Ouest

François Vallejo · Chapitre 1 sur 3

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Ouest

Présentation

Le livre

Un soir, quelque part dans un château aux tréfonds des terres de l’ouest, au milieu d’un XIXe siècle français en turbulence, un garde-chasse se découvre un nouveau maître. Le vieux baron de L’Aubépine est mort, un fils le remplace. Lui, Lambert, le garde-chasse, aurait dû être un serviteur à l’âme trop près de ses bois, au caractère trop probe, à la meute de chiens trop sauvage et à la fille trop belle pour s’entendre avec ce nouveau baron, si plein de folies politiques, d’obsession des corps de maladie rentrée. Non, entre lui et le jeune de L’Aubépine, l’entente n’était pas pensable, c’était d’emblée sensible, l’affaire aurait dû rester là.

L’affaire n’en restera pas là. Elle va durer dix années, et s’achèvera en carnages.

Ouest, ce pourrait être l’histoire d’un huis clos cruel, où deux hommes se détruisent dans l’indifférence d’un paysage. Ce pourrait également être une histoire où la terre détrempée s’englue sur les chaussures des hommes, où la pluie colle aux yeux, où les odeurs de gibier flottent sans fin et où les matins sont seigneurs des forêts. Ce pourrait être encore l’histoire d’une jeune fille en fleur à la peau de dentelle, d’ingénues fines et demi-mondaines égarées. Dans le château des Perrières, la bave coule sur des canines de molosses, la calvados sert l’oubli et l’inquiétude, fine et insidieuse, prend ténèbres dans les corps.

Presse

« François Vallejo raconte dans Ouest un face-à-face, un huis clos, un duel à l’ombre. Une situation humaine bourrée d’explosifs. L’écriture est tenue et tendue. Les phrases sont râtelées à l’aide d’une plume acérée. (…) On est subjugué, dès les premières lignes, par la singularité de l’histoire, l’allure des paysages, la complexité des personnages. », Journal du Dimanche

« François Vallejo confirme son talent en revisitant la dialectique maître-esclave de façon aussi subtile que terrifiante dans ce roman historique hitchcockien. », L’Express