Bibliographie Cornélienne Description raisonnée de toutes les éditions des oeuvres de Pierre Corneille

Xv.—traductions ou Imitations des Ouvrages de Corneille en Diverses Langues.

Ce chapitre est long, il est donc découpé en 4 parties.

XV.—TRADUCTIONS OU IMITATIONS

DES OUVRAGES DE CORNEILLE EN

DIVERSES LANGUES.

 

I. Traductions en latin.

XI

. L C 'A , tragédie, 1715.

Traduction latine de Cinna, représentée au Collège de Navarre, 17 août 1715, avec un épilogue en vers français.

XII

. L C 'A 'A , ballet,

1680.

Traduction abrégée de Polyeucte, représentée au Collège d'Harcourt, le 8 août 1680. Nous n'avons pas retrouvé l'édition qui est citée au Catalogue Soleinne (t. III e o , n 3646), en même temps que la pièce qui précède. Le titre latin doit être: Duellum Amoris divini et profani.

XXXIV

. G A || Eminentissimo Cardinali || Iulio Mazarino, || ex

Gallico Poëmate || Cornelij. Absque nota [Parisiis, 1643]. In-4 de 2 ff. paginés de 24 lignes à la page pleine, sign. A, caract. ital.

Voy. les nos 32 et 146.

Outre cette pièce, traduite par Abraham Remi, nous avons cité (n o 158) quelques vers de Corneille traduits par Santeul. Le poëte lui-même avait traduit en latin ses vers Au Roy sur la Conqueste de la Franche-Comté os (n 153-155).

 

II. Traductions en italien.

. T P C , tradotte in versi Italiani [da Giuseppe

Baretti], con l'originale a fronte. Opera divisa in quattro Tomi. In Venezia, presso Giuseppe Bartella, nel negozio Hertz, 1747-48. 4 vol. in-4.

Cette traduction est dédiée au duc de Savoie Victor-Amédée, qui fut plus tard roi de Sardaigne. Les trois premiers volumes contiennent chacun une préface, sous forme de lettre, dans laquelle Baretti s'est proposé de démontrer que les compositions théâtrales doivent s'écrire en vers. Quant au jugement porté sur son œuvre par les écrivains du temps, ils sont contradictoires; les Novelle letterarie de Florence en font l'éloge; Charles Gozzi la trouve élégante; Ugoni, au contraire, l'appelle «una cattivissima cosa». Baretti lui-même, dans une lettre au docteur Bicetti, du 2 mai 1750, la trouve plutôt mauvaise que bonne, avouant qu'il avait besoin d'argent quand il l'entreprit, et qu'il a bâclé en quelques mois une besogne qui aurait exigé plusieurs années pour être bien faite.

On trouve divers fragments des pièces de Corneille dans l'ouvrage suivant: Delle migliori tragedie greche e francesi Traduzioni ed Analisi comparativi di Pietro Napoli Signorelli; Milano, al Genio, 1804, 2 vol. in-4.

II

. C , Tragedia [sic] di Pietro Cornelio. In Venezia, per il

Lovisa, 1747. In-12.

Traduction en prose.

XI

. C . Tragicomedia tradotta dall' idioma Francese nell' Italiano [dal

Dott. Andrea Valfrè di Bora, Accademico Involto di Torino, ed Apatista di Firenze]. In Carmagnola, 1656. In-8.

Nous regrettons de ne connaître cette traduction que par le titre. Peut-être conviendrait-il de citer ensuite: Il Duello d'Amore et di Fortuna, tragicomedia di Giacomo Brunozzi, Canonico di Pistoja (in Bologna, 1670, in-12). Le titre de cette pièce semble indiquer une imitation du Cid.

. A , H . || Tragedia || Portata dal Francese || da ||

Ferecida Elbeni Cremete, || L'Eccitato || Fra gli Academici Faticosi || di Milano, || dedicata || All'Illustriss., & Ecclentissimo || Prencipe || D. Antonio Teodoro || Trivultio, || Prencipe del Sacro Romano Impero, di || Misoco, e della Valle di Misolcina; || Marchese di Malleo, e di Pici-|| leone; Conte di Meltio, || e Gorgonzola; || Signore di Codogno, del Palasio, Prata, || Terrauerde &c. Baron Libero || di Retegno Imperiale; || Grande di Spagna, Caualier del Tosone; || Generale delle Militie nello Stato, e || Capitan della Guardia di S. E. || il Prencipe di Ligne Go- || uernatore di Milano. || In Milano, per Gioseffo Marelli. 1675. Pet. in-12 de 79 pp., 1 f. pour l'Imprimatur et 1 f. blanc.

L'auteur déclare, dans un avis au lecteur, qu'il n'est pas le véritable auteur de cette tragédie, qu'il s'est contenté de l'arranger au goût du jour. «Essa è parto d'un Ingegno Francese; Mà dubitando, se al comparire in Italia in questi Tempi sospetti potesse essere ben accolto, l'hò travestito in fretta alla peggio, che è quanto dire alla moda.» Le rôle de l'Infante et celui de D. Arrias ont été supprimés; Chimène s'appelle Ismenia, Elvire porte le nom de Linda; en dehors de ces changements et des coupures qu'entraîne la suppression de deux rôles, la traduction, écrite en prose, est généralement littérale. La pièce forme trois actes composés de la manière suivante: le Ier acte comprend l'acte Ier e de l'original (moins la scène II) et les deux premières scènes du second acte; le second acte est formé des scènes VIe e e e , VII et VIII du second acte et de l'acte III en entier; le IIIe e e e acte comprend le IV acte, moins la scène II , et le V acte, moins les scènes II e e et III.

M. Anatole de Montaiglon a bien voulu nous communiquer un exemplaire de cette traduction, qui doit être fort rare.

. A H , Tragedia portata dal Francese da Ferecida

Elbeni Cremete, l'Eccitato frà gli Academici Faticosi di Milano. Bologna, 1679, per il Longhi. In-12.

Réimpression de la traduction précédente.

. I C , Tragi-comedia di M. Pietro Cornelio, Trasportata dal

Francese, E rappresentata da' Signori Cavalieri del Collegio Clementino Nelle loro Vacanze di Carnevale dell' Anno M.D.CCI. Dedicata All' Illustrissima, & Eccellentissima Signora, La Sign ra. D. Olimpia Pamfilii Colonna Gran Contestabilessa del Regno di Napoli. In Roma, M.DCC.I [1701]. Nella Stamperia di Luca Ant. Chracas. Appresso la Curia Innocenziana. Con licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 6 ff. et 155 pp., avec la marque de l'imprimeur au verso de la dernière page.

