Mon cahier Féminin sacré
Chapitre 2 - Je reprends contact avec mon corps de femme
Chapitre 2
Je reprends contact avec mon corps
de femme
Notre corps est magique ! C’est un puissant médiateur entre deux mondes qui cohabitent : notre peau nous permet d’entrer en lien avec l’extérieur et nos sensations physiques nous renseignent en permanence sur notre état global. Notre corps est un instrument dont nous avons oublié la magie et bien souvent, nous lui prêtons attention seulement lorsqu’il va mal et qu’il sonne l’alerte. Pourtant, notre corps est intuitif, il nous connecte instantanément à notre femme sauvage.
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J’habite un corps de femme…
Une affirmation qui semble évidente et pourtant ! Nombre de femmes méconnaissent leur corps alors même qu’il est omniprésent dans notre société (affiches de lingerie…). Selon le Haut Conseil à l’égalité, un quart des adolescentes de 15 ans ne savent pas qu’elles ont un clitoris et 83 % n’en connaissent pas la fonction ; 84 % des filles de 13 ans ne savent pas comment représenter leur sexe alors qu’elles sont 53 % à savoir représenter le sexe masculin. Il est donc plus que temps d’apprendre à connaître son corps, visuellement et physiologiquement, pour enfin l’aimer et l’embrasser dans toute sa beauté organique !
Le clitoris n’est entré dans les manuels scolaires que depuis 2017,
dans les ouvrages d’une seule maison d’édition (Magnard).
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Pourquoi me reconnecter à mon corps
de femme ?
Parce qu’il est votre instrument de magie ! Se réapproprier son corps est un premier pas vers la liberté, la responsabilité et la jouissance personnelle.
Être « souve-reine » en mon corps Remarques déplacées dans la rue, examens gynécologiques pas toujours respectueux (actes brutaux ou pratiqués sans consentement, propos déplacés, sexistes, violents) : autant de moments où nous sentons notre corps et notre intimité malmenés. Or, connaître son corps et son anatomie, c’est s’en réapproprier la souveraineté. Cela permet d’oser dire non et refuser un acte gynécologique douloureux, d’affirmer ses ressentis et ses choix. Osez déclarer que vous êtes « souve-reine » en votre corps et qu’à ce titre, vous seule pouvez décider de ce qui est bon pour vous ou pas ! Lorsqu’une femme se connaît physiquement, elle fait confiance à ses sensations corporelles ainsi qu’à son intuition quand elle sent que ce qu’elle subit n’est pas respectueux d’elle-même.
Être souveraine en son corps, c’est aussi reprendre ce qui a été volé aux femmes : la connaissance du corps féminin est un savoir ancestral qui se transmettait de femme en femme, de mère en fille. C’est une voie de libération et de responsabilité qui permet de prendre les décisions justes pour soi-même et de jouir pleinement de son corps. Ce savoir permet de débattre de la contraception féminine, des protections périodiques ou encore de la manière d’accoucher, alors que ces sujets n’étaient pas questionnés il y a encore quelques années.
Pour jouir de mon corps
Le mot « jouissance » est souvent associé à l’acte sexuel, pourtant il trouve son origine dans le latin gaudere qui veut dire « se réjouir, éprouver une joie intime ». Et pour cause, notre corps est source de réjouissance !
Grâce au bien-être et au confort
Nous nous servons de notre corps quotidiennement. Nous avons tellement l’habitude qu’il fonctionne bien que nous en oublions son incroyable intelligence et lui en voulons quand il nous fait souffrir et ne marche plus comme nous le voudrions. Prenons quelques instants pour savourer le plaisir fonctionnel du corps. Qu’est-ce que c’est ? Le plaisir fonctionnel du corps est le bien-être global que nous ressentons lorsque notre corps fonctionne bien : une digestion fluide, une respiration ample, des mains qui saisissent les objets, des pieds qui soutiennent une marche dynamique, un corps aux mouvements déliés qui se sent pleinement vivant !
Grâce à plein de sensations !
Notre corps est vivant et vibrant, à l’image des 5 sens qui nous relient au monde extérieur en permanence, pour notre plus grand plaisir : nos yeux nous offrent la beauté du monde, le goût nous permet de savourer, l’ouïe nous régale de toute la palette sonore qui nous entoure, l’odorat nous ouvre au ravissement d’une fleur ou d’une pâtisserie, quant au toucher… ah, le toucher ! Pour vous montrer à quel point tout votre corps est jouissif, sachez que l’on compte, en moyenne, 230 récepteurs sensoriels par centimètre carré de peau !
Grâce à mon intimité
En matière de plaisir, le corps de la femme a une spécificité extraordinaire : nous disposons, mesdames, du seul organe totalement dédié au plaisir, le clitoris ! Ce bel organe a longtemps été un mystère car on n’en voit qu’une infime partie. À l’intérieur, il est en effet composé de deux piliers de 10 centimètres environ, qui reposent de part et d’autre du sexe et participent à l’orgasme vaginal. Car lorsqu’il est excité, le clitoris se gorge de sang et s’allonge. Quant au petit bouton du clitoris à l’extérieur, que l’on appelle le gland, il contient plus de 8 000 terminaisons nerveuses, là où le gland de l’homme n’en compte que 3 000 à 4 000.
