Le projet d'urbanisation du SI

Christophe Longépé · Chapitre 4 sur 15

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Le projet d'urbanisation du SI

Chapitre 2. La métaphore de la cité

Chapitre 2

 

La métaphore de la cité

 

2.1. Pourquoi s'attarder sur cette

métaphore ?

 

La métaphore de la cité et plus particulièrement le vocabulaire, les règles et les principes de l'urbanisme des villes ont été largement utilisés dans le domaine des systèmes d'information en raison de la similitude de la problématique de départ : comment refaire, moderniser, comment profiter à bon escient des avancées technologiques sans faire table rase du passé, dans des limites de coûts maîtrisés, tout cela en maintenant la vie dans la cité pendant les travaux ?

Le néophyte peut cependant se demander si, au-delà d'une similitude de surface, se cachent des points communs plus profonds et si, finalement, l'usage pour les systèmes d'information de concepts issus de l'urbanisme des villes correspond à une réelle similitude au niveau de la substance, et pas seulement à une habile opération marketing.

Un développement des concepts de l'urbanisme de la cité est donc nécessaire afin de montrer que les ressemblances entre les deux domaines sont grandes et que les enseignements à tirer pour les systèmes d'information justifient pleinement l'usage de cette métaphore.

 

2.2. Le parallèle entre l'urbanisme de la cité

et celui des systèmes d'information

 

Les définitions des termes utilisés pour l'urbanisme de la cité sont extraites du Dictionnaire de l'urbanisme et de l'aménagement, de Pierre Merlin et Françoise Choay, et sont bordés d'un filet et dans une autre police de caractères.

2.2.1. Le plan d'occupation des sols :

élément clé de l'urbanisme

L'un des éléments clés de l'urbanisme des cités est le plan d'occupation des sols (POS).

 

Il s'agit d'un document d'urbanisme, en général à l'échelle d'une commune (exceptionnellement à celle d'un groupement de communes ou d'une fraction de commune), fixant les règles générales d'utilisation du sol qui s'imposent à tous.

 

Le POS est également l'élément phare de l'urbanisme des systèmes d'information. Son échelle est quasiment exclusivement celle d'une entreprise ou d'un organisme, parfois celle d'un domaine de l'entreprise ou de l'organisme, même si d'un point de vue théorique, rien n'empêche d'envisager un POS pour un groupement d'entreprises ou d'organismes. Le POS du système d'information de l'entreprise ou de l'organisme fixe les règles d'utilisation des espaces du système d'information qui s'imposent à tous.

 

Les POS ont pour objet premier de définir de façon précise les droits attachés à chaque parcelle, mais aussi d'organiser le tissu urbain en définissant la destination des constructions, les densités et éventuellement les formules applicables, de localiser les emplacements réservés pour la réalisation d'équipements et de protéger les espaces naturels ou agricoles.

 

Le POS d'un système d'information a aussi pour objet de définir de façon aussi précise que possible les services et les responsabilités attachés à chaque sous-ensemble, mais aussi d'organiser globalement le SI en définissant :

l'objet et, en quelque sorte, la mission des applicatifs le composant ;

les regroupements d'applicatifs en ensembles cohérents ;

les périmètres réservés pour de futurs applicatifs à construire,

notamment pour les applicatifs transversaux.

Les POS doivent être compatibles avec les orientations du schéma directeur et du schéma de secteur et, en l'absence de tels schémas, avec les directives territoriales d'aménagement et, en l'absence de ces dernières, avec les lois d'aménagement et d'urbanisme. Le dossier du POS doit comporter :

– un rapport de présentation qui en constitue l'exposé des motifs, c'est-à-dire qu'il expose et justifie les options retenues ; – des documents graphiques avec le plan parcellaire en fond de plan, qui localisent avec précision les zones auxquelles s'appliquent respectivement les différents règlements, les servitudes, les prescriptions ou dispositions résultant d'autres documents qui s'imposent aux tiers ;

