Les Cent Nouvelles Nouvelles, tome I

Thomas Wright · Chapitre 3 sur 21

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Les Cent Nouvelles Nouvelles, tome I

P. 9. La secunde nouvelle. On ne…

P. 9. La secunde nouvelle. On ne trouve ce conte dans aucun ouvrage plus ancien que Les Cent Nouvelles nouvelles; mais Malespini l’a imité dans les Ducento Novelle, nov. 37.

P. 16. La troysiesme nouvelle. Imitée des Facéties de Pogge, p. 64, édit. de 1798. Ce conte a été reproduit souvent sous différentes formes par les conteurs des seizième et dix-septième siècles.—_Monseigneur de la Roche._ Philippe Pot, seigneur de la Roche de Nolay, un des plus intimes et plus fidèles conseillers de Philippe le Bon et de son fils Charles le Téméraire, ducs de Bourgogne. En 1449, on le trouve nommé comme un des échansons du duc Philippe. Plus tard, il avoit l’office de chambellan dans la maison de Bourgogne, sous lequel titre il est mentionné dans un compte de l’année 1457, et il le tenoit encore en 1474. En 1466, Charles le Téméraire lui a donné l’office de capitaine de Lille, et il tenoit en même temps la capitainerie de Douai et d’Orchies. En 1470, le seigneur de la Roche reçut du duc Charles la charge de grand maître d’hôtel et chambellan de Bourgogne. Après la mort de son bienfaiteur, il entra dans la faveur de Louis XI, qui le nomma grand sénéchal de Bourgogne en 1477. Il est mort vers l’année 1498.

P. 26. La quarte nouvelle. Ce conte et les trois suivants se trouvent pour la première fois dans Les Cent Nouvelles nouvelles.

P. 29, l. 15. Sainct Trignan. Sainct Engnan, Verard.

P. 32. Philipe de Loan. Cet individu est mentionné sous le titre d’écuyer d’écurie du duc Philippe le Bon, en 1461, dans un manuscrit de la Bibliothèque impériale, ancien fonds, n. 6702. Verard a toujours changé ce nom en Philippe de Laon.

P. 32, l. 1. Monseigneur Talelot. Thalebot, Verard. C’étoit le célèbre guerrier, sir John Talbot, créé comte de Shrewsbury en 1441. Ses beaux faits d’armes faisoient la merveille du quinzième siècle. Il fut défait et fait prisonnier par Jeanne d’Arc à Patai en 1429, et tué à Châtillon le 20 juillet 1453, à l’âge de quatre-vingts ans.

P. 32, l. 2. Si preux, si vaillant, et aux armes. Ces mots sont omis dans le texte de Verard, qui n’approuvoit pas, sans doute, l’éloge qu’un Bourguignon faisoit de l’ennemi de la France.

P. 33, l. 1. Couroye. A sa ceinture, Verard.

P. 36, ll. 16 et 28. Ciboire. Tabernacle, Verard. Le dernier mot est tout simplement une traduction de l’autre. On seroit porté à croire que le mot ciboire n’étoit plus en usage général à Paris.

P. 38. Par monseigneur de Launoy. Le nom de Jean de Launoy (ou Lannoy) est assez connu dans l’histoire de Bourgogne. En 1451, il fut créé chevalier de la toison d’or, et nous le trouvons plus tard gouverneur de Lille. Il paroît avoir secrètement servi les intérêts de Louis XI, et sa trahison étoit devenue si évidente, qu’en 1464 il fut obligé de se sauver en France, tandis que le comte de Charolois s’empara de son château. Durant le règne de Charles le Téméraire, il étoit en complète disgrâce à la cour de Bourgogne; mais après la mort de ce prince il reprit une grande influence en Bourgogne. Il n’est mort qu’en 1481.

P. 39, l. 3. Maistre curé. Ici et dans la suite, le texte de Verard a toujours substitué le mot prieur au mot curé.

P. 41, l. 7. Mesmes. Au mains, Verard.

P. 43, l. 4. Feste. Foire, Verard.

P. 43, l. 4. Feste de Lendit et d’Envers. La célèbre foire tenue à Saint-Denis dans le mois de juin.

P. 46. La huitiesme nouvelle. Cette nouvelle, qui est l’origine des Aveux indiscrets, de la Fontaine, est imitée des Facéties de Pogge, p. 165 de l’édition de 1798.

