det 6. Mes amis de la forêt enchantée : Émilie Pique-Piquant a une idée géniale
7 - À l’attaque !
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À l’attaque !
Le Capitaine As des As survolait les arbres. Une corde dans le bec, la cigogne tirait dans le ciel sa magnifique montgolfière.
Lili, Manon et Goldie étaient installées dans la nacelle et Émilie s’agrippait au bord. Lili l’entoura de son bras pour l’empêcher de tomber. Elles avaient emporté un gros tas de ballons remplis d’eau.
Lili salua Mme Taille-Tronc, le pic-vert, en vol avec ses oisillons.
Manon fit un signe à la famille Tout-Bleu.
— « Chi-kiii »… « Chi-kiii »…
Ils n’osaient pas ouvrir le bec : chacun portait plusieurs ballons ! Même la minuscule Jeannette Petite-Plume, le roitelet. Elle devait battre des ailes deux fois plus vite que les autres oiseaux.
— Quelle chance d’avoir autant de merveilleux amis ! s’écria Lili.
— Regarde, dit Manon. Nous approchons de l’Arbre aux Trésors. Je vois Poussière !
Le dragon était allongé sur une branche au sommet de l’arbre, les ailes dépliées, les yeux fermés en pleine séance de bronzette.
— Capitaine As des As, dit Goldie, pouvons-nous nous rapprocher ?
La cigogne hocha la tête.
Les oiseaux volaient sans bruit, Lili et Manon n’osaient plus respirer. Poussière ne devait surtout pas les apercevoir !
Tout à coup, l’ombre de la montgolfière plana au-dessus du dragon qui ouvrit aussitôt les yeux.
— Oh non, s’écria Manon. S’il nous transforme en pierres, on va tous s’écraser !
Poussière se redressa sur ses pattes et poussa un énorme rugissement.
— Roarrrrrh !
— Attention, Capitaine, hurla Lili. Éloignez la montgolfière !
Lili et Manon sentirent le souffle chaud du dragon passer juste sous la nacelle. La montgolfière pencha à droite, puis à gauche et les filles et la chatte dorée valdinguèrent au fond de la nacelle.
— Émilie ! cria Lili.
Le petit hérisson s’accrochait, mais la nacelle continuait de se balancer et Émilie passa par-dessus bord ! Lili et Manon se précipitèrent, affolées. Heureusement, Émilie avait réussi à s’accrocher à une corde ! L’air terrifié, elle s’agrippait de toutes ses forces avec ses petites pattes avant.
Manon se pencha pour l’attraper.
— Voilà ! Tu es sauvée, Émilie, la rassura-t-elle en la serrant très fort.
Manon se moquait bien d’être piquée.
— Tu n’es pas blessée ? demanda-t-elle.
— Non, je vais bien, répondit Émilie d’une voix tremblotante.
La montgolfière fit demi-tour vers le dragon.
— Poussière ! lui cria Goldie. On a quelque chose à te demander.
— Allez-vous-en ! répondit le dragon. Vous ne voyez pas que je suis occupé ? Mes belles écailles jaunes ont besoin de soleil.
Et il s’allongea à nouveau dans l’arbre.
— Il est temps de passer à l’action, murmura Lili.
Puis elle l’appela encore :
— Poussière ! Sais-tu qu’on peut beaucoup s’amuser avec l’eau ?
Le dragon se mit à grogner.
— Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle à être mouillé. Mes écailles ne brillent qu’au soleil !
Soudain, il battit des ailes et vola jusqu’à la nacelle.
— Vite ! hurla Manon. Attention tout le monde… FEU !
Lili et Manon balancèrent leurs bombes sur le dragon.
« Splach » ! « Splach » !
— Raaaaaaaaaaaah ! hurla Poussière. Je suis mouillé ! Je suis mouillé !
L’eau ruisselait sur ses écailles.
— Allez, joue avec nous ! lui cria Lili.
Tous les oiseaux descendirent en piqué pour lâcher leurs ballons sur le dragon. Il intercepta un ballon entre ses griffes, Lili et Manon retinrent leur souffle. Soit le plan fonctionnait, soit le dragon devenait fou de colère !
« Splach » ! « Splach » ! « Splach » ! Les bombes à eau pleuvaient de partout.
Un ballon éclata sur sa tête. Poussière, sans réfléchir, renvoya celui qu’il tenait. « Splach » ! Il toucha un pic-vert, qui secoua ses plumes et éclata de rire.
— Raaaaaaaaah… Ha ! Ha ! Ha !
Le rugissement du dragon se transformait en rire !
— Mais c’est drôle, s’exclama-t-il, surpris.
— Ça marche ! dit Goldie. Tu vois que c’est amusant !
— Ha ! Ha ! Ha ! Prends ça, toi, fit le dragon avant de lancer un autre ballon sur Goldie.
Poussière volait, esquivait et renvoyait les bombes à eau. Quand il n’y eut plus de ballons, il retourna se poser sur l’Arbre aux Trésors et il se mit à crier :
— Encore ! Encore !
— On n’en a plus, lui répondit Lili. Et on ne peut pas en refaire : il n’y a plus d’eau dans la rivière.
— Mais je veux jouer, moi… protesta le dragon.
— Alors, on doit retourner à la rivière, dit Manon. Si tu désensorcelles les Pique-Piquant, elle coulera à nouveau !
Le dragon s’envola et fit un grand looping tant il était excité.
— Oui ! Oui ! On y va et on revient très vite pour jouer ! cria-t-il.
Il y eut un concert de pépiements. Les oiseaux chantaient, le Capitaine As des As applaudissait. Les filles et Goldie sautaient de joie.
— Hourra ! cria Émilie Pique-Piquant, les yeux brillants. On a réussi !
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