– le règlement qui doit au minimum déterminer l'affectation dominante des sols par zone, en précisant l'usage principal qui peut en être fait et la nature des activités qui peuvent être interdites ou soumises à des conditions particulières, et édicter les prescriptions relatives à l'implantation des constructions par rapport aux voies, aux limites séparatives et aux autres constructions ; – des annexes, dont au minimum les avis des personnes consultées, la liste des emplacements réservés aux équipements publics (et leur implantation précise), la liste des opérations déclarées d'utilité publique, les annexes sanitaires (réseaux d'eau et d'assainissement, élimination des déchets), les servitudes d'utilité publique, le cas échéant les directives d'aménagement national et le plan d'exposition au bruit des aérodromes, ainsi que la liste des lotissements dont les règles d'urbanisme ont été maintenues.

 

Le POS du système d'information doit être non seulement compatible mais être aligné sur la stratégie de l'entreprise ou de l'organisme, et en l'absence d'une stratégie précise, il doit être le reflet des scénarios les plus probables d'évolution des besoins métier.

Le dossier du POS du système d'information doit comporter :

un rapport de présentation synthétisant les orientations structurantes et

justifiant les options retenues ;

un ensemble de cartographies (documents graphiques et commentaires

associés) montrant avec précision les différentes subdivisions du

système d'information et permettant de savoir à quel(s) sous-

ensemble(s) du système d'information s'applique ou non une règle

d'urbanisme donnée ;

les règles d'urbanisme ainsi que la définition de la mission et des

services de chaque zone, quartier et îlot ;

bien évidemment, le POS d'un système d'information comporte aussi

un certain nombre d'annexes comme les comptes rendus d'entretiens, la

liste des personnes et des entités organisationnelles concernées et

interviewées ainsi que diverses listes.

Il est à noter que dans les nouvelles lois d'urbanisme, le POS est remplacé par le PLU (Plan Local d'Urbanisme). Nous faisons le choix de conserver le mot et le sigle POS pour l'urbanisme des systèmes d'information car leur usage est déjà très répandu et ils sont plus puissants pour la métaphore.

 

2.2.2. Le découpage de la cité en sous-

ensembles

 

L'aspect majeur du POS est le zonage, dont le règlement précise les règles et que les documents graphiques localisent avec précision (par parcelles).

On distingue :

– Les zones urbaines, c'est-à-dire celles où la capacité des équipements publics existants ou en cours de réalisation permet d'admettre immédiatement des constructions. Elles sont généralement divisées en plusieurs zones, par exemple le centre urbain, les zones à dominante d'habitat, qui peuvent être diversifiées selon la densité autorisée, les zones à dominante d'activités, voire des zones spécialisées dans l'accueil d'une activité spécifique (par exemple zone portuaire ou industries nuisantes, dangereuses ou insalubres).

– Les zones naturelles, équipées ou non, dans lesquelles l'urbanisation est interdite.

À cette liste, il faut ajouter les espaces réservés pour équipements publics, les espaces boisés classés (le POS peut les classer), les zones réservées aux jardins familiaux en zones urbaines et éventuellement des zonages complémentaires (par exemple secteur

à protéger) ou particuliers (camping, caravanage, pratique du ski et remontées mécaniques).

 

Le découpage du système d'information en sous-ensembles (zones, quartiers et îlots) localisés graphiquement sur la cartographie est également un aspect majeur du POS.

Dans le système d'information, on distingue :

la zone échange, qui gère toutes les acquisitions/restitutions du

système d'information vis-à-vis de son environnement extérieur ;

la zone gisement de données, qui reprend l'ensemble de toutes les

informations dynamiques et pérennes de l'entreprise ainsi que les

services d'accès à ces données et assure la conservation et la

valorisation du patrimoine d'informations de l'entreprise, garantit sa

cohérence et permet son enrichissement dans le temps ;

la zone référentiel des données de l'entreprise, qui regroupe l'ensemble

de toutes les informations communes aux différents éléments du SI

dont le cycle de vie est relativement stable ;

la zone décisionnel, qui regroupe les blocs dédiés aux processus de

pilotage de l'entreprise ou de l'organisme et d'analyse ;

les zones opérations. En général, on trouve une zone opération par

métier principal de l'entreprise ou de l'organisme ;

la zone ressource, qui regroupe les systèmes dédiés à la gestion des

ressources internes à l'entreprise (ressources humaines, comptabilité

générale, etc.).