Dans sa dédicace à la princesse Pamfili-Colonna, dédicace datée du 26 janvier 1701, Chracas dit que la tragédie du Cid, empruntée par la France à l'Espagne et par l'Italie à la France, n'a jamais obtenu un succès plus grand que sur le théâtre du Collége Clémentin, «dove lo spirito, e brio di quei nobilissimi Cavalieri, con traduzione loro propria, l'hà fatta spiccare con tal risalto, che meritava il Mondo intiero, non che la sola Roma a sentirla ».

La liste des acteurs qui suit la dédicace et l'argument est des plus curieuses. Voici la distribution de la pièce, lors des représentations de 1701

Le Roi: D. Gio: Vizzaroni, de Porto S. Maria;

L'Infante: l'abbé Nicolò Severoli, de Faenza;

D. Diègue: le comte Giuseppe Bianchetti

Gambalonga, de Bologne;

D. Rodrigue: l'abbé Domenico Passionei, de

Fossombrone;

D. Gomes: Nicolò Spinola, de Gênes;

Chimène: Francesco Antonio Berardi, de Cagli;

D. Sanche: le commandeur Antonio dal Pozzo,

de Rome;

Elvire: D. Ambrogio Spinola, duc de San-Pietro;

Léonore: Costantino Serra, de Gênes;

D. Alonse: le comte Giacomo Ariberti;

D. Arias: D. Lorenzo Marziani, prince de Fornari,

de Messine, etc.

Pour donner des rôles à d'autres personnages de distinction, le traducteur a introduit des ballets héroïques, dans lesquels on voit figurer: le comte Emmanuel d'Este, de Milan; D. Francesco et D. Aniello Muscetola, princes de Leporano, de Naples; le duc Gerolamo Gravina, duc de Croyglias, de Palerme, et une foule d'autres grands seigneurs. Les comparses eux-mêmes comptent dans leurs rangs des princes et des ducs.

La traduction est en prose. Le traducteur, qui, d'après Melzi, est le P. D. Filippo Merelli, de Somasca, n'a pas hésité à faire de nombreuses suppressions à l'original, afin de gagner du temps pour les ballets.

. L' , R C S ,

Opera Tragicomica di Pietro Cornelio, Tradotta dal Francese, & accomodata per le Scene alla maniera Italiana. In Bologna, 1669. Per il Longhi. Con licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 89 pp. et 3 ff. blancs.

Traduction en prose assez fidèle, bien qu'elle soit parfois abrégée. Le style ne manque ni de vivacité, ni de précision, par exemple dans la scène du comte et de D. Diègue;

Il conte: Al fine otteneste il posto.—D. Diego: M'hà onorato Sua Maestà.— Co. Possedete il grado d'Aio di quest'Infante.—D. Die. Come premio di mia leal servitù.—Co. Come dono d'una cieca fortuna.—D. Die. Fù giustitia.—Co. Fù capriccio.— D. Die. Hebbe il Re a' miei passati servigi riguardo.—Co. Riguardò egli più alla propria inclinazione che al dovere.— D. Die. Non s'ingannano i Rè.—Co. Non sono forsi Huomini?...

Il existe une autre édition de la même traduction, également publiée à Bologne par Longhi, mais qui ne porte pas de date.

. L'A , C S , Tragedia di Pietro

Cornelio.

Réimpression contenue dans le tome III e des Opere varie trasportate del Francese e recitate in Bologna; Bologna, Lelio della Volpe, 1724, in-12.

. H A , Tragedia ricavata da soggetto Spagnuolo,

vestito alla Francese, e tradotta in Italiano per G. A. Z. D. O. Bologna, per il Longhi, 1691. In-8.

Traduction du Cid par Giovanni Andrea Zanotti, detto Ottavio. Voy. Melzi, Dizionario di Opere anonime e pseudonime di Scrittori italiani; Milano, 1848, 3. vol. gr. in-8, t. II e, p. 9.

. I C , Tragedia di Pietro Cornelio, recitata da' Signori Cavalieri del

Collegio Clementino nelle Vacanze del carnovale dell'Anno 1722. Dedicata all' Eẽmo e Rẽmo Principe il sig. Card. di S. Susanna, Gioseffo Pereira de la Cerda, consigliere di stato della Real Maestà di Portogallo, ecc., ecc. In Roma, M.DCC.XXII [1722]. Nella stamperia del Chracas, presso S. Marco al Corso. In-12.

Réimpression de la traduction précédente, avec de nouveaux intermèdes où paraissent des Turcs, des Américains, des cavaliers et dames de Castille, etc. On y trouve également les noms des personnages qui ont figuré dans les ballets.

. I C , Tragicomedia di messer Pietro Cornelio, trasportata dal

Francese. Roma, 1732. In-12.

Réimpression de la traduction de Merelli.

. I R , Tragedia dell' Abate Antonio Landi Fiorentino. Firenze,

1765, Stamperia imperiale. Pet. in-4, avec un frontispice, qui contient deux beaux portraits.

L'auteur dit qu'il ne prétend pas avoir mieux fait que Corneille, mais que sa tragédie n'est pas une traduction. Ce n'en est pas moins une imitation.

. I C , Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta [in versi] da Giuseppe

Greatti [Giuseppe Baretti?].

Teatro applaudito e , t. XXIX; Venezia, 1798, in-8.

. T T del conte Cesare di

Castelbarco. Milano, Boniardi Pogliani, 1844. Gr. in-8.

Traduction en vers du Cid, d'Andromaque et de Zaïre.

. L C , tragédie en cinq actes de Pierre Corneille. Traduction

italienne de Giulio Carcano. Paris, Michel Lévy frères, et Librairie nouvelle, [impr. Loignon et Cie, à Clichy], 1866. Gr. in-8 de 38 pp. à 2 col.

Répertoire de M. Ern. Rossi.

X

. A , ' 'O .,

Tragicomedia tradotta dal Francese di Pietro Cornelio. In Bologna, per il Longhi. S. a. [circa 1700], in-12.

Traduction d'Horace en prose.

