L'Illustration, No. 3253, 1er Juillet 1905

Various · Chapitre 11 sur 22

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L'Illustration, No. 3253, 1er Juillet 1905

Une Forteresse du Prétendant Marocain

Intérieur de la forteresse de La frontière algéro-marocaine

Saïdia, enlevée au près de Saïdia

prétendant par les troupes du (au fond, la Méditerranée).

Maghzen.

 

UNE FORTERESSE DU PRÉTENDANT

MAROCAIN

Tandis qu'en Europe, à propos du Maroc, on se chamaille, on négocie à coups de conversations diplomatiques et de notes, au Maroc même on continue d'échanger des coups de fusil. Le prétendant Moulay M'hamed résiste énergiquement aux troupes du Maghzen.

La forteresse de Saïdia, au bord même de la Méditerranée, avec une défense naturelle de collines assez peu élevées, mais propres toujours aux embuscades, avec une bonne muraille crénelée, était une de ses positions principales. Elle vient de tomber aux mains des soldats du sultan, qui n'est pas autrement fâché, dans toute cette interminable campagne, de trouver quelquefois l'appui des canons français.

 

LA MORT DE M. DELYANNIS

 

Sur les marches du palais législatif d'Athènes: passants et curieux regardant les taches de sang à l'endroit où M. Delyannis fut assassiné.

La profonde émotion causée en Grèce par l'assassinat de M. Delyannis, président du Conseil, ne s'est pas bornée au monde politique. A la suite du tragique événement, ce fut, pendant plusieurs jours, un pèlerinage populaire vers le palais législatif au seuil duquel, le 13 juin, le vénérable homme d'État avait été mortellement frappé: on voulait voir la place même où il était tombé, et il semblait à cette foule expansive qu'elle manifestait mieux ainsi sa réprobation contre le meurtrier et sa sympathie pour la victime.