Mon cahier Féminin sacré

Maeva Morin · Chapitre 3 sur 11

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Mon cahier Féminin sacré

Chapitre 1 - Hello, mon féminin sauvage !

Chapitre 1

 

Hello, mon féminin sauvage !

 

Renouer avec sa nature sauvage, célébrer et honorer son féminin sacré pour enfin oser être cette femme vibrante qui sommeille en chacune de nous… cela donne envie, non ? Nous sommes de plus en plus nombreuses à nous engager sur ce chemin d’exploration de notre nature profonde pour retrouver les mystères du féminin et, telle une fleur, éclore à nous-mêmes.

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Je réveille la femme sauvage en moi !

 

Pour renouer avec sa femme sauvage, faut-il nécessairement vivre en ermite dans la forêt ? Bien sûr que non, encore que si l’idée vous séduit, c’est une option ! Réveiller sa femme sauvage veut dire : se reconnecter à sa nature profonde, suivre son propre rythme, écouter sa sagesse intérieure, en étant reliée à la nature.

 

Je me mets en phase avec mon rythme Nous vivons dans une société linéaire où nous devons toujours être à 100 %, actives, pleines d’énergie, performantes. Bref, au top. Notre quotidien est souvent superorganisé et minuté. Nous cochons notre to do list journalière sans parvenir à reprendre notre souffle. Cela est particulièrement flagrant pour les femmes sur qui repose la fameuse charge mentale. Quelle est la place de notre rythme naturel dans ces journées bien remplies ? Le rythme naturel du corps est une question d’équilibre : activité/repos, éveil/sommeil, choses à faire / choses que l’on a envie de faire. Concrètement, si votre quotidien compte plus de contraintes que de plaisir, votre énergie baisse. À l’inverse, s’il est équilibré entre vos obligations et vos plaisirs, si vous avez le temps de vous reposer et de faire des choses que vous aimez, vous êtes dans une énergie dynamique et vos pensées sont positives ! Notre rythme interne varie aussi en écho avec le rythme annuel des saisons, car notre degré d’énergie n’est pas le même en été, où nous sommes boostées par le soleil et la chaleur, qu’en hiver, où le besoin de se reposer est plus important.

Finalement, porter attention à son propre rythme, c’est observer les moments où l’on a besoin de ralentir, de se poser pour se ressourcer. S’octroyer du temps pour nourrir son terreau intérieur, c’est-à-dire nourrir en profondeur son âme de ce qui lui fait du bien : lecture, massages, voyages, activité physique, balades dans la nature, etc. Écouter son rythme, c’est être pleinement dans son corps et savoir en décrypter les messages. Dans ce livre, vous apprendrez à sentir comment la nature, via la lune et les saisons, influe sur nous. Vous apprendrez aussi à mieux reconnaître les signaux de votre corps, notamment quand il est temps de ralentir et de vous chouchouter !

 

Je me mets en phase avec mon corps Notre corps est souvent perçu comme un véhicule nous permettant de bouger, nous déplacer, nous exprimer, bref, comme un outil. Mais en réalité, il est plus que cela. Notre corps est un temple qui abrite notre âme et tous ses élans (émotions, désirs, envies, etc.). Se reconnecter à sa femme sauvage signifie donc explorer son corps en profondeur, avec joie et curiosité. La femme sauvage est bien dans son corps, elle l’aime et le respecte. Surtout, elle sait que son corps est divin, car son fonctionnement est un miracle, mais aussi grâce à tous les plaisirs qu’il nous offre. Notre corps est une porte ouverte vers notre féminité profonde. La femme sauvage, parce qu’elle est connectée à son corps, sait qu’à l’image de la nature, elle est cyclique. Par exemple, elle vit son cycle menstruel en connexion avec le cycle de la lune. Elle a conscience que son corps est en perpétuelle résonance avec le monde qui l’entoure.

 

Je me mets en phase avec la nature Notre vie de citadines nous a fait oublier une chose fondamentale : nous sommes la nature autant qu’elle est nous. Si cela était une évidence pour nos ancêtres, nous avons perdu de vue cette sagesse ; renouer avec sa femme sauvage passe donc par sa réappropriation. Il s’agit de sentir à chaque respiration l’échange entre le dedans et le dehors, de prendre conscience qu’animaux, végétaux ou humains, nous respirons tous le même air et que chacun participe chaque minute à cet échange. Fermez les yeux quelques instants et imaginez une femme sauvage, libre, cheveux au vent, pieds nus sur la Terre. Vous la voyez en communion avec les éléments. Elle est cette nature vibrante qui palpite sous sa peau.