P. 50. La neufiesme nouvelle. Ce conte étoit assez populaire dans le moyen âge, et se trouve dans des ouvrages bien antérieurs à la date des Cent Nouvelles nouvelles, comme le fabliau du Meunier d’Aleu par le trouvère Enguerrand d’Oisi, le Décameron de Boccace, où il forme la 4e nouvelle de la 8e journée, et les Facéties de Pogge, p. 248. Les imitations modernes en sont nombreuses. C’est Les Quiproquos de la Fontaine.

P. 56. La dixiesme nouvelle. Imitée par la Fontaine et par d’autres conteurs; mais on ne la trouve dans aucun recueil antérieur aux Cent Nouvelles nouvelles.Verard a changé beaucoup le texte de cette nouvelle et de la suivante.

P. 61. La onziesme nouvelle. Imitée d’après Pogge, Facéties, p. 141. C’est le conte bien connu de L’Anneau d’Hans Carvel, de Rabelais.

P. 62, l. 21. Des fantaisies et pensées. C’est la leçon de Verard. Le manuscrit ne donne qu’un mot, que je n’ai pas pu déchiffrer d’une manière satisfaisante, mais qui ressemble à ermons.

P. 63. La douziesme nouvelle. Ce conte se trouve dans les Cento Novelle antiche et dans Pogge. Les imitations modernes sont très nombreuses.

P. 67. Monseigneur de Castregat. Par monseigneur l’amant de Brucelles, Verard. Jean d’Enghien, sieur de Kessergat, étoit maîtred’hôtel de duc de Bourgogne en 1461. Il tenoit en même temps l’office de chambellan. Il étoit amann (une charge municipale) de Bruxelles.

P. 67, l. 8. Procureur en Parlement. L’auteur des Cent Nouvelles nouvelles supposoit que le Parlement de Londres étoit une institution semblable à celui de Paris.

P. 68, l. 14. Malebouche… Dangier. Personnages du Roman de la Rose.

P. 73. La quatorzième nouvelle. La 2e nouvelle de la 4e journée du Décameron de Boccace. C’est le conte de L’Ermite de la Fontaine.

P. 73. Monseigneur de Créquy. Jean, seigneur de Créquy, de Canaples et de Tressin, fut élu chevalier de la Toison d’or lors de la fondation de cet ordre en janvier 1431. A la mort de Philippe le Bon, Jean de Créquy étoit un des douze seigneurs choisis pour porter son corps. Ce fut lui qui, en 1469, introduisit auprès du duc Charles le Téméraire les ambassadeurs de Louis XI.

P. 74, ll. 9 et 13. Ung soir… se trouva. Ung soir, environ la mynuyt, qu’il faisoit fort et rude temps, il descendit de sa montaigne et vint à ce village, et tant passa de voyes et sentiers que à l’environ de la mère et la fille sans estre oiseux se trouva, Verard. Un bon exemple des corruptions que Verard introduisit dans le texte de son édition.

P. 75, l. 11. Reclusage. Hermitaige, Verard.

P. 76, l. 17. Et pitié. Le texte de Verard ajoute: Et la povre fille aussi plouroit, quand elle véoit ce bon et sainct hermite en si grande dévocion prier et ne sçavoit pourquoy. En comparant les deux textes, on trouvera plusieurs additions semblables, qu’on y a mises probablement dans l’idée de rendre le récit plus piquant.

P. 77, l. 15. Crochette. Potense, Verard.

P. 84. La seiziesme nouvelle. Un des contes les plus populaires du vieux temps, et qui a eu le plus grand nombre d’imitateurs. On le trouve dans la Disciplina clericalis de Pierre Alfonse, dans les Gesta Romanorum, dans les Fabulæ Adolphi publiées par Leyser, et dans Boccace. Les imitations modernes sont innombrables.

P. 85, l. 15. Perusse. Prusse, Verard. Les Chevaliers de l’ordre Teutonique, en Prusse, étoient toujours en guerre contre les infidèles.