. L'O , Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta in versi Toscani,

[circa 1720]. Msc. in-4 de 255 pp., texte franç. et ital.

Bibliothèque nationale (Msc. it., n o 1388).

. O , Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta dall' abate Placido

Bordoni.

Teatro applaudito e , t. LII; Venezia, 1800, in-8.

XI

. I C , Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta dal Francese, et

accomodata ail' uso delle Scene d'Italia. In Bologna, per il Longhi. Con licenza de' Superiori. S. a. [circa 1700], pet. in-12 de 102 pp. (y compris le titre), 1 f. pour l'approbation et 2 ff. blancs.

Traduction en prose, précédée d'un court argument historique.

. I C , Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta dal prevosto

Giovannardi, Modanese. Venezia, Pietro Bassaglia. S. a., in-12.

XII

. P , Tragedia Cristiana di M. Pietro Cornelio Trasportata Dall'

Idioma Francese, E recitata da' Signori Cavalieri del Clementino Nelle Vacanze del Carnevale dell' Anno M.DCC.I. Dedicata da Luca Antonio Chracas a' medesimi Cavalieri. In Roma, M.DCC.I [1701]. Nella Stamperia di Luca Ant. Chracas. Appresso la Curia Innocenziana. Con Licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 8 ff., 150 pp. et 1 f. pour la marque de l'imprimeur.

Cette pièce fut imprimée en même temps que la traduction du Cid citée plus haut (no 834). La dédicace porte de même la date du 26 janvier 1701. Les acteurs ne furent pas moins distingués. D. Salvatore Caputo, marquis della Petrella, joua Félix; Alessandro Gardoni joua Polyeucte; le marquis Manfredo Trecchi, Pauline; Francesco Passionei de Fossombrone, Sévère; Giuseppe Pelicano de Reggio, Néarque; le comte Emmanuel d'Este, Albin, etc. Quatre ballets, imaginés par le traducteur, donnèrent de la variété au spectacle; on n'y vit également figurer que des gentilshommes, en particulier ceux qui avaient rempli les premiers rôles dans le Cid.

La traduction, fort abrégée, est en prose. Melzi l'attribue au P. D. Filippo Merelli, de Somasca.

Il y avait eu avant Corneille une tragédie italienne sur le même sujet: Polieto, tragedia sacra, di Girolamo Bartolommei, Fiorentino; in Roma per Francesco Cavalli, 1632, in-12; in Firenze, nella stamperia di Pietro Nesti, 1655, in-4.

. P , Tragedia cristiana di M. Pietro Cornelio, trasportata dall'

idioma Francese. Bologna, per il Longhi. S. a. [circa 1705], in-12.

Réimpression de la traduction de Filippo Merelli.

. P , Tragedia di Pietro Cornelio.

Traduction en prose insérée dans le t. Ve des Opere varie tradotte e recitate in Bologna (Bologna, Lelio della Volpe, 1725, in-12); nous croyons que c'est celle de Merelli.

. I P , Tragedia sacra tradotta dal Francese di Pietro

Cornelio. In Venezia, per Domenico Lovisa, 1702. In-12.

Traduction en cinq actes et en prose, qui ne doit pas être confondue avec celle de Merelli.

. P , Tragedia cristiana di P. Cornelio, Traduzione dal Francese

in versi. Bologna, Pisarri, 1741. In-8.

Traduction dont l'auteur ne s'est fait connaître que dans l'édition suivante.

. P , Tragedia di Pietro Cornelio tradotta [in versi] dal P. D.

Bonifacio Collina. In Bologna, per il Volpe, 1743. In-8.

. P , tragédie en cinq actes, de Corneille, traduite en vers

italiens par Joseph Montanelli, représentée au Théâtre-Italien à Paris par la Compagnie dramatique de Mme Ristori, le 27 avril 1859. Paris, Michel Lévy frères, [impr. Thunot et C ie], 1859. Gr. in-8 de 38 pp. à 2 col.

XIV

. I B , Commedia di tre atti in prosa, rappresentata per la

prima volta in Mantova la primavera dell' anno 1750.

Nous suivons l'exemple de Voltaire en faisant figurer la comédie de Goldoni parmi les imitations des pièces de Corneille; mais, comme l'a déjà fait remarquer M. Marty-Laveaux (t. IVe, pp. 272 sq.), nous avouerons qu'elle n'a que des rapports éloignés avec le Menteur. Il Bugiardo a été imprimé dans les Commedie di Carlo Goldoni (Firenze, 1753, in-8, t. I er er ; Pesaro, 1753, in-12, t. I; Venezia, 1753, in-8, t. IV e e ; Bologna, 1753, in-8, t. IV, etc.) et traduite par M. Aignan dans les Chefs-d'œuvre des Théâtres étrangers (Paris, Ladvocat, 25 vol. in-8).

XVI

. R ' P , Tragedia del Cornelio, portata

dal Francese in Italiano dal Conte Gio. Orsi, [circa 1720].

Traduction en prose conservée à la Bibliothèque nationale. (Msc. ital., n o 1387.)

. L R , Tragedia tradotta dal Francese di Pietro Cornelio, e

recitata da' Signori Cavalieri del Collegio Clementino nelle vacanze del Carnevale nell' anno 1702. In Roma, nella stamperia di Gianfrancesco Chracas, 1702. In-12.

Traduction en prose attribuée par Melzi au P. D. Filippo Merelli.

. R , Tragedia di Pietro Cornelio tradotta dal Francese. In

Bologna. M.DCII [1702]. Nella Stamperia del Longhi. Con licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 132 pp.

Réimpression de la traduction de Merelli, précédée de l'Ombra di Nicanoro, Prologo per Musica. Cette même traduction a été encore reproduite dans le t. IVe des Opere varie tradotte e recitate in Bologna (Bologna, Lelio della Volpe, 1725, in-12).

. R , Tragedia di Pietro Cornelio. In Venezia, per il Paoli,

1715. In-12.

Traduction en prose.

. R , ' P , Tragedia trasportata dal

Francese di Pietro Corneille sopra la Scena Italiana, dedicata all' Alt. Sereniss. del Signor Principe Enrico Lantgravio d'Assia Darmstat, &c., &c., &c., e recitata da' Sereniss. suoi Nipoti con alcune Dame, e Cavalieri per proprio divertimento nel Teatrino di Corte, nel Carnevale dell' anno 1722. In Mantova, per Alberto Pazzoni, 1722. In-12.

