Chantal la soubrette
Chapitre Un
Ceci est le récit de mon voyage vers la soumission et la féminisation à plein temps. J’écris pour obéir à mon Maître, sans rien cacher de mes pensées, de mes doutes et de mes joies, tout ce que j’ai traversé pour arriver à ce point dans ma vie, plus épanouie que jamais en étant sa soubrette, sa domestique asservie à plein temps, et bien sûr aussi sa salope disponible en libre-service. Il espère qu’en écrivant mon histoire, d’autres Maîtres dominants pourront peut-être l’utiliser pour trouver et éduquer eux aussi leur propre domestique féminisée et sexuellement soumise. Mon Maitre sait que je ne suis pas un cas isolé, que d’autres âmes en peine cherchent désespérément à trouver leur voie dans une soumission absolue. Je ne prétends pas être exemplaire, je ne serai jamais assez parfaite pour plaire à chaque seconde à mon Possesseur, j’espère seulement que mon récit pourra servir d’inspiration à d’autres personnes qui, comme moi, savent au fond d’elles qu’elle sont destinées à devenir des jouets dociles. Je leur adresse un message d’espoir : vous aussi, vous pourrez trouver un Maitre à servir qui saura vous utiliser et vous abuser comme vous en rêvez.
Si je devais trouver un point de départ à mon fétichisme, il est évident que je dois le placer dès ma plus tendre enfance, au sein du cocon familial formé par ma mère et mes deux sœurs ainées, incontestablement de belles femmes toutes les trois. Très tôt, j’ai baigné dans un environnement intensément féminin, et dès l’adolescence, je savais tout ce qu’il y avait à connaitre sur tous les types de vêtements et sous-vêtements féminins, et ceux de ma mère et de mes sœurs m’étaient très familiers. Avec ma carrure peu athlétique, c’est assez naturellement que j’ai aimé essayer des collants, des robes, des jupes et même des talons hauts avant que leurs chaussures ne deviennent trop petites pour moi, ce qui m’attristait toujours.
J’étais attiré par les tissus doux et soyeux, le contact du nylon, la finesse et la délicatesse des habits de femme, et aussi – même si je ne le savais pas encore consciemment à ce moment – par les odeurs enivrantes des cosmétiques et des accessoires de maquillage. Paradoxalement, je n’ai compris que très tard que cette attirance avec quelque chose de fortement sexuel et que d’être entouré aussi souvent par des femmes avait façonné une identité un peu à part pour moi dans ce domaine.
Oui, j’ai mis longtemps à comprendre que j’étais peut-être un peu différent de mes autres amis. J’étais attiré par les jeunes femmes qui m’entouraient ou que je voyais dans les médias, à la télévision et au cinéma, et pour moi, c’était la marque d’une hétérosexualité classique. Sauf que moi, en plus de les admirer, je désirais aussi m’habiller comme elles, avec des vêtements féminins, et il y avait en moi toute une partie qui se sentait véritablement féminine. Je savais qu’être habillé de façon féminine et sexy était quelque chose que je devais garder secret vis-à-vis du reste du monde. Mes premiers travestissements étaient indubitablement excitants, et vraiment réussis, rapidement crédibles en raison de mon éducation au milieu de mes sœurs, j’étais naturellement à l’aise pour prendre un bâton de rouge à lèvres en main ou appliquer de l’eye-liner sans trembler. Peu à peu, j’ai pris conscience que cette excitation était surtout psychologique, et que mon attirance pour la féminisation était aussi liée à des penchants puissants de soumission. Je savais ce que je ressentais et ce que je désirais, et ce que je désirais faire ressentir : je voulais me faire soumettre par quelqu’un de puissamment viril qui pourrait exacerber ma féminité en faisant de moi sa chose, son jouet sexuel.
Cette réalisation a été très progressive et s’est opérée par couches successives, pour être finalement profondément ancrée en moi. Pendant toutes les premières années de ma vie d’adulte, je me suis habillé de plus en plus régulièrement en femme, depuis les sous-vêtements jusqu’aux vêtements. Au fil du temps, ma garde-robe de vêtements féminins et de talons hauts s’est enrichie, d’abord quelques étagères pour occuper finalement les trois-quarts de mes meubles. Comme je l’avais vu chez ma mère et mes sœurs, une femme ne possédait jamais une assez grande variété de tenues à assortir. Je le faisais pour moi uniquement, seul dans ma chambre, mais je pouvais y passer des heures, à me regarder et à me parler à moi-même.
Mes penchants sexuels se sont précisés, et un thème revenait de façon récurrente, jusqu’à devenir central et omniprésent : je me faisais belle pour mieux pouvoir me faire salir par un Maître, j’étais son esclave et sa servante. La domination qu’il exerçait sur moi était psychologique, il m’humiliait verbalement, et pendant que je m’observais dans le miroir, absolument féminisée dans mes talons hauts avec mon soutien-gorge pigeonnant et mes cheveux longs, j’entendais mon mâle viril qui m’insultait. Je l’imaginais en train de me traiter de salope, de pute, de pédale, et plus je fantasmais sur des traitements durs et humiliants, et plus mes érections devenaient raides. Mes scénarios imaginaires tournaient autour de fantasmes variés d’esclavage sexuel, de femme de chambre utilisée en libre-service, de salope nymphomane.
Tout n’était pourtant pas aussi simple et tranché parce que, de façon troublante encore une fois, quand j’étais en mode masculin devant le monde extérieur, avec mes amis et mes relations, je n’avais aucun doute concernant le fait que j’étais hétérosexuel. J’ai eu des petites amies et des relations intimes avec plusieurs femmes, j’étais – de ce qu’elles me disaient – assez séduisant (« mignon » était l’adjectif qui revenait le plus souvent), et si je ne suis jamais resté en couple longtemps, je peux dire que mes petites amies appréciaient ma compagnie et le fait de pouvoir discuter avec moi comme si j’étais aussi leur meilleure copine. Je n’ai jamais eu de problème pour avoir des érections pendant nos rapports, même s’il fallait avouer que c’était quand elles gardaient sur elle une partie de leurs sous-vêtements que mon excitation s’enflammait le plus. Et je dois à la vérité de préciser que j’ai eu plus de compliments pour mes techniques de cunnilingus que pour les ardeurs de mes pénétrations ou mon endurance phallique.
