Dis-Moi D’arrêter Coffret Complet (French Edition)
31. Nicholas
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NICHOLAS
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LORSQUE NOUS NOUS RÉUNISSONS...
Je ne sais pas ce qu’il y a sur la clé et je mets un point d’honneur à ne pas connaître ces choses. Je suis l’homme de main par excellence. Je suis un coursier. Je suis un travailleur des postes.
Ce n’est pas mon travail de savoir ce qu’il y a dans les colis que je livre, en fait, ce serait plus difficile de faire mon travail si je le savais. Lorsque je dis cela à Olive, elle ne semble pas me croire. J’essaie de la convaincre, mais je ne suis pas particulièrement efficace.
Le fait est que je ne peux pas savoir ce qu’il y a dans le paquet, pas si je veux avoir d’autres boulots. Si j’apprenais que quelque chose que je transporte et livre vaut un million de dollars et qu’ils me paient seulement deux cent mille dollars, alors je serais tenté de les doubler. Bien sûr, ça vaut plus que ce qu’ils me paient pour l’obtenir.
Sinon, ils ne feraient aucun profit dessus et tout le monde dans ce type d’affaires doit être payé.
Nous ne le faisons pas par plaisir (du moins pas ceux qui sont sains d’esprit). Nous le faisons pour l’argent.
Le travail n’est pas sans avantages. Il n’y a pas d’horaires et pas de bureau. Il y a un patron ou du moins un client que l’on veut satisfaire pour avoir plus de travail à l’avenir.
Il n’y a pas si longtemps, je pensais que le collier de Harry Winston serait ma dernière affaire. Que ce serait mon ticket de sortie, mais les choses ne se sont pas passées ainsi.
C’est pourquoi j’en suis là, essayant de refaire mes économies.
Si je veux garder Olive heureuse et lui payer l’argent que je lui ai promis, je vais devoir faire plus de boulots comme celui-là au cours de l’année qui vient.
RETROUVER OWEN ne faisait pas particulièrement partie de mes projets, mais Olive a besoin d’une réponse et je connais quelqu’un qui pourrait en avoir une.
Pourquoi ne suis-je pas là avec toi ? Elle m’envoie des messages et mon téléphone sonne.
Je le mets en mode vibreur.
Nous avons déjà eu cette conversation. Je vais rencontrer un contact qui pourrait savoir quelque chose. Je lui ai parlé de lui quand je la réconfortais, mais maintenant dans cette ruelle, en regardant mon souffle s’élever dans un nuage, je regrette complètement cette confession.
Elle ne peut être là, parce qu’elle ne peut pas savoir que je parle avec le FBI. Elle pense que je rencontre une vieille connaissance qui connaît les rumeurs des rues. Ce qu’elle ne sait pas, ce que personne ne saura jamais, c’est que j’ai beaucoup d’ennuis avec le gouvernement fédéral.
Ils ont tout un dossier sur moi et ils l’utilisent pour obtenir des informations. Lorsque les puits seront à sec ou quand j’arrêterai de coopérer et de faire des recherches indépendantes pour eux (en fait, quand j’arrêterai de faire leur travail à leur place), ils vont m’accuser.
Je ne connais pas l’ampleur des accusations qui seront portées contre moi. Est-ce que ce sera que pour mes crimes antérieur que je comparerai devant le jury ? Ou m’accuseront-ils aussi pour les choses que j’ai faites pour avoir leurs précieuses informations ?
- Qu’est-ce que tu as pour moi ? demande Art Hedison en marchand vers moi. Il est habillé dans un beau costume et de belles chaussures, il faisait quelque chose qui sortait de ses aptitudes en tant qu’agent du FBI.
– Où vas-tu ? Ou d’où viens-tu ?
Je demande en essayant d’être amical. Ça n’avait pas toujours été mon approche, mais je me suis dit que j’allais essayer cette fois-ci puisque j’ai besoin qu’il me rende service.
– Les fiançailles de ma sœur. Pourquoi nous rencontrons-nous ? Qu’est-ce qui est si important ?
Il n’a pas le temps pour ça. Ce qui peut être une bonne chose. Je pourrais peut-être avoir une réponse rapide et un revoir.
– Owen Kernes a... disparu.
Art me fixe, puis il laisse échapper un grand rire qui venait du cœur.
– Tu ne me crois pas ? demandé-je. Alors, tu sais où il est ?
Son rire subsiste un peu puis les coins de sa bouche commencent à descendre.
- Qu’est-ce qui se passe, Crawford ? demande-t-il.
Au moins, il ne m’a pas appelé Nicky à nouveau.
– Tu étais supposé devenir ami avec lui et qu’il te parle. Qu’est-ce que tu as fait à la place ?
– C’est ce que j’ai essayé de faire, j’insiste. J’ai été amical. J’ai été gentil, mais c’est assez difficile de se faire apprécier d’un homme qui pense que tu as tué sa petite amie.
Art traine les pieds tout en se mettant une cigarette aux lèvres.
– Ce n’est pas à ce propos. Olive me dit qu’elle ne l’a pas vu depuis samedi. Elle ne sait pas où il est et elle s’inquiète. Je suis sûr que tu sais qu’il y a un contrat sur sa tête.
- Qui ? demande Art, ne révélant rien.
– Je ne sais pas qui. Je sais seulement qu’il y en a un. Cent mille dollars à payer à quiconque le tue et qui en montre la preuve. Il y a quelqu’un qui est très en colère de ce qu’il a fait en prison pour en sortir.
Cela prend quelques minutes à Art pour assimiler toutes les informations. Je m’appuie contre le mur pendant qu’il réfléchit à tout ça.
– Alors, ce que tu me dis c’est qu’il est mort ? Et que tu n’as plus de travail à faire ? demande-t-il en tirant sur sa cigarette et en me soufflant dans mon visage.
– Non, ce que je te dis c’est que j’essaie d’aider Olive à le chercher, mais il n’y a pas grand-chose que je puisse faire. Peut-être parler aux policiers ? Trouver quelque chose ?
– Écoute-moi, connard, dit Art en pointant son doigt dans mon visage. Je ne suis pas là pour te rendre service ou pour te rendre la vie plus facile. C’est ce que tu fais pour moi. Alors, c’est ce que tu vas faire. Trouve-le et entre dans ses petits papiers. Sinon, tu ne seras plus dans les miens.
Je résiste à la tentation de lever les yeux au ciel et je me demande pourquoi je pensais que cela pouvait être une bonne idée. Puis, je me souviens.
Je devais voir son visage quand je lui dirais qu’Owen avait disparu.
Art n’a pas un visage impassible et je suis maintenant certain qu’il n’a aucune idée de l’endroit où se trouve Owen.
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