Traduction en prose.

XVIII

. L'E , 'O , Tragedia di Pietro Cornelio,

tradotta dal Francese et accomodata per le scene alla maniera Italiana. In Bologna, per Pier Maria Monti, 1691. In-12.

Traduction en prose, dont la dédicace est signée G. A. Z. D. O., c'est-à-dire, d'après Allacci et Melzi, Gio. Andrea Zanotti, detto Ottavio.

. E , Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta e rappresentata da'

Signori Cavalieri del Collegio Clementino in Roma nel carnevale dell' anno 1699. Roma, per il Chracas, 1699. In-12.

Traduction libre en prose attribuée par Melzi au P. D. Filippo Merelli, de Somasca. L'auteur italien a fait, à sa guise, un grand nombre de coupures et d'additions.

. E , Tragedia di M. Pietro Cornelio, tradotta, e rappresentata

da' Sig.ri Cavalieri del Collegio Clementino in Roma, nel Carnevale dell' Anno 1699. In Bologna, nella Stamperia del Longhi, 1701. Con licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 138 pp. et 3 ff. blancs.

Réimpression de la traduction de Merelli. M. Marty-Laveaux la confond avec celle de Zanotti.

XX

. L V N , tolta dalla Commedia eroica del famoso autor

Francese Pietro Cornelio, da lui intitolata D. Sancio. Bologna, stamperia di Longhi. S. a. [circa 1710], in-12.

Traduction de Don Sanche en prose. Elle a été reproduite dans le t. IV e des Opere varie tradotte e recitate in Bologna; Bologna, Lelio della Volpe, 1725, in-12.

XXII

. N , Tragedia di Monsù Cornelio, trasportata dall' idioma

Francese dal signor Girolamo Gigli. Roma, 1701. In-12.

Traduction en prose.

XXIII

. E , Tragedia di Pietro Cornelio. In Bologna, per il Longhi. S. a.

[circa 1700], in-12.

Traduction en prose.

XXVI

. L S , Tragedia tradotta dal Francese di Mons. Corneille,

da L. P. In Ferrara e in Bologna, per il Longhi, 1715. In-12.

. L S , Tragedia tradotta dal Francese di Mons. Corneille. In

Bologna, per Lelio Volpe, 1724. In-12.

Il existe une pièce italienne antérieure à cette traduction, et dont l'auteur a peut-être imité la tragédie de Corneille: Sofonisba, opera tragicomica rappresentata in Roma nel Collegio Clementino l'anno 1681 (in Roma, per il Bussotti, 1681, in-12). Un peu plus tard, le Napolitain Saverio Pansuti fit paraître une nouvelle Sofonisba (in Napoli, per Domenico Antonio, e Niccolò Parrino), 1725, in-8).

XXVII

. O , Tragedia di Pietro Cornelio, trasportata dall' idioma

Francese. In Venezia, per Domenico Lovisa, 1720. In-12.

Traduction en prose.

XXVIII

. A , Tragedia del famoso autor Francese Pietro Cornelio. In

Bologna, stamperia di Longhi, S. a. [circa 1710], in-12.

XXIX

. A , U , Tragedia del famoso autor Francese Pietro

Cornelio. Bologna, stamperia di Longhi, s. a. [circa 1710], in-12.

Traduction en prose.

XXX

. T B , Opera heroicomica di Pietro Cornelio, tradotta dal

Francese. Bologna, stamperia di Longhi. S. a. [circa 1710], in-12.

Traduction en prose.

XXXI

. L P , Opera di Pietro Cornelio, tradotta dal Francese ed

accomodata all' uso delle Scene d'Italia. In Bologna, nella stamperia del Longhi, 1704. In-12.

Traduction en prose.

XXXII

. S , ' P , Opera tragica di Pietro Cornelio. In

Bologna, nella stamperia del Longhi, 1719. In-12.

Traduction en prose.

 

III. Traductions en espagnol.

IX

. E H , comedia en tres actos en verso, por D.

Juan Bautista Diamante.

Imitation du Cid, imprimée dans le recueil intitulé: Comedias nuevas escogidas de los mejores ingenios de España; onzena Parte; Madrid, 1658, in-4, ou Madrid, Gregorio Rodriguez, 1659, in-4 (voy. Catálogo de la Biblioteca de Salvá er , Valencia, 1872, 2 vol. in-8, t. I,

p. 403). Elle a été réimprimée dans le Tesoro del Teatro español, desde su origen (año de 1356), hasta nuestros días; arreglado y dividido en cuatro partes, por D. Eugenio de Ochoa; Paris, imprenta de Casimir y Crapelet, 1808, 5 vol. in-8, t. V e.

Nous avons dit plus haut (n° 9) que Voltaire avait cru retrouver dans la pièce de Diamante le véritable original du Cid; il est démontré aujourd'hui que c'est une simple traduction. Nous citerons dans les chapitres qui suivent plusieurs opuscules relatifs à cette question.

. D R V , Tragedia en tres actos, escrita en variedad

de metros.

Traduction libre, qui existe en manuscrit dans les archives du Teatro del Principe à Madrid, sans nom de traducteur, mais avec permission de représenter donnée en 1781.

. E C , tragedia de P. Corneille, refundida por D. T. G. S. [Don

Tomas Garcia Suelto], y representata por la primera vez en el Teatro de Los Canos del Peral, el dia 25 de Agosto de 1803. Madrid, 1805. In-8.

. C R V , Drama en tres actos y en verso original, de

don Manuel Fernandez y Gonzalez. Representado con gran éxito en el Teatro de Novedades el dia 18 de diciembre de 1853. Madrid, libreria de la V. é hijos de Cuesta, [imprenta de C. Gonzalez], 1858. Gr. in-8 de 102 pp.

La España dramática.

Imitation du Cid en trois actes et en vers.

. C R V , Drama en tres actos y en verso, original, de

don Manuel Fernandez y Gonzales. Refundido por el autor. Madrid, libreria de la V. é hijos de Cuesta, [imprenta de T. Fortanet], 1862. Gr. in-8 de 102 pp.

La España dramática.

Nous croyons que les auteurs des quatre pièces suivantes se sont également inspirés du Cid:

L M C , drama refundido por D. Alberto E. Rossi. Refonte de la tragédie de Guillen de Castro.