Créer l’espace rituel de la femme sauvage

La femme sauvage vit en connexion avec son monde intérieur. Pour s’y relier, elle met en place des rituels pour nourrir son intuition et sa relation à plus vaste qu’elle. Vous allez donc organiser un espace rituel chez vous !

1. Créer un autel

Un espace rituel est un endroit où vous pouvez disposer des objets que vous aimez, des cailloux, des coquillages, des plumes et autres trésors glanés, des images ou des cartes oracles, etc. Des objets qui semblent anodins, mais pas pour vous, car ils ont une valeur symbolique. Votre autel variera au gré de vos envies et de vos besoins, mais aussi au fil des saisons, de votre cycle menstruel et de celui de la lune. Prenez le temps de vous y consacrer chaque fois que vous le changez : remerciez les éléments qui vous ont accompagnée et accueillez les nouveaux.

 

2. Ouvrir un espace sacré pour ses rituels

Avant chaque rituel, il vous faut purifier l’espace à l’aide d’une fumigation : il s’agit d’embraser un bâton d’herbes séchées (sauge, romarin, thym) lacées très serré ou d’encens, puis d’éteindre la flamme pour qu’il se consume lentement en produisant une fumée purificatrice. Promenez le bâton dans la pièce ou autour de votre lieu de pratique. Cela permet de nettoyer l’espace des énergies ambiantes,

mais c’est aussi une mise en condition mentale pour vous : vous vous préparez à entrer dans un espace sacré pour vous connecter à votre magie. Pour chaque rituel, vous êtes invitée à procéder ainsi : assurez-vous de ne pas être dérangée, purifiez l’espace, allumez des bougies et mettez une musique d’ambiance si vous le souhaitez.

3. Réaliser son propre smudge stick (bâton de fumigation) La base de l’herboristerie est de faire avec les herbes à disposition près de chez soi. Votre bâton de fumigation est donc empreint de votre environnement et de la saison. Profitez d’une balade dans la nature pour cueillir du romarin, du thym, de la lavande, des roses, des aiguilles de sapin, de cèdre… Pour fabriquer votre bâton, vous aurez besoin de ficelle de cuisine. Faites un bouquet très serré avec les herbes et enroulez la ficelle de bas en haut. Serrez bien car en séchant, les herbes vont diminuer de volume ! Vous pouvez aussi ajouter un cristal et des fleurs, comme des pensées sauvages. Laissez sécher votre bâton de fumigation quelques semaines, puis vous pourrez vous en servir pour vos rituels !

 

Wild me, où es-tu ?

L’idée d’être cette femme sauvage vous séduit, mais vous ne la sentez pas vibrer en vous ? Pas de panique ! Nous avons toutes une part sauvage, mais nous avons tendance à la réfréner, soit parce qu’elle nous effraie, soit parce qu’elle n’est pas assez conventionnelle en société. Pourtant, se reconnecter à cette part sauvage, c’est revenir à son instinct. L’instinct est un sens inné que nous avons toutes à disposition. C’est par exemple notre corps qui nous dit de nous méfier de quelqu’un, ou avoir envie d’hiberner, ou de bouger en été… Pour vous reconnecter à votre instinct, pratiquez la méditation suivante !

 

Je me relie à l’esprit du loup

Le loup peuple notre imaginaire depuis l’enfance : regard insondable, crocs acérés, fulgurance du mouvement. Les contes parlent du méchant loup dont il faut se méfier, comme cet instinct sauvage que l’on tient à distance. Lorsque l’on s’intéresse de près à l’organisation d’une meute, on voit que le loup est proche de l’homme : il est fidèle et s’unit pour la vie, au sein de la meute les liens familiaux sont forts et en même temps, le loup solitaire hurlant à la lune existe aussi. C’est là l’un des enseignements du loup : il montre que nous pouvons vivre en société avec un fort désir d’individualité, l’envie de réaliser ses propres rêves. Le loup semble nous dire : « Ni dieu ni maître, trace ta route ! » C’est donc un animal totem puissant pour vous reconnecter à votre part sauvage.