Pour honorer ma femme divine Eh oui, votre corps est merveilleux, c’est un temple et il mérite qu’on y entre avec respect. Le sanskrit (une langue indo-européenne autrefois parlée sur le sous-continent indien) a un mot pour désigner notre jardin d’Éden de manière poétique : la yoni. Elle est associée à la shakti, qui est l’énergie vitale féminine. La shakti nous invite à nous connecter à la puissance de notre yoni, à notre puissance de femme, à la déesse en nous. « La déesse en moi ? » Oui, tout à fait ! Nous sommes toutes d’essence divine, car nous sommes toutes uniques. À l’image d’une fleur, d’une pierre précieuse, rien dans la nature n’est identique et tout est beau, comme nous. La femme sauvage vit en connexion avec la nature, elle a conscience de sa beauté
singulière. Elle tire son unicité de la connaissance de son corps (voir ici) et
de sa confiance en elle (voir ici).
Mon rituel de connexion à ma yoni
Prévoyez une feuille de papier, des crayons de couleur, des feutres ou de la peinture et ouvrez un espace sacré chez vous : allumez des bougies, mettez une musique que vous aimez, entourez-vous d’objets rituels qui vous plaisent. Créez une ambiance propice à la détente et à la méditation. Asseyez-vous confortablement et fermez les yeux quelques instants. Revenez à votre respiration, sentez la poitrine qui monte à l’inspiration et qui descend à l’expiration, le va-et-vient de votre souffle qui vous enracine dans votre bassin, le contact de votre yoni avec le support sur lequel vous êtes assise. Dessinez spontanément votre sexe (intérieur et/ou extérieur), de manière anatomique ou bien imagée. Ne vous préoccupez pas de savoir si vous dessinez bien ou pas, c’est votre dessin, votre yoni, tout cela vous appartient et fait partie intégrante de votre intimité. Une fois votre dessin terminé, ouvrez les yeux et contemplez votre œuvre. Prenez le temps de la détailler, de sentir ce que cela provoque en vous, laissez-vous traverser par vos sensations. Puis récitez ce mantra : « Ceci est mon temple intérieur, le siège de ma puissance et de mon intimité souveraine, pour qui j’ai un amour sincère et bienveillant. »
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Je me connecte à ma cosmologie
corporelle
Telle une exploratrice débarquée sur une terre récemment découverte, vous allez explorer votre corps grâce à un exercice de yoga nidra. Le yoga nidra est une pratique de relaxation profonde à l’aide de visualisations. C’est aussi un bon moyen d’entrer en relation avec ses sensations et son corps. Sacralisez 30 minutes pour cet exercice, dans un lieu confortable où vous ne serez pas interrompue. Tamisez la lumière, mettez éventuellement une musique d’ambiance et allongez-vous au sol sur un tapis. Si, en fin de journée, la position allongée sur le dos est inconfortable pour vous, glissez un gros coussin sous vos cuisses pour soulager vos lombaires.
Ma séance de yoga nidra
1. Allongée, les bras le long du corps, paumes tournées vers le ciel, laissez votre corps se déposer au sol en suivant votre respiration, qui se fait de plus en plus lente et profonde. Portez votre attention à votre tête : son poids, sa rondeur, l’empreinte du bombé du crâne dans le sol. Remontez vers le front, lisse ; nulle trace de soucis à cet instant présent. Vos yeux se reposent derrière vos paupières closes. Vous êtes en repos du monde extérieur pour revenir à vous.
2. Sous vos yeux, vos narines se dilatent au gré de votre souffle vital, qui circule librement. Placez votre langue contre les dents du haut et sentez le relâchement dans votre mâchoire. Les oreilles sont attentives à la palette sonore extérieure, mais aussi à votre propre musicalité. Vous êtes à l’écoute de votre symphonie intérieure, unique, belle, sensorielle. 3. Mentalement, visualisez la descente le long de votre nuque, qui est comme un pont suspendu à l’architecture révolutionnaire. Avec l’expiration, descendez dans vos épaules (relâchez-les loin des oreilles et ressentez vos omoplates qui se coulent dans le sol) ; le sol, de plus en plus moelleux, accueille votre empreinte corporelle, qui commence à s’esquisser. 4. Portez votre attention sur vos bras, de part et d’autre du corps, lourds dans le sol ; la finesse du poignet, la délicatesse des doigts et la sensorialité des paumes ; une douce chaleur irradie au creux des paumes. 5. Votre poitrine, tel le mouvement des vagues de l’océan, se lève et s’abaisse au fil de votre respiration. Dans votre poitrine, vous sentez votre cœur qui bat : prêtez l’oreille et entendez sa musicalité. Intérieurement, remerciez votre cœur pour ses pulsations de vie, pour l’amour qu’il contient et diffuse.
6. Continuez l’exploration en descendant dans votre ventre : vous rencontrez vos viscères, tous les organes de la digestion, massés par votre respiration grâce à l’action du diaphragme et du plancher pelvien, comme un orchestre parfaitement coordonné. Remerciez votre ventre, ce deuxième cerveau qui digère si humblement les nourritures terrestres, mais aussi les émotions.