Mais quand j’enfilais des vêtements féminins, quelque chose se passait en moi, un changement radical et instantané, un interrupteur on/off. Rien que de sentir dans ma main la dentelle d’un soutien-gorge, de passer mon pied dans un bas nylon avant même de le dérouler sur mes cuisses, ces gestes suffisaient à modifier fondamentalement ma psychologie pour me faire devenir une poupée féminine, avec un violent désir de me soumettre à vrai mec, un homme véritable, ce Maître qui saurait me faire l’adorer et l’honorer comme c’était ma destinée de le faire. Ces pensées et ces fantasmes de soumission ont accompagné chaque seconde de toutes mes heures de transformation, et l’envie d’être une véritable soubrette, de servir de salope féminisée a commencé à me consumer. Je savais qu’à un moment de ma vie, j’allais devoir franchir le pas pour expérimenter un tel jeu de rôle dans la réalité, le toucher du doigt pendant une heure ou deux pour voir si le réel était aussi puissant que le fantasme. À ce moment-là, j’étais cependant loin de me douter que ma route allait croiser celle de mon Maitre et que cet homme allait me soumettre à lui à plein temps pour entrer à son service et assouvir toutes ses pulsions sur moi.
J’ai fréquenté plusieurs forums spécialisés en ligne, ce qui m’a permis de me rendre compte que je n’étais pas le seul, loin de là, à partager ce genre de fantasmes. Au début, j’étais un peu perdu en fait, mais à force de persévérer, il devenait plus facile pour moi de détecter les utilisateurs anonymes véritablement accros et passionnés comme moi. Il y avait aussi beaucoup d’annonces pour des demandes de rencontres, surtout des trav/trans qui cherchaient un dominant pour un soir ou une vie, bien plus souvent que l’inverse, j’ai été surpris de me rendre compte que, dans ce milieu si particulier, c’étaient les Maitres qui avaient l’embarras du choix. Je n’ai pourtant jamais trouvé le courage d’en poster une pour moi-même, et je lisais et relisais les quelques rares annonces de Maitres qui cherchaient des petites choses dociles comme moi à soumettre. Je trouvais ces annonces très intéressantes et excitantes, une partie de moi voulait y répondre mais je me dégonflais toujours, jusqu’au jour où une annonce m’a attiré comme un aimant, cochant toutes les cases de ce que je souhaitais explorer.
Véritable Maître de tempérament dominant et autoritaire,
trentenaire, en forme, grand, fort et viril, recherche une domestique salope à plein temps pour travailler à son domicile. Annonce sérieuse réservée aux pédales motivées et désireuses de servir et de vivre leur fantasmes 24h/24. Je pratique la soumission dure et sans pitié. Les meilleures réponses seront présélectionnées pour des entretiens. Plus vous donnerez de détails sur vous et vos motivations, plus vous aurez de chances de participer à cette compétition.
J’avais l’impression qu’il me parlait seulement à moi, qu’il lisait directement dans mes pensées et mes désirs les plus secrets. J’ai cherché rapidement son pseudo sur le forum, et ça n’a fait que renforcer la conviction de mon attirance pour ce mâle dominant. J’ai pensé à son annonce presque constamment pendant les deux jours suivants, surtout à chaque fois que je m’habillais en femme, dans une tenue de soubrette ou dans des sous-vêtements sexy. Les yeux fermés, je me masturbais en pensant à lui en train de me traiter de salope. À force d’y penser et de ne penser qu’à ça, j’avais l’impression que cette annonce était mon unique chance de vivre mon fantasme, et j’ai fini par me convaincre moi-même qu’il n’y avait pas de demi-mesure possible pour moi : ma première expérience réelle serait tout de suite une immersion totale pour devenir une domestique à plein temps, pour me plonger dans un univers oppressant de soumission permanente qui ne me laisserait pas de retour en arrière possible.
J’ai finalement décidé de lui répondre et j’ai été tellement excité en le faisant que mes doigts en tremblaient. Je me suis assis devant mon ordinateur et j’ai écrit autant de détails sur moi que je pensais devoir le faire pour être présélectionné pour un entretien, me plongeant totalement dans ma fémininité en portant une de mes robes noires, des collants noirs transparents, des escarpins noirs à talons aiguilles de douze centimètres, ma perruque blonde préférée et un maquillage complet. Mes faux ongles cliquetaient sur le clavier, et j’espérais qu’il aimerait ce que je lui disais sur moi, sur mon âge, sur le fait que j’étais plutôt mince et petit, et aussi certains aspects de ma façon de voir la soumission sous son aspect autant psychologique que physique. J’avais un peu l’impression de me mettre à nu, mais je n’ai menti sur rien : il fallait que je sois franc dès le départ pour avoir une chance de trouver ce que je cherchais, un Maitre qui me correspondait le plus possible, et pour que nos attentes coïncident.
Je m’étais attendu, ou du moins j’avais espéré, une réponse rapide, à la hauteur de ma nervosité et de mon impatience. Les jours ont passé et bientôt une semaine entière s’était écoulée sans que j’aie obtenu la moindre nouvelle. J’ai commencé à penser qu’il ne m’avait pas présélectionné, que je n’avais même pas passé la première étape pour avoir l’opportunité de lui montrer à quel point j’étais motivé pour entrer à son service. J’étais à la fois d’accord avec ça – je n’avais aucune expérience concrète à faire valoir, à part mes longues années de fantasmes – mais j’étais aussi un peu contrarié. Je m’étais vraiment persuadé que c’était là ma voie, ma vocation, et j’étais mortifié de même pas avoir eu la chance d’entrevoir le Maitre. Pour me réconforter, j’ai supposé qu’il voulait peut-être une domestique plus jeune que moi, qui avait déjà dépassé les trente ans. Un jour, son annonce a disparu du forum et de mon esprit et j’ai continué à vivre comme avant, un peu plus abattu néanmoins, une sorte de résignation sourde ayant fait place à l’enthousiasme initial.
