Les bonnes combinaisons alimentaires

Lucile Martin-Bordeleau · Chapitre 1 sur 13

Pages du PDF

Les bonnes combinaisons alimentaires

Introduction

 

 

Bonjour, chères amies et chers amis !

Oui, me revoilà ! J’avais pourtant dit NON à ceux et à celles qui me demandaient, il y a quelque temps, si j’écrirais d’autres livres ou si je publierais à nouveau Les bonnes combinaisons alimentaires. Eh bien, j’ai décidé de récidiver, de me faire mentir et de vous livrer, en plus de la technique des bonnes combinaisons alimentaires, le secret de ma bonne forme physique et mentale ! C’est si simple de vivre en santé.

Il sera également question de quelques personnes, parmi tant d’autres, qui ont bénéficié de nos connaissances (mon mari, tout comme moi, naturopathe) et qui ont eu une meilleure qualité de vie.

Dans cet ouvrage, j’aimerais donc aider toutes ces personnes atteintes d’une maladie quelconque (arthrite, rhumatisme, obésité, migraine, constipation, cancer, etc.) à améliorer leur sort et à profiter de la vie.

Partout où je vais, on me dit que je suis chanceuse d’être à mon âge (88 ans) en bonne forme physique et mentale, exempte d’arthrite, d’ostéoporose, etc., et de n’ingurgiter aucune pilule chimique.

En effet, je suis chanceuse. J’arrive d’un voyage de deux semaines à Varadero, Cuba. J’y suis allée seule, comme une grande fille, j’ai profité du beau soleil, de la mer, de la température clémente, des beaux paysages, de la rencontre de gens fantastiques, bref, la belle vie.

Alors, aujourd’hui, en ce beau jour ensoleillé et froid du mois de mars, j’ai le goût de vous dire que je ne suis pas une miraculée de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré ni de l’oratoire Saint-Joseph, mais une simple personne qui, à 40 ans, a amélioré son alimentation par les connaissances acquises en naturopathie.

J’avais donc 40 ans quand mon mari, Gilles Bordeleau, a suivi des cours en naturopathie donnés par Guy Bohémier, président du Collège des naturopathes du Québec et professeur émérite d’un grand savoir. Nous mettions en pratique tout ce qu’il apprenait et c’est alors que tout a changé pour le mieux.

Ce n’est pas tout d’avoir des connaissances, encore faut-il avoir la volonté de les mettre en pratique. Dans la vie, nous avons toujours un choix ; par conséquent, la chance, nous la faisons nous-mêmes. Ici, j’aimerais vous dire que la bonne santé dont je jouis est due aux aliments santé, aux bonnes combinaisons alimentaires et à l’exercice physique. Ce n’est pas tout de manger des aliments même biologiques, il faut savoir avec quoi et quand les manger pour les assimiler, c’est-à-dire les digérer, afin d’en retirer le plus de bienfaits possible. Si nous n’assimilons pratiquement rien, notre organisme n’est pas nourri, devient carencé et accumule des déchets qui conduisent aux différentes maladies. D’ailleurs, je connais des gens qui ne mangent que des produits biologiques et qui ont une haleine repoussante, ce qui signifie qu’ils ne digèrent rien.

En plus des fruits et des légumes que nous mangions déjà en grande quantité, la naturopathie nous a appris à connaître la valeur nutritive des aliments, ce qui nous a menés à manger des aliments moins chimifiés, complets et de culture biologique. Nous avons donc troqué le pain blanc pour du pain complet, le riz blanc pour du riz entier, le café et le thé pour des tisanes ou des cafés de céréales ; nous avons même éliminé le lait. Nous avons en outre connu l’existence des centrifugeuses (extracteur à jus) et, pour couronner le tout, Herbert M. Shelton, un chiropraticien américain, nous a fait découvrir la technique des bonnes combinaisons alimentaires qu’il a élaborée vers les années 1950.

Je le répète : ce n’est pas tout de manger de bons aliments, il faut savoir quand et avec quoi les manger. Cela me fait penser à un chant de mon enfance : « Que sert à l’homme de gagner l’Univers s’il perd son âme ? » À cela, je réponds : que sert à l’humain de manger du ris de veau, des poissons, des fruits, des légumes de très bonne qualité, voire biologiques, s’il n’assimile pratiquement rien ?