7. Rencontrez maintenant votre bassin, visualisez votre chaudron magique, au cœur de votre féminité : utérus, vagin, périnée. Lieu de vie, d’amour et d’élimination. Notre corps sait instinctivement éliminer tout ce qui n’a plus lieu d’être, il a cette capacité unique à faire peau neuve. Dites-lui merci pour cela : « Merci de participer à ma mue quotidienne. » 8. Enracinée dans votre bassin, descendez le long de vos jambes. Prenez conscience de leur longueur, de leur poids, de leur densité. Vos jambes qui vous portent quotidiennement, la mobilité de la rotule qui offre la fluidité du mouvement ; la finesse de vos chevilles, comme un arc voûté de cathédrale jusqu’à vos pieds ; la sensibilité de la voûte plantaire, le miracle quotidien de la marche, de vous tenir debout. Explorez vos pieds dans leur longueur et leur largeur, l’espace entre vos orteils. 9. Demeurez allongée et savourez ce vaste paysage que vous êtes, vos reliefs, le plaisir d’avoir un corps fonctionnel, la sensation d’être une étoile au sein d’une constellation. Ressentez de la gratitude et de l’amour pour votre corps.
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J’explore mon corps de femme
Je materne mes seins
Anatomiquement, les seins sont composés d’une glande mammaire, de ligaments de soutien et de graisse (tissus adipeux). Le tout est recouvert par la peau. La quantité de chacune de ces composantes peut varier d’une femme à l’autre. Le sein est situé par-dessus le muscle pectoral. On trouve également dans le sein des nerfs, des vaisseaux sanguins et lymphatiques. La glande mammaire est divisée en 15 à 20 sections appelées lobes, qui sont reliés entre eux par des canaux se rejoignant au mamelon. La taille des seins varie au cours du cycle menstruel, lors de la grossesse et avec les années qui passent, car ils sont sensibles aux changements hormonaux. Le sein a deux fonctions principales : participer au plaisir sexuel de la femme et permettre l’allaitement. Symboliquement, les seins renvoient donc à la féminité et à la maternité, au fait de prendre soin et de nourrir. Ils sont liés à l’affectif et au maternage.
Il est tout à fait normal d’avoir deux seins de taille ou de forme différente. Célébrez votre unicité et remerciez votre poésie singulière !
Mon rituel de connexion avec mes seins
Installez-vous confortablement face à un miroir et observez votre poitrine : son volume, sa forme, la taille et la couleur de vos mamelons, la taille de chacun de vos seins ; peut-être observez-vous un duvet ou quelques poils (ce n’est pas rare !). Prenez le temps de détailler vos seins, c’est peut-être la première fois pour vous. Faites-le avec curiosité, bienveillance et amour. Soupesez aussi vos seins en plaçant délicatement vos mains en coupe dessous.
Fermez ensuite les yeux en gardant les mains déposées sur votre poitrine et explorez votre rapport à vos seins. Qu’est-ce que vous vous êtes dit depuis votre puberté ? Seins trop petits, poitrine trop généreuse et pesante, féminine ou pas assez féminine, une forme qui correspond ou pas à ce que vous aimez… La culture sociale diffuse en permanence une image de la poitrine idéale et cela génère souvent des complexes ; essayez de les nommer pour vous-même.
Rouvrez les yeux et observez à nouveau votre poitrine avec amour. Oui, dites merci à vos seins pour leur moelleux, leur rondeur, leur sensibilité au toucher, leur réactivité sous les mains de votre partenaire ou au contact d’une brise fraîche. Remerciez-les d’être uniques. Régulièrement, prenez un temps pour materner vos seins en vous massant avec de l’huile biologique neutre (coco, sésame, etc.) : suivez la courbure de votre corps, vos envies, faites confiance à votre intuition pour prendre soin de vous.
Mon yoga pour chouchouter mes seins
1. Placez-vous assise sur les talons, les cuisses écartées et les talons proches, le buste redressé, la colonne érigée. Si cette posture est inconfortable, mettez un coussin entre votre fessier et vos talons, ou installez-vous en tailleur sur un coussin pour être bien droite. 2. À l’inspiration, placez les bras en chandelier, paumes dirigées vers l’avant. Veillez à ce que les coudes soient dans le prolongement des épaules, ainsi les bras dessinent une ligne horizontale. 3. À l’expiration, joignez les bras en chandelier devant le visage : les coudes et les mains se touchent ; ils exercent une pression que vous ressentez jusque dans vos épaules.
4. À l’inspiration, gardez cette pression des mains et des coudes en levant en flèche vos mains vers le ciel.
5. Expirez : les mains redescendent devant le visage. 6. Inspirez : les bras s’ouvrent de nouveau en chandelier. Vous pouvez pratiquer cet enchaînement 5 à 10 fois selon l’envie et l’énergie. Il entretient la tonicité des seins.
Je me connecte à mon chaudron sacré :
mon utérus
L’utérus est un organe mesurant 8 centimètres, soit environ la taille d’une orange. Pour vous représenter votre utérus, imaginez un triangle avec une pointe vers le bas et deux tubes fins de part et d’autre de la partie supérieure : ce sont les tubes utérins (ou trompes de Fallope), dont le rôle est de conduire les ovules des ovaires à l’utérus. À l’extrémité des tubes utérins, on trouve de petites franges qui bordent les ovaires. En descendant, on rencontre le col de l’utérus et le vagin. L’utérus a des parois musculeuses très épaisses ; c’est la mobilisation de ces muscles qui permet l’évacuation du sang menstruel chaque mois. La paroi utérine est constituée de plusieurs couches ; la couche interne, l’endomètre, joue un rôle central lors des règles : tous les mois, elle s’étend et s’épaissit. Lorsque la fécondation n’a pas lieu, elle est expulsée de l’utérus. Celui-ci a pour rôle principal d’accueillir un enfant et pour cela, il se modèle pour laisser la vie fleurir : de 8 centimètres, il s’étire pour atteindre 32 à 35 centimètres en fin de grossesse ! Au cours des semaines qui suivent l’accouchement, cet organe extraordinaire reprend sa forme initiale. L’utérus est donc une sorte de réceptacle, un chaudron magique qui accueille la vie, mais pas seulement ; c’est aussi le lieu de notre créativité, le siège de nos désirs, le chaudron magique où mijotent nos projets !