Une autre semaine a passé et puis c’est arrivé alors que j’avais perdu tout espoir. Mon téléphone portable a sonné avec un numéro inconnu. Un homme s’est présenté en m’appelant par le faux prénom que j’avais donné dans la réponse à mon annonce, je m’étais nommé Chantal par souci de discrétion. Il m’a dit qu’il s’appelait Lionel et a rapidement entamé une conversation sur le thème qui nous réunissait tous les deux, à savoir de ce que je pensais de la possibilité de vivre chez lui en tant que domestique efféminée et salope réduite en esclavage sexuel. La brutalité directe de ses questions m’a coupé le souffle plusieurs fois, tellement ça devenait réel, et il m’a fait sentir que tout ça était extrêmement sérieux pour lui. Il était un Maitre expérimenté, et comme il me l’a dit, il n’avait pas de temps à perdre avec quelqu’un qui n’était pas prêt à s’engager. L’appel a duré une vingtaine de minutes environ, et je peux dire sans hésiter que ça a été une des conversations les plus intenses et les plus passionnantes de ma toute ma vie.
Les principes qu’il voulait appliquer en tant que Maître m’ont affolé, et ils correspondaient presque parfaitement en miroir à mes propres pulsions de soumission et à mes désirs d’être avili et traité comme une salope féminisée. Je pense avoir marqué des points en lui expliquant que j’avais une garde-robe fournie avec beaucoup de tenues en satin, noires et roses, ainsi qu’une grande variété de jupes courtes, de hauts sexy et de sous-vêtements. C’était un signe que mon intérêt était réel et pas uniquement fantasmé, et que j’y avais passé du temps et dépensé de l’argent en plus de mon investissement psychologique. Je lui ai parlé de mon fétichisme pour les collants et les bas nylons, et comment je savais déjà marcher dans mes chaussures à talons hauts ou dans des bottes. Enfin, je lui ai parlé de mes perruques à cheveux long, et du fait que je disposais d’une trousse à maquillage entièrement fonctionnelle et équipée.
Je lui ai révélé, ce que je n’avais dit à personne jusque-là, que je trouvais que le prénom Chantal serait très adapté pour une domestique, une femme de chambre pour aristocrate pervers comme au siècle dernier, et il a approuvé avec un rire grave et sexy. Je lui ai également appris que j’avais déjà réfléchi à rédiger un contrat d’esclavage volontaire pour qu’il devienne mon Maître, et que j’espérais que les clauses lui conviendraient. Là aussi, il a été agréablement surpris par mon enthousiasme qui montrait que j’étais sincère et impliqué dans ma volonté de concrétiser mes fantasmes.
Sans délai supplémentaire, il a ensuite fixé le moment de notre entretien physique, en précisant que je n’aurai qu’une seule chance pour le convaincre. Je devais le rencontrer le lendemain avec un de ses amis, Thibaut, dans un restaurant pour un entretien lors d’un déjeuner en public. Il m’a demandé d’être là avant midi et de prendre une table en attendant que lui et son ami arrivent. Il m’a aussi expliqué ce qu’il attendait de moi pour que je réussisse à l’impressionner lors de cet entretien couperet. Quand j’ai raccroché, j’étais encore tremblant d’excitation, et je me suis rendu compte que j’étais monté en érection et que mon liquide séminal avait suinté pour former une tâche humide dans ma petite culotte noire en satin pendant que je parlais avec lui. Je savais déjà que je n’allais pouvoir penser à rien d’autre qu’à lui et à son ami d’ici le lendemain midi.
***
Inutile de dire que j’ai à peine réussi à fermer l’œil de la nuit. Mon premier entretien en vue de devenir une domestique et une salope à plein temps me remplit d’une excitation presque incontrôlable, mais je suis aussi incroyablement nerveux. Je passe une petite une culotte en dentelle et des collants noirs, soyeux et transparents, sous mon pantalon en toile, et exceptionnellement, je porte aussi un soutien-gorge presque plat sous ma chemise. Je veux me sentir le plus féminine possible, même si je sais que je ne peux pas le faire ouvertement en public. Je décide ensuite d’imprimer une copie de mon contrat d’esclavage, et j’apporte une carte mémoire remplie de photos de moi habillée en servante sexy, ainsi que quelques vidéos personnelles dans des positions humiliantes, juste au cas où je plais au Maitre et qu’il décide qu’il veut en connaitre davantage sur moi. Je n’ai aucune idée de ma position par rapport aux autres candidats qui ont été sélectionnés avant moi ou seront interrogés après moi pour cette place unique, mais je suis bien décidé à impressionner Maître Lionel et son ami Thibaut du mieux que je peux.
J’arrive à l’heure indiquée et ma nervosité n’a pas baissé d’un cran. En entrant, je demande à la serveuse une table ou une cabine un peu à l’écart en indiquant que j’attends deux autres personnes qui vont bientôt arriver. Il est suffisamment tôt pour que la place ne soit pas un problème dans le restaurant, et la serveuse m’emmène dans un coin qui correspond a à ma demande, et je commandé un café en attendant. Les dix minutes les plus longues et les plus stressantes de ma vie s’écoulent jusqu’à ce que je remarque deux hommes qui entrent dans le restaurant. Ils abordent la serveuse avec assurance, et bientôt ils se dirigent tous vers moi.
Je me lève et je tends la main, ils se présentent, Lionel et Thibaut. Dès que la serveuse repart en laissant des menus pour eux, Lionel s’adresse à moi d’un ton sec.
"Que ce soit clair" dit-il, "si tu veux devenir ma domestique et ma salope, je ne veux plus jamais t’entendre te présenter autrement qu’en tant que Chantal."
