petaud=, s. m.—Ce mot n’est usité que dans cette locution: c’est la cour du roi Pétaud, c’est-à-dire, un lieu de confusion, de désordre où personne ne s’entend.

=Pétaudière= ou =Petaudière=, s. f., lieu où chacun veut être maître, où il n’y a que désordre et confusion: cette classe est une vraie pétaudière.

=Péter=, v. n., se dit figurément de certaines choses qui font un bruit subit et éclatant: le bois de chêne pète dans le feu; le laurier et le sel, jetés dans le feu, pètent; cette boite, cette fusée, ce fusil, ce pistolet etc., pètent bien; cette bouteille de vin mousseux a bien pété; une corde de son violon, de sa harpe vient de péter; ce vin fait péter les bouteilles. (Acad.)

2. Il signifie aussi éclater, faire explosion: son fusil, son pistolet lui a pété dans la main. (Acad.) Mais il ne faut pas l’employer dans le sens fêler, s’étoiler: il ne faut pas exposer ce vase à la gelée, il se fêlerait; un verre fêlé; carreau de vitre étoilé (fêlé en forme d’étoile); prenez garde que vos bouteilles ne s’étoilent.

3. Ne dites pas, des pommes de terre pétées, dites des pommes terre grillées.

4. On écrit et on prononce péter et non pèter; on ne redouble pas le t devant e muet: il pète, il pétera.

=Petiller=, v. n., éclater avec bruit; dans ce mot et dans petillant, petillement, les ll sont mouillées: plusieurs écrivent et prononcent pé au lieu de pe.

=Pétiole=, s. masc., queue de feuilles; pétiolé, adj.; porté par un pétiole:—prononcez péciole, péciolé.

=Petit, Long.=—N’employez pas petit pour court, ni long pour grand; dites, cet habit est trop court, et non trop petit; cette femme est grande, et non cette femme est longue.—Prononcez petit (e muet) et non pètit.

2. Un petit homme, est un homme de petite taille;—un homme petit, est un homme sans cœur, sans dignité, sans esprit.

3. Petit peu (un), un tout peu, un tant soit peu: ces locutions ne sont pas françaises; dites, un peu, très-peu, bien peu, tant soit peu, un tantinet.—Toutefois, dans la conversation, on admet petit peu comme représentant mieux la petitesse de la quantité.

4. Petit à petit.—_Il a fait sa fortune petit à petit_.—Ne dites pas de petit à petit.

=Petto= (=in=), en secret, dans l’intérieur du cœur: prononcez ine pet’to; les deux tt se prononcent.—Voyez in-petto.

=Pétulant, te=, adj., signifie remuant, vif, impétueux, brusque, et non mutin, têtu; il est fort pétulant; il est d’un naturel pétulant, d’un caractère pétulant (remuant);—_voyez le petit mutin_ (et non pétulant).

=Peu=, adv.—Dans le langage familier un peu est quelquefois explétif et sert à adoucir l’impératif: dites-moi un peu; venez ici un peu, que je vous parle; voyons un peu comment vous vous y prendrez. (Acad.)—Les flamands doivent se garder de rendre ce un peu, par seulement, une fois.

2. Ne dites pas un peu du pain, mais un peu de pain.

=Peuple=, s. m., nation, populace: prononcez peuple (eu bref) et non peupe, peupèle.

=Peur=, s. f.,—N’employez pas ce mot dans le sens de soin, avoir soin: cet écolier a soin de ses livres et non, a peur de ses livres. (Wall.)

2. Ne dites pas: vous feriez peur les gens; dites, vous feriez peur aux gens.

3. Ne dites pas: vous m’avez fait prendre une peur; dites, vous m’avez fait peur.

=Peut-être=, adv.—Prononcez peut-être (eu bref) pour le distinguer de (cela) peut être où l’eu est long; ne dites pas peut-ête, peut-êtère.

=Ph=, se prononce comme f: Philippe (_fi-lipe_ et non flipe); phare (_fare), philosophie_ (_filosofie_).

=Phébus=, s. m., Apollon, le soleil (en style poét.), style obscur et empoulé: vous croyez avoir fait du sublime et ce n’est que du phébus.—Prononcez fébuce.

=Phénix=, s. m., oiseau fabuleux qui renaissait, dit-on, de ses cendres; personne unique ou rare dans son espèce: vous êtes le phénix des hôtes de ce bois.—Prononcez fénikce et non fénik, fénice.

