Femmes Rêvées

Albert Ferland · Chapitre 11 sur 11

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Femmes Rêvées

Le Bois

 

Vous souvient-il qu'un jour auprès des flots

tranquilles,

Sous le dais de ces bois moussus et parfumés Ainsi que les pastours des anciennes idylles,

Nous nous sommes aimés?

Vous souvient-il encor des bois où nous allâmes Alors qu'aux vents de mai neigeaient les églantiers, Alors que sans retour s'allumait en nos âmes

L'amour que vous chantiez?

Le divin souvenir de ces heures lointaines, Doux, triste, vous fait-il quelquefois regretter De n'avoir plus au coeur les espérances vaines

Qui vous faisaient chanter?

Hélas! nos corps ainsi que ces bois séculaires Par les soleils d'avril ne sont plus rajeunis, Car, ô femme, à jamais sont mortes nos chimères

Et nos fronts sont ternis!

 

Les Préceptes de l'Amour

Adolescent ta chair dompteras,

Afin de vivre longuement.

Vierge ton corps tu garderas

Jusqu'à l'hymen jalousement

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Albert Ferland

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