 

L'urbanisme des villes propose donc d'abord une décomposition en zones, puis en quartiers et enfin en îlots.

Le quartier représente une fraction du territoire d'une ville, dotée d'une physionomie propre et caractérisée par des traits distinctifs lui conférant une certaine unité et une individualité. Les facteurs de différenciation et donc les critères de délimitation des quartiers sont variés :

– la configuration des sites et la topographie : quartier haut et quartier bas ; quartier du centre et quartiers périphériques ; quartier nord et quartier sud, etc. ;

– la période de première construction et les caractéristiques

historiques, architecturales et urbanistiques qui en ont résulté ; – typologie dominante des bâtiments : quartier des hôtels particuliers, quartier pavillonnaire, grand ensemble d'immeubles collectifs, etc. ;

– les fonctions qui y sont exercées principalement : quartier d'affaires, administratif, commerçant, résidentiel, etc. ; – la répartition des groupes sociaux ou économiques : quartier bourgeois, quartier ouvrier, etc. ;

– la séparation des groupes ethniques dans certaines villes : quartier européen, quartier juif, quartier noir.

Il n'existe donc pas de définition univoque et systématique du quartier. Mais force est de constater que la notion de quartier s'impose, le plus souvent, comme la résultante des mécanismes de différenciation morphologique, économique et sociale qui affecte les espaces urbains au fur et à mesure du développement des villes.

 

Le quartier du système d'information est une fraction d'une zone qui est elle-même une fraction de système d'information. Un quartier est un regroupement d'îlots et regroupe des composants homogènes quant à la nature de l'information traitée. Un quartier va typiquement correspondre à ce que l'on appelle communément un sous-système. Le quartier du système d'information est donc, comme le quartier de la cité, doté d'une physionomie propre et caractérisé par des traits distinctifs lui conférant une certaine unité et une individualité (couplage faible et cohérence forte). Comme lui également, il n'y a pas de définition parfaite permettant de distinguer à coup sûr et de manière scientifique un quartier du système d'information.

 

L'îlot est quant à lui la plus petite unité de l'espace urbain, entièrement délimitée par des voies (souvent appelés « pâtés de maisons » dans le français courant, blocks dans les pays anglo-saxons et germaniques, cuadras dans l'Amérique du Sud, etc.). En dessous de l'îlot, on trouve des parcelles correspondant à des entités atomiques (terrain nu, maison, immeuble d'habitation, etc.). Dans tous les cas, l'ensemble parcellaire constitue un canevas continu, sans vides intercalaires. La parcelle, portion de l'espace,

est aussi une unité de propriété et, à ce titre est liée à la notion de cadastre.

 

L'îlot est aussi le plus petit niveau de décomposition du système d'information (dans le cadre du projet d'urbanisation). Entité remplaçable du système informatique susceptible d'être développée ou achetée séparément. Un îlot recouvre une « activité », correspond à une finalité fonctionnelle et comprend des traitements et des accès à des données pour cette finalité. Les traitements au sein de l'îlot sont effectués indépendamment du chemin suivi par l'information en amont ou en aval de l'îlot. Un îlot émet des résultats normalisés exploitables par d'autres îlots. Un îlot va typiquement correspondre ˆ :

une application ou une grande fonction applicative (développement

spécifique) ;

un progiciel ou un module d'un progiciel.

En dessous de l'îlot, on trouve des applicatifs qui sont des unités atomiques et qui doivent faire l'objet d'une architecture interne, mais c'est alors du ressort de l'architecte et non de l'urbaniste.

