Les griffes d'Astrellie - Tome 1 : Le Pacte

Axelle Meursange · Chapitre 2 sur 9

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Les griffes d'Astrellie - Tome 1 : Le Pacte

Prologue

 

« Tue-le, ma Louve ! »

Mon Maître lâcha la laisse. Griffes d’acier aux poings, je bondis sur l’homme tremblant et les lui plantai dans la poitrine. Il s’effondra et je me déchaînai sur lui, le lacérant de mes lames, telles des serres, extensions de mes doigts ! Ces Griffes d’Astrellie étaient mes armes, celles avec lesquelles j’avais toujours combattu ; elles étaient devenues, au fil du temps, une partie de moi.

Je me devais de satisfaire mon Maître, vite et bien. Et à ce rythme-là, il ne me fallut que peu de temps pour réduire le corps de l’homme en charpie. Je ne m’arrêtai que sur son discret signal. Je contemplai le cadavre un bref instant avant de me redresser, couverte d’un sang qui n’était pas le mien, le cœur battant, puis regardai le Gouverneur, toujours avec cette même appréhension.

« Bien ! »

Il eut un sourire dur et parcourut des yeux le rang des pauvres hères qui attendaient leur tour, terrorisés. Le Gouverneur, mon Maître, rendait ainsi la justice, de manière expéditive.

Mais, à cet instant précis, il avait d’autres envies et il congédia tout le monde. Les gardes firent sortir les prisonniers sans ménagement, et les invités s’empressèrent de faire de même. Tous savaient qu’il n’était pas bon de s’éterniser dans ces cas-là.

« Viens, ma Louve, approche-toi », me dit-il tout bas lorsqu’il n’y eut plus personne dans l’immense salle où se trouvait son trône.

Un feu crépitait doucement dans l’âtre central, rendant la température acceptable ; il avait neigé cette nuit et le froid était mordant à l’extérieur.

« Tu m’as excité », ajouta-t-il.

Je n’étais pas qu’un bourreau.

J’avançai vers lui. Il me montra la lourde fourrure sur ses genoux que je soulevai pour découvrir sa verge raide et dure. Un signe de sa part, je l’enjambai et m’empalai sur son membre comme j’avais appris à le faire pour lui plaire.

Nullement incommodé par le sang, il mit ses mains autour de ma taille et m’imposa son rythme. Malgré mes efforts, il eut bien du mal à atteindre son plaisir.

D’un petit coup sec sur ma laisse, il m’obligea enfin à reprendre ma place, à côté du trône. Je m’accroupis sur le sol froid. Il me caressa les cheveux comme on flatte un animal de compagnie :

« C’est bien, Louve, c’est bien. »

Je restais ainsi assise à ses pieds la plupart du temps, à ne rien faire : je n’écoutais pas ce qu’il se disait autour de moi, je ne pensais pas, je ne faisais rien, mon cerveau tournait au ralenti. Je devais juste être là, prête à satisfaire le moindre désir de mon Maître.

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