Je rougis aussitôt, mettant une seconde à comprendre ce qu’il veut dire. Quand je lui ai serré la main et qu’ils s’étaient présentés, j’avais instinctivement donné mon nom masculin en réponse. Je baisse les yeux d’un air penaud sans même oser m’excuser, je bredouille que j’ai compris, et je sens un éclair d’humiliation me vriller la colonne vertébrale en comprenant que je vais devoir m’habituer à entendre des hommes m’appeler Chantal, et me traiter comme une femelle soumise. C’est plutôt étrange mais aussi excitant de m’entendre me faire appeler Chantal par de véritables personnes, autrement que dans ma tête, je dois cependant encore apprendre à répondre à ce nouveau prénom, qui fait de moi quelqu’un de soudain très féminin, mais qui me transforme aussi brutalement en une sale petite pédale refoulée dans mes habits d’hommes.
"Je l’ai écrit et je le répète" reprend Lionel qui agit exactement comme j’imagine qu’un maître doit le faire, "je ne supporte pas qu’on me fasse perdre mon temps. Si tu es juste une petite tapette refoulée qui cherche à trouver quelques frissons dans une rencontre qui ne mènera à rien, tu as intérêt à me le dire tout de suite. Je ne suis pas là pour jouer, je cherche quelqu’un qui est prêt à s’engager durablement dans ce mode de vie.
"Je… je suis tout à fait motivé" dis-je en continuant à rougir. "Je suis très sérieux, je veux dire sérieuse" je rectifie en voyant son regard irrité, "pour devenir votre femme de chambre… et votre salope à plein temps. Je veux servir un Maitre. Et ses amis aussi."
Lui et Thibaut semblent satisfaits de mon comportement et de mes explications alors que je les inclue tous les deux dans ma réponse.
"Tu portes quoi, sous tes vêtements masculins ?" demande Thibaut en ouvrant la bouche pour la première fois.
"Je… je porte des collants noirs transparents, une petite culotte noire en dentelle et un soutien-gorge" je réponds avec animation en sentant que ça me ferait forcément marquer des points.
"Tu as vu que notre serveuse portait aussi une jupe avec des collants noirs ?" demande Maitre Lionel. "Quand elle reviendra prendre nos commandes, je veux que tu commentes sa tenue et que tu la complimentes sur son choix de collants. Ensuite, tu lui diras que tu portes aussi des collants noirs. Tu lui diras que tu es une pédale qui aime porter des collants, des strings et toutes sortes de sous-vêtements féminins. Et aussi des talons hauts. Parce que c’est la vérité, n’est-ce pas ?"
Je deviens écarlate en une seconde, un tourbillon de pensées surgit dans ma tête alors que lui et Thibaut m’observent avec acuité. Je comprends ce qu’il me demande, je comprends pourquoi il me le demande, c’était juste la chose parfaite pour me punir de n’avoir pas osé me présenter directement comme Chantal devant, pour m’embarrasser devant la serveuse, et pour vérifier en quelques secondes si je suis aussi motivé pour lui obéir que je le prétends. Je sais que c’est un genre de test, la première épreuve d’une longue série, et que je dois réussir si je veux vraiment avoir une chance de devenir son esclave féminisée.
"Oui, c’est la vérité, Maitre" je confirme en déglutissant difficilement, cherchant à rassembler le courage de faire ce qu’il me demande.
Pour échapper à mes pensées confuses, je me raccroche à ce que je connais, et je sors la copie de mon contrat d’esclavage que j’ai préparé en avance. Maitre Lionel la lit avec attention, et il la partage avec son ami Thibaut, ainsi que les photos de moi habillé en femme qui sont jointes au contrat, pour lui montrer à quoi je peux ressembler quand je suis maquillé et apprêté. Il n’a pas le temps de me poser de questions que la serveuse revient déjà. Je l’accroche d’un regard tremblant, égrenant les secondes avant de devoir me ridiculiser devant elle.
"Êtes-vous tous prêts à commander ?" demande-t-elle.
"Oui, tout à fait" répond Maitre Lionel.
Il commence à passer sa commande, mon cœur bat la chamade avec une angoisse croissante de l’humiliation à laquelle je vais me soumettre. La serveuse passe à Thibaut qui fait rapidement son choix, avant qu’elle ne se tourne vers moi. Je rougis en bougeant nerveusement sur ma chance, le ventre noué, et je jette un regard paniqué vers Maître Lionel. Je sais qu’il m’observe, et qu’il veut voir comment je vais accepter de m’humilier pour lui.
"Je voulais vous dire que… je trouve que vos collants noirs sont très jolis. Quelle marque est-ce que c’est ?"
Avec un étrange sourire en coin, la serveuse me répond. "Oh, merci de les avoir remarqués, ce sont des Wolford, j’adore ce qu’ils font, ils sont toujours bien ajustés et confortables."
"J’aime aussi beaucoup ce qu’ils font. Wolford est parfois un peu cher, et la matière est effectivement très agréable à porter, et ils sont résistants" dis-je. Je vois à son regard qu’elle est surprise que je sois un tel connaisseur, mais je sais aussi que mon Maitre attend que je passe à la suite. "Pour ma part, je préfère les Sipp. Je porte en ce moment une paire de collants noirs transparents, modèle casanova" j’ajoute en devenant rouge comme une écrevisse, "ce sont mes préférés."
"Oh !" glousse-t-elle avec un rire amusé. "Eh bien, voilà qui est intéressant !"
"Je dirais plutôt que c’est excitant. Je porte aussi une petite culotte et un soutien-gorge sous mes vêtements. J’adore ça, c’est ma vraie personnalité. Je… je voudrais vivre à temps plein comme une femme au service d’un Maitre très viril" dis-je en tournant mon regard vers les deux hommes en face de moi.
Lionel et Thibaut sont adossés dans leur chaise, appréciant visiblement la façon dont je me mets dans l’embarras devant cette serveuse inconnue. "Eh bien… Je suppose que je dois… te souhaiter bonne chance, alors ? En tout cas, tu as un goût très sûr en matière de lingerie, je pense que c’est un bon début pour devenir… ce que tu veux être" dit-elle.
"Merci, mademoiselle" je bredouille à voix basse.
Elle repart avec nos commandes en me jetant un dernier regard qui hésite entre amusement et aussi une légère pointe de mépris, mais c’est surtout son regard sur Lionel et Thibaut qui avait changé, maintenant qu’elle comprenait qu’ils étaient des mâles dominants.