H A , drama en cinco actos por Iza Zamácola.

D R , drama original en versos de A. F. de la Serna.

P H , D C , drama original en versos de D. Rafael Galvez Amandi.

X

. H , tragedia en cuatro actos, habiéndose suprimido el quinto,

por Corneille. Original francés con la traduccion literal española, preparada expresamente para Mr. Rafael Félix, director de la Comp. francesa de Mlle Rachel. Nueva-York, imprenta de Baker y Goodwin, 1855. In-4 de 28 pp.

La couverture imprimée porte: Unica Edicion autorizada de las representaciones de Mlle Rachel en francés y español, que contiene la copia original francesa, con la traduccion literal española por Jules Mantéguès.

XI

. C , Tragedia de P.Cornelio, traducida del idioma Frances en

Castellano. Madrid, 1713. In-8.

D. Augustin de Montiano y Luyando, dans son Discurso sobre las tragedias españolas (Madrid, 1750, p. 66), attribue la traduction à Don Francisco Pizarro de Aragon, marquis de San Juan. L'exemplaire décrit par Salvá ( er Catálogo , t. I, n° 1198) porte sur la garde une note manuscrite qui confirme cette attribution.

Le titre est suivi d'une approbation du D r Don Juan de Ferreras, curé de l'église paroissiale de Saint-André de Madrid, qui a trouvé la traduction faite «con tanta alma, que si pudiera ser verisimil la Metempsichosis de los antiguos errados Philosophos, se pudiera creer, que la del Autor, y del Traductor era la misma.»

La traduction est en vers de différentes mesures, suivant l'usage adopté sur le théâtre espagnol.

. C . Tragedia de P. Cornellio, traducida del idioma Frances en

Castellano. S. l. n. d. [Madrid, Fernando Monge, 1731]. In-8 de 4 ff. et 134 pp.

Réimpression de l'édition précédente. La licence du Conseil, datée du 4 juillet 1731, nous fait connaître le nom du libraire.

. E P , Tragedia nueva a la moda Francesa con todo el rigor

de el arte, en imitacion del Cina de Pedro Cornelio, compuesta por don Thomas de Añorbe y Corregel, Capellan del Real Monasterio de la Encarnacion de Esta Corte. Con licencia. En Madrid. Año de M.DCC.XL [1740]. In-4 de 43 pp.

La permission d'imprimer est datée du 13 avril 1740.

Montiano (Dircurso primero sobre las tragedias españolas, 1750) a cru devoir mettre le public en garde contre cette imitation, de peur qu'on n'attribuât à Corneille les faiblesses du traducteur.

. C , tragedia de P. Corneille, traducida de D. Manuel Garcia

Verdugo.

Traduction inédite citée par M. Marty-Laveaux, d'après une communication de M. Hartzenbusch.

XII

. L G ,

H , Comedia heroica de F. R. [Fermin del Rey].

Barcelona, 20 de Febrero 1785.

Imitation en trois actes de Polyeucte, qui n'a pas été imprimée. Il en existe une copie manuscrite à la Bibliothèque nationale de Madrid, et une autre dans les archives du Teatro del Principe de la même ville. Le lieu de la scène est changé ainsi que les noms des personnages.

. P , tragedia en cinco actos, por Corneille. Copia original

francesa, con la traduccion literal española, por Jules Mantéguès, preparada expresamente para Mr. Rafael Félix, director de la Comp. francesa de Mlle Rachel. Nueva-York, imprenta de Baker y Goodwin, 1855. In-4 de 48 pp. à 2 col.

. P , tragedia cristiana en cinco actos, por Corneille,

traducida al Castellano por D. Manuel Garcia Verdugo.

Traduction inédite citée par M. Marty-Laveaux, d'après une communication de M. Hartzenbusch.

XIII

. E E , comedia en dos actos, escrita por L. A.

J. M. [Luis Antonio José Monein.] S. l. n. d. [Madrid]. In-4 de 24 pp. à 2 col.

Imitation du Menteur.

XVI

. R , Tragedia en cinco actos, escrita en romance en

decasilabo.

Traduction libre, sans nom de traducteur, qui se trouve en manuscrit, dans les archives du Teatro del Principe, avec permission de représenter accordée en 1777.

. R , tragedia en cinco actos por Corneille, traducida en

castellano por D. Manuel Garcia Verdugo.

Traduction inédite citée par M. Marty-Laveaux, d'après M. Hartzenbusch.

 

VI. Traductions en portugais.

IX

. O C , Tragedia de P. Corneille. Lisboa, na typographia

Rollandiana, 1787, com licença da Real Meza da Commissão Geral sobre o Exame, e Censura dos Livros. Pet. in-8 carré de 92 pp. et 2 ff. contenant un extrait du catalogue de François Rolland.

On lit en tête du titre: Theatro estrangeiro. Numero I.

Traduction en vers attribuée à Antonio José de Paula (Diccionario bibliographico portuguez, estudos de Innocencio Francisco da Silva; Lisboa, 1858-70, 9 vol. in-8, t. VIIIe, p. 209); elle est précédée d'un avis de l'éditeur qui fait l'éloge du théâtre en général, et rappelle que les peuples les plus catholiques ne l'ont jamais condamné. Le libraire s'est proposé de publier un recueil des meilleurs pièces françaises et italiennes comme en possèdent la plupart des nations cultivées de l'Europe.

. A , S , tragedia por Nicolau

Luis. Lisboa, na Officina de Antonio Gomes, 1794. In-4 de 40 pp.

Traduction du Cid en vers.

Nicolau Luis, appelé quelquefois da Silva, vivait dans la seconde moitié du dix-huitième siècle, mais on ne sait rien de sa vie; il a traduit ou imité plus de deux cents comédies ou tragédies, en évitant le plus souvent de nommer les auteurs originaux.

. O C , tragedia de Corneille.

Theatro de Manuel de Figueiredo; Lisboa, na Imprensa Regia, 1804-1815, 14 vol. in-8, t. VIIIe.

. D. R , drama original em cinco actos e em prosa, por D.

Antonio Firmino da Silva Campos e Mello. Lisboa, na typographia de Antonio José da Rocha, 1842. Gr. in-8 de 96 pp.

Imitation du Cid.

