Poésies érotiques

Évariste Parny · Chapitre 9 sur 10

Pages du PDF

Poésies érotiques

Section 11

Et me serrant

Avec tendresse,

Dit: cher Amant!

Aimons sans cesse!

Que nos amours

Ne s’affoiblissent

Et ne finissent

Qu’avec nos jours!

 

A M. BERTIN.

 

Crois-moi; la brillante couronne Dont tu flattes ma vanité,

C’est l’amitié qui me la donne, Sans l’aveu de la vérité.

Fruits légers de ma foible veine, Cet honneur n’est point fait pour vous Modestes et connus à peine

Vous me ferez peu de jaloux.

Il est vrai qu’à la noble envie D’être célèbre après ma mort

Je ne me sens pas assez fort

Pour sacrifier cette vie.

Dans les sentiers d’Anacréon

Égarant ma jeunesse obscure,

Je n’ai point la démangaison

D’entremêler une chanson

Aux écrits pompeux du Mercure,