La Rencontre du loup (French Edition)
Chapitre 19
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CHAPITRE 19
U LRIC PASSA LA JOURNÉE À ANGOISSER. HONEY AVAIT DIT QU’IL FALLAIT qu’ils parlent.
Était-ce bon ou mauvais signe ? Cette conversation aurait-elle pour but de repartir sur de bonnes bases ? Il avait presque peur de s’autoriser à espérer. L’attente le rendait malade. Il avait envie de la traîner à l’écart tout de suite ! Mais il ne voulait pas avoir l’air désespéré.
Ils commandèrent à dîner, mais il n’aurait su dire ce qu’ils mangèrent ou de quoi ils parlèrent. Il était presque temps pour lui de découvrir son destin.
Elle prit congé après le dessert et lui jeta un regard rapide. Pourquoi son ventre se crispa-t-il ?
Quand il frappa enfin à sa porte, il s’était convaincu qu’elle ne voulait rien à voir avec lui. À sa surprise et son soulagement, elle le tira à l’intérieur et l’embrassa.
Pas de mots. Juste ce contact sensuel. Elle écarta ses vêtements de ses mains et il l’aida en retirant son tee-shirt puis le sien. Leurs lèvres se trouvaient et se perdaient. Elle avait le souffle court.
Elle ne contrôlait plus rien. Il le sentait. Il avait envie de la serrer de toutes ses forces contre lui. La chaleur de son corps contre sa peau nue le fit frissonner.
Elle s’allongea sur le lit, sa femme. Sa compagne. Elle lui fit signe de le rejoindre avec une petite moue.
Il recouvrit son corps du sien, et écarta ses cuisses pour venir frotter le bout de son gland durci contre son sexe. Elle le prit dans sa main et lui soutira un hoquet en l’utilisant intentionnellement pour frotter son clitoris. Elle gémit et cambra ses hanches sous lui tandis qu’elle se donnait du plaisir. Elle l’utilisait pour atteindre un petit pic orgasmique.
Alors qu’elle redescendait à peine, il s’enfonça en elle et sentit les parois étroites de son corps se resserrer autour de lui. Se contracter. L’engloutir profondément alors qu’il allait et venait.
Allait. Et venait.
Il pilonna son point G et elle enfonça ses ongles dans son dos. Elle poussa des petits miaulements suaves alors qu’elle se tortillait sous lui et agitait ses hanches au rythme de ses coups de reins. Le suppliant d’y aller plus profond. Plus fort.
Putain.
Il jouit et tout son corps s’arc-bouta sous l’impact du plaisir. Il renversa la tête en arrière dans un cri silencieux. Elle retint sa respiration et se figea.
Il la serra dans ses bras alors qu’elle se remettait, haletante, et murmurait :
— Tu m’as manqué.
— Toi aussi. Je t’aime, Miel.
Des mots qu’il brûlait de prononcer depuis leur séparation.
— Je t’aime aussi.
La déclaration apaisa son cœur. Elle prit ses joues entre ses mains et l’embrassa tendrement.
Ils firent l’amour à nouveau, lentement. Sensuellement. Ils se réveillèrent tout emmêlés l’un à l’autre, et il aurait pu rester blotti comme ça pour toujours.
Mais pas Honey. Elle le poussa en glapissant :
— Il faut que j’aille aux toilettes.
Elle courut vers la salle de bain et en émergea avec une mine affamée. Et ce n’était pas de son érection matinale qu’elle avait faim. Non. Sa femme gronda :
— Du lard.
— Habille-toi d’abord ! beugla-t-il alors qu’elle partait vers la porte.
— S’il le faut.
Elle s’habilla rapidement et il s’empressa de l’imiter.
Une fois dans la cuisine, il n’essaya même pas de suivre son appétit. Rien ne semblait la rassasier. Ils se séparèrent une fois que le dernier beignet eut disparu : elle partit faire des trucs scientifiques avec Silver, tandis que lui faisait le tour du périmètre avec Quinn.
— Alors… vous vous êtes réconciliés tous les deux ? interrogea son ami alors qu’ils sortaient.
— Ouais.
— Rappelle-moi de ne jamais tomber amoureux. Ça n’a pas l’air cool, grimaça Quinn.
— Jusqu’à ce que tu rencontres la femme qu’il te faut.
— Ce qui n’arrivera jamais.
Ulric renifla.
— On dirait que tu cherches à te faire botter les fesses par le destin.
— Il faudrait qu’il m’attrape d’abord, plaisanta Quinn.
— On a davantage d’informations sur les effractions chez Honey et à son travail ?
— Non. Pas d’empreintes. Pas d’indices. Mais je pars du principe que c’est lié au type que tu as trouvé chez elle il y a quelques nuits de cela.
— Vous avez trouvé qui c’était ?
— Non.
Ulric grimaça.
— Si seulement je ne l’avais pas accidentellement tué. On aurait eu des réponses.
— Peut-être. Rien ne dit qu’il aurait parlé.
— Il aurait parlé, assura Ulric d’un ton sinistre.
— La bonne nouvelle, c’est qu’on devrait être en sécurité ici. Dorian a couvert nos traces avec soin.
Si seulement Ulric avait pu le croire.
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