Le symbole de mes envies et de qui je suis
Du point de vue énergétique, l’utérus se situe au niveau du chakra sacré, svadhisthana, qui signifie « la demeure du soi ». Siège de nos émotions, il est lié à l’élément eau, à l’image du liquide dans lequel nous baignons toutes durant notre vie intra-utérine. La couleur qui lui est associée est l’orange, une couleur chaleureuse, enrobante. Il symbolise la vie, la création, la procréation, le siège de notre sensualité, de nos désirs et plus généralement de notre goût pour la vie et tous les plaisirs qui y sont associés. Il régit aussi le principe de renaissance perpétuelle, de cycle de la vie et de purification, très présent chez la femme avec le cycle menstruel et l’utérus qui fait peau neuve chaque mois. Si l’utérus peut abriter la vie d’un enfant, c’est aussi plus largement le lieu de la créativité, de nos projets. Souvent, nous concevons ces derniers avec notre mental, mais nous pouvons aussi les concevoir dans notre matrice, en lien avec notre intuition, nourrie par nos envies.
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Mon yoga pour me connecter à mon chaudron magique
Savasana
Allongée sur le sol, déposez votre corps de tout son poids, pour inscrire son empreinte dans le tapis. Centrez-vous sur votre respiration, que vous amenez progressivement au niveau de votre ventre. À l’inspiration, le ventre se gonfle légèrement ; à l’expiration, il se retire naturellement.
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La grenouille allongée
Fléchissez les jambes pour déposer vos pieds à plat devant le bassin, les talons assez proches du fessier et les jambes écartées de la largeur de votre bassin (qui correspond à un poing fermé entre vos deux jambes). Laissez vos genoux s’ouvrir sur les côtés, collez vos plantes de pied et déposez les mains sur vos aines.
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Le demi-pont
À l’expiration, montez le bassin vers le plafond. À l’inspiration, redescendez en déroulant votre dos du haut vers le bas. Répétez l’exercice entre 3 et 5 fois avant de laisser glisser vos jambes au sol pour vous allonger et demeurer en savasana pendant 3 respirations.
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Chat-chien
Roulez sur un côté pour vous placer à quatre pattes, les genoux à l’aplomb des hanches et les mains à l’aplomb des épaules, dos parallèle au sol. À l’expiration, le mouvement part du bassin : celui-ci s’enroule vers l’intérieur, le haut du dos s’arrondit et vous regardez votre nombril. À l’inspiration, le bassin se déroule dans l’autre sens, le haut du dos se creuse et vous regardez devant vous. Répétez les mouvements pendant 5 respirations.
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Le hula hoop yogique
Mettez-vous debout, les jambes écartées de la largeur des épaules, et dessinez de grands cercles avec le bassin dans un sens, puis dans l’autre (environ 5 fois de chaque côté.)
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La posture de la déesse Durga
Écartez largement les jambes et tournez les pieds vers l’extérieur, puis fléchissez les jambes et placez vos mains en yoni mudra au niveau du bas-ventre : elles forment un losange, les pouces se touchant au niveau du nombril et les index au niveau du pubis.
Maintenez la posture pendant 5 respirations profondes, en insistant sur les expirations, qui viennent s’enraciner au creux de votre bassin, dans votre matrice.
Finissez la séance avec le rituel de reliance à votre utérus (ci-dessous).
Qu’est-ce qu’une mudra ?
« Mudra » est un terme sanskrit qui désigne une position symbolique et codifiée des mains. Il existe de nombreuses mudras et leur origine est très ancienne, puisqu’elle remonte à l’époque védique (du e II au VIe siècle av. J.-C.). « Yoni » signifie « utérus » en sanskrit : la yoni mudra est donc la mudra des femmes ! Elle symbolise l’origine de la vie, la fertilité et l’énergie féminine favorisant la montée de la shakti (l’énergie vitale féminine) dans le corps.
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Mon rituel de reliance à mon utérus
Pour ce rituel, prévoyez un coussin, un châle orange, un carnet et un stylo, éventuellement une musique qui favorise la méditation et un cristal orange (cornaline, pierre de soleil), qui est la couleur associée au chakra correspondant (chakra sacré). Les pierres orange agissent sur la créativité, la confiance en soi, la naissance d’un projet et plus généralement sur les plaisirs de la vie.
Let’s go !
Asseyez-vous au sol sur le coussin, avec votre châle orange qui vous enrobe et vous connecte à votre chakra sacré. Encore empreinte des effets de la séance de yoga et notamment de la yoni mudra, vous allez vous relier à votre utérus.
Situez mentalement son emplacement dans votre corps, imaginez-le de l’intérieur. Visualisez une graine au sein de votre matrice. Cette graine symbolise un projet, une envie que vous souhaitez voir germer dans votre vie : rencontrer l’amour, changer de travail, lancer votre boîte, écrire un livre, avoir un enfant… Laissez grandir en vous ce désir d’impulser un changement ou de mener à bien un projet et pensez-y comme s’il se réalisait déjà au présent. Prenez ensuite le temps de noter votre vision pour la concrétiser et l’incarner. Remerciez votre utérus d’être cette matrice créatrice et de porter votre projet !