"C’est bien, Chantal, tu es bonne fille, bien obéissante" commente Lionel.
"Merci de m’avoir laissé m’humilier pour vous" dis-je.
Nous parlons ensuite davantage de mon contrat d’esclavage, dans les moindres détails. Comme il est le fruit de mes longues années de fantasmes poussés parfois à l’extrême, il contient de nombreux points à contrôler et de règles à mettre en place progressivement. Mon prénom de domestique féminisée peut à terme devenir légalement mon nouveau prénom si mon Maitre me demande d’en faire la démarche. Avec Thibaut, ils parlent du fait qu’ils souhaitent que je me débarrasse de tous mes vêtements masculins une fois que j’aurais déménagé pour habiter chez Lionel, et toutes mes possessions actuelles lui seront remises, pour qu’il les garde, les jette ou les vende. Les soubrettes sont des objets, des possessions, elles ne possèdent rien.
Lionel fait ajouter une clause qui stipule que je lui remettrai également mes économies, et c’est tellement humiliant que je sais déjà que je vais le faire. Pendant que nous déjeunons, ils évoquent d’autres points du contrat. Mon régime alimentaire sera aussi contrôlé par eux, et ils me préviennent qu’ils vont faire de moi une véritable salope, avec plusieurs heures de sexe chaque jour, dont la plupart seront filmées pour gagner de l’argent dans la pornographie. Je serai aussi soumis à des punitions variées, sans que mon Maître n’ait besoin de se justifier, simplement parce que c’était ma place d’esclave.
Lionel et Thibaut apprécient particulièrement la section dans laquelle j’envisage le fait que mon Maitre peut décider de me faire tatouer, et qu’il peut encrer n’importe quelle insulte sur ma peau pour que tout le monde sache au premier coup d’œil que mon anus sert de réceptacle à sperme. J’ai également noté sur le contrat que, si le Maitre le souhaite, je suis prêt à subir des modifications physiques permanentes, soit avec la prise d’hormones pour aider au développement de mes seins, et jusqu’à une opération chirurgicale pour des implants mammaires. Mon objectif est que Chantal, la pédale féminisée, possède une apparence et un comportement aussi sexy et féminins que possible.
Près d’une heure s’écoule et cet entretien initial arrive à son terme. Dès les premières secondes, j’ai compris que je veux que Maître Lionel me choisisse, qu’il accepte ma soumission et me prenne à son service comme domestique à temps plein. J’ai le sentiment qu’il a été favorablement impressionné par mes efforts et toute ma préparation pour essayer de lui plaire pour le convaincre de me laisser devenir esclave. Et j’ai encore prévu un dernier atout.
"Maître" dis-je dit avant de partir, "je vais signer le contrat ici et maintenant, pour vous montrer que je n’ai aucun doute et que je veux vous appartenir. J’espère vraiment que vous me ferez l’honneur de me réduire en esclavage auprès de vous. Plus que tout au monde, je vais rêver que vous allez m’appeler pour me dire que ma nouvelle vie va commencer, pour devenir votre salope et votre domestique. Je veux aussi vous donner ceci."
Je sors la carte mémoire en lui précisant qu’elle contient de nombreuses photos de moi habillé en servante et en salope, ainsi que des vidéos humiliantes de moi.
"Si vous me réduisez en esclavage, vous pourrez m’humilier en publiant mes vidéos sur tout le Web, pour me faire passer pour une pédale aux yeux du monde entier. Je ne veux pas pouvoir revenir en arrière, jamais" dis-je d’une voix tremblante.
Maître Lionel donne l’impression d’adorer ma motivation, et je rougis en sentant ses yeux qui me fixent d’un air inflexible pendant que je signe le contrat d’esclavage devant lui. Thibaut sort son téléphone pour me filmer et montrer que je fais tout ça de façon parfaitement libre et consentante.
"Je ferai mon choix d’ici une semaine" annonce finalement Lionel, "j’ai encore d’autres candidates salopes à rencontrer."
Il me congédie en me disant qu’il va régler l’addition, comme un Maitre doit le faire pour sa petite salope protégée, et nous nous séparons. Je peux à peine marcher sur mes jambes tremblantes, et j’ai droit à un dernier coup d’œil complice de la jeune serveuse qui me fait rougir de honte quand elle me fait remarquer que mon pantalon porte une tâche sombre au niveau de mon entrejambe. Je suis tellement excité par ma conversation avec le Maitre et son ami que je n’ai même pas remarqué que mon sexe a coulé presque en continu au point de complétement imbiber la petite culotte en satin avec mon huile pré-éjaculatoire, au point de traverser le tissu de mon pantalon.
***
Les jours suivants sont tout aussi angoissants, je ne peux me concentrer sur rien d’autre face à l’enjeu : est-ce que ma demande de mise en esclavage va être acceptée par Lionel pour qu’il devienne mon Maitre officiel ? Je suis tellement perturbé par la perspective d’un refus que je ne trouve même plus la force m’habiller en femme ou la volonté de me masturber en fantasmant, comme si la décision de Maître Lionel de me choisir ou non était ce qui allait décider du fait que je suis digne de continuer à croire que je peux être réellement Chantal. J’attends. Je me dis qu’il va m’appeler, quelle que soit sa décision, il me tiendra informé même si je ne suis finalement pas celui qu’il choisit pour être sa domestique et sa salope.
Quand mon téléphone portable sonne un mardi après-midi avec un numéro inconnu, je décroche avec le cœur battant.
"Bon après-midi, Chantal" fait la voix grave de Lionel.
"Oui, Maître, bon après-midi à vous aussi" dis-je, déjà en transe.
"Je t’appelle pour t’annoncer que j’ai décidé de te donner la position de petite pédale à mon service."
Je tombe presque de ma chaise avec un léger vertige en pensant à tout ce que ça implique, je peux à peine y croire, et je tremble d’anticipation et d’impatience. "C’est vrai ? Vous m’avez choisi Maître ?"