 

2.2.3. Les règles d'urbanisme

 

Une règle d'urbanisme est une disposition juridique qui figure au règlement du POS qui édicte :

– soit une interdiction, par exemple interdiction de construire ou de lotir ;

– soit des règles ou limitations relatives à l'occupation du sol : ces règles peuvent en particulier concerner les voies privées, les règles de dessertes par les réseaux, les caractéristiques des terrains (surface, linéaire de façade) pour être constructibles, l'implantation des bâtiments sur la parcelle (distances par rapport aux voies et aux limites des parcelles voisines), des règles d'emprise au sol (coefficient d'emprise au sol qui est la part maximale de la surface de la parcelle qui peut être construite), hauteur maximale des constructions, voire leurs aspects extérieurs (matériaux, couleurs, clôtures) ;

– soit une prescription, par exemple obligation de réaliser un certain nombre de places de stationnement ou de planter.

 

En informatique, une règle d'urbanisme est une règle à respecter et figurant au POS du système d'information :

certaines sont des interdictions. Par exemple, il est interdit d'accéder à

un bloc sans passer par sa prise ;

certaines sont des règles ou des limitations. Par exemple, une donnée

doit être sous la responsabilité d'un et d'un seul bloc ;

certaines sont des prescriptions. Par exemple, tout bloc doit comporter

une prise.

 

2.2.4. La procédure d'élaboration du POS

 

La procédure d'élaboration du POS est une procédure conjointe entre commune et État.

Cette procédure placée sous l'autorité du maire comporte six étapes :

– délibération du conseil municipal prescrivant l'élaboration du POS et déterminant les modalités d'association des personnes publiques autres que l'État ;

– arrêté du maire fixant les modalités d'association ; – délibération du conseil municipal arrêtant le projet de POS ; – arrêté du maire rendant public le POS ;

– arrêté du maire fixant l'enquête publique ;

– délibération du conseil municipal approuvant le POS.

 

La procédure d'élaboration du POS d'un système d'information est similaire à celle du POS de la cité et comporte typiquement les étapes suivantes :

élaboration et diffusion d'une note de lancement ;

rédaction du plan d'assurance qualité de l'étude ;

réalisation de l'étude ;

validation du POS par le comité de pilotage de l'étude ;

diffusion ;

validation par le comité de direction du système d'information.

2.2.5. Le contrôle du respect du POS

Le contrôle du respect du POS de la cité repose essentiellement sur deux dispositifs, le permis de construire et le permis de démolir :

 

– le permis de construire est l'autorisation administrative préalable nécessaire avant une opération de construction ; – le permis de démolir est l'autorisation administrative préalable nécessaire avant la démolition de bâtiment.

 

Ces mêmes notions sont utilisées pour contrôler le respect du POS du système d'information.

 

2.2.6. L'infrastructure

 

L'infrastructure désigne l'ensemble des installations réalisées au sol ou en souterrain permettant l'exercice des activités humaines à travers l'espace. Elles comportent notamment : – les infrastructures de transport : voirie et stationnement ; chemin de fer et métro ; rivières, canaux et ports ; aéroports, etc. ; – les aménagements hydrauliques énergétiques et de communication ;

– les réseaux divers (eau, assainissement, électricité, gaz, téléphone) ;

– les espaces collectifs aménagés (parcs, jardins, cimetières, terrain de sport).

 

On distingue :

 

– les infrastructures primaires, qui ont un rôle pour toute la ville ou une région ;

– les infrastructures secondaires, qui concernent un quartier ou une opération ;

– les infrastructures tertiaires, qui concernent un groupe de logements, un équipement, une entreprise d'activités, etc.

L'équivalent est l'infrastructure technologique du système d'information, qui représente l'ensemble des installations de matériels et de logiciels réalisés pour permettre aux applications informatiques automatisant les processus métier de s'exécuter dans des conditions satisfaisantes pour l'usager. Elles comportent notamment :

les réseaux locaux ou longue distance ;

les plates-formes matérielles ;

les logiciels de base (système d'exploitation, SGBD, middleware, etc.).

On distingue :

les infrastructures technologiques primaires, qui ont un rôle pour

l'ensemble du SI ;

les infrastructures technologiques secondaires, qui ont un rôle pour une

zone ou quelques quartiers du SI ;

les infrastructures technologiques tertiaires, qui ont un rôle pour un

îlot, voire un applicatif du SI.

