
Egalité des hommes et des femmes
Dédié à la Reine, le traité de 1622 reprend la devise donnée au roi son père, un soleil qui « n’a point d’Occident » ; chez sa fille, promet Marie de Gournay, ce sera la lumière des vertus. De la loi salique, qui prive les femmes de la couronne, elle soutient qu’elle n’a lieu qu’en France, née au temps de Pharamond des guerres contre l’Empire.
Elle y oppose des nations que les femmes seules gouvernaient et des maris qui portaient la dot à leurs femmes. Si Énée présente à Didon le sceptre d’Ilione, c’est, disent les scoliastes, que les filles aînées régnaient jadis dans les maisons royales. Gaulois et Carthaginois, unis dans l’armée d’Hannibal pour passer les Alpes, firent des dames gauloises les arbitres de leurs différends. Le texte est donné deux fois, dans son orthographe d’origine puis en graphie modernisée.