. D. R C B , tragedia em cinco actos, de P. Corneille,

traduzida por ***, revista e emendada por J. M. Pereira da Silva. Rio de Janeiro, na Typographia imperial e constitucional de Junius Villeneuve e Ca, 1843. Gr. in-4 de 20 pp.

Archiva Theatral a , III serie.

M. Jean Manuel Pereira da Silva, né à Rio, en 1817, est un des hommes les plus distingués du Brésil. Il est correspondant de l'Institut de France.

En dehors des traductions que nous avons citées, M. I. Fr. da Silva ( e Diccionario bibliographico portuguez , t. VIII, p. 209) dit qu'il possède une traduction manuscrite du Cid signée des initiales J. A. M.

XI

. C , C A , tragedia de Corneille.

Theatro de Manuel de Figueiredo; Lisboa, na Imprensa Regia, 1804-1815, 14 vol. in-8, t. VIIIe.

. C , C A , tragedia de P. Corneille,

traducida por Antonio José de Araujo.

Traduction inédite citée par M. I. Fr. da Silva (Diccionario bibliographico portuguez e , t. VIII, p. 421).

XVIII

. H , tragedia por Nicolau Luis. Lisboa, na

Officina de José de Aquino Bulhões, 1783. In-4 de 40 pp.

Imitation en vers.

 

V. Traduction en roumain.

XVIII

. (voir aussi 900 bis înmoarat al rasartului, tragedia în 5 acte de

Korneil, si tradusa din frantozeste de I. Roset. Bucuresti, în tipografia lui Ediad,] 1831. In-8 de 122 pp.

Traduction très-faible, dont le style est tout à fait primitif.

On a lieu d'être surpris que les Roumains n'aient pas cherché à faire passer dans leur langue d'autres pièces de Corneille. Le poëte Georges Sion, à qui nous exprimions récemment notre étonnement à ce sujet, nous a répondu que ses compatriotes, dont un grand nombre ont étudié nos classiques dans nos écoles, ne se sentaient pas encore en état d'en faire des traductions qui ne fissent pas trop perdre à l'original. Les pièces de Voltaire ont été jugées plus faciles, et plusieurs ont été traduites avec succès; M. Sion lui-même a donné d'élégantes versions du Misanthrope et de Phèdre, mais, à part quelques fragments du Cid et de Cinna, qu'il a mis en vers roumains pour les élèves du conservatoire de Bucarest, il n'a pas abordé le théâtre de Corneille.

VI. Traductions en anglais.

I

. M , a Comedy translated from the French of P. Corneille.

London, printed for and sold by T. Bell, n o 26 Bell yard, Temple Bar, and G. Burnet, Strand, M.DCC.LXXVI [1776]. In-8, fig.

XI

. T C , a Tragi-Comedy out of French made English, and acted

before Their Majesties at Court, and on the Cockpit stage in Drury-Lane, by the Servants to both Their Majesties. London, 1637. Pet. in-12.

Traduction en vers par J. Rutter, dont le nom est au bas de l'épître dédicatoire adressée à Edouard, comte de Dorset, lord-chambellan. Le même auteur fit paraître, en 1640, une traduction de la Vraie Suite du Cid, de l'abbé Desfontaines, qu'il intitula: The Second Part of The Cid.

Malgré l'empressement mis par un poëte anglais à traduire le Cid, l'année même de sa publication, le tempérament britannique ne paraît pas s'être accommodé aux passions toutes méridionales du héros espagnol. Pepys raconte qu'il assista, le 1 er décembre 1662, à la représentation du Cid, au Cokpit, et que la pièce, bonne pour la lecture, lui parut à la scène «une fort sotte chose (a most dull thing)». Diary and Correspondence of Samuel Pepys; the sixth Edition; London, 1858, 4 vol. in-12.

. T C , || a || Tragicomedy, || out of French made || English: || And

acted before their Majesties || at Court, and on the Cock-pit || Stage in Drury-lane, by the || servants to both their || Majesties. || The Second Edition Corrected and Amended. || London, || Printed by W. Wilson for Humphrey || Moseley, at the Signe of the Princes Armes || in St. Pauls Church-Yard. || 1650. In-12 de 42 ff. non chiff., dont les trois derniers sont occupés par le catalogue du libraire.

Réimpression de la traduction précédente.

. T C , OR D , a Tragedy in verse,

translated from the French of P. Corneille, by John Ozell. London, 1714. In-12.

. X , D , a Tragedy by Colley Cibber,

adapted for theatrical representation as performed at the Theatre Royal in Covent Garden, regulated from the Prompt Book. London, printed for the Proprietors under the direction of John Bell, British Library, Strand, 1792. In-8 de 78 ff., avec 2 fig. sur acier.

Simple imitation du Cid, dans laquelle l'auteur s'est proposé d'éviter une partie des fautes que le goût français avait, prétend-il, fait commettre à Corneille.

Cette pièce, imprimée séparément, a été réunie au Bell's British Theatre e , t. XV (London, 1797, in-8): elle a été également reproduite dans les œuvres de Colley Cibber, dont la meilleure édition est celle de Londres, 1777, 5 vol. in-12, avec portr.

. T C , a Tragedy in five Acts by a Gentleman formerly a Captain

in the Army. London, printed by A. Young, 18 Vere Street, and sold by M. Faulder, 42, Bond-Street, 1802. Price two shillings and six pence. In-8 de 63 pp.

X

. H , a Roman Tragedy, by Sir William Lower. London, 1656.

In-4.

. H , a Tragedy, by Mrs. Kath. Phillips. London, 1667. In-fol.

Cette traduction de «l'incomparable Orinda», a été réimprimée, avec Pompée, à la suite du recueil de ses œuvres: Poems by the most deservedly admired Mrs. Katherine Philips, the Matchless Orinda, to which is added Monsieur Corneille's Pompey and Horace, Tragedies, with several other Translations out of French; London, printed by N. T. for Henry Herringman, at the sign of the Blue Anchor, in the Lower Walk of the New Exchange, 1678, in-fol.

. H , a French Tragedy of Monsieur Corneille englished by

Charles Cotton, Esq. London, printed for Henry Browne, at the Gun, at the West End of St. Pauls, 1671. In-4 de 4 ff. et 75 pp.

En face du titre, une gravure de W. Dolle, représentant le combat des Horaces.