Après avoir ouvert un espace sacré chez vous (voir page précédente), installez-vous confortablement, assise en posture de méditation ou bien allongée (le plus confortable pour vous). Fermez les yeux et concentrez-vous sur votre respiration. Imaginez que vous êtes dans la nature, en forêt. Une forêt dense, sombre. Vous y êtes bien, en confiance. Prenez le temps de détailler votre environnement : le type d’arbres, les bruits ambiants, la qualité du sol. Imprégnez-vous de cet environnement. Puis, progressivement, invitez un loup à venir à votre rencontre. Peut-être que cela va prendre quelques minutes. Ne brusquez pas la rencontre, laissez le loup venir à vous, il arrivera au bon moment. Lorsqu’il se présente à vous, observez-le : quelle est son attitude ? Est-il pacifique ou agressif ? Est-ce un loup ou une louve ? Est-il blanc, noir ou gris ? Restez connectée à votre respiration tout en glissant plus profondément dans vos profondeurs. Qu’est-ce que ce loup, votre loup, vient vous dire ? Cela peut être un message très ciblé et très personnel. Ou bien il vous demande : « Qui es-tu quand tu cesses de vouloir plaire ? » Laissez résonner cette question et surtout, laissez émerger tous les mots, images, associations d’idées qui viennent spontanément, sans filtrer. Lorsque vous aurez intégré le message, remerciez le loup de vous avoir accompagnée dans cette reconnexion avec votre féminité sauvage. Portez votre attention à votre respiration et à vos sensations corporelles, en commençant par bouger doucement vos mains et vos pieds. Lorsque vous êtes prête, rouvrez les yeux et notez les sensations vécues durant cette méditation, ainsi que le message délivré par le loup. Vous pourrez y revenir chaque fois que vous vous sentirez déconnectée de votre femme instinctive.

 

Le message de mon loup totem

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Woman × nature

 

La femme sauvage vit en connexion avec la nature. Et si la défense des droits des femmes et la défense de l’environnement étaient un même combat : l’écoféminisme ? Ce mouvement anglo-saxon est né dans les années 1970-1980, réunissant des féministes pacifistes et antinucléaires qui s’élevaient alors contre le danger nucléaire, la pollution mais aussi la guerre dans le contexte de la guerre froide. Le mouvement s’est diffusé partout dans le monde et s’est divisé en plusieurs courants. Parmi les grandes figures de l’écoféminisme : Starhawk, qui l’a initié aux États-Unis, ou encore Vandana Shiva, célèbre pour son combat en Inde, notamment contre l’utilisation massive des produits Monsanto (dont la toxicité est aujourd’hui avérée) dans l’agriculture.

L’idée de l’écoféminisme ? La destruction de la nature et l’oppression des femmes sont des phénomènes interdépendants et ont une racine commune : le système patriarcal et capitaliste. Lors des récentes marches pour le climat en France, on pouvait lire sur les pancartes des slogans tels que « Pubis et forêts, arrêtons de tout raser ». Ainsi les écoféministes aspirent à abolir toute forme de hiérarchie et d’oppression (classes, sexes, peuples). C’est un mouvement qui prône un réenchantement du monde, notamment en se changeant soi-même pour impulser un changement de système. Se réapproprier son corps, réhabiliter la Terre : ces objectifs au cœur du mouvement écoféministe s’incarnent au travers des figures de la sorcière et de la guérisseuse.

 

Je mets en oeuvre mon « pouvoir du dedans » Dès les années 1970, Starhawk en appelait à une puissante transformation intérieure qu’elle nommait le « pouvoir du dedans », c’est-à-dire la capacité de se transformer soi-même pour transformer sa communauté et sa culture. De manière assez novatrice, elle exprimait alors ce que l’on sait aujourd’hui : nos pensées créant notre réalité, modifions notre manière de penser et nous transformerons notre réalité ! Pour cette activiste sorcière néopaïenne, nous pouvons avoir recours à la magie, notre magie personnelle. Celle-ci fait appel au pouvoir de visualisation ; il s’agit de créer une vision et de l’incarner. Cette vision peut être personnelle, mais aussi collective ; les écoféministes par exemple invitent à créer la vision d’un avenir écologique viable pour les générations futures. Comment faire concrètement ? Dans ce livre, vous pourrez définir votre vision et l’incarner au travers de rituels, notamment des rituels saisonniers et des visualisations guidées par des totems animaux, végétaux et minéraux. Les rituels ont un vrai pouvoir de transformation puisque nous les chargeons d’une conviction profonde en synergie avec les forces de la nature, ce qui leur confère une puissance magique !

