La tombe de fer
Conclusion
J’étais resté deux jours et deux nuits dans la demeure du vieux sculpteur. Son long et triste récit avait plus d’une fois fait couler mes larmes ; et avant même d’avoir entendu la fin de l’histoire de sa vie, une si profonde admiration s’était élevée en moi, que je ne pouvais plus le regarder sans être ému de vénération et de respect.
Au moment où j’allais partir, je serrai une dernière fois, avec une ardeur fébrile, les mains du vieillard, qui était pour moi la personnification vivante de l’espérance et de l’amour, et qui m’avait fait comprendre l’étonnante puissance du souvenir.
Mon chemin me conduisit à travers le cimetière : je m’arrêtai près de la tombe de fer, et je contemplai longtemps, oublieux de moi-même comme dans un rêve, ces fleurs aussi vivaces et aussi fraîches encore après quarante ans que la mémoire de celle dont elles ombrageaient les
429
cendres...
Peu à peu, ma tête pencha plus profondément sur ma poitrine, et je répandis des larmes silencieuses sur la tombe de la douce Rose, la victime d’un amour chaste et infini...
Et, continuant ma route, je remerciai Dieu d’avoir donné à sa faible créature l’espérance qui ne meurt jamais, comme un ange gardien, et le souvenir toujours renaissant, comme une source intarissable de consolation et de force !
430
431
Cet ouvrage est le 792 e publié
dans la collection À tous les vents
par la Bibliothèque électronique du Québec.
La Bibliothèque électronique du Québec
est la propriété exclusive de
Jean-Yves Dupuis.
432
Vous avez terminé La tombe de fer
Henri Conscience
Des livres comme celui-ci
-
Le Gentilhomme pauvre
-
Conscience
-
Histoire de deux enfants d'ouvriers
-
Sous les tilleuls
-
L'Ame de Pierre
-
La conscience dans le mal: roman
Après le livre
Pages fournies avec cette édition, gardées ici pour référence.