Charles Cotton, né en 1630 à Beresford Hall, dans le comté de Stafford, mort à Westminster en 1687, est surtout connu par ses traductions du français. Il traduisit, entre autres ouvrages, le Virgile travesti de Scarron (Scarronides, or Virgil Travestie). Une seule de ses traductions a eu un succès durable: celle des Essais de Montaigne (1693), qu'on a réimprimée avec corrections en 1759.

Cotton a pris de grandes libertés avec la tragédie de Corneille; il y a ajouté des chœurs de sa composition.

. H , a French Tragedy of Monsieur Corneille, englished by

Charles Cotton. London, 1677. In-4, front. grav.

Seconde édition de la traduction précédente.

XI

. C ' C , a Tragedy in verse, translated from the

French of P. Corneille by Colley Cibber. London, 1713. In-4.

XII

. P , M , a Tragedy by Sir William Lower.

London, 1655. In-4.

XIII

. P , a Tragedy, translated from Monsieur Corneille, by Mrs.

Catherine Philips, the Fifth Act translated by Sir John Denham. London, 1663. In-4.

Cette traduction, entreprise à la demande du comte d'Orrery, a été reproduite à la suite d'Horace, dans le recueil déjà cité des œuvres

de Catherine Philips (voy. le n o 908).

Pompée réussit en Angleterre, sans avoir pourtant le succès qu'obtint plus tard Héraclius. Pepys raconte qu'il fit en voyage la lecture de cette tragédie, «a play translated from thé French by several noble persons, among others, my Lord Buckhurst, that to me is but a mean play, and the words and sense not very extraordinary.» Pepys's, Diary and Correspondence, the sixth Ed.; London, 1858, 4 vol. in-12; t. IIe, p. 400 (23 juin 1666). La traduction à laquelle Pepys fait allusion est probablement la suivante:

. Pompey, a Tragedy acted with great applause. London, printed for

John Crooke, at the sign of the Ship, in St Pauls Church Yard, 1663. In-4 de 3 ff. et 62 pp.

On y a ajouté un prologue écrit par le comte de Roscomon pour le théâtre de Dublin, et un épilogue par sir Edward Deering.

. P , a Tragedy [translated from the French of

Corneille by Edmund Waller]. London, 1664. In-4.

Waller fut aidé dans son œuvre par le comte de Dorset et Middlesex, sir C. Sedley et Sidney Godolphin.

Une lettre de Saint-Évremond, adressée à Corneille en 1666, à propos de e Sophonisbe , et reproduite par M. Marty-Laveaux (t. X,

pp. 499 sq.), nous donne de curieux détails sur l'accueil fait par les Anglais aux œuvres de Corneille et en particulier sur Waller: «Je vous puis répondre, dit Saint-Évremond, que jamais réputation n'a été si bien établie que la vôtre en Angleterre et en Hollande. Les Anglois, assez bien disposés naturellement à estimer ce qui leur appartient, renoncent à cette opinion souvent bien fondée, et croient faire honneur à leur Ben Johnson de le nommer le Corneille de l'Angleterre. M. Waller, un des plus beaux esprits du siècle, attend toujours vos pièces nouvelles, et ne manque pas d'en traduire un acte ou deux actes en vers anglois pour sa satisfaction particulière. Vous êtes le seul de notre nation dont les sentiments ayent l'avantage de toucher les siens. Il demeure d'accord qu'on parle et qu'on écrit bien en France; il n'y a que vous, dit-il, de tous les François, qui sache penser. M. Vossius, le plus grand admirateur de la Grèce, qui ne sçauroit souffrir la moindre comparaison des Latins aux Grecs, vous préfère à Sophocle et à Euripide.»

XIV

. T B , L , a Comedy, acted by Their

Majesties Servants at the Royal Theatre. London, printed for Simon Neale at the three Pigeons in Bedford-street in Covent Garden, over again the New Exchange. M.DC.LXXXV [1685]. In-4 de 2 ff. et 52 pp.

La Beauté trompée, simple traduction du Menteur, bien qu'elle ne porte pas le nom de Corneille.

. T L : , L F . A Comedy. By Sir

Richard Steele. Hæc nosse salus est adolescentulis. Ter. London, M.DCC.XI [1711]. In-8.

Seconde imitation du Menteur, due au célèbre humoriste Steele. Celui-ci n'a eu garde de prononcer le nom de Corneille et, pour déguiser son emprunt, a donné des noms anglais à tous les personnages. Géronte est devenu le vieux Bookwit; Dorante, le jeune Bookwit; Alcippe, Lovemore; Philiste, Frederick; Cliton, Latine; Clarice, Penelope; Lucrèce, Victoria; Isabelle, Lettice, etc. Du reste, Steele a respecté les cinq actes de l'original, et, malgré les changements de décors et les couplets qu'il a cru devoir introduire, il a généralement suivi l'ordre des scènes de Corneille; mais dans l'exécution son «humeur» s'est donné libre carrière. Il descend parfois jusqu'à la farce de tréteaux. Voici, à titre d'exemple, comment il a travesti le commencement de la scène IIIe du deuxième acte:

Lovemore. Ah! Penelope! inconstant! sickle Penelope! = Penelope. But, Lettice, you don't tell me what the gentleman said; now there's no body here you may speak— = Love. Now there's no body here?—Then I am a thing, an ustensil—I am no body, I have no essence that I am sensible of —I think 'twill be so soon—This ingrate,—this perjur'd! = Pen. Tell me, I say, how the match happened to break off. = Love. This is downright abuse—What! don't you see me, madam? = Lett. He had the folly, upon her being commonly civil to him, to talk of directing her affairs before his time: in the first place, he thought it but necessary her maid, her faithful

servant Mrs. Betty, should be remov'd. = Love. Her faithful servant Mrs. Betty! Her betrayer, her whisperer, Mrs. Lettice—Madam, wou'd you but hear me—I will be heard. = Pen. Pr'y thee step, Lettice, and see what noise is that without. = Love. The noise is here, madam; 'tis I that make what you call noise—'Tis I that claim aloud my right, and speak to all the world the wrongs I suffer. = Pen. Cooling herbs well steep'd—a good anodyne at night made of juice of hellebore, with very thin diet, may be of use in these cases (Both looking at him as disturb'd). = Love. Cases!— What cases? I shall downright run mad with this damn'd usage. Am I a jest? = Lett. A jest!—no faith, this is far from a merry madness—Ha! ha! ha! = Love. Harky'e Lettice—I'll downright box you—Hold your tongue, gipsy. = Lett. Dear madam, save me—go you to him—= Pen. Let him take you—Bless me—how he stares,—take her. = Lett. Take her. = Pen. Take lier (Running round each other). = Love. Very fine—No, madam, your gallant, your spark last night; your fine dancer, entertainer, shall take you..., etc., etc.