P. 92, l. 13. Thamisoit de la fleur. Buletoit de la farine, Verard.

P. 101. La dix-neuviesme nouvelle. Ce conte se trouve assez souvent répété dans les manuscrits du moyen âge. Il forme le sujet d’un fabliau publié par Barbazan, tom. III, p. 215, De l’enfant qui fu remis au soleil.

P. 101. Philipe Vignier. Philippe Vignier est nommé parmi les valets de chambre de Philippe le Bon sous la date de 1451. Voyez les Mémoires pour servir à l’Histoire de France et de Bourgogne, p. 225.

P. 106. La vingtiesme nouvelle. Ce conte ressemble un peu à une des Facéties de Pogge, Priapi vis, p. 118 de l’édition de 1798.

P. 114. La vingt-uniesme nouvelle. Le conte de L’Abbesse guérie de la Fontaine, liv. IV, conte 2.

P. 120. Caron. G. Chastelain, dans ses Chroniques de Bourgogne, 3e partie, ch. 73, appelle Caron «le clerc de chappelle» de Philippe le Bon.

P. 121, l. 17. Sourdantes. C’est la leçon de Verard. Le manuscrit lit soudaines, une erreur évidente.

P. 125. La vingt-troisiesme nouvelle. Imitation du fabliau De celui qui vota la pierre, imprimé dans la collection de Méon, t. I, p. 307. Ce conte a été souvent reproduit par les conteurs des seizième et dix-septième siècles.

P. 125. Monseigneur de Quievrain. Monseigneur de Commesuram, Verard.

P. 125, l. 19. Le servir de landes, Dieu scet, largement. Le servir d’aubades assez largement, Verard.

P. 127, ll. 23-25. E de ce cas… de léans. Or est-il vray que là present y estoit ung jeune enfant de environ deux ans, filz de léans, Verard. J’aurais peut-être dû admettre dans le texte la leçon de Verard.

P. 128, l. 2. Approucha. C’est la leçon de Verard. Le manuscrit lit, il apperceu de la raye.

P. 128, l. 2. Monseigneur de Fiennes. Thibaut de Luxembourg, seigneur de Fiennes, étoit un des chevaliers qui accompagnoient le comte de Charolois à Lille en 1466. Vers la fin de sa vie, il devint ecclésiastique, et mourut, en 1477, évêque du Mans.

P. 134. Philipe de Saint Yon. Peut-être le fils de Garnot de Saint-Yon, qui étoit un des officiers de la maison du duc Jean Sans-Peur.

P. 135, l. 13. Larrier. Levrier, Verard.

P. 136, ll. 10, 12, 22. Duyere. Terrier, Verard.

P. 137. Monseigneur de Foquessoles. G. Chastelain parle d’un bailli de Fouquerolles, en 1419, qui étoit peut-être le père de notre conteur.

P. 140, l. 24. L’abbayt. Sans passer grans langaiges. Verard.

P. 151, l. 9. Mestrier, leçon de Verard; mestre. dans le manuscrit.

P. 154, l. 7. Tendreur. J’ai adopté la leçon de Verard; le manuscrit lit teneur.

P. 157. Monseigneur de Beauvoir. Jean de Montespedon, seigneur de Beauvoir, écuyer, conseiller, et premier valet de chambre de Louis XI, dont il étoit partisan avant son accession au trône.

P. 160, l. 20. Queues. Traynées, Verard.

P. 166. Messire Michault de Changy. Michault de Changy étoit conseiller du grand conseil, chambellan, premier écuyer tranchant, puis premier maître d’hôtel des ducs Philippe le Bon et Charles le Téméraire.

P. 166, l. 22. Boccace. L’ouvrage de Boccace auquel il est fait allusion ici est le livre latin De Casibus virorum illustrium, dont il existoit déjà des traductions françoises.

P. 173, l. 17. Boulevars, bailles. Bellèvres, baublières, Verard.

P. 177, l. 12. La ville de Chambery. Le nom de la ville manque dans le texte de Verard.

P. 183. Monseigneur de la Barre. Une faute d’impression. Lisez Barde. Jean d’Estecer, seigneur de la Barde, étoit compagnon d’exil du Dauphin de France, et conserva sa faveur lorsqu’il fut roi. En 1462, il fut envoyé par Louis XI comme son ambassadeur à la cour d’Angleterre.