Je vous le redis, il n’y a pas cinquante-six moyens d’être en santé ou de la recouvrer ; si nous l’avons perdue, il nous faut adopter la technique des

bonnes combinaisons alimentaires (ici) qui nous fait connaître le fonctionnement du système digestif et, par conséquent, le pourquoi de nos malaises. C’est avec la connaissance que nous pouvons améliorer notre sort. Si, après un repas, nous avons sommeil, nous nous sentons lourds, nous avons des flatulences, nous saurons reconnaître notre « péché » et nous ne le répéterons pas au prochain repas. La maladie ne vient pas du jour au lendemain, comme un accident d’auto. C’est l’accumulation de déchets : 3 mauvais repas par jour, 7 jours par semaine et 52 semaines par année. Notre seuil de tolérance dépassé, nous nous réveillons un bon matin avec de l’arthrite, du rhumatisme, une migraine ou une mauvaise digestion, etc. Nous avons tous un seuil de tolérance : les uns l’atteignent vers 20-30 ans et d’autres, vers 50 ans. Mais lorsque nous l’avons dépassé, c’est comme la goutte qui fait déborder le vase : la maladie s’installe. Bien sûr, avec une bonne alimentation, il faut ajouter de l’exercice physique pour rester souple.

Comme je l’ai mentionné précédemment, c’est vers 40 ans que j’ai commencé à faire de l’insomnie et de la mauvaise circulation sanguine. Je ne pouvais m’endormir sans porter une paire de chaussettes, pourtant je ne buvais que deux tasses de café par jour. Si j’avais cru la médecine traditionnelle qui nous dit : « C’est normal, vous vieillissez », j’aurais accepté mon sort en me gavant de pilules et je ne serais pas là aujourd’hui pour vous dire qu’il est merveilleux, à mon âge, de faire ce que je veux ou presque.

Comme tout le monde, nous pensions, mon mari et moi, bien nous nourrir avec des repas que nous croyions bien équilibrés : beaucoup de fruits et de légumes, des viandes de qualité, des fromages, du pain blanc, du riz blanc, à peu près pas de fast food (un seul hot dog par semaine, le dimanche soir, mon congé de la semaine et un festin pour les enfants). Voici un repas que je pensais santé : une soupe riz blanc et tomates, une salade de légumes avec mayonnaise, poulet, pommes de terre, pois verts, haricots verts, dessert, verre de lait ou café. C’est en enlevant les irritants (riz blanc, dessert, café et lait) que je me suis guérie. Certes, parfois, je fais des écarts, mais pas tous les jours.

 

Quelques cas Même si nous restons vigilants, nous pouvons éprouver certains malaises dus au stress, à la fatigue, aux produits chimiques dans les aliments et l’eau que nous buvons. Alors, un bon jour, je me suis retrouvée avec une tumeur sur l’os du gros orteil, à un point tel que je ne pouvais plus mettre mon soulier. Une tumeur, c’est un amoncellement de cellules mortes. Pour régler le problème, en plus d’être très sévère dans la préparation de mes menus, je bus une tasse de jus de carotte et de céleri fait à la centrifugeuse, 20 minutes avant les repas du midi et du soir. Quatre jours plus tard, la tumeur avait disparu. J’aurais pu me la faire enlever, une opération somme toute bénigne. Pourtant, si je n’avais pas modifié mon alimentation, j’aurais eu des tumeurs à répétition.

Voici un autre cas. Mon mari, un gros buveur de lait, faisait des sinusites à répétition depuis son enfance jusqu’au jour où il a appris, grâce à la naturopathie, que le lait produisait beaucoup de mucus, bouchait les sinus et les oreilles. Un médecin l’avait même opéré, en prétextant qu’il avait la paroi du nez croche, ce qui occasionnait des sinusites. L’opération n’a rien donné. Les sinusites ont réapparu, comme avant. La vraie cause était le lait. Il a donc cessé complètement d’en boire et n’a jamais refait de sinusite. Comme je l’ai dit précédemment, si l’on ne va pas à la cause de ses malaises, on prendra toujours des pilules sans jamais être guéri. D’ailleurs, dans sa pratique, que de cas d’otite mon mari a-t-il guéris en suggérant aux parents de couper le lait. Vous verrez, un peu plus loin, pourquoi le lait n’est pas le meilleur aliment pour la santé.