Je me relie à mon vortex sacré : le périnée Le périnée est encore, pour beaucoup d’entre nous, un grand inconnu ; il est pourtant fondamental ! Anatomiquement, le périnée n’est pas qu’un muscle, c’est un ensemble de 12 muscles qui tapissent le fond du bassin et entourent avec tout leur amour le clitoris, le méat urinaire, le vagin et l’anus. D’où l’image du vortex, car ces 12 muscles s’articulent latéralement et horizontalement, dessinant un 8 (ou le symbole de l’infini) qui converge au centre tendineux. S’étendant du pubis au coccyx, il forme une sorte de hamac solide qui lui vaut le nom de « plancher pelvien » car il soutient 3 organes lourds : l’urètre, le col de l’utérus et l’anus.
Le symbole de notre place et de notre force
Symboliquement, le périnée est la porte sacrée de notre corps puisqu’il accueille l’amour de notre partenaire par le vagin et la vie lors de l’accouchement. Du point de vue énergétique, il est associé au chakra racine, muladdhara, dont la couleur est le rouge, un rouge passion qui nous relie à l’amour et la sexualité. Ce chakra évoque notre lien à la Terre, notre ancrage, notre incarnation, le monde matériel sur lequel s’appuyer. Un périnée heureux parle donc de notre enracinement sur Terre, de notre place et de la circulation fluide de ces énergies.
Top 4 des bons réflexes pour prendre soin de mon périnée au quotidien
1. Je respire en profondeur
Le périnée porte aussi le nom de « diaphragme pelvien », qui nous rappelle qu’il travaille en synergie avec le diaphragme thoracique, ce grand muscle de la respiration. À l’inspiration, le diaphragme thoracique s’abaisse, dirigeant vers le bas nos viscères, qui appuient sur le périnée ; à l’expiration, le tout remonte. Nos organes abdominaux sont donc en permanence massés par nos deux diaphragmes, d’où l’importance d’une respiration profonde et abdominale.
f Vous allez pouvoir en pratiquer une avec le rituel de reliance à votre périnée (ci-dessous).
2. Je respecte le rythme de mon corps
Notre rythme de vie a un impact sur nos chaînes musculaires ; le périnée ne fait pas exception. Stress, suractivité, surstimulation : notre corps sature et fatigue. Nous devrions lui donner du repos, mais souvent nous répondons par du café, du sucre et autres stimulants pour « tenir ». Or, tout est lié dans notre corps et si le système central fatigue, le périnée, dont le rôle est de soutenir les organes du bassin, va fatiguer lui aussi. f Respectez le rythme de votre corps en suivant votre cycle menstruel et le rythme annuel des saisons grâce aux deux prochains chapitres.
3. J’adopte une alimentation saine
Le périnée enrobe les organes de l’élimination (selles et urine). Une alimentation saine favorisant les fruits et les légumes facilite l’élimination. Cela est très lié à notre mode de vie et donc à notre rythme. Par manque de temps, il est tentant de se tourner vers des plats préparés, qui sont plus difficiles à digérer, donc à éliminer ! Retrouvez votre sagesse intérieure en vous cocoonant avec des repas équilibrés home made.
4. Je limite le port de talons
Qu’est-ce que les talons viennent faire ici, me direz-vous ? La hauteur des talons transfère le poids du corps vers l’avant des pieds, modifiant l’équilibre global : le bas du dos est davantage cambré, les fesses pointent vers l’arrière, le haut du dos et les épaules pointent vers l’avant… Conséquence ? Le bassin et le périnée se retrouvent à compenser pour rétablir un équilibre, les muscles et les ligaments fatiguent, le périnée s’affaiblit. La femme sauvage n’a que faire des talons et leur préfère les pieds nus pour courir dans les bois !
Mon rituel de reliance à mon périnée Asseyez-vous en tailleur sur un coussin ou bien sur une chaise si cela est plus facile. Veillez à ce que votre dos soit bien droit et que vos épaules soient basses ; votre posture est redressée et détendue, vos mains sont déposées sur vos cuisses sans effort.
Fermez les yeux et portez votre attention sur votre respiration, la circulation et la fluidité du souffle dans votre buste. Placez votre respiration au niveau du ventre, sentez le ventre qui se déploie vers l’avant à l’inspiration et qui reflue à l’expiration. Laissez-vous aller à la marée de votre souffle. Placez maintenant votre conscience sur votre périnée, qui exerce un appui sur le coussin. Sentez à l’inspiration l’appui plus fort et à l’expiration, votre plancher pelvien remonter. Continuez ainsi pendant 10 respirations afin de vous familiariser avec vos sensations. Sur une prochaine expiration, chantez le son « ooooooommm » en le faisant partir de votre périnée ; vous allez sentir qu’il remonte et vibre, et cette vibration se diffusera dans tout votre corps. Chantez ainsi le son « om » 5 fois ou plus si le cœur vous y invite !
Ma posture de yoga de connexion à mon vortex sacré Le périnée est un lieu intime en nous, il faut parfois du temps pour entamer un dialogue avec lui. Le yin yoga offre le temps de s’installer dans la posture pour pleinement ressentir. Nous allons pratiquer la posture du squat pendant 3 minutes.
Let’s go !