P. 184, l. 29. Courre. Coucher, Verard.

P. 192. La trente-deuxiesme nouvelle. Ce conte se trouve dans Pogge (_Facetiæ_, p. 163, decimæ), et dans La Fontaine, liv. II, conte 3. L’auteur des Cent Nouvelles nouvelles l’a pris sans doute du premier de ces conteurs.

P. 192. Monseigneur de Villiers. Ce doit être Antoine de Villiers, premier écuyer du duc de Bourgogne, qui fut, à ce qu’on dit, un des seigneurs qui formoient la cour du Dauphin à Genappe. En 1475, il fut un des courtisans de Louis XI chargés de traiter les Anglois au camp devant Amiens.

P. 192, l. 9. La ville d’Ostellerie en Casteloigne. Hostelerie, Verard.

P. 205, l. 29. Trop mieulx soulier à son pié. Trop mieulx garny au pongnet, Verard.

P. 218. La trente-quatriesme nouvelle. Ce conte est le sujet d’un fabliau par un trouvère nommé Jean de Condé, publié dans la collection de Méon, tom. I, p. 165, sous le titre: Du Clerc qui fut repus deriere l’escrin. On en trouve plusieurs imitations aux XVIe et XVIIe siècles.

P. 221, l. 8. Le survenu. C’est la leçon de Verard que j’ai adoptée, en place de celle du manuscrit, souvenir.

P. 232. La trente-septiesme nouvelle. Imitée par La Fontaine (liv. II, conte 10), et reproduite assez souvent par les conteurs des seizième et dix-septième siècles.

P. 232, l. 25. Les Quinze Joyes de mariage. Ouvrage célèbre d’Antoine de la Sale; voyez mon Introduction.

P. 233, l. 6. Qu’un follastre de sa massue. Que ung fol de sa marote, Verard.

P. 238. La trente-huitiesme nouvelle. On trouve ce conte dans Boccace (_Décam._, journée VIIe, nov. 8), et dans un fabliau (voy. Legrand d’Aussy, Fabl., tom. II, p. 340). L’origine se trouve dans les collections de contes indiens.

P. 238. Monseigneur de Loan. Monseigneur de Lau, Verard.

P. 245. Monseigneur de Saint Pol. Louis de Luxembourg, comte de Saint-Pol, fut créé connétable de France en 1465, et décapité par ordre de Louis XI en 1475.

P. 254, l. 2. Dedans la dicte cheminée. Dedens le bouhot de la dicte cheminée, Verard.

P. 256, l. 20. Jaserant. Haubergon, Verard. Cette variante, répétée dans le courant de la nouvelle, nous feroit croire qu’entre la date de la rédaction des Cent Nouvelles nouvelles et celle de l’édition de Verard, le jaserant, qui étoit une pièce d’armure plus légère que l’haubergeon, avoit cessé d’être en usage.

P. 261. Racomptée par Mériadech. Les documents contemporains parlent de Hervé de Mériadec au nombre des officiers de la maison de Bourgogne. Selon la chronique de Jacques de La Laing, il avoit accompagné l’expédition en Ecosse, et s’y étoit fait remarquer par ses exploits. En 1461, Louis XI lui donnoit le gouvernement de Tournai.

P. 283. Monseigneur de Thieuges, lisez Thienges. Thianges étoit la seigneurie de Chrestien de Digoine, conseiller et chambellan de Philippe le Bon. On le retrouvera dans les Cent Nouvelles nouvelles, cité comme le conteur de la nouvelle LXVIII.

P. 286, l. 7. Sa goune. Son manteau, Verard.

P. 287. La quarante-septiesme nouvelle. On a prétendu que cette aventure étoit arrivée à Grenoble, à Chaffrey Carles, président du parlement, au commencement du seizième siècle; mais la date de la nouvelle est évidemment trop ancienne pour que l’aventure de Chaffrey ait pu en être l’origine.

P. 295. Pierre David. Cet individu n’est connu que par un compte de la maison de Bourgogne, daté du 30 mai 1448, qui le porte aux appointements de 12 sols par mois.

P. 301. La cinquantiesme nouvelle. On trouve l’origine de cette nouvelle dans les Facéties de Pogge et dans l’ancienne collection italienne de Sacchetti, nov. XIV.

