
Le retour d’Imray
Un matin, Imray n’est plus là. Sans avertir, sans motif concevable, il disparaît de sa petite station hindoue. On drague les mares, on sonde les puits, on télégraphie jusqu’au port le plus proche, à douze cents milles. Ses fusils et ses chevaux partent à l’encan, et le cercle en parle un mois avant de l’oublier.
Ailleurs, une Chose attend sur le Mall, avec une lanterne allumée. Pansay la montre du doigt, et son compagnon parle de delirium tremens, ou d’hallucinations, pour ce qu’il en sait. Plus loin, des pierres se détachent d’une route, un cheval glisse, et son cavalier reste neuf cents pieds plus bas, sous sa jument. Les pièces d’un navire, la Dimbula, bavardent jusqu’à se résoudre en une seule voix. Traduction de Louis Fabulet et Arthur Austin-Jackson, parue en 1907 chez le Mercure de France.






