L'Illustration, No. 3260, 19 Août 1905

Various · Chapitre 15 sur 27

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L'Illustration, No. 3260, 19 Août 1905

Mort D'un Explorateur Asiatique

Ce poste comprend un rhéostat, que l'on intercale dans les circuits des microphones, en interposant des résistances capables d'annuler la transmission du son.

Par la grandeur variable de ces résistances, l'observateur connaît exactement l'intensité du son aux divers points étudiés.

Cette méthode, appliquée empiriquement, permettra de connaître exactement la valeur acoustique d'une salle; mais il est probable qu'elle permettra, en outre, d'établir le dessin théorique des salles de bonne acoustique.

MORT D'UN EXPLORATEUR ASIATIQUE

 

Le lieutenant Grillières.

Le lieutenant Grillières, du 4e zouaves, est décédé le 15 juillet, à Semao (Asie centrale), au cours d'une mission dont il avait été chargé par le ministère de l'Instruction publique. Fils du colonel du génie en retraite Louis Grillières, le défunt, âgé de trente-sept ans à peine, avait accompli précédemment d'autres missions intéressantes, notamment en Chine et au Thibet; il appartenait à cette élite d'officiers qui, pendant les loisirs de la paix, cherchent en marge de la carrière des armes, souvent au prix de périls et de fatigues vaillamment affrontés, l'utile emploi de leur intelligence et de leur activité. Sa mort prématurée, sous un climat lointain, mérite un juste tribut d'hommages et de regrets.

UN ANNIVERSAIRE AU VATICAN

Le pape Pie X vient de célébrer avec solennité, le 9 août dernier, le second anniversaire de son intronisation.

La messe pontificale, à laquelle Sa Sainteté assistait, a été célébrée à la chapelle Sixtine par le cardinal Merry del Val, secrétaire d'État, le plus jeune membre du sacré collège. Le pape s'était rendu à la chapelle, précédé de la garde noble et suivi de toute la cour romaine, en traversant les loges de Raphaël, et la marche de ce' cortège dans ce cadre admirable présentait le plus imposant des spectacles.

 

S. S. Pie X, précédé de la garde noble et suivi de la Cour

pontificale, se rend, par les loges de Raphaël, à la chapelle

Sixtine, pour célébrer le second anniversaire de son

intronisation, le 9 août dernier.--Phot. G. Felici.

M. GABRIEL SOULACROIX

Le baryton Soulacroix vient de mourir à Fumel (Lot-et-Garonne), son pays natal, à l'âge de cinquante-deux ans. Fils d'un simple boulanger, qui élevait non sans peine quatre enfants, Gabriel Soulacroix avait commencé ses études au conservatoire de Toulouse, puisses poursuivit à Paris où il obtint, en 1878, le second prix de chant et d'opéra-comique.

 

M. Gabriel Soulacroix. Phot. comm.par M. Marcel Languellier.

Après un séjour de neuf années à la Monnaie, à Bruxelles, il avait débuté, en 1880, à l'Opéra-Comique. Il y joua tour à tour, jusqu'en 1894, tous les rôles de baryton du répertoire et figura avec infiniment de distinction dans les créations de la Basoche, des Folies amoureuses, de Falstaff, de l'Escadron volant de la reine, du Roi malgré lui.

En dernier lieu, enfin, il créait, à la Renaissance, le Duc de Ferrare, et la Bohème de Leoncavallo. Il avait fait, en 1904, une brillante rentrée à l'Opéra-Comique avec le Jongleur de Notre-Dame.

Lors de l'incendie de l'Opéra-Comique, son sang-froid avait été digne d'admiration. En scène au moment où le feu se déclarait, il avait beaucoup contribué à empêcher la foule de s'écraser vers les issues et avait sauvé bien des existences. Le désastre était assez grand! Soulacroix avait alors été récompensé par une médaille de sauvetage, et c'était, de toutes ses décorations, celle dont il se montrait le plus fier.