1. Installez-vous accroupie, les jambes écartées pour placer vos bras entre les jambes. Soyez vigilante à garder le dos droit et la nuque dans le prolongement de la colonne. Si vos talons ne touchent pas le sol, vous pouvez glisser dessous une couverture roulée. Vous pouvez aussi installer un coussin sous le bassin si vous sentez que cela est nécessaire. Placez vos mains en padma mudra (mudra du lotus), qui signifie « le mystère qui est au cœur de toute chose » : les pouces et les auriculaires se touchent, ainsi que les poignets ; les autres doigts sont ouverts, formant avec vos mains une fleur. Vos mains symbolisent la coupe de votre périnée qui s’épanouit comme une fleur.
Vous pouvez ajouter la respiration suivante pour stimuler votre chakra racine : à la fin de chaque inspiration, aspirez votre périnée vers le haut. Puis expirez en gardant le périnée resserré. Relâchez à l’issue de l’expiration et recommencez aussi longtemps que cela est confortable pour vous.
2. Pour finir, venez vous allonger sur le dos et déposez vos jambes tendues vers le haut contre un mur pour relâcher les tensions éventuelles, les mains en contact avec votre bas-ventre.
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My body positive
Après cette exploration de votre galaxie corporelle, prenez-vous conscience de la magie de votre corps ? Aucun doute, nous sommes divines ! Et pourtant, de nombreuses femmes doutent encore. Selon un sondage de l’Ifop publié en juillet 2019, à peine 22 % des Françaises s’estiment jolies ! La comparaison est omniprésente : entre amies, collègues, avec les couvertures des magazines. Et si nous faisions un reset complet de nos croyances sur notre corps, ce qu’il doit être ou ne pas être ?
Le body positive, c’est quoi ? Le body positive est un mouvement né aux États-Unis qui promeut l’acceptation de son corps tel qu’il est ; c’est une invitation à plus de bienveillance et d’amour de soi. Il s’agit aussi de remettre en question les canons sociétaux de la beauté pour mettre en valeur une beauté plurielle. Même si l’extrême minceur ne fait plus guère rêver, le modèle dominant reste une femme mince. Or, à l’heure de Photoshop, les images de femmes qui nous sont présentées sont irréelles et nous avons perdu la notion de ce qu’est un vrai corps, un organisme vivant fait de chair, de muscles, de graisse, en résumé de matière et de densité ! Ces images de femmes minces sans plis et sans reliefs nous conditionnent dès le plus jeune âge et impriment en nous un modèle de beauté. Cela a un impact évident sur les troubles de l’alimentation, mais aussi l’estime et la confiance en soi !
Les codes physiques que j’ai intégrés de manière inconsciente
❑ Ventre plat
❑ Poitrine ronde et ferme
❑ Jambes fuselées sans cellulite
❑ Fesses rebondies et fermes
❑ Porter des talons pour affiner ma silhouette
❑
Dans la peau de la femme sauvage
Fermez les yeux quelques instants et connectez-vous à la femme sauvage, imaginez-la. Comment est-elle physiquement ? Vous apparaît-elle longiligne, lisse, etc. ? Quels sont les attributs de sa beauté ? Voyez-vous juste des morceaux d’elle ou bien une femme rayonnant de sa puissante liberté ? Là réside une clé fondamentale : notre liberté de corps et l’amour que nous portons à nous-mêmes ! Repensez à la sorcière : pourquoi est-elle toujours représentée vieille, sale et sans attributs féminins sexy ? Car elle ne cherche pas à plaire ! La sorcière nous invite à nous défaire des diktats sociétaux qui pèsent sur l’image de la beauté féminine au profit d’une célébration de notre propre beauté. La sorcière n’est pas nécessairement laide. Elle vient au contraire nous montrer qu’il s’agit de trouver notre propre beauté, intrinsèquement liée à notre rayonnement, à ce qui émane de chacune de nous !
4 étapes pour être libre dans mon corps !
1. Je me réconcilie avec mon corps en m’observant dans le miroir Sacralisez un moment de tranquillité où vous serez sûre de ne pas être dérangée. Placez-vous devant votre miroir, nue ou en sous-vêtements. Regardez-vous avec bienveillance et douceur, comme si vous regardiez une amie chère. Prenez le temps de vous détailler tout en envoyant une énergie d’amour envers chaque partie de votre corps, que vous l’aimiez ou pas. Dans un deuxième temps, regardez votre corps dans son entièreté, son harmonie et sa beauté globale. Laissez venir une sensation de paix profonde qui vous enrobe, puis glissez un châle sur vos épaules. De cet enserrement naît un enlacement : vous enlacez tout votre être dans un élan de réconciliation.
2. Je me choisis moi-même en méditant avec un mantra « Mantra » vient du sanskrit « manas » (esprit) et « tra » (outil). Un mantra est donc un outil pour l’esprit. Il s’agit concrètement d’une vibration sonore et d’une affirmation positive qui permettent de canaliser son mental et d’engrammer ses intentions. Dans la tradition hindoue, il existe de nombreux mantras pour invoquer les divinités et demander leur aide. Mais vous pouvez aussi créer votre propre mantra self love : « Je m’aime telle que je suis », « Je suis absolument divine », « J’aime et je remercie mon corps », par exemple, pour activer votre magie. Concrètement, pourquoi réciter une phrase positive va-t-il modifier votre rapport à votre corps ? Car la répétition permet de se reprogrammer ! Des chercheurs suédois ont analysé le cerveau de pratiquants, notamment la zone nommée « réseau du mode par défaut », qui s’active pendant nos phases de réflexion personnelle. Lorsque les sujets répétaient un mantra pendant une dizaine de minutes, la fameuse zone était plus inhibée, entraînant un apaisement global propice à la méditation. De plus, les affirmations positives travaillent directement auprès de notre inconscient et modifient ainsi nos croyances limitantes.
