L homme alphomega
Avant-Propos
A la mémoire de Ferdinand LECAS, mon grand-
père.
AVANT-PROPOS
Au sujet de Enfants d'univers, J. P. Fontana écrit : « Après un début conventionnel mais agréable, le récit tourne au conte métaphysico-scientiste et propage un ennui qui n'a d'égal que l'ambition de l'auteur à démontrer l'invraisemblable ». (« L'année 1977-1978 de la science-fiction et du fantastique » — Julliard.)
M. Aimé Blanc, romancier accompli, auteur d'une quinzaine d'ouvrages qui reflètent son talent, lauréat de la Société des Gens de Lettres, Prix Montyon de l'Académie Française, critique littéraire, écrit : « Le livre de Gabriel Jan, Enfants d'univers, s'il est œuvre d'imagination et d'anticipation, quitte la pure fantaisie pour atteindre à une recréation philosophique du monde. Ses héros — des enfants particulièrement doués... — ressemblent à ceux de nos grandes écoles, viviers naturels et contemporains dans lesquels on élève ceux qui seront appelés à nous administrer ou à nous diriger demain. » (Bulletin de la Société Littéraire des P.T.T. N° 126.)
Michel Walter, quant à lui, dit ceci : Enfants d'univers, l'histoire de la Quête du Graal, a fait vibrer notre coeur. C'est de la science-fiction réelle, un roman initiatique qui dépeint toute l'évolution des êtres vivants vers la Conscience Ultime. Un voyage dans l'infini temporel... » (Antenne 888. BP N° 78. 83510 Lorgues.)
L'homme Alphoméga, par son inspiration, est de la même veine que Enfants d'univers. Il ne s'agit là que d'un roman qui ne cherche pas à démontrer l'invraisemblable, mais qui, parfois, use d'un langage symbolique propre à faire jaillir les idées qu'on ne peut traduire avec de simples mots.
Parmi les grandes questions posées à l'homme, il en est trois que je considère comme les plus importantes : Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ?
Il serait naturellement ridicule d'affirmer que l'on est capable de répondre de façon précise, car ce serait faire croire que l'on détient la Vérité. Et l'on sait tout le mal qu'ont pu faire ceux qui, de tout temps, on prétendu la posséder !
Néanmoins, il n'est pas interdit de formuler des hypothèses. C'est le cas de ce roman dont l'action se situe dans le contexte « S-F ».
Si nous voulons bien considérer le monde qui nous entoure, ainsi que son Histoire, nous nous apercevrons que tout ce qui existe correspond à des besoins. Ne dit-on pas que « la fonction crée l'organe » ?
S'il en est ainsi, il faut admettre que l'homme lui- même n'échappe pas à cette loi et qu'il correspond (ou correspondait !) à un besoin. Or, si tel est le cas, quelle est donc sa fonction ?
L'homme Alphoméga appartient au domaine de la métaphysique-fiction, voire au roman initiatique. Il n'est qu'hypothèse et ne prétend pas le moins du monde résoudre une énigme. Le lecteur trouvera dans l'ouvrage ce qu'il lui plaira. Il est possible que certaines idées le dérangent mais, pour chercher la Vérité, ne faut-il pas commencer par se remettre en question ?
G. JAN