 

La sorcière, archétype de la femme sauvage Vous pensiez que la sorcière n’existait que dans les contes ? Eh bien non ! Après des siècles de persécution, les sorcières osent sortir du bois et, comme à leur habitude, elles bousculent les conventions sociales. Bien loin de vieilles femmes au nez crochu et au chapeau pointu, elles étaient des sages-femmes, des guérisseuses, elles détenaient le savoir des plantes et des cycles (lunaire, naturel, féminin). On avait recours à leurs services lorsque l’on était malade, pour les accouchements ou pour réguler les naissances. Parce qu’elles détenaient le savoir des simples (plantes médicinales), un savoir ancestral qui se transmettait de femme en femme, parce qu’elles étaient souvent veuves ou célibataires, elles étaient libres et donc subversives aux yeux d’un pouvoir reposant sur les hommes et la nécessité de faire des enfants.

 

D’où vient la chasse aux sorcières ?

On situe traditionnellement la chasse aux sorcières au Moyen Âge, mais en réalité, les persécutions se sont institutionnalisées à la Renaissance. Cette précision historique n’est pas anodine puisque c’est à cette époque que le pouvoir royal s’est renforcé et centralisé. Il avait besoin d’hommes pour travailler la terre et faire la guerre, il fallait donc endiguer la régulation des naissances. C’est aussi l’époque de l’émergence d’une médecine moderne, avec le Collège des médecins, qui avaient besoin pour exister de patients. Or les gens avaient coutume d’aller voir la guérisseuse du village. Ajoutons à cela la diabolisation de la femme par l’Église catholique, avec la figure d’Ève responsable du paradis perdu, et nous avons tous les ingrédients pour une chasse aux sorcières. En Europe, entre le e e X et le XVIII siècle, ce sont un demi-million de femmes qui ont été brûlées et pourtant, ce féminicide n’est pas reconnu aujourd’hui.

Une figure d’empowerment au féminin

Qui est la sorcière d’aujourd’hui ? À la fois plurielle et singulière, elle parle à chaque femme différemment. Chacune peut se l’approprier et trouver en soi sa part de sorcière. Parmi ses mille visages, c’est surtout sa liberté farouche, sa puissance sauvage et son savoir ancestral qui guident et inspirent les femmes aujourd’hui. À votre tour de vous emparer de cette icône féministe pour vous affranchir des codes sociétaux ! Quels sont les diktats qui vous enferment et dont vous pouvez vous libérer ? Notez tout ce qui vous vient à l’esprit !

 

Les diktats que j’ai intégrés de façon inconsciente

❑ La féminité, c’est porter une jupe et être maquillée.

❑ Pour être belle, je dois surveiller mon poids.

❑ Si je m’énerve trop, on va me traiter d’hystérique.

❑ Si je m’habille trop sexy, des hommes vont se sentir autorisés à faire

des réflexions dans la rue. Cela conditionne mes choix de vêtements.

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J’invoque ma propre magie !

Qui dit sorcière dit magie. La vraie magie de la sorcière, c’est l’art de la transformation (de soi-même !). La sorcière nous apprend à prendre en main notre destin pour en devenir pleinement actrice. Écouter sa sorcière intérieure, c’est se choisir soi-même en s’engageant dans sa propre voie, quitte à la créer si elle n’existe pas encore !

Mon rituel de libération

Après avoir dressé la liste des diktats dans lesquels vous êtes enfermée, vous allez maintenant procéder à un rituel de libération. Pour cela, vous avez besoin d’une bougie ou d’un briquet.

Ouvrez un espace sacré en purifiant votre espace (voir ici). Sur une feuille de papier, écrivez des mantras pour vous libérer de ces injonctions que vous avez intégrées de manière inconsciente. Puis récitez ces mantras à voix haute, en brûlant la feuille. Finissez le rituel en remerciant toutes les femmes qui ont lutté pour leurs droits. Prenez le temps de sentir que vous faites partie d’une vaste communauté de femmes reliées dans la sororité.

 

Mes mantras pour me libérer des diktats

❑ Je cesse d’être gentille pour être authentique !

❑ J’arrête de vouloir plaire aux dépens de qui je suis !

❑ Je suis libre et souveraine !

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