3. Je nourris ma sensualité en m’offrant un massage hebdomadaire Vos 5 sens peuvent être une porte d’entrée vers le body positive car, comme nous l’avons vu, les sens nous procurent du plaisir à travers le corps, en particulier le toucher. Prenez donc le temps d’un automassage hebdomadaire, faites-en un rituel ! Si vous pouvez, massez l’ensemble de votre corps. Pas besoin d’avoir suivi une formation en massage pour s’y mettre ! Utilisez une huile biologique assez neutre, avec une odeur que vous aimez, que vous passerez sur vous avec des gestes circulaires doux et conscients, emplis d’amour envers vous-même et votre corps.
4. Je m’honore en prenant un bain rituel
Et si vous honoriez la déesse en vous en lui offrant un bain rituel : pétales de fleurs, sels de bain, cristaux (quartz rose, améthyste, pierre de lune, cornaline…) et bougies disposés autour de la baignoire, lumière tamisée et musique d’ambiance ? Un moment pour vous cocooner, mais pas seulement ! C’est un véritable rendez-vous durant lequel vous vous offrez un luxe, comme Cléopâtre s’offrait des bains de lait d’ânesse.
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Bien dans mon corps et dans ma tête,
je rayonne !
Vous avez appris à explorer votre corps, à prendre conscience de la manière dont vous le percevez et à vous réconcilier avec votre beauté singulière. Bravo ! Être bien dans son corps est une première étape vers l’estime et la confiance en soi, pour accepter qui l’on est, atteindre l’harmonie corps-cœur-esprit et ainsi incarner cette femme sauvage à la puissance rayonnante.
Mes émotions s’inscrivent dans mon corps Quelle magie merveilleuse que notre corps : son fonctionnement, sa fluidité, son mouvement de vie ! Il nous permet d’exprimer tant de choses, notamment nos émotions, qui en sont une émanation. La femme sauvage est cette femme passionnée et puissante qui vit ses émotions pour ce qu’elles sont : l’expression de son monde intérieur qui la relie à l’extérieur.
Une émotion, c’est quoi ?
« Émotion » vient du latin emovere, qui veut dire « mouvement ». Une émotion est donc un déclencheur, une énergie qui nous met en mouvement, nous pousse à agir. La réaction obtenue dépend de notre état d’esprit, de notre histoire personnelle, etc. En clair, ce qui vous énerve ou vous met en joie n’aura pas le même effet sur une autre personne. Il existe 4 émotions principales, qui emmènent chacune dans une direction.
• La colère est un mouvement qui repousse et nous aide à définir nos limites.
• La joie est ce qui nous fait avancer et procure du plaisir, elle nous permet de persévérer et d’atteindre nos buts, mais aussi de savourer la vie. • La tristesse est un mouvement qui nous entraîne vers le bas ; elle nous aide à libérer le trop-plein accumulé et à nous défaire de nos attachements (un proche, un projet, etc.).
• La peur est un mouvement de recul ; elle signale un danger, invite à la prudence et à réagir vite.
Comment vivre mes émotions au quotidien ? Les émotions jouent un rôle d’activateur. Par exemple, vous êtes dans la rue et un enfant traverse alors qu’une voiture arrive ; la peur envoie à votre conscience un message qui vous pousse à agir : vous courez pour rattraper l’enfant.
Comment reconnaître une émotion ? Elle est très « corporelle » : la chair de poule lorsque vous avez peur, vos joues qui roussissent par timidité lors d’un premier rendez-vous, un éclat de rire que vous ne pouvez retenir… Comment l’accueillir ? Notre société aimerait que l’on gère tout. Avec les émotions, c’est impossible, car une émotion est une info importante. Quand elle se présente, soit vous l’accueillez, vous prenez l’information et du recul, et elle repart ; soit vous refusez de lui ouvrir la porte et elle s’engramme dans votre corps. Aujourd’hui, nos émotions refoulées se reflètent dans de nombreuses maladies comme le stress, le burn out et toutes les conséquences physiques que l’on connaît (mal de dos, état apathique, etc.). Surtout, l’émotion est au cœur de notre rapport à l’autre, puisqu’elle joue un rôle fondamental dans la communication, les relations… Se couper de ses émotions, c’est se couper de soi, mais aussi des autres !
Mon journal des émotions
Les émotions sont des messagères. Plus nous les écoutons, plus nous affûtons notre muscle de perception et notre intuition grâce aux manifestations physiques qu’elles génèrent. Au quotidien, vous pouvez tenir un petit carnet sur lequel vous noterez les émotions qui vous traversent, les pensées et les sensations physiques qu’elles provoquent. Cela vous permettra de mieux vous connaître, de ne plus subir vos émotions, mais d’en faire une force sur laquelle vous appuyer. En effet, si votre journal des émotions révèle que vous réagissez toujours de la même manière face à une situation spécifique, vous serez en capacité d’intervenir sur vous-même lorsqu’elle se présentera à nouveau. Gardez ce petit carnet sur vous en permanence !