P. 301. Monseigneur de la Salle. Lisez, d’après le manuscrit, la Sale; ce n’est qu’une faute d’impression. Voyez sur Antoine de la Sale notre Introduction.

P. 301, l. 7. Au pays de Lannoys. Lannois, ou Lannoy, dans le Beauvoisis.

 

GLOSSAIRE.

 

A avec.

A TOUT, atout, avec.

ABAIZ, abois. II, 47.

ABBAYT, commérages. I, 140.

ABREGEMENT, brièvement. II, 126.

ABSOILLE, absolve. II, 97.

ABSOLU, absous. II, 95.

ABUSION, déception. I, 233.

ABUSTINÉ, distribué, partagé. I, 295.

ACCOINCTE, familier. «Se fist par gracieux et subtilz moyens accoincte de celuy dont il vouloit estre compaignon.» II, 114.

ACCOINTANCE, connoissance, relations, familiarité. I, 8; II, 152.

ACCORDEMENT, conciliation. II, 69.

ACCOUSTUMANCE, habitude. II, 116.

ACEVÉ, achevé. II, 146.

ACHOISON, occasion, cause. I, 183.

ACHOPÉ, surpris, pris. I, 268.

ACONSUYVIR, rattraper. II, 79.

ACOUCHER, acoucher malade, se coucher, se mettre au lit pour cause de maladie. I, 114; II, 5.

ACQUERRE, acquerir. I, 267.

ADICTE, interdite, accablée. «Elle se trouvera en pou d’espace si adicte et de mal souprinse.» I, 115. Voyez Du Cange, Glossarium mediæ et infimæ latinitatis, VII, 10, vº Adis.

ADNICHILER, annuler. II, 93.

ADOLÉ, triste, chagrin. II, 202.

ADONC, alors. II, 243.

ADOSSER, mettre arrière. I, 154.

ADOUBER, armer. «Dieu, qui ses chevaliers de telles armes scet adouber.» II, 105.

ADOUBER (S’), s’armer. I, 154.

ADRECIÉ, instruit, dressé. I, 204.

ADVENIR, à venir, futur. I, 80.

ADVISEMENT, avis, conseil. II, 10.

ADVOÉ, adressé, instruit: «La damoiselle de sa maistresse est escollée et advoée que mieulx on ne pourroit.» I, 52.

AFFAICTIÉ, simulé, dressé. «Le mary se fist mander querir par ung messagier affaictié.» II, 30.—«Certaines matrones affaictiées.» II, 50.

AFFERRÉ, effrayé. I, 93.

AFFIERT, appartient, concerne. II, 138.

AFFOLER, blesser. II, 159.

AFFRES, peur, effroi. II, 128.

AFFULÉ, coiffé. II, 181. Se dit au figuré: «Je vous feroie affuler la prison.» II, 199.

AGGRESSER, attaquer. I, 11, 40.

AGU, aigu. I, 7.

AGUET (D’), de dessein prémédité. I, 163.

AGUILLETTE, aiguillette. Courre l’aiguillette. (I, 52), courir après les filles.

AGYOS, façons, cérémonies. I, 77.

AHURTER (S’), s’arrêter obstinément à une détermination. I, 95; II, 174. Voy. Enhurter.

AINÇOIS, avant, plutôt. I, 67, 224.

AINS, mais au contraire. I, 209.

AITRE, cimetiere. II, 206.

ALIBIZ forains, mauvaises excuses. II, 236.

AMANT. Voy. t. II, p. 255, l. 33.

AMATIR, flétrir, ternir, devenir languissant. II, 243.

AMENDER, réparer, expier une faute. II, 50.

AMIS. Etre de nos amis, est dit souvent pour désigner un mari trompé. Voy. I, 103, 260.

AMMIRACIONS, exclamations. II, 51.

AMMONESTEMENS, réprimandes. II, 185.

ANGAIGNE, chagrin, peine. «Et Dangier, sa meschine, qui enrageoit d’angaigne…» I, 237.

ANUYT, aujourd’hui, ou plutôt «cette nuit.» I, 83. Voy. Ennuyt.

APAROIR, paroître. I, 100, 144; II, 117.

APERTEMENT, ouvertement, clairement. I, 13.

APERTISES, tours d’adresse. «Faire souplesses et apertises.» II,