"Oui, Chantal. Tu étais la mieux préparée de toutes les candidates que j’ai rencontrées, j’ai apprécié le fait que c’était un sujet sur lequel tu avais déjà beaucoup réfléchi" complimente-t-il. "Tu as poussé la réflexion dans les moindres détails, et tu es celle qui a le mieux cerné tous les aspects et tous les efforts que ça impliquera de devenir ma petite pédale salope à plein temps".
J’ai la tête qui tourne encore plus sous cette avalanche de bonnes nouvelles, et je suis tellement excité à l’idée de devenir sa servante que je sens mon érection durcir, me faisant regretter de ne pas porter des vêtements mieux adaptés à Chantal.
"Je vais te dire comment les choses vont se dérouler à partir de maintenant" affirme-t-il, déjà en contrôle total. "Tu es officiellement mon esclave à partir de maintenant. J’ai déjà créé ta page Facebook, ton compte Twitter et un blog sur lequel tu vas poster tes progrès de petite salope. Évidemment, j’ai déjà mis en ligne tes premières photos et vidéos, pour que le monde entier sache que tu es une pédale qui veut se faire soumettre."
J’ai encore du mal à croire que tout ça m’arrive pour de vrai, que c’est réel. Après des années de fantasmes, de travestissements, l’accumulation de toute une garde-robe féminine et de chaussures à talons hauts, ma véritable nouvelle vie commence enfin !
"Thibaut et moi allons passer demain" continue-t-il, "pour évaluer les affaires que tu possèdes. J’ai vu tes tenues sur les photos, tu pourras en conserver quelques-unes, le reste partira à la poubelle. Pour nous recevoir, tu porteras une tenue de soubrette, avec un maquillage complet et une perruque."
Il dit qu’il viendra pour onze heures avec Thibaut. Je passe une nuit terrible, entre excitation et appréhension. Je suis sur le point de transformer radicalement ma vie, sans retour en arrière possible. Beaucoup de mes fantasmes vont se réaliser, mais aussi certainement des humiliations dont je n’ai pas idée, Maitre Lionel a l’air très imaginatif, et je ne lui ai pas fixé de limites me concernant.
Le lendemain matin, je me douche et je me rase trois fois de suite sur l’intégralité de mon corps en dessous de mes sourcils pour être lisse et parfait, et je passe ensuite plus d’une heure devant le miroir à appliquer mon maquillage. Je suis très doué, comme je l’ai déjà dit, mais je veux vraiment me surpasser pour la première rencontre officielle entre la femme Chantal et son nouveau Maitre. Sans me vanter, une fois maquillé, quand on voit mon visage, je suis une beauté féminine sulfureuse et séductrice, avec des lèvres ourlées et peintes en rouge, et un regard profond sous mes longs faux-cils. Je mets un de mes soutiens-gorges noirs en satin et en dentelle et des prothèses mammaires en silicone pour me donner un peu de poitrine, pas trop grosse mais très féminine. J’enfile une petite culotte noire en satin et j’ouvre avec joie une toute nouvelle paire de collants noirs. Je les enfile avec une excitation érotique, une jambe à la fois, me sentant totalement femme en les remontant soigneusement sur mes hanches. J’aime tellement porter des collants !
Ensuite, je choisis un jupon blanc à froufrous et à volants, suivi d’une de mes robes de soubrette en satin noir avec des froufrous supplémentaires en dentelle blanche, j’attache mon tablier en satin blanc et en dentelle autour de mon cou. Je prends une perruque blonde avec une coupe droite mais pleine, sur laquelle j’ai noué une étole blanche en satin et dentelle. J’ai l’air déjà très efféminé, mais il manque encore un accessoire essentiel : une paire d’escarpins noirs à talons aiguilles de douze centimètres de haut, avec de jolies lanières noires à la cheville. J’adore les talons en général, et ceux-là en particulier. Je me précipite vers un miroir en pied pour me regarder avec excitation. J’aime la femme de chambre que je vois, ma petite queue de pédale devient tout de suite dure dans ma culotte. Je m’exerce à faire quelques révérences durant les minutes d’attente interminable qui me séparent encore de l’arrivée de mon nouveau Maître, qui allait me voir pour la première fois en tant que sa femme de chambre.
Dès qu’il sonne, je me précipite pour ouvrir la porte et l’accueillir avec une profonde révérence. "Bonjour Maître Lionel, et monsieur Thibaut, Sissy Chantal à votre service."
"Bonjour Chantal" répond Lionel avec une excitation perceptible dans la voix en me découvrant dans ma tenue, "comment va ma domestique aujourd’hui ?"
"Je me sens un peu nerveuse, mais merveilleusement bien aussi, Maître."
"J’en suis ravi. Je dois dire que j’adore ton apparence, tu es vraiment spectaculaire" me félicite-t-il. "Je ne me suis pas trompé en te choisissant on dirait, tu as vraiment le physique pour être une bonne petite pédale transsexuelle. Maintenant, il nous reste à savoir si tu as aussi les aptitudes mentales pour te soumettre et devenir ma salope."
"C’est mon plus grand souhait, Maitre" dis-je, rempli d’appréhension.
Il indique ensuite que lui et Thibaut sont venus pour examiner toutes mes possessions et étiqueter avec de petits autocollants celles qu’ils vont garder ou vendre. Je dois me débarrasser de tout ce qu’ils n’ont pas retenu avant de m’installer chez lui à plein temps, et j’acquiesce, me mettant à genoux devant lui pendant qu’il parle.
"Tu sais, Chantal" dit Maître Lionel d’une voix sévère, "j’ai déjà eu des salopes avant toi. J’ai eu d’abord quelques vraies filles employées pour moi, et j’ai cru que ça pouvait marcher. Mais je me suis rendu compte que les vraies femmes ne deviennent des esclaves que pour l’argent, ou pire, pour la drogue" a-t-il expliqué. "Bien sûr, certaines filles aiment vraiment la soumission, mais la plupart s’en lassent finalement assez vite."
J’écoute le Maître attentivement, sans rien dire.
"En plus de ça" poursuit-il, "il y a les risques de grossesses, si elles n’utilisent pas de contraception, et ça complique les choses. En plus, soyons honnêtes, le fait d’avoir ses règles quelques jours par mois peut être assez pénible à gérer aussi pour moi, tu vois ce que je veux dire, Chantal ?"
