L'Illustration, No. 3260, 19 Août 1905
L'acoustique des salles de réunion.
Dès qu'on arrive à l'avant-port, les fonds deviennent d'une surprenante richesse. A la vase noire succède un cailloutis où les invertébrés de toutes sortes pullulent. Les algues rouges apparaissent à cet endroit, les oursins, les tubes d'annélides.
Tous ces êtres, ne s'accommodant que d'eaux relativement assez pures, sont le témoignage vivant de l'assainissement du port de Marseille.
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Les mathématiciens et les physiciens ne sont pas encore arrivés à déterminer les conditions que doivent remplir les grandes salles destinées aux spectacles, aux concerts ou aux cours, pour bien porter les sons et la parole; et les architectes n'ont pas mieux réussi à résoudre ce difficile problème.
Quand on construit une de ces salles, on compte sur la chance pour réussir; et le résultat est, en effet, au petit bonheur. Il arrive même que, sans le vouloir, on obtient des salles d'une acoustique admirable.
Mais, si difficile qu'il soit, ce problème n'est certainement pas insoluble.
Pour le résoudre, M. Exner, physiologiste viennois, a pensé qu'il fallait s'adresser à la méthode expérimentale, et il a imaginé un dispositif d'expériences très ingénieux qui lui a donné des résultats fort précis.
L'acoustimètre de M. Exner comprend un appareil producteur de sons (amorces détonant sous l'action d'un percuteur actionné à distance), des appareils collecteurs des sons et de leurs échos (microphones installés aux différents points de la salle dont on étudie l'acoustique) et un appareil mesureur (poste téléphonique que l'on peut relier à l'un quelconque des microphones).