Je me souviens de cette dame de 80 ans qui souffrait d’ulcères d’estomac. Mon mari, qui traitait avec la méthode des bonnes combinaisons alimentaires (BCA), lui a demandé ce qu’elle mangeait le matin, le midi et le soir. « Petit déjeuner, des rôties avec des bananes, de la confiture ou du sirop d’érable, des céréales avec du sucre et du lait ainsi qu’un café. » Mon conjoint de lui dire : « N’en dites pas davantage. Je sais le pourquoi de vos malaises. » Il lui a expliqué la technique BCA, à savoir que le pain ne se mange pas avec des fruits ou de la confiture. Dix jours plus tard, elle l’a rappelé pour lui dire : « J’aurais dû vous connaître 20 ans plus tôt. Toutes les pilules que le médecin me faisait prendre atténuaient seulement mes malaises, me voici maintenant guérie. »

Mon fils Alain, alors âgé de 10 ans, avait souvent des rhumes qui ressemblaient parfois à du faux croup, ce qui est très inquiétant. Un jour, en état de crise, nous avons appelé le médecin qui a diagnostiqué des amygdales en très piteux état et enflées, et qu’il fallait l’opérer dès qu’il guérirait de son rhume. Quelques semaines plus tard, Alain eut encore un rhume, toujours du genre faux croup. Le médecin revient et dit qu’il faut absolument l’opérer, mais il fallait encore attendre la guérison qui est, en fait, venue d’une tout autre manière. Après sa dernière rechute, nous avons fait l’acquisition d’une centrifugeuse. Sur les conseils de la vendeuse, j’ai préparé à toute la famille un verre de 8 oz (250 ml) de jus de carotte, et ce, tous les jours. Alain n’a jamais été opéré, n’a plus jamais eu de rhume et a continué à grandir en âge et en sagesse (cela, je n’en suis pas si sûre...). Il est le meilleur marathonien du Québec (2 h 14 min 19 s pour 42 km). Tout ce que nous avons dans notre organisme a son utilité. Ce n’est pas en enlevant les amygdales ou la vésicule biliaire que nous serons davantage en santé. Je le répète, il faut aller à la source des malaises qui sont à 99 % dus à l’alimentation. Le directeur de l’école élémentaire de mes enfants m’a dit un jour : « C’est spécial, vos enfants ne sont jamais malades. »

Étant donné son alimentation déficiente (pommes de terre, sauce, pois verts, dessert, lait), mon mari était carencé. Son alimentation était à ce point acide qu’il perçait ses chaussettes sous la plante des pieds ; la senteur qui s’en dégageait était suffocante. Pourtant, c’était un homme d’une très grande hygiène. Il a fait une cure de jus de raisin à la centrifugeuse : un verre de 8 oz (250 ml) le matin avant le déjeuner et un autre le soir, avant le souper. Un mois plus tard, son problème était réglé. Il est allé chercher dans cette cure les vitamines et les minéraux manquants. D’ailleurs, mon mari a fait mentir les médecins qui disaient qu’il ne dépasserait pas le cap des 50 ans. Il a vécu jusqu’à 80 ans, et pas en fauteuil roulant. À 75 ans, on jouait encore au tennis ! S’il n’avait pas amélioré son alimentation, il n’aurait jamais vécu aussi vieux.

Mon frère Gaston a fait une phlébite à 62 ans. Comme il croyait à l’incontournable hérédité, il s’est dit que son tour était venu puisque notre grand-père et notre père étaient morts d’une maladie du cœur à cet âge. Il a été hospitalisé, mais les médecins ne lui prédisaient pas un très long avenir. Par un curieux hasard, les employés de cuisine de l’hôpital sont tombés en grève et la plupart des patients sont retournés à la maison. C’est là que mon mari et moi sommes intervenus. Nous avons donc corrigé son alimentation et avons introduit la prise de suppléments alimentaires : vitamine E, lécithine, vitamine C, tisanes dépuratives. Mon frère a vécu jusqu’à 90 ans ! Que de témoignages de personnes obèses qui ont réussi avec les BCA à retrouver un poids santé.

C’est dommage que les méthodes naturelles ne soient pas plus connues :

alimentation, jeûne[1], cures de jus, cures de fruits, etc. Les listes d’attente dans le système de santé seraient tellement moins longues. La part de la santé dans le budget de l’État serait moins lourde.