Je cultive ma force La femme sauvage, libre et indépendante, s’appuie sur sa force intérieure, qu’elle tire de sa confiance en elle et d’une attitude positive dans la vie. Cela ne veut pas dire qu’elle ne rencontre pas d’obstacles ou de déceptions, mais elle considère avec confiance et sérénité que la chance va tourner en sa faveur.
La confiance en soi, c’est quoi ?
C’est une question de gestion de la peur…
Quand on pense à la confiance en soi, les mots qui viennent en premier sont généralement : charisme, optimisme, leadership, projets, entreprendre. Une personne qui a confiance en elle est quelqu’un qui se connaît bien ; elle n’est pas sans peurs, mais elle a appris à distinguer les peurs réelles (avec de vrais risques) de celles irrationnelles, nourries par les doutes et la crainte de l’échec. D’où l’importance de bien connaître nos émotions, pour ne pas zapper notre confiance. Les accueillir pour en faire ses alliées permet au contraire de construire sa confiance en soi !
… et d’habitudes de pensée !
Eh oui : la confiance en soi n’est pas innée, elle s’apprend et se cultive. Des chercheurs en sciences cognitives ont montré que nous avons des filtres de la perception ; ce sont des habitudes de pensée avec lesquelles nous voyons notre réalité. Si vous avez une mauvaise estime de vous, par exemple, vous nourrissez la pensée que vous êtes nulle, vous vous enfermez dans cette croyance limitante alors qu’elle ne repose sur aucune preuve tangible. À l’inverse, une personne plus positive ne se remet pas en cause à chaque conflit ou échec, car elle les vit comme autant d’expériences sur son chemin ; elle ne se freine pas et continue à oser entreprendre, quelle que soit l’issue de son entreprise. En résumé, pour avoir confiance en soi, il faut savoir faire le tri dans ses pensées et avoir une perception positive de soi !
Je fais le tri en tenant un cahier de pensées
Votre cahier de pensées va être pour vous ce qu’est la pensine pour Dumbledore : un réceptacle pour vos (trop) nombreuses pensées ! Chaque jour, prenez 5 minutes pour écrire dans votre cahier toutes les pensées qui se présentent à vous, sans les filtrer. Premier effet : vous vous videz la tête et ça fait du bien ! Deuxième effet : votre cahier va vous permettre d’observer les pensées qui reviennent le plus souvent. Une fois que vous les aurez identifiées, vous pourrez prendre vos distances avec elles, comprendre qu’elles ne vous définissent pas, mais qu’elles vous traversent simplement, comme un nuage passe dans le ciel. f Avec le cahier de pensées, vous allez pouvoir amorcer un changement radical dans vos habitudes. À la clé de ce travail en profondeur ? La liberté de vous incarner pleinement, de vous révéler dans toute votre palette colorée et enfin d’oser être cette femme sauvage qui entreprend et est fière d’elle.
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Je me remercie et me célèbre
La gratitude vient d’un sentiment de reconnaissance envers quelque chose ou quelqu’un. Et si ce quelqu’un, c’était vous ? Alors que nous avons souvent l’impression de ne rien avoir accompli d’extraordinaire, notre quotidien est en réalité ponctué de petites victoires que nous devrions célébrer pour booster notre estime de nous. Vous pourriez remercier votre corps pour les prouesses quotidiennes qu’il effectue : la fluidité d’une marche à pied, la digestion des nourritures terrestres et émotionnelles, les plaisirs qu’il vous procure, etc. Vous pouvez aussi remercier vos émotions pour les messages qu’elles vous délivrent et la manière dont elles vous connectent au monde. Vous pouvez remercier votre force intérieure qui vous connecte à votre puissance et votre énergie créatrice.
Ode à moi-même !
Ouvrez un espace sacré chez vous : purifiez-le en brûlant une herbe à votre disposition (sauge, romarin, thym…) et créez une ambiance propice à ce temps de célébration personnelle (bougie, musique…). Assise sur un coussin, commencez par vous recentrer en vous concentrant sur votre souffle. Laissez le calme s’installer en vous.
Progressivement, laissez venir à vous ce que vous avez récemment accompli et qui vous a procuré de la joie : avoir monté un meuble pour aménager votre maison, avoir brillamment réussi une mission à votre travail… Laissez venir à vous toutes ces petites victoires sans les filtrer, aucune n’est plus importante qu’une autre : il n’y a pas d’échelle de valeur dans le succès personnel !
Puis, pour chaque succès, répétez le mantra suivant : « Je suis fière de moi. Je suis fière de tout ce que j’accomplis. » Lorsque vous aurez terminé ce rituel de célébration, prenez le temps de sentir les effets positifs dans votre corps. Le fameux « être bien dans sa peau » !
Vous en savez un peu plus sur votre corps, son fonctionnement, ses
ressentis, la manière dont il réagit à vos mouvements intérieurs
(émotions, pensées positives et négatives). Cette exploration vous a
permis de vous rapprocher de celle que vous êtes profondément,
intimement, de cette femme sauvage que vous incarniez déjà sans le
savoir ! Cette connaissance empirique de vos ressentis corporels et
émotionnels va vous permettre de suivre votre cycle féminin. Car
chaque mois, nous connaissons des fluctuations hormonales qui influent
sur notre corps et nos émotions. Trop souvent, nous subissons notre
cycle alors qu’il est au cœur de notre puissance créatrice de femme. Et si
vous dansiez avec votre cycle ?
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