=Phrase=, s. f., assemblage de mots formant un sens: une belle phrase.—Prononcez frâze (â long) et non frâce.

=Piailleur, euse=, s., celui ou celle qui ne fait que piailler, crier continuellement par dépit ou par méchanceté: cet enfant est un piailleur.—Ne dites pas piaillard.

=Piane-piane=, adv., lentement, à pas comptés: marcher piane-piane: on ne prononce point les e.

=Piano= ou =Forte-piano= ou =Piano-forte=, s. m., instrument de musique à clavier: on prononce forté et piano (_ia_ bref et diphth.) et non pî-anno, pi-âno.

2. Piano, s. m., adj. et adv., terme de musique, doux, doucement, avec douceur.—Le pluriel est pianos.

=Piauler=, v. n., se dit des enfants qui se plaignent en pleurant: cet enfant ne fait que piauler.

=Pic=, s. m. (prononcez pique).—Ce mot a plusieurs significations bien distinctes.—Le pic est un instrument de fer courbé et pointu vers le bout, et dont on se sert pour casser des morceaux de rocher et pour ouvrir la terre: il faut un pic pour ouvrir cette terre remplie de cailloux.

2. Pic, en terme de géographie, se dit des montagnes très-hautes: le pic de Ténériffe.

3. Pic est un oiseau grimpeur qui perce l’écorce des arbres avec son bec, pour chercher des vers et des insectes.

4. Enfin pic est un terme de jeu de piquet.—Il ne faut pas le confondre avec pique qui signifie une des couleurs du jeu de cartes, et est également masculin: il tourne du pique ou de pique ou pique.

=Picorée=, (la), a le même sens que le mot maraude; mais on dit aller à la picorée et non pas en picorée, quoiqu’on dise aller en maraude plutôt que aller à la maraude.—_Picoreur_, s. m., qui va à la picorée: ce mot n’a pas de correspondant féminin.—V. maraude.

=Picot.=—Ne dites pas: cet enfant est tombé dans les picots; dites, dans les orties.

=Pie=, s. f., oiseau de la famille des corbeaux; prononcez pî (_î_ long) et non pi-ïe.

2. =Pie=, adj., pieux; il n’est usité qu’avec le mot œuvre, œuvre pie, c’est-à-dire, œuvre de charité faite en vue de plaire à Dieu.

=Pièce, Place.=—Dites un appartement composé de quatre pièces et non de quatre places: prononcez pièce (è grave mais bref) et non piéce.

=Pied=, s. m.—Ne dites pas: j’ai voyagé, j’ai fait le chemin de pied, je suis venu de pied; dites j’ai voyagé,… à pied.

2. On peut dire par hypallage: il n’avait point de souliers dans ses pieds, au lieu de: il n’avait point ses pieds dans des souliers. (Acad.)

3. Pied bot (_bot_ n’a pas de féminin), pied contrefait: avoir un pied bot:—il se dit également d’un homme qui a le pied contrefait: les deux frères sont pieds bots; ne dites pas pied à boule ni pitabole.

4. De plain-pied, locut. adv., sans monter ni descendre: on va dans cette chambre de plain-pied.—N’écrivez pas de-plein-pied et ne dites pas de plat pied.

5. Pied droit.—Ne dites pas, j’ai un pied droit pour mesurer; dites, … un pied de roi.

=Piedsinte= ou =Piedsente=, n’est pas français; dites sentier.

=Piége=, s. m., embûche: prononcez piège (è ouvert) et non pièche.—Voyez tendre et ége.

=Pierre, Pierrette.=—Ne dites pas des pierres d’abricot, des pierrettes de cerise, etc.; dites des noyaux d’abricot, de cerise.—On nomme pierre une espèce de gravier qui se trouve dans certaines poires: ces poires ont beaucoup de pierres.—Voyez noyau et amande.

2. Pierre d’achoppement, danger, obstacle; ne dites pas pierre d’achoquement.

3. On écrit un tailleur de pierre et non un tailleur de pierres, homme qui taille la pierre et non le bois ni le fer; mais on dira un casseur de pierres, homme qui casse les pierres.

=Piété=, s. f., dévotion; ce mot n’a pas de pluriel.

=Piètre=, adj., mesquin, chétif et de nulle valeur dans son genre: un habit piètre, un piètre ouvrier; ne dites pas peutre.—Prononcez piè-tre (_piè_ diphth.) et non piète, piètère.

=Pieux, se=, adj., qui a de la piété:—prononcez pi-eu (deux syll.) pour le distinguer de pieu (pièce de bois pointue) qu’on prononce pieu (en une seule syll.)