Janette, 80 ans, souffrait d’ulcères d’estomac qui ne guérissaient jamais, même après avoir consulté de grands spécialistes dans le domaine qui lui dirent que son problème était psychosomatique. Découragée, elle fit un jeûne à notre centre. Elle a guéri ses ulcères et a su prévenir la formation d’autres, grâce aux cours sur l’alimentation que nous donnions. À 90 ans, elle a téléphoné à mon mari pour lui dire que c’était grâce à lui si elle était encore en bonne forme à un âge si avancé.

Je me souviens de cette jeune femme de 27 ans, aux prises avec des migraines permanentes, qui, selon son médecin, devait les endurer toute sa vie. Après avoir assisté à mon cours sur les bonnes combinaisons alimentaires, elle est revenue la semaine suivante en me disant : « J’ai mis en pratique ce que vous aviez expliqué et cela fait trois jours que je n’ai pas de migraines. »

Je pourrais vous citer plusieurs autres cas qui, en changeant leur alimentation, en faisant un jeûne ou une cure, etc., améliorent leur qualité de vie. Toutefois, après cela, il importe d’adopter la technique des BCA pour ne pas retomber dans les mêmes mauvaises habitudes qui nous ont conduits aux différentes maladies.

Voici d’autres témoignages que j’ai reçus.

« C’était en 1972. J’avais 37 ans. Je souffrais depuis longtemps d’asthme, de bronchite et d’emphysème. J’étais alors curé aux Îles-de-la-Madeleine. Sur les conseils du médecin, je suis parti vivre dans un pays chaud, en Haïti. Ma santé ne s’est pas améliorée. Je me faisais traiter selon les méthodes conventionnelles de la médecine et la maladie s’aggravait. On m’avait même dit que je n’avais plus que quelques mois à vivre et qu’on ne pouvait plus rien pour moi. On me traitait alors à la cortisone et je séjournais sous la tente à oxygène à tout moment. Je correspondais toujours avec mon ami Gilles Bordeleau, naturopathe lavallois, qui me donnait des conseils et m’envoyait des suppléments alimentaires. Mais se faire soigner à distance n’est pas l’idéal. Sur son invitation, je suis allé chez lui pour y faire une cure qui a duré environ 40 jours. Je pesais à peine 100 livres (45 kilos) et je mesurais 6 pieds (1,80 mètre). C’est vous dire que je n’en menais pas large. Par les bons soins prodigués par Gilles et Lucile Bordeleau, grâce à une cure de jus de fruits et de légumes ainsi qu’à des suppléments vitaminiques, j’ai recouvré la santé. Depuis 1974, je fais mon ministère au Mexique. Je m’occupe d’un orphelinat de 30 enfants et je suis en pleine forme. Gros merci à Gilles Bordeleau qui m’a fait connaître les méthodes naturelles de santé. Depuis, j’ai étudié la naturopathie et je suis devenu naturopathe. »

Maurice Roy, prêtre Voluntas Dei

Empalme, Mexico

(Note : Au milieu des années 1980, Maurice Roy a fondé un autre orphelinat à Pascuales, en Équateur. Il est décédé en mai 1998. Il aura vécu 28 ans après avoir été condamné par la médecine traditionnelle.)

« Ayant essayé toutes les méthodes (ou presque) pour maigrir – poudres, diètes protéinées, diète de 500 calories par jour, etc., et me retrouvant au même point, et parfois pire, j’ai opté pour les bonnes combinaisons alimentaires. En plus d’avoir perdu du poids et de m’être stabilisé, je me sens plus en forme. »

Quand nous comprendrons que notre corps est une machine vivante, complexe et merveilleuse qui est régie par des lois bien précises, nous améliorerons notre façon de vivre et de nous nourrir. Ainsi, nous pourrons profiter de la vie à 100 % ou presque, une grâce que je vous souhaite.

Peut-être serez-vous tenté de me dire qu’avec une telle manière de s’alimenter on ne peut plus festoyer, voyager, aller au restaurant, etc. Au contraire, on peut tout faire ou presque et, surtout, en profiter. Cependant, il ne faut pas continuer les mauvais repas ou faire trop d’écarts. Après des vacances, de retour à la maison, une petite désintoxication s’impose : tisanes dépuratives, cure de jus, etc., et reprendre ses habitudes d’une vie saine.

Pour être en bonne santé physique et mentale, il ne faut que deux choses seulement : une alimentation saine selon les bonnes combinaisons alimentaires et l’exercice physique.

OceanofPDF.com