 

2.2.7. Les métiers

 

L'urbaniste est le spécialiste de l'urbanisme (la science, art et/ou technique de l'organisation spatiale des établissements humains), c'est-à-dire de la pratique de l'aménagement des villes. Profession autonome ou spécialisation professionnelle, cette alternative fait l'objet d'un débat reflétant la multiplicité des activités comprises sous le terme d'urbanisme et la diversité des auteurs qui ont tenté de définir l'urbanisme comme un champ spécifique. L'urbanisme met en jeu des compétences et des savoirs multiples qui se disputent la prééminence.

L'architecte travaille sur une parcelle alors que l'urbaniste travaille au niveau d'une cité, d'une zone, d'un quartier, d'un îlot. L'architecte est celui qui dresse les plans d'un édifice, en dresse les devis et en dirige la construction. Cet art adapté aux édifices peut être étendu à la réalisation des villes ou des quartiers de villes. On parle alors d'architecte urbaniste.

L'un des plus célèbres urbanistes français est le baron Hausmann.

Hausmann, préfet de Napoléon III, a fait subir une mutation à l'espace parisien, afin de l'adapter aux exigences de l'ère industrielle, donnant à la vie l'aspect que nous lui connaissons aujourd'hui. Il a taillé dans le vif du tissu ancien, beaucoup détruit. Mais il a fait exécuter le premier plan global de Paris avec courbes de niveau. Le premier, il a traité la ville comme une totalité, la concevant comme un ensemble de systèmes interconnectés : systèmes de voies de circulation, des espaces verts, des adductions d'eau et des égouts.

 

Comme pour la cité, il y a bien souvent confusion entre urbaniste et architecte. Pour notre part, nous différencions l'urbaniste, qui conçoit et fait évoluer le système d'information d'un point de vue global, qui élabore le POS et l'architecture d'ensemble, de l'architecte, qui élabore les plans d'un édifice et travaille donc dans le cadre général fixé par le POS sur un îlot ou même une parcelle. Cette différence étant établie, la confusion persiste parfois essentiellement du fait de la pénurie d'urbanistes de système d'information, qui amène à faire jouer ce rôle par d'autres profils, notamment des architectes.

 

2.2.8. Un outil de base : la cartographie

 

La cartographie est l'ensemble des études et des opérations scientifiques, artistiques et techniques, intervenant à partir des résultats d'observations ou de l'exploitation d'une documentation, en vue de l'élaboration et de l'établissement de cartes, plans et autres modèles d'expression, ainsi que de leur utilisation. Cette définition, établie par l'association de cartographie internationale, souligne les trois dimensions fondamentales de la cartographie : – la cartographie est scientifique dans ses fondements (l'étude de la forme de la Terre, etc.) comme dans ses méthodes (observation des faits, analyse et exploitation de données numériques et autres), utilisant des méthodes scientifiques anciennes (géodésie, astronomie, etc.) et récentes (informatique, télédétection, etc.) ; – la cartographie est artistique dans sa conception : pour transmettre des informations sélectionnées, la carte utilise des modes de représentation (signes, symboles, couleurs, etc.) dont la

combinaison concourt à l'efficacité, l'esthétique étant à la fois une fin en soi, mais aussi un moyen pour faciliter la transmission du message ;

– la cartographie est technique par les procédés qu'elle emploie : les levés photogrammétriques, l'exploitation des photographies (au sol, aériennes ou de satellites), les mesures sur le terrain, le dessin (rédaction de la carte) et l'impression notamment.

 

Les cartographies sont au cœur de la démarche à suivre pour un projet d'urbanisation de système d'information. On distingue même quatre types de cartographies (cartographie métier, cartographie fonctionnelle, cartographie applicative et cartographie technique, qui seront explicitées dans la suite de cet ouvrage) qui peuvent être réalisés pour décrire le système existant et/ou le système cible. Comme pour la cité, la cartographie d'un système d'information est à la fois :

Scientifique : ne repose-t-elle pas sur un métamodèle ?

Artistique : il s'agit là aussi de communiquer et, partant de là,

l'esthétique est aussi un moyen de faciliter la communication.

Technique : la réalisation s'appuie sur un certain nombre de techniques,

comme les fiches îlots présentées au chapitre 8.

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