"Oui Maître, je vois très bien" je réponds avec enthousiasme.
"C’est pour ça que désormais, je ne prends plus que des petites pédales à mon service. Internet a bien aidé à développer cette tendance, on voit de plus en plus de vidéos de salopes transsexuelles ou travesties. Les salopes efféminées sont en train de devenir des sex toys qui sont souvent plus chaudes que les plus belles stars du porno. En plus, la plupart des sissy comme toi aiment vraiment être habillées et maquillées, alors que souvent, pour les vraies filles il s’agit d’une contrainte. Ça fait beaucoup d’arguments pour utiliser des pédales comme toi en guide d’esclaves sexuelles."
Il fait une pause en me regardant fixement, comme pour laisser ses mots s’enraciner dans mon cerveau.
"Avec ton maquillage, ta jolie perruque, tes vêtements sexy et tes talons hauts, tu ressembles vraiment à une fille sexy. Les mecs en rut, mariés ou célibataires et en manque de sexe, vont rêver de prendre leur pied avec une salope comme toi. Pour eux…" dit-il, sa voix chargée d’excitation, "tu es juste un morceau de viande à baiser. Ils vont vouloir taper fort dans ta chatte anale, et ils utiliseront aussi ta bouche pour se faire tailler des pipes brutales en gorge profonde, comme je vais t’apprendre à les faire. Ça aussi, c’est encore un avantage pour les pédales comme toi : je suis sûr que tu vas vraiment aimer sucer des queues."
Assis sur mes genoux, j’écoute avec fascination mon maitre parler et me décrire comment il veut m’utiliser, me dégrader et me former pour que je devienne l’esclave parfaite pour ses critères.
"Et tous ces mecs sont de vrais hétéros, aucun d’eux n’est gay" sourit Maitre Lionel, "et c’est normal, parce que tu es une jolie fille sexy et une salope. Ils savent quelque part dans leur tête que tu as une bite, mais le plus important pour eux c’est que tu es une salope disponible. C’est pour ça que je veux que tu deviennes mon esclave, Chantal. Et je sais que toi aussi, tu en as envie."
"Oh oui… putain oui Maître" je bredouille, "je le veux."
"C’est ce que je vois, sale petite pute !" ricane-t-il.
Je suis son regard vers mon entrejambe et je comprends pourquoi il venait de m’insulter : je suis de nouveau en train de bander, à genoux devant lui, il m’excite juste avec ses mots et ses promesses d’humiliation.
"Ça me fait penser, j’ai prévu un petit cadeau pour toi…" continue-t-il. "Je veux que tu portes ça à partir de maintenant."
"Oh… !" je glapis en voyant que son cadeau était une cage de chasteté.
Je rougis parce que j’ai d’abord été touché qu’il ait voulu me faire un cadeau, et ensuite parce que j’ai soudain honte de ma naïveté, en comprenant enfin que c’était exactement ce dont j’avais besoin pour me sentir devenir réellement sa chose. Je regarde la prison pénienne dans le creux de ma main, c’est un modèle rose extrêmement humiliant, vraiment petit, avec des spirales en acier et un capuchon pour le gland avec un fente au niveau du gland pour permettre d’uriner. Je deviens écarlate en le voyant qui me regarde alors que j’étale ma confusion, il est évident qu’il veut que j’utilise son cadeau dès maintenant, mais c’est impossible avec mon érection.
"Va dans la salle de bains pour te branler, salope stupide !" rit-il en se moquant avec mépris de mon embarras. "Ça va aider à rendre ta petite queue de pédale toute molle. Ce sera ta dernière séance de masturbation avant un moment, alors profites-en, mais je sais déjà que tu vas jouir en moins de deux minutes, tellement tu es excitée. On va commencer à étiqueter tes affaires avec Thibaut. Et au fait, n’oublie pas de manger ton sperme quand tu auras éjaculé."
"Ho !" je couine, effaré, bouche ouverte.
Mon Maitre me tourne le dos après avoir donné son ordre. Je reste tétanisé quelques secondes avant de réaliser que je n’ai pas le choix : je ne peux pas le décevoir, il est juste impossible d’échouer à lui obéir pour son premier commandement. Je me rends dans ma salle de bains avec la cage de chasteté dans la paume de ma main. Debout devant le miroir, je commence à jouer avec ma verge si dure, déjà huileuse de mon liquide séminal qui glue tout le sommet de mon sexe. Il a bien sûr raison, je suis terriblement excité, ma respiration est déjà courte et mon poignet bouge avec expérience pour m’astiquer comme je l’ai déjà fait si souvent en portant mes tenues de pédale. L’idée que je vais devoir manger mon sperme provoque chez moi une forte répulsion, en même temps que l’humiliation m’excite encore plus. Je n’ai jamais mangé ma semence de ma vie, évidemment, mais je sais aussi que pour les véritables sissy, pour les pédales efféminées, c’est une nourriture très fréquente, et je me reproche d’avoir eu besoin d’attendre qu’un Maitre soit obligé de me rappeler cette évidence pour m’y confronter.
Avec cette pensée en tête, il ne faut pas longtemps pour que j’envoie mon sperme gicler dans ma main. Je m’appuie avec l’autre main sur le rebord du lavabo, étouffant un gémissement de plaisir, mes genoux ployés sous la puissance de mon plaisir qui coule par mon sexe. En quelques secondes, je sens ma queue devenir flasque, et comme c’est souvent le cas juste après avoir tiré une charge, je me sens honteux, affreusement conscient de mon foutre qui poisse mes doigts et la paume de ma main qui sert de réceptacle à mon éjaculation si rapide. Je m’assieds sur le siège des toilettes, parfaitement lucide et désespéré : ce que je m’apprête à faire, aucun vrai mec, aucun homme viril, aucun mâle dominant ne le fera jamais. Je secoue la tête en me demandant ce qui ne va pas chez moi, mais je sais aussi que d’ici quelques minutes, mes pulsions de soumission et de féminisation vont revenir, encore plus fortes, encore plus sombres. Je sors timidement ma langue et je lèche mon sperme salé, signant ma véritable entrée dans le monde de la féminisation par ce geste réservée aux plus basses des salopes. Je lèche mes doigts et ma paume, avalant mon propre sperme, le faisant passer dans ma gorge après l’avoir recueilli avec ma langue, hésitant entre honte infinie et excitation déjà revenue.