. T L : , L F . A Comedy. By Sir

Richard Steele. Hæc nôsse salus est adolescentulis. Ter. The seventh Edition. London: Printed for T. Lownds, T. Caslon, and W. Nicoll. M.DCC.LXIV [1714]. In-12 de 71 pp., y compris une fig.

L'existence de cette 7 e édition suffit pour attester le succès qu'eut la farce de Steele.

. T L . A Comedy in three Acts. As it is Performed at the Theatre

in the Hay-Market. By Samuel Foote, Esq. London: Printed for P. Vaillant, J. Rivington, and S. Bladon in Paternoster-Row. M.DCC.LXXVI [1776]. (Price One Shilling and sixpence.) In-8 de 70 pp. et 1 f.

Foote, qui était en même temps acteur et poëte dramatique, profita de ses voyages en France pour emprunter à nos auteurs comiques divers sujets dont il évita de faire connaître les originaux: le Menteur est du nombre. La pièce de Corneille a été réduite en trois actes; les personnages ont reçu des noms anglais: Sir James Elliot (Alcippe); Old Wilding, the Father, (Géronte); Young Wilding (Dorante); Miss Grantam (Clarice); Miss Godfrey (Lucrèce); Kitty (Isabelle). Cliton, qui est resté Français, a pris le nom de Papillon; quant à Philiste, son rôle a été fondu avec celui d'Alcippe. Les premiers mots de la comédie nous reportent au Menteur:

Young Wilding. And I am now, Papillion, perfectly equipped. = Papillion. Personne mieux. Nobody better. = Y. Wild. My figure? = Pap. Fait à peindre. = Y. Wild. My air. = Pap. Libre. = Y. Wild. My address? = Pap. Parisiene (sic). = Y. Wild. My hat sits easily under my arm; not like the draggled tail of my tatter'd academical habit. = Pap. Ah, bein (sic) autre chose. = Y. Wild. Why then, adieu, Alma Mater, and bien venuē, la ville de Londre; fare well to the schools, and welcome the theatres; presidents, proctors, short commons with long graces, must now give place to plays, bagnios, long tavern-bills with no graces at all, etc., etc.

XVI

. R , R B , a Tragedy, done from the

French of Mons. Corneille. Humbly inscribed to the Right Honourable Philip Earl of Chestersfield. London, printed for the Authors. M.DCC.LXV [1765]. In-8 de III et 81 pp.

Le traducteur, S. Aspinwall, dit, dans la préface qu'il a signée, que c'est en raison du succès qu'a obtenu la traduction de l'Andromaque de Racine donnée par Mrs. Philips, sous le titre de The distressed Mother, qu'il a entrepris cette traduction. Il dit avec assez peu de modestie que ses amis l'ont assuré que sa Rodogune était supérieure à l'original, et il ajoute ingénument: «I will impute it merely to our language being more nervous than the French, and to the translators being unconfined by the felters of Rhyme in which the original is written.»

XVIII

. H , E E , a Tragedy written in French

by M. de Corneille, englished by Lodowick Carlell. London, 1644. In-4.

Héraclius est peut-être, de toutes les pièces de Corneille, celle qui eut le plus grand succès en Angleterre, si l'on en juge, du moins, par ce qu'en dit Samuel Pepys. Celui-ci raconte, à la date du 8 mars 1663-64, qu'il vit représenter la tragédie nouvellement traduite. La pièce produisit sur lui une vive impression; il fut en particulier très-frappé de la scène où l'empereur d'Orient parait environné de tout le peuple en habits romains. «Cette scène est, dit-il, au-dessus de tout ce que j'ai jamais vu représenter sur aucun théâtre (above all I ever saw at any of the theatres).»

Le 4 février 1666-67, Pepys revit Héraclius au Duke's Playhouse, «excellente pièce, qui lui causa un plaisir extraordinaire.» Il y avait grande compagnie, Mrs. Stewart, très-belle avec de grandes boucles, Lord et Lady Rochester, Lord John Butler, fils du Duc d'Ormond, etc.

Voy. Diary and Correspondence of Samuel Pepys, loc. cit.

L'éditeur de ce recueil croit que la traduction vue par Pepys n'était pas celle de Carlell, qui, dit-on, ne fut jamais représentée.

XXI

. N , a Tragi-Comedy translated out of the French of

Monsieur Corneille by John Dancer, as it was acted at the Theatre Royal in Dublin, together with an Exact Catalogue of all the English Stage Plays printed till this present year 1671. Licensed Dec. 16. 1670. Roger L'Estrange. London, printed for Francis Kirkman and are to be sold at his shop in Thames Street, over against the Custom House, 1671. In-4 de 2 ff. et 56 pp., plus 16 pp. pour le catalogue.

Dédié au Right. Hon. Thomas Earl of Offroy.

 

VII. Traductions en néerlandais.

. O over de Nederduitsche Tooneelpoëzy. Amsterdam, A.

Schoonenburg, 1724. Pet. in-8, avec front, gravé de J. Goeree.

Ces Recherches sur la poésie dramatique hollandaise renferment la traduction des trois discours de Corneille sur l'Art dramatique.

VIII

. [D T , Blyspel. Uit het Fransch van den

Heer P. Corneille. Te Amsterdam, 1684. Pet. in-8?]

La Magie vraisemblable, traduction en vers de l'Illusion comique, par Simon Van der Cruyssen.

Nous n'avons pas vu cette édition, dont la date nous est fournie par le texte du privilége qui accompagne l'édition suivante.

. D T , Blyspel. Uit het Fransch van den

Heer P. Corneille, Te Amsterdam, by d'Erfg: van J. Lescailje, op den Middeldam, naast de Vischmarkt, 1691. Met Privilegie. Pet. in-8 de 72 pp.

Au titre un joli fleuron de S. Fokke, représentant une ruche posée sur une console, devant un édifice aux deux extrémités duquel sont placées des statues de Melpomène et de Thalie, et qui est surmonté des armes d'Amsterdam.

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