=Pile=, s. f., se dit de celui des deux côtés d’une pièce de monnaie où sont empreintes les armes du souverain; le côté opposé se nomme croix ou tête: n’avoir ni croix ni pile; jouons, jetons à croix-pile qui l’aura; que retenez-vous, croix ou pile?

2. Pile, s. f., soufflet, taloche: ce mot n’est pas français.

=Piler=, v. a., écraser, broyer; écrivez et prononcez piler et non piller (ll mouillées).—Le vase de métal, de pierre, de faïence, etc., dans lequel on pile, se nomme mortier: un mortier de cuivre sert d’enseigne à ce pharmacien.—Le pilon est l’instrument dont on se sert pour piler dans un mortier: un pilon de fer, de bois.

=Pilotis=, s. m., grosse pièce de bois pointue qu’on fait entrer en terre avec force pour asseoir les fondements d’un édifice, etc.; ne dites pas pilote, qui signifie, celui qui gouverne un vaisseau: Amsterdam est bâti sur pilotis et non, … sur pilotes.

=Pince, Pincette=, s. f.—_Pince_ se dit d’une sorte de longues tenailles dont on se sert pour remuer les grosses bûches dans une cheminée: il faut prendre cette bûche avec la pince.—Il se dit également dans plusieurs arts ou métiers, de certaines tenailles, les unes grosses, les autres petites, qui servent à différents usages: les taillandiers, les serruriers ont de grosses pinces pour tenir leur ouvrage, quand ils le mettent au feu; les horlogers, les arquebusiers ont de petites pinces pour prendre et placer les goupilles et autres pièces légères.—_Pince_ signifie aussi un barre de fer aplatie par un bout, et dont on se sert comme d’un levier: lever une grosse pierre avec une pince.

2. Pincette, s. f., et plus ordinairement pincettes (au plur.), ustensile de fer à deux branches égales, dont on se sert pour accommoder le feu: attiser le feu avec des pincettes. On dit aussi tenailles dans ce sens.—Il se dit encore d’un instrument de fer, dont on se sert pour s’arracher le poil: il se fait la barbe avec la pincette.—Il se dit également, dans plusieurs arts ou métiers, de petits instruments de fer à deux branches, dont on se sert pour prendre ou pour placer certains objets qu’on ne pourrait ni prendre ni placer facilement avec les doigts.—Ne dites point épince, épincette.—Voyez tenaille.

=Pinçon, Pincée, Pinson.=—_Pinçon_, s. m., se dit de la marque qui reste sur la peau quand on a été pincé: je me suis fait un pinçon en fermant cette porte. Mais on dit avoir l’onglée et non des pinçons, lorsqu’on veut parler de certaines douleurs qu’on ressent au bout des doigts quand on y a eu fort froid: je ne puis pas écrire, j’ai l’onglée.—_Pincée_, s. f., se dit de ce qu’on peut prendre de certaines choses en les pinçant entre deux ou trois doigts: une pincée de sel.—Le pinson, s. m., est une sorte de petit oiseau: gai comme un pinson.—Voyez pensum.

=Pipe=, s. f.—Dites pipe bien culottée, et non pipe bien percée ni bien passée.

=Piquanterie=, n’est pas français: il faut dire picoterie, pour signifier des paroles malignes et de nature à blesser; picoter c’est faire des picoteries; il m’impatiente par des picoteries continuelles; il l’a picoté pendant toute la soirée.

=Pique-assiettes=, n’est pas français; dites piqueur d’assiettes, piqueur de table ou écornifleur, pour désigner celui qui cherche à manger aux dépens d’autrui.

=Piqûre=, s. f., petite blessure que fait une chose ou un animal qui pique: écrivez piqûre (avec un accent circonflexe) et non piqure.

=Pire, Pis.=—_Pire_, adj. comparatif de mauvais, (plus mauvais); au superlatif on dit le pire (le plus mauvais).—_Pis_, adv. comparatif de mal (plus mal); le superlatif est le pis.—Servez-vous de pire, lorsque, en reversant le sens de la phrase, vous diriez meilleur, et de pis, si c’est mieux que vous emploieriez:—tant pis (tant mieux); il va de mal en pis (en mieux); le pis (le mieux) que j’y trouve; il est bien pire (bien meilleur) qu’il n’était; de deux maux, il faut éviter le pire (le meilleur); ils sont pis que (mieux) jamais ensemble.

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