Je me dépêche ensuite de verrouiller la cage de chasteté sur ma queue et mes bourses pour éviter de décevoir mon maitre. Désormais, je ne peux plus me masturber librement, mes érections appartiennent à mon Maitre. Mais c’est dans l’ordre des choses : une pédale doit vivre pour donner du plaisir, le fait qu’elle en prenne ou pas est sans importance. Je remonte ma petite culotte et mon collant, j’ajuste mon jupon et je jette un rapide coup d’œil pour vérifier que mon maquillage est toujours impeccable, puis je retourne auprès de mon maître.
"Cher Maître, j’ai terminé de mettre ma cage de chasteté" dis-je en faisant une petite révérence pour signaler ma présence.
Maître Lionel et Monsieur Thibaut sont tous les deux assis dans le canapé. Maître m’appelle pour que je vienne à lui, et je fais quelques pas dans sa direction pour m’arrêter à un mètre de lui, attendant sa prochaine instruction.
"Montre-moi ta petite queue de pédale, comment ton clitoris de sissy est enfermé dans une cage. Remonte ta robe et ton jupon" demande-t-il.
Je rougis d’excitation quand il qualifie ma queue de clitoris et je sens une lente coulée de liquide séminal monter de mon sexe qui ne peut plus durcir. Je fais ce qu’il me demande, relevant ma robe et mon jupon en essayant d’avoir les gestes les plus féminins possibles. Il tend la main pour baisser mon collant et ma petite culotte, exposant ainsi ma queue pour vérifier que je me suis enfermé correctement dans le dispositif de chasteté.
"Très bien, Chantal, cette cage te va à merveille, tu es faite pour porter du rose" me félicite-t-il avec sincérité.
"Merci, Maître" je réponds en effectuant une nouvelle petite révérence.
"Il est important que tu ne puisses plus te branler, pour que tu comprennes que tu m’appartiens totalement, j’espère que tu le comprends. Surtout qu’une pédale comme toi est excitée en permanence du simple fait d’être habillée en femme. Enfermer ta queue et tes couilles permet de te garder concentrée sur ton véritable but dans la vie : être mon esclave" dit Lionel. "La masturbation est une récompense, qui s’obtient en étant docile et soumise."
"Oui, Maitre, je suis d’accord avec tout ça" dis-je, les yeux baissés.
Ils reprennent leurs travaux pour terminer de marquer avec Thibaut les choses qu’il veut que je garde. Avant de partir, il me redit que je peux commencer à me débarrasser de tout ce qu’il n’a pas retenu comme étant utile ou assez sexy pour Chantal. Je le remercie de prendre soin de moi de cette façon, faisant une nouvelle révérence. Lui et Thibaut vont passer à l’improviste au cours des prochains jours pour commencer à récupérer mes affaires et les amener chez lui au fur et à mesure, il faudra donc que je sois habillée en femme de chambre en permanence chaque jour, au cas où ils viennent sans me prévenir.
Je fais une dernière révérence en les raccompagnant à la porte, et lui et Thibaut s’en vont. J’ai la tête qui tourne, je dois m’asseoir pour essayer d’assimiler tout ce qui vient de se passer. Je sens la cage de chasteté sur ma queue et mes bourses, je regarde dans mon appartement pour repérer des autocollants sur tous les objets de valeur. Mon esprit tout entier est tourné vers mon esclavage maintenant inéluctable. J’aurais vraiment voulu pouvoir me masturber, mais ça n’arriverait probablement pas avant plusieurs jours, peut-être plusieurs semaines. Tout ce que je peux faire, c’est espérer que le Maître me donne l’occasion de lui prouver ma soumission et ma docilité, et d’espérer qu’il me récompense par une séance de masturbation. Voilà ce qu’est la vie que j’ai choisie, celle d’une pédale réduite à la domesticité sexuelle.
Les jours suivant, Lionel et Thibaut passent plusieurs fois dans mon appartement. Je vis habillé comme une femme en permanence, alors que je suis encore chez moi. Aucun des deux ne me touche, Maitre a dit qu’il voulait attendre ce moment de plaisir inévitable pour lui et pour son ami, afin de me rendre plus impatiente et frustrée. Je vois mes affaires disparaitre peu à peu, entre celles qu’ils emmènent avec eux et celles que je jette moi-même. Bientôt, il ne reste plus rien dans mon appartement à part mes vêtements et sous-vêtements féminins, mes talons hauts, mon maquillage et mes perruques. Jour après jour, mon appartement se vide et ma future maison, celle de mon Maitre, se remplit.
Ça prend plus de deux semaines, mais ma dernière nuit arrive enfin avant que je n’emménage à plein temps dans sa maison pour me mettre à son service nuit et jour. Je ne possède plus qu’une petite culotte noire haute et satinée à enfiler, une paire de collants soyeux et transparents, un soutien-gorge noir en dentelle, un jupon blanc à froufrous, une robe de bonne satinée, un tablier, un collier en dentelle, un bonnet en dentelle, une perruque, du maquillage et une paire d’escarpins noirs en cuir lisse à talons hauts de quinze centimètres. Je reçois l’instruction d’effectuer un lavement anal scrupuleux avant de sortir de chez moi, d’appliquer une crème dépilatoire sur toute la surface de ma rondelle, et de m’habiller en tant que Sissy Chantal.
Ma vie d’esclave, de servante et de salope va commencer à partir de demain matin. Je suis assis dans mon appartement vide, étourdi par tout ce qui s’est passé ces dernières semaines et par ce que je vais devenir maintenant. Mais je suis aussi incroyablement excité par ce nouveau style de vie qui va me permettre de réaliser tous mes fantasmes. Je vais plonger dans les griffes de mon Maître, sans aucun filet de sécurité auquel me